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L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE A L'ÉCOLE PRIMAIRE

M. Charles Maréchal, professeur d'agriculture du Pas-de-Calais, vient de publier un rapport très intéressant qu'il a présenté, sur ce sujet, au nom de la Société des professeurs départementaux d'agriculture, à la dernière assemblée générale de la Société d'encouragement à l'agriculture. Voici les conclusions qu'il propose :

« Si nous voulons obtenir des résultats sérieux, il est indispensable d'établir des sanctions réelles qui stimulent maîtres et élèves.

« Les examens du certificat d'études primaires devront nécessairement comprendre une épreuve d'agriculture; de môme le certificat d'études primaires supérieures, en raison surtout de son caractère professionnel, les examens du brevet simple et de l'admission à l'école normale. Il y aurait également urgence à instituer une note spéciale pour l'agriculture au brevet supérieur; il est vraiment étrange qu'on se montre exigeant vis-à-vis des instituteurs et qu'on ne prenne aucune garantie relativement aux connaissances générales des débutants; c'est du reste le meilleur moyen d'obliger l'élève-maître à tirer profit de l'enseignement agricole qui lui est donné à l'école normale.

« Gomme examinateurs à ces divers examens, nous voudrions voir, suivant leur degré, des instituteurs diplômés du certificat agricole, surtout les professeurs spéciaux et les professeurs départementaux d'agriculture.

« Enfin, il serait bon d'encourager les associations agricoles à établir des concours entre maîtres et élèves. Là encore, il y aurait beaucoup d'intérêt à rédiger un programme dont ces sociétés pourraient s'inspirer de façon à éviter ces parades de concours souvent plus funestes qu'utiles à la cause que l'on a la prétention de défendre.

« En résumé, nous commençons à peine à nous orienter, et la route à parcourir est immense. Or, à notre époque, la question de l'enseignement agricole est une question absolument primordiale pour aider au relèvement économique de notre chère France. Il nous appartient à nous qui sommes des soldats d'avant-garde, de concentrer tous nos efforts pour favoriser le mouvement progressif auquel des esprits éminenls ont déjà imprimé une vigoui^euse impulsion. Nous n'avons point trop de toute notre bonne volonté et de tout notre cœur pour faire pénétrer ces idées dans toutes les couches de la société. »

Parmi les indications données dans cette note, il en est une qui nous paraît absolument primordiale et sur laquelle nous avons insisté déjà à de nombreuses reprises. Elle consiste à donner à l'agriculture une place spéciale et obligatoire dans les matières des examens pour les brevets des instituteurs. Hors de là, comme nous le disions encore dans le Journal du 9 novembre dernier, on laissera l'enseignement agricole à la merci du bon vouloir des uns, de l'indifférence des autres, et l'on continuera à rouler dans les mêmes ornières que par le passé.

(16 MAI 1896) L — Situation générale.

Les cours des grains sont un peu plus fermes sur nos marchés, surtout ceux de l'avoine. Les huiles et les spiritueux restent calmes avec des prix plutôt tendant vers la faiblesse ; ceux des sucres au contraire se sont un peu relevés. Les fécules sont mieux tenues. Les laines ont des prix en hausse sur ceux de l'année dernière. Les produits de basse-cour et de laiterie se vendent toujours mal. Le bétail serait un peu en baisse.

n. — Grains.

Les tableaux suivants résument les cours des céréales, par QUINTAL MÉTRIQUE, sur les principaux marchés de la France et de l'étranger :

1" RÉGION. — NOBD-OUEST.

lilc. Seigle. Orge.

fr. fr. fr.

Calvados. Bayeuï 18.10 » 13.50

— Falaisb 17.25 10.65 13.90

— C.-s.-Noii-eau 17.10 10.50 w

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