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ET DU POITOU — II

La porcherie de Maillezais a produit, en 1894, un bénéfice net de 28,945 francs, dans lequel figure, pour la somme de 14,400 fr., la plus-value de l'inventaire de la porcherie en janvier 1895 sur l'inventaire de janvier 1894. Son exploitation a permis de rembourser, au cours de l'année 1894, 15,000 francs sur l'emprunt constitutif de ,1a Société (50,000 fr.), de faire face au service des intérêts encore dus et de contribuer, pour une somme de près de 5,000 francs, à l'amélioration ou entretien du matériel de la laiterie. De ce résultat si remarquable il convient de rapprocher le fait que les sociétaires de la laiterie de Maillezais ont touché, pendant la même année, le prix moyen de 0 fr. 1 17 par litre de lait. Au printemps de 1895, la laiterie de Maillezais traitait 7,500 litres de lait par jour et nourrissait 350 porcs estimés 25,000 francs.

Malgré les gros bénéfices que peut donner l'exploitation d'une porcherie annexée à une laiterie coopérative, certaines sociétés ont renoncé à exploiter elles-mêmes leur porcherie, soit par suite de difficultés

d'administration, soit pour éviter les immobilisations momentanées de fonds exigées par l'achat des animaux, soit encore pour se soustraire au danger des épizooties qui sévissent parfois sur les porcheries et dont la plus redoutable, le rouget des porcs, peut d'ailleurs être prévenue au moyen de la vaccination. Dans ce cas, elles afferment leur porcherie à un entrepreneur, marchand de bestiaux, qui l'exploite à son compte et auquel elles livrent le petit-lait à raison de 1 fr. ou 1 fr. 10 l'hectolitre.

Enfin, il est des laiteries, en assez grand nombre, qui se sont constituées sans porcherie, ce qui représente une économie notable de frais d'installation, puisqu'une porcherie exige des bâtiments spéciaux et l'acquisition première d'un cheptel animal d'environ 10,000 francs. Ces laiteries rendent ordinairement le lait écrémé à leurs sociétaires qui engraissent eux-mêmes des porcs à domicile : cette exploitation directe est réputée l'utilisation la plus avantageuse pour le producteur. Quelques laiteries fabriquent avec le petit-lait des fromages façon Hollande de qualité inférieure.

On considère qu'une laiterie coopérative doit pouvoir compter sur un minimum d'environ 2,000 litres de lait à travailler par jour, en raison de l'importance des frais généraux fixes et de la nécessité d'alimenter et amortir un outillage industriel qui coûte de 15,000 à 20,000 francs. Les frais généraux ordinaires, qui comprennent les gages du personnel, les acquisitions de charbon, huile, calicot pour emballage, paniers, bidons, courroies, etc., les impôtset assurance, les transports, l'entretien du matériel, etc., sont couverts à l'aide d'un prélèvement de 9 à 15 pour 100 sur le produit de la vente du beurre, auquel s'ajoutent souvent les sommes provenant des fractions inférieures à un demi-centime par litre non distribuées aux ayants-droit lors des répartitions mensuelles, le produit de la vente des eaux grasses, des amendes, etc.

Chaque laiterie a à sa tête un directeur-comptable nommé par le bureau ou la commission administrative. Il est assujetti à fournir un cautionnement et reçoit un traitement fixe qui dépasse rarement 1 ,000 francs, sans participation dans les bénéfices. Le personnel comprend, en outre, un mécanicien et un, deux ou trois beurriers, selon l'importance de la laiterie. Leur salaire varie de 600 à 1200 francs; il est proportionné à leur habileté et au prix du travail dans la localité. Ces emplois, très recherchés, sont parfois mis en adjudication, ce qui n'est pas propre à garantir l'aptitude particulière des personnes qui les obtiennent ainsi.

Le lait est recueilli au domicile des sociétaires par des entrepreneurs de transport de lait, nommés laitiers ou tourne-lait, qui déposent un cautionnement et reçoivent une rétribution calculée d'après la longueur de leurs tournées. A Chaillé, ils sont désignés par la commission administrative d'après le résultat d'une adjudication. Dans les sociétés qui rendent le petit-lait à leurs membres, le retour du petit-lait provenant de la traite du jour a lieu par la voiture qui vient prendre la traite du lendemain ; les bidons envoyés pleins de lait reviennent avec la même quantité de lait écrémé, pour se remplir de nouveau ; de cette façon, le laitier ne voyage jamais à vide. Mais, dans la Vendée où les

petits cultivateurs se livrent à l'élevage des veaux au biberon, le lait écrémé doit leur être retourné dans la même journée, et le plus tôt possible, afin d'éviter qu'il prenne une acidité dangereuse : on le met dans des grands bacs en tôle et bois placés sous les charrettes des laitiers. L'achat des charrettes, bacs et bidons représente une mise de fonds presque aussi considérable que l'achat d'un cheptel de porcs.

Dans un certain nombre de laiteries, les sociétaires fondateurs peuvent àufijmenter le nombre de leurs vaches laitières sans avoir d'indemnité à p'ayer. Ailleurs, ils n'y sont autorisés qu'en payant une cotisation qui, dans la Société de Chaillé, est de 20 francs par vache nouvelle.

Les cultivateurs qui désirent devenir sociétaires d'une laiterie en cours de fonctionnement doivent être agréés par la commission administrative; ils ont à payer, par tête de vache laitière qu'ils possèdent, un droit d'entrée dont le montant est fixé par la commission, au début de chaque trimestre, proportionnellement à l'amortissement déjà réalisé du capital de premier établissement. Ce droit d'entrée varie ordinairement de 5 à 50 francs. Dans la Société deMaillezais, les nouveaux membres paient pour chaque vache possédée un droit de 1 franc par 1 ,000 francs de capital remboursé. Si 20,000 francs, par exemple, sont déjà remboursés, le droit est de 20 francs, et, en l'acquittant, ils deviennent co-propriétaires de l'établissement- à la fondation duquel ils n'avaient pas participé.

Beaucoup de laiteries coopératives ont ajouté au bénéfice d'une production plus abondante et plus rémunératrice celui de la sécurité donnée aux cultivateurs, quant aux pertes accidentelles d'animaux dont ils peuvent être victimes : elles ont organisé entre leurs sociétaires l'assurance mutuelle des vaches laitières. Une grande variété existe dans ces institutions. L'indemnité est généralement de 75 ou 80 pour 100 de la valeur estimative de la bête assurée. Tantôt elle est payée par la laiterie elle-même au moyen d'une retenue minime imposée aux sociétaires, comme à Chaillé; tantôt, comme dans les laiteries d' Aigrefeuille, Irleau, etc., elle est répartie entre tous les sociétaires et prélevée, en fin de mois, proportionnellement au nombre de vaches possédées par chacun d'eux. La laiterie de Beauvoir-sur-Niort (Deux-Sèvres) a fondé, au profit de ses membres, une caisse de secours contre la mortalité des vaches laitières, entièrement distincte, ayant sa comptabilité et ses ressources particulières provenant de cotisations destinées à former un fonds de réserve. Quelques sociétés assurent non seulement les vaches laitières, mais aussi les génisses et veaux ; d'autres ont renoncé à organiser l'assurance mutuelle par suite de la difficulté de distinguer les vaches laitières de celles consacrées à l'élevage des veaux.

Les laiteries coopératives de la région de l'Ouest sont des sociétés civiles à titre particulier, régies par les principes du Code civil et peutêtre aussi, quoique ce point soit contesté, par les dispositions de la loi de 1867 relatives aux sociétés à capital variable. Quelques-unes d'entre elles croient pouvoir à bon droit revendiquer, en même temps, pour le groupement de leurs sociétaires les privilèges attribués aux syndicats professionnels par la loi du 21 mars 1884 : ce groupement est, en effet, un véritable syndicat d'agriculteurs producteurs de lait. Le projet de loi sur les associations coopératives classe les laiteries parmi les

sociétés mixtes de production et de consommation ; mais il est impossible de comprendre par quel point ces sociétés de production peuvent appartenir à la coopération de consommation. Ce projet de loi est loin d'être favorable aux laiteries coopératives : il les empêcherait de s'organiser à l'aide de l'emprunt; car l'emprunt doit être garanti par la solidarité absolue de tous les membres fondateurs, et cette solidarité est en opposition avec la forme de la société par actions à responsabilité limitée, imposée aux associations coopératives par la loi en préparation. Les laiteries, étant des sociétés coopératives de production agricole, ne sont pas considérées comme faisant acte de commerce en vendant leurs produits et sont naturellement exemptes de la patente.

Ce fut le 13 janvier 1888 qu'un simple cultivateur, M. Eugène Biraud, installa à Chaillé, près Surgères (Charente-Inférieure), la première laiterie coopérative de toute la région et la seconde peut-être qui se soit créée en France (la première étant celle de Leschelle (Aisne), établie en 1887). Afin de simplifier la dépense, pendant les cinq premiers mois on se servait d'une écrémeuse à bras et les appareils de barattage et de délaitage étaient mus à la main. Les frais de cette première installation ne dépassèrent pas 3,800 à 3,900 francs. Avec ce matériel imparfait, la Société put traiter 850,000 litres de lait dans la première année et économiser une somme de 7,300 francs, tout en payant le lait à ses sociétaires au-dessus du prix des industriels laitiers du pays. Aussi, l'année suivante, M. Biraud, conseillé, dit-on, par M. Bernheim, associé de M. Vallée, facteur aux beurres aux halles centrales de Paris, fit installer, dans un bâtiment pris en location, par M. Caruchet, ingénieur à Saint-Mandé, tout l'outillage mécanique d'une laiterie à vapeur du système danois. Les sociétaires étaient au nombre de 250, et les frais de premier établissement d'une usine destinée à traiter environ 4,500 litres de lait par jour n'atteignirent pas la somme de 22,000 francs.

Le succès ayant répondu aux espérances des fondateurs de la laiterie coopérative de Chaillé, des sociétés analogues se formèrent de toutes parts et de puissantes laiteries, pourvues de l'outillage le plus perfectionné, turent organisées au moyen de capitaux empruntés par leurs sociétaires fondateurs. A la fin de 1895, moins de huit ans après la création de la laiterie de Chaillé, on comptait dans la région environ 75 laiteries coopératives. Le capital qui a été nécessaire à l'installation de ces laiteries ne doit pas être, en bloc, inférieur à 3 millions de francs. Or, cette somme considérable a été fournie exclusivement par des emprunts contractés au taux de 4 à 5 pour 100 : elle a été remboursée, ou est en voie de l'être, sur les bénéfices de la coopération. On a vu une industrie prospère s'implanter à crédit dans une région ruinée par le phylloxéra, dont elle a atténué dans une large mesure les désastreux effets, doter ses sociétaires d'installations qui ne leur coûtent rien puisqu'elles sont payées sur les seuls bénéfices dépassant la valeur normale du lait fourni par eux. Où trouver un témoignage plus patent de la fécondité de la coopération de production agricole?

Depuis que l'écrémage centrifuge a été introduit dans les Charentes et le Poitou par les établissements coopératifs ou par l'industrie privée, il a été constaté que les agriculteurs obtiennent du lait de leurs vaches

un prix double de celui qu'ils en liraient précédemment. Celte plusvalue extraordinaire est due surtout à Toutillage perfeclionné qui, avec la même quantité de lait, fabrique un beurre plus abondant et de qualité bien supérieure.

L'une des causes principales du succès des laiteries coopératives est la richesse en crème spéciale au lait des vaches de laraceParthenaise, dite aussi race de la Loire, qui peuple la rég;ion des Charentes et du Poitou. M. Lezé admet qu'une fermière qui bat scm beurre par la méthode ordinaire emploie 100 litres de lait pour obtenir en moyenne 3 kilog. de beurre, soit 33 lit. 33 par kilog. Les appareils centrifuges perfectionnés permettent de produire 1 kilog. de beurre avec 23 à 24 litres d'un lait normal. Dans les laiteries coopératives de l'Ouest, le rendement est supérieur à cette proportion. Beaucoup de laiteries travaillent avec une moyenne de 20 à 21 litres seulement par kilog. de beurre. La laiterie de Maillezais a fonctionné en 1 894 avec un rendement moyen de 20 lit. 11 et un minimum mensuel de 18 lit. 12; la laiterie de Sainte-Radegonde-des-Noyers (Vendée) a obtenu un rendement moyen de 20 litres pour toute l'année 1894; la laiterie de La Ronde (Charente-Inférieure) accuse pour la même année 1894 un rendement moyen de 19 lit. 608 avec un minimum mensuel de 17 lit. 51. C'est une richesse en crème qui n'est dépassée, et de très peu, que par le lait de la célèbre race de Jersey dont le rendement atteint quelquefois 17 litres au kilog. de beurre.

Bien que le beurre des laiteries coopératives de l'Ouest soit connu à Paris sous le nom de « beurre des Charentes », cette fabrication ayant pris naissance dans le département de la Charente-Inférieure, le Poitou, c'est-à-dire les deux départements des Deux-Sèvres et de la Vendée, constitue actuellement un centre de production beurrière plus important que la région des Charentes : les sociétés coopératives y comptent plus de membres, les installations y sont plus perfectionnées et le beurre des laiteries du Poitou passe pour être de qualité supérieure. Les laiteries de la Vendée surtout possèdent un outillage qui leur permet de travailler chaque jour une quantité de lait très considérable, 6,000, 9,000, 14,000 litres et jusqu'à 24,000 litres.

Les laiteries coopératives de la région peuvent se classer en trois catégories, d'après la qualité du beurre qu'elles produisent ou d'après la nature du terrain dominant dans la circonscription de chacune d'elles :

La première catégorie, qui fournit les beurres les plus estimés, comprend les laiteries des Marais mouillés : ce sont celles d'Irleau (la plus importante decegroupe), Coulon, Saint-Hilaire-la-Palud, Damvix, etc., situées dans les Deux-Sèvres et la Vendée.

La deuxième catégorie comprend les laiteries de Plaine qui sont les plus nombreuses et dont le type est si répandu dans les environs de Surgères (Charente-Inférieure).

La troisième catégorie comprend les laiteries des Marais desséchés : ce sont les moins nombreuses. Elles sont situées dans l'arrondissement de Fontenay-le-Comte (Vendée) et dans le marais de Rochefort. Elles ne procurent à leurs adhérents que des avantages d'ordre secondaire, la grande industrie des Marais desséchés étant l'élevage des jeunes animaux des espèces bovine et chevaline.

Ces différences de qualité se traduisf^nt à la vente par un écart de 0 fr. 50 et même 0 fr. 75 par kilog. entre les premières et les dernières marques du beurre de la région.

La concurrence des laiteries coopératives a été funeste aux laiteries industrielles anciennement établies dans les départements de l'Ouest, car celles-ci ne peuvent offrir à leurs fournisseurs de lait les avantages que la coopération procure à ses adhérents. Plusieurs d'entre elles ont dû cesser leur fabrication et ont été rachetées par des associations coopératives qui ont pu ainsi s'installer à moindres frais. Voici la liste des laiteries coopératives actuelles : Département de la Charente-Inférieure (35 laiteries coopératives) :

Andilly-les-Marais, Cram-Ghaban, Gourçon-d'Aunis, Saint-Jean-de-Liversay, Clavette, Thairé-d'Aunis, Verrine, La Ronde, Taugon et Anais, dans l'arrondissement de La Rochelle.

Vouhé, Vaudré, Muron, Saint-Mard, Aigrefeuille, Ghaillé, Bois-Hardi, Boisseuil, Ardillères, Surgères et Forges, dans l'arrondissement de Rochefort.

Saint- Martin-de-la-Goudre, Villeneuve-la-Gomtesse, Vervant, Migré, La Grève, Landes, Néré, Bords et Tonnay-Boutonne, dans l'arrondissement de Saint-Jeand'Angély.

Pérignac, Moutils-Golombiers, Chadenac, Ecoyeux et Port-d'Anvaux, dans l'arrondissement de Saintes.

Département des Deux-Sèvres (26 laitenes coopératives) :

Irleau, Coulon, Arçais, La Garette, Mauzé, Le Bourdet, Usseau, Saint-Hilaire la-Palud, Saint- Georges-de-Rex, La Crèche, Béceleuf, Prahecq, Beauvoir-sur- Niort, Echiré, Prin, Frontenay-Rohan-Rohan, Saint-Ghristophe-sur-Roc, Saint- Maxire et deux Sociétés en formation près de Saint-Maixent, dans l'arrondissement de Niort.

Brioux-sur-Boutonne, Périgné et LaVée, dans l'arrondissement de Melle.

Mazières-en-Gatine etSt-Lûup-sur-Thouet,dans l'arrondissement deParthehay.

Tayson, arrondissement de Bressuire.

Département de la Vendée (12 laiteries coopératives) :

Maillezais, Saint-Michel-en-l'Herm, Sainte-Radegonde-des-Noyers, Champagné-les-Marais, l'Ile-d'Elle, Nalliers, Le Mazeau, Damvix, Puyravault, Le Gué-de-Velluireet La Lombardière, dans l'arrondissement de Fontenay-le-Gomte.

Mareuil-sur-le-Lay, dans l'arrondissement de La Roche-sur- Yon. Département de la Charente (2 laiteries coopératives) :

Baignes-Saintc-Radegonde, dans l'arrondissement de Barbezieux.

Basleville, dans l'arrondissement de Ruffec.

Département de la Gironde (1 laiterie coopérative) : Blaye, Comte de Rocquigny.

{La suile prochainement).

Bulletin du 4"= trimestre 1895. —II

— Nous avons reçu de Troyes plusieurs spécimens de vers blancs, larves de hannetons, complètement momifiés et recouverts d'une substance verte mélangée de blanc. Ces larves étaient attaquées par une moisissure due à COospora destructor, champignon produisant sur les insectes la muscardine verte. Cette maladie a été rencontrée pour la première fois sur le hanneton des blés.

D'après M. Delacroix, chef du laboratoire de pathologie végétale, qui s'est occupé spécialement de celte maladie, le champignon so présente sous l'apparence de petites masses arrondies qui se réunissent pour former un tapis uniforme.

De couleur blanche d'abord, il ne tarde pas à verdir à partir du centre, et ressemble à s'y méprendre, extériewement dumoins,auPe>2ici//n«n glaucuoi. ha. teinte verte s'étend et elle devient à peu près uniforme, elle est due aux conidies, qui, isolément sous le microscope, ont une teinte vert glauque.

Sur les insectes, VOospora deslructor a le même aspect que sur les milieux de culture, tantôt confluent, tantôt en colonies isolées. Les insectes envahis, les larves particulièrement, sont durcis, momifiés comme ceux envahis par quelque Isaria ou Bolryiis. Les insectes sont tués par un processus analogue; le mycélium se ramifie dans le corps de la larve, mais sans s'agréger en un vrai stroma comme pour le Bolrytis tenella.

h'Oospora deslructor a été utilisé en Russie pour la destruction d'un curculionide, le Cleonus punctiuentris qui nuit considérablement aux cultures de betteraves. Il attaque l'insecte aussi bien à l'état de larve que de chrysalide et d'insecte parfait. En 1884, M. Krassilstochik le produisait artificiellement dans un établissement installé à Smela (gouvernement de Kief) et il déclare qu'en répandant des spores sur le sol au moment des façons culturales on peut arriver en dix à quinze jours à atteindre 50 à 80 pour 100 des insectes existants.

A la connaissance de M. Delacroix, VOospora deslructor n'avait pas été signalé en France avant l'envoi de quelques vers blancs atteints de cette maladie qui lui fut fait en 1893, par M. Guerrapain, de Bar-sur- Aube.

Les essais d'infection tentés par M. Delacroix sur vers blancs et vers à soie n'ont donné que de médiocres résultats en ce qui concerne notamment les vers blancs. Sur vingt vers blancs aspergés avec une quantité considérable de spores et placés ensuite dans les meilleures conditions pour survivre, deux seulement se momifièrent au bout de six semaines en conservant leur couleur blanchâtre, au bout d'une semaine ils se couvrirent de fructifications.

Avec les vers à soie, l'infection réussit mieux, mais elle est encore lente.

— Un cultivateur des environs de Rouen nous a apporté au laboratoire divers insectes qu'il a trouvés dans un champ nouvellement ensemencé en blé. Parmi eux nous avons remarqué un carabe qui, contrairement à ses congénères qui sont carnassiers et rendent même des services en détruisant nombre de larves et de chenilles, est végétarien dans toute l'acception du mot et cause tant à l'état parfait qu'à l'état de larves, d'importants dégâts aux cultures de blé.

Cet insecte se nomme le carabe bossu [Carabus gibbus Fab.), on l'appelle aussi le Zabre bossu. Il est donc utile de savoir le distinguer de ceux de son espèce qui sont à protéger, et dans ce but voici son signalement :

Longueur 15 millimètres, de forme elliptique, convexe et lourde, d'une teinte noir de poix, bouche ferrugineuse, thorax large, un peu rétréci en devant et portant un sillon au milieu, la base est déprimée et marquée de deux dépressions irrégulières, les élylres portent chacune huit stries profondes, ponctuées ; les pattes sont ferrugineuses et les cuisses d'un noir brillant.

La larve a une longueur de 25 millimètres, corselet noirâtre, abdomen blanchâtre avec plaques dorsales brun-foncé, tête large ornée de deux fortes mâchoires et de deux antennes de quatre articles; segment anal brun pourvu d'une fausse patte et de deux cornes courtes, les six pattes pectorales sont fortes et terminées par un crochet.

La femelle pond ses œufs par paquets dans la terre au pied des graminées. Les larves qui en éclosent à l'arrière-saison vivent en parasite sur les semis de céréales d'automne, elles attaquent le blo dans les champs ainsi que le seigle et l'orge ; elle sortent de terre pendant la nuit et rongent le dedans de la tige du blé près du sol pour se nourrir de la moelle et se retirent dans la terre à l'approche du jour où elles se cachent à une certaine profondeur.

Ces larves creusent dans la terre un grand nombre de galeries verticales qui commencent souvent en lignes courbes et atteignent une vingtaine de centimètres de profondeur. Lorsqu'elles ont pris toute leur croissance, elles pratiquent à l'extrémité de leur galerie une cellule lisse en dedans, dans laquelle elles se transforment en chrysalides molles d'un blanc jaunâtre, possédant deux yeux noirs; un mois après, vers le commencement de juillet apparaît l'insecte parfait qui lui aussi cause des dégâts aux blés en s'attaquant aux épis dont il se nourrit de la matière laiteuse du grain en formation.

M. Goureau dit que les larves du Zabre bossu paraissent mettre trois ans à prendre toute leur croissance ; on comprend alors facilement que ces insectes, lorsqu'ils sont nombreux, causent des dégâts incalculables dans les cultures; dans certains endroits, notamment aux lisières des champs, des plaques entières de semis d'automne disparaissent.

Comme moyens de destruction, on recommande de déchausser légèrement le champ après la moisson de manière à favoriser la germination des grains tombés sur le sol et de les détruire ensuite par un labour d'automne, les larves n'ayant plus alors de nourriture à leur portée meurent de faim.

Il faut également éviter, dans les champs infestés, de cultiver successivement deux céréales.

— Un propriétaire de Boos, près Rouen, nous a fait remettre une certaine quantité de pieux de chêne qui avaient servi à soutenir une palissade remplacée par un mur, et dont l'extrémité inférieure, sur une longueur de 20 centimètres, était presque complètement rongée et renfermait un certain nombre d'insectes et de nymphes.

Ces insectes et ces nymphes, certainement les auteurs des dégâts causés aux pieux, étaient le Valgus hemipterus à l'état parfait et de nymphe, appartenant à l'ordre des coléoptères.

Le Valgus hemipterus mesure 8 à 10 millimètres de longueur; sa couleur est d'un noir sale avec des taches cendrées formées par des écailles mal arrêtées, corselet ayant un sillon médian, élytres à stries fines, aplaties en dessous, courtes et coupées carrément au sommet; la femelle possède à l'extrémité de l'abdomen une tarière longue de 3 millimètres.

La larve ressemble un peu à celle des Cétoines, elle a la tête large avec de gros points épars sur le devant.

Après avoir été fécondée, la femelle, à l'aide de sa tarière, introduit ses œufs dans la partie souterraine des pieux, tuteurs, etc., de différentes essences. Les larves, aussitôt écluses, attaquent l'aubier et y creusent de larges galeries en respectant toujours la couche extérieure.

Le femelle du Valgus hemipterus sait calculer la quantité de nourriture nécessaire à chacun de ses descendants pour le temps de son état larvaire. M. Fallou, à qui l'on doit d'excellentes observations sur les mœurs de cet insecte, a constaté sur un petit pieu peu enfoui, deux ou trois Valgus au plus et suivant la grosseur du bois et son enfoncement en terre, le nombre d'œufs déposés par la femelle est toujours proportionné au cube qui doit servir à la nourriture des larves; si, par exemple, un petit tuteur ne contient que deux ou trois insectes, un poteau de 5 à 7 centimètres de diamètre, dont la partie mise en terre est de 50 centimètres, peut compter de 17 à 21 individus.

En prenant une moyenne de 10, on peut avoir une idée de la quantité prodigieuse d'œufs que cet insecte peut produire chaque année.

Arrivée à toute sa taille, la larve se transforme en nymphe dans la cellule même qu'elle a creusée et l'insecte parfait naît vers le commencement d'octobre. Celui-ci passe l'hiver dans une sorte d'engourdissement et ne se montre qu'au printemps époque où a lieu l'accouplement et la ponte.

Le meilleur moyen pour préserver les poteaux, pieux et tuteurs des attaques du Valgus hemipterus est celui préconisé par M. Fallou. Il consiste à enduire toute la partie du bois qui doit être fichée eu terre d'une épaisse couche de céruse (carbonate de plomb) délayée à l'huile, puis à saupoudrer aussitôt cette partie de grès en poudre (sable siliceux) ; oa laisse les deux couches sécher complètement, point essentiel à observer avant de placer les pieux. Ainsi préparé, le bois devient inattaquable par la tarière de la femelle de l'insecte. Ce procédé est peu dispendieux et donne, d'après son auteur, les meilleurs résultats.

On peut également éviter à peu de frais les dégâts de la larve du Valgus hemipterus en plongeant pendant deux ou trois secondes les tuteurs en bois dans l'acide sulfurique à 66° B., l'acide sulfurique transforme le bois en charbon et en acide ulmique, que la larve ne peut pénétrer. Paul Noël,

(La suite prochainement). Directeur du Laboratoire régional d'entomologie agricole.

A l'occasion du voyage du Ministre des finances à Nice, et par arrêté en date du 3 janvier 1896, la décoration de chevalier du Mérite agricole a été conférée à :

MM Ar^vL'lf (Jules-César), agriculteur à la Trinilé-Victor (Alpes-Marilinies) : Améliorations à la culture de l'olivier et à la fabrication de l'huile d'olive. Etudes sur les maladies de l'olivier. Membre du jury dans les concours et expositions. Un 1<" prix pour ses huiles. 20 ans de pratique.

Carriat (Benoit), horticulteur à .\niibes (Alpes-Maritimes) : Nombreuses récompenses dans les

expositions. Plusieurs médailles d'or et diplômes d'honneur. Plus de 25 ans de pratique horticole.

Latty (Maxiniin), propriétaire-viticulteur à Grasse (Alpes-Maritimes) : A puissamment contribué à la reconstitution des vignobles de sa région. Nombreuses conférences. 20 ans de pratique.

RouBAUDi (Pierre), pharmacit n et propriétaire- viticulteur à lllelle (Alpes-Maritimes) : Travaux de défrichement. Transformation en vignobles de terrains incultes. Etudes spéciales sur le traitement des maladies de l'olivier. 50 ans de pratique agricole.

ScHWARTz (Charles), horticulteur à Cannes (Alpes-.Maritimes) : Secrétaire général de la société d'horticulture de Cannes. Membre du jury dans les expositions. Plusieurs récompenses, dont un grand diplôme d'honneur. 25 ans de pratique horticole.

ViALE (Antoine), propriétaire-agriculteur, maire do Saint-André (Alpes-Maritimes) : Bonne tenue de deux importantes propriétés rurales. Services rendus à l'agriculture de sa région.

A l'occasion du voyage du Ministre de la guerre à Saint -Calais et par arrêté du 4 janvier 1896, la décoration de chevalier du Mérite agricole a été conférée à :

MM. CouTARD (René), conseiller d'arrondissement à Bouloire (Sarthe), président du comice agricole de Bouloire.

Hallery (Eugène), conseiller d'arrondissement à Yelennes (Sarthe) : a rendu les meilleurs services aux cultivateurs de sa région.

Chedomme (Ernest), vétérinaire à Vibraye (Sarthe), secrétaire du comice agricole deVibraye.

Breteau, maire de Chàteau-du-Loir (Sarthe).

Soulard (.Modeste), président de la commission de statistique agricole à Bouloire (Sarthe), viceprésident du comice agricole.

Par décret rendu sur la proposition du Ministre de l'agriculture et par arrêté du Ministre de l'agriculture, en date du 12 janvier 1896, la décoration du Mérite agricole a été conférée aux personiies ci-après désignées :

1" Grade d'officier.

MM. Azaïs (Jean-Jacques-David-Chéri), propriétaire-agriculteur, maire de Ferrières (Tarn) : viceprésident du comice agricole de Brassac : nombreuses récompenses dans les concours régionaux; 32 ans de pratique agricole. Chevalier du 1.3 juillet 1887.

Bachelier (Louis-Vincent), agriculteur, maire de Yoinsles (Seine-et-Marne) : nombreuses récompenses dans les concours régionaux et départementaux; 37 ans de pratique agricole. Chevalier du 30 décembre 1888.

Barbier (Eugène-Louis-Célestin), horticulteur-pépiniériste à la Ferté-Saint-Aubin (Loiret) : propagation de nouvelles essences forestières. Plusieurs récompenses. Titres exceptionnels. Médaille d'honneur à l'exposition de Saint-Pétersbourg; 28 ans de pratique. Chevalier du 22 juillet 1891.

Chevalier (Louis-Charles-Toussaint), propriétaire, maire de Saint-Etienne-du-Valdonnez (Lozère): nombreuses médailles et primes dans les concours régionaux et départementaux; 35 ans de pratique agricole. Chevalier du 13 juillet 1887.

Chollet (Léon), propriélaire à Buzidan (Cher) : création de champs d'expériences. Ancien président du comice agricole d'Aubigny. Chevalier du 30 décembre 1888.

Darré (Germain), propriétaire-agriculteur à Lahitte-Toupière (Hautes-Pyrénées) : vice-président du comice agricole de Tarbes. Initiateur, dans sa région, de nouvelles cultures fourragères. Lauréat du prix Destrais (1893). Chevalier du 30 décembre 1888.

Dayot (Jean-Claude), vétérinaire à Paimpol (Côtes-du-Nord) : nombreuses récompenses dans les divers concours ; 50 ans de services. Chevalier du 20 décembre 1884.

Delaville (Jean-Alexandre), professeur libre d'agriculture, de botanique et d'apiculture à Beauvais (Oise) : conférences et cours gratuits d'horticulture, de botanique et d'apiculture ; nombreuses publications; près de 50 ans de praticjue horticole. Chevalier du 10 novembre 1889.

Deseine (Pierre-Gabriel), pépiniériste à Bougival (Seine-et-Oise) : nombreuses réco ^^gCS aux expositions, 7 prix d'honneur. Chevalier du 10 novembre 1889. P^

Flameng (Paul), maire de Pradet : vice-président de la chambre consultative d'agriculture de Toulon (Var) : agriculteur et viticulteur des plus distingués. Nombreuses conférences et publications agricoles. Chevaliei du 12 juillet 1888.

George" (Edouaid), ancien vétérinaire à Saintc-Menehould (Marne) : nombreuses publications dans les journaux spéciaux. ,\ rempli diverses missions avec succès; 46 ans de services. Chevalier du 10 novembre 1889.

Hubert (Jules), éleveur à Ligniéres la-Carelle (Sarthe) : a obtenu plus de 200 prix dans les concours régionaux et départementaux. Chevalier du 12 juillet 1888.

LÉcuYER (Alfred), propriétaire-éleveur, maire de Carquebut (Manche) : vice-président du comice agricole du Cotentin ; 25 ans de pratique agricole. Chevalier du 30 décembre 1888.

Lhomme (Pierre), vétérinaire à Niort (Deux-Sèvres) : président de la société d'agriculture des Deux-Sèvres; 47 années de pratique agricole. Chevalier du 26 juillet 1890.

Louis (Charles), cultivateur, maire de Tomblaine (Meurthe-et-Moselle) : lauréat de prime d'honneur; 37 ans de pratique agricole. Chevalier du 12 juillet 1888.

Mathias (Ernest), propriétaire à Marsais (Charente-Inférieure) : récompenses dans dilTérentes expositions; 34 ans de pratique agricole. Chevalier du 28 décembre 1888.

Milnk-Edwards (Alphonse), président du comice agricole de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) : emploie dans sa ferme de Launay les meilleures méthodes de culture et prodigue les conseils, les encouragements aux agriculteurs et éleveurs percherons. Officier de la Légion d'honneur.

Ollitrault-Dureste (Eustache), propriétaire-agriculteur, maire de Merléac (Côtes-du-Nord) : président du comice agricole dUzel. Plusieurs médailles d'honneur dans les concours régionaux Chevalier du 13 juillet 1887.

RiCAUD (Claude), propriétaire-agriculteur à Montluel (Ain) : président de la société de viticulture de l'Ain. Nombreuses récompenses: 40 ans de pratique agricole. Chevalier du 28 mars 1885.

RoboQam (Albert-Pierre-François), vétérinaire àRully(Oise) : travaux et publications intéressant la médecine vétérinaire ; 30 ans d'exercice. Chevalier du 6 janvier 1890.

Seybel (Pliilippe-Achille-Albert), agriculteur à Aubenas (Ardèche) : reconstitution do vignobles. Membre du jury dans les concours. Concours exceptionnel pour l'exécution de la statistique agricole décennale de 1892. Chevalier du 7 avril 1888.

Tappon'xjer (Paul), agriculteur et viticulteur, maire d'Archamps (Ilaute-Savoie) : président du comice agricole de Saint-Julien. Nombreuses médailles dans divers concours. Chevalier du 2 janvier 1886.

Théry (Edmond), secrétaire général de la ligue bimétallique à Paris : études et nombreux articles sur des questions agricoles. Plusieurs missions économiques à Tétranger. Chevalier du 30 novembre 1890.

Algérie.

MM. DunEL (Jean), propriétaire-agriculteur à Oran (Algérie) : trésorier de la société d'agriculture d'Oran depuis 1886. Nombreuses récompenses à diverses e.xpositions françaises et étrangères. Chevalier du 30 décembre 1887 .

HuGON, propriétaire-viticulteur à Miliana (Algérie) : nombreuses récompenses dans différents concours. Syndic des viticulteurs. Chevalier du 3 janvier 1887.

2" Grade de chevalier :

MM. Amar (Frédéric), directeur d'orphelinat libre à Saverdun (Ariège) : nombreuses récompenses dans les concours régionaux et départementaux.

Amiot (Alexandre) , propriétaire-éleveur à Rochefort (Charente-Inférieure) • nombreuses récompen.ses dans les concours agricoles ; 3.5 ans de pratique agricole.

Arnaud (Jean-Emile), régisseur à Montagnac (Hérault) : reconstitution d'un vignoble de plus de 60 hectares. Succès sérieux dans les greffages et la lutte contre les maladies cryplogamiques.

AuBiN'EAU (Edouard), agriculteur à Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne) : 20 ans de pratique agricole.

Ayrald (Benjamin), propriétaire-agriculteur et conseiller municipal de Luçon (Vendée) : a largement contribué aux progrès de l'agriculture et principalement à l'amélioration de la race chevaline dans sa région.

Bailhoux (Désiré-Honoré), agriculteur à Liancourt-Saint-Pierre (Oise) : amélioration et bonne tenue d'une importante exploitation agricole; 32 ans de pratique agricole.

Baille (Isidore), propriétaire à Meyrargues (Bouches-du-Rhône) : a reconstitué un important vignoble de plants indigènes ; 20 ans de pratique agricole.

"Bancourt (Camille-Énée-Fénélon), vétérinaire au Catelet (Aisne) : services rendus aux petits cultivateurs de sa région,

Barbaza (Jacques-Joseph-Harold), propriétaire-agriculteur à Lezert (Tarn) : établissement de champs d'expériences. Création de prairies artiQcielles et assainissement de terrains marécageux.

Barragat (Jean), propriétaire à Pau (Basses-Pyrénées) : a rendu, comme lieutenant de louveterie, les plus grands services aux agriculteurs do la région.

Barbeyre (Antoine), agriculteur, adjoint au maire du Cendre (Puy-de-Dôme) : création de champs d'expérience. A pris une part très active à l'organisation de la défense contre le phylloxéra dans la région.

Barthe (Etienne), régisseur à Florensac (Hérault) : reconstitution de vignobles. Médaille d'argent, concours spécial de Draguignan (1891) : 27 ans de pratique agricole.

Batifoulier (Etienne), industriel à Besançon (Doubs) : nombreuses récompenses dans les concours et expositions. Un l" prix à l'Exposition universelle de 1889 ; 41 ans de pratique.

Baudet (Pierre-Ferdinand), à Levai lois-Perret (Seine) : vice-président de la société nationale d'aviculture de France depuis sa fondation. Membre du jury de diverses expositions et du concours général agricole de Paris.

Baudouin (Charles-Félix), agent général chargé des concours de la société hippique française; 20 ans de services à celte société.

Belot (Vincent-Michel), à Arbois (Jura) : vice-président de la société de viticulture et d'horticulture d'Arbois.

Béraud (François-Christophe-Valentin), vétérinaire à Paris : médaille de vermeil du ministère de l'agriculture pour sa collaboration aux travaux de M. Pasteur. Plusieurs autres récompenses; 30 ans de pratique.

Berger (Pierre-Célestin-Maurice). propriétaire à Luzy (Nièvre) : plusieurs fois membre du jury dans les concours régionaux et hippiques départementaux et comices cantonaux; 25 années de pratique agricole.

Bernauer (Cliarles-Antoine), publiciste agricole à Paris : secrétaire général de la chambre syndicale des grains et fourrages. Collaboration à diverses publications agricoles.

Beugler (Emile), cultivateur à Bourogne (territoire de Belfort) : nombreuses récompenses dont un prix d'honneur dcpartpmental : 20 années de pratique agricole.

Biensans (de), à Roquefort (Landes) :a créé un vignoble modèle, visité par tous les viticulteurs de la contrée. Membre du jury des concours pour la taille des pins.

Billet (Edouard), docteur en médecine à Lons-le-Saunier (Jura) : a été le premier, dans le sud du Jura, à reconstituer les vignobles par des plants greffés ; 25 ans de services.

BiNET (Pierre-Augusle-Arthur) : importants travaux d'alimentation d'eau pour plusieurs communes du Calvados; 25 ans de pratique.

Blanich (Pierre), propriétaire-agriculteur, minotier à Enveitg (Pyrénées-Orientales) : a obtenu plusieurs primes pour l'élevage des chevaux; 35 ans de pratique agricole.

Blondel (Charles-Adolphe), agriculteur à Gruchet-Saint-Siméon (Seine-Inférieure) : a amélioré et perfectionné d'une façon notable la race bovine dans le canton de Bacqueville par l'achat et la production de taureaux de premier choix. 31 premiers prix dans diflérents concours et le prix d'honneur du concours départemental de 1895.

Blum (Adolphe-Samuel), négociant à Jussey (Haute-Saône) : travaux statistiques sur l'agriculture de la région; 19 ans de pratique agricole.

BocQuiN (Jules-Emile), ingénieur civil à Paris : conseil des domaines et usines de Bielaïa- Tserkow, gouvernement de Kiew (Russie). Nombreuses publications intéressant l'agriculture.

BoËLLE (Guillaume), propriétaire-cultivateur, maire à Saint-Christophe-de-ChauIieu (Orne); 36 années de pratique agricole.

BoiNET (Charles), grainetier-horticulteur à Abbeville (Somme) : nombreuses récompenses et médailles d'or dans les expositions horticoles de la région. Membre du jury et organisateur de diverses expositions horticoles.

BoNNAFOux (Alcide), agriculteur au Rivet (Lozère) : a reconstitué d'importants vignobles ; 25 ans de pratique agricole.

BoNNAL (Antonin), agriculteur à Saint-Nazaire (Tarn-et-Garonne) : nombreuses récompenses dans divers concours régionaux et généraux pour l'élevage des volailles.

BoQUiEN (Ernest-Marie-Félix), propriétaire-agriculteur à Basse-Indre (Loire-Inférieure) : nombreuses récompenses aux expositions; 30 années de pratique agricole.

BoRiE (Louis), propriétaire à Laguenne (Corrèze) : transformations de terrains incultes en vignobles et prairies. Travaux importants de colmatage et d'irrigation.

Bos (Jean-Baptiste-Joseph), expert-géomèlre, agriculteur à Rèys (Cantal) : nombreuses récompenses dans les concours régionaux et à Paris.

Boudin (Esprit), à l'Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) : directeur du Syndicat du Grand- Mourgon; 50 ans de pratique agricole.

BouDOT (Just-Emile), propriétaire à Besançon (Doubs) : services rendus depuis 20 ans à la société d'horticulture du Doubs comme secrétaire général et vice-président de cette société.

Mme BouBGETTE (Léon), propriétaire-horticulteur à Nantes (Loire-Inférieure) : nombreuses récompenses dans les concours horticoles,

BouRQUiN (Jules), horticulteur amateur à Bègies (Gironde) : archiviste-bibliothécaire de la société d'horticulture de la Gironde. Nombreuses récompenses, dont plusieurs prix d'honneur, dans les expositions d'horticulture.

BoussoN (Charles-Michel), maire de Pierrefontaine-les-Varans (Doubs) : trésorier du comice agricole de Pierrefontaine depuis sa fondation.

BouTARD (André-Pierre), industriel à Montreuil-sous-Bois (Seine) : secrétaire général de la société régionale d'horticulture de Montreuil. A obtenu un grand nombre de récompenses pour outillage agricole.

BoYER (Adrien-Joseph), agriculteur à Thoranne-Basse (Basses-Alpes) : propagation des nouvelles méthodes de culture. Introduction dans le pays d'instruments aratoires perfectionnés ; 26 ans de pratique agricole.

Brachet (Noé), maire de Bronchaud (Dordogne) : nombreuses médailles à différentes expositions; 20 années de services.

Brandin (Arthur), cultivateur à Beau (Seine-et-Marne) : auteur d'un grand nombre d'expériences utiles à l'agriculture. Diverses publications. Lauréat de la société nationale d'agriculture et de la société des agriculteurs de France.

Mme Brandon (née Salvador), propriétaire à la Gommanderie-de-Ballan (Indre-et-Loire) : nombreuses récompenses, dont plusieurs médailles d'or, dans les concours et expositions, pour ses vins.

Bréchoir (Jules-Pierre Marie), publiciste agricole à Paris : président du syndicat national agricole. Plusieurs récompenses comme agriculteur dans les concours régionaux.

Brendel (Hubert), propriétaire à Viliemaur (Aube) : nombreuses récompenses à différentes expositions.

Beenier (Pierre-Antoine), propriétaire maire à Chantemerle (Drôme) : a contribuée l'amélioration des méthodes agricoles employées dans sa région; 40 ans de pratique agricole.

Breton (louis-Edouard), cultivateur à Outre-Aube (Aube) : création de champs d'expériences; 31 ans de pratique agricole.

Breuillard (Marie-Jean-Baptiste), propriétaire à Chevannes (hameau de Saint-André-en-Terre- Plaine) (Yonne) : nombreuses récompenses et membre du jury dans les concours agricoles; 35 ans de pratique agricole.

Briand (Jules), propriétaire à Vaux-de-Ménil, par Daon (Mayenne) : nombreux prix dans les concours régionaux; .30 ans de pratique agricole.

Broqué (Joseph-Cyprien), propriélaire, maire d'Avéron-Bergelle (Gers) : a donné l'exemple de la reconstitution des vignobles dans sa région. Bonne tenue d'une importante exploitation agricole ; 23 ans de pratique agricole.

Broquin (François), cultivateur-fermier, adjoint au maire de Cheylade (Cantal): 20 années de pratique agricole.

Broussard (André), propriétaire à Touverac (Charente) : prime d'honneur au comice agricole de l'arrondissement de Barbezieux. Nombreuses récompenses dans les concours.

Brousse (Emile), propr-iétaire-viticulteur à Per-pignan (Pyrénées-Orientales) : président du syndicat agricole. A rendu de très importants services à la viticulture de la région.

Bruyer (Charles Jean-Baptiste), cultivateur à Marchélepot (Somme) : récompense pour cultui-e de la better-ave i-iche, plus de 30 ans de pratique agi-icole.

BuGAREL (Louis Hippoly te), horticulteur, architecte-paysagiste à Albi (Tarn) : ci'éation de nonibr'eux parcs et jardins. Nombreuses récompenses dans les concours régionaux; 30 ans de pratique.

BuGNET (Charles-Marie), propriétaire-cultivateur à Frangy (Haute-Savoie) : a pris une pai'l très active à l'organisation de tous les comices agricoles du canton ; 32 ans de pratique agricole.

Buix (Auguste), président du conseil d'aiTondissement. maire de Rémuzat (Di-ôme) : a créé plusieurs associations agr'icoles et fait aux viticulteurs de riombreuses conférences sur des champs d'expériences qui lui appartiennent; 20 ans de pratique agricole.

Burgant (Laurent), propriétaire, maire d'Auragne (Haute-Garonne) : introduction dans la contrée des meilleures méthodes de culture; 42 ans de pratique agricole.

BussiER (Jacques), pr'opriétaire-viticulteur à Saint-Mlchel-de-Fronsac (Gironde) : seci'élaii'e du comice viticole et agricole de Libourne. Récompenses dans divers concoui's et expositions.

BuRTHERET (Xaviei'), pi-opi-iélaire à Rigney (Doubs) : membre du jury dans les comices depuis plus de 20 ans ; plus de 50 ans de pratique agricole.

Caillet (François), horticulteur à Saint-Mandé (Seine) : nombreuses médailles, bronze, argent, vermeil et or; 25 ans de pratique liorlicole. Calmy, maire d'Escoutoux (Puy-de-Dôme) : services rendus à l'açricullure dans sa région. (JAMiNET (Benoit), viticulteur à Lagneu-Yenne (Savoie) : reconstitution de plusieurs vignobles; récomi>enses dans plusieurs concours.

Camus (Jean-Yves-Marie), propriétaire-cultivateur à la Croix-Blanche-en-Lauméanou (Finistère) : nombreuses récompenses, doul deux prix d"honneur, pour la meilleure tenue de ferme; 35 ans de pratique agricole.

Cantet (Louis-Auguste), agriculteur et maire de la Jonchère (Vendée) : a largement contribué au progrès de l'agriculture de la région.

Carimey (Jules), éleveur à Greucourt (Haute-Saône) : lauréat de la prime d'honneur au concours hippique de Nancy.

Carrie (Adrien), agriculteur au domaine du Violon (Aveyron) : nombreuses récompenses aux expositions; 53 ans de pratique agricole.

G.\viLi.E (Jean-Guillaume-L'élestin), agriculteur à la Maurinie (Aveyron) : nombreuses récompenses dans les concours régionaux et au concours général de Paris, 1893. Création de champs d'expériences

Cesbron (Victor), propriélaire-vilicolteur àMontjean (Maine-et-Loire) : 30 médailles, dont 16 en or. Premiers prix aux concours généraux de Paris en 1893, 1894 et 1895.

Mme Vve Chabanon, née Serre (Marguerite-Marie), propriétaire-agriculteur à Chapsières (Cantal) : a beaucoup contribué à l'amélioration de la race bovine de Salers. Grand nombre de médailles dans les concours régionaux.

Chabert (Elie) fils, propriétaire-cultivateur, maire à Méaudre (Isère) : nombreuses récompenses dans les expositions.

Chalaye (Honoré), fermier au Mas' de Mandrin, commune d'Arles (Bouches-du-Rhône) : assainissement et transformation d'une grande étendue de terrains salés; 44 ans de pratique agricole. CiïAMBiGE (François), agriculteur, maire de Vassel (Puy-de-Dôme : piésident fondateur du syndicat agricole de Vassel.

Champetier (Marins), propriétaire-agriculteur à Grospierres (Ardèche) : services rendus en propasceant de nouvelles variétés de céréales et de pommes de terre.

CiiANSAUD (Gustave-Alphonse), propriétaire-agricult ur à Villedieu (Vaucluse) : a rendu de grands services à la culture et à la sériciculture de la région; 25 ans de pratique agricole.

Charpentier (Jules-Prudent), propriétaire à Saint-Mandé (ï'eine) : recon.'-titution dans la Gironde d'un important vignoble. Médaille d'or à l'exposition de Bordeaux (1895). Etudes sur le filtrage et la pas'eurisation des vins d'Algérie.

Charrier (Henri), propriétaire, maire de Féault (Vendée) : plusieurs récompenses dans divers concours pour des animaux exposés.

CuAUMEL (Georges Jean-Antoine), publicisle hippique à Saint-Aigulin (Charente-Inférieure) : créateur des sociétés hippiques de Pizon, deCoutras, de Chalais, de Monlyon.

Chaussier (Léon), propnétairc-cultivateur aux Piles (Dordogne) : services rendus à la viticulture de sa région; 48 années de pratique agricole.

Chausson (Eugène), horticulteur à Neuilly-Plaisance (Seine-et-Oise) : nombreuses médailles et un prix d'honneur aux expositions ; 32 ans de pratique horticole.

.Mme Vve Pierre Chauvelot, née Viot (Clotilde), cultivatrice à Aulrey-les-Gray (Haute-Saône) : dirige depuis environ 40 ans une exploitation sur laquelle elle a employé avec succès les engrais chimiques et les instruments agricoles perfectionnés.

Chémery (Jean-François-Alfred), agriculteur à Moiremont (Marne) : 48 récompenses, dont plusieurs médailles d'honneur, aux concours régionaux ; 35 ans de pratique agricole.

Chevallier (Louis-Françuis), cultivateur à Lion-en-Sullias (Loiret) : nombreuses récompenses dans les concours; 29 années de pratique agricole.

Chevrier (Maurice), propriétaire à Pleurville (Charente) : bonne tenue de propriétés qui peuvent servir d'exemple aux agriculteurs de la région.

CocHu (Eugène), constructeur de serres à Saint-Denis (Seine), vice-président de la société de topographie de France : nombreuses récompenses obtenues à diverses expositions. Médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889; 35 ans de pratique.

Couard (Emile), propriétaire, maire de Bonnay (Doubs) : création de pâturages. Direction d'une fruitière modèle. .Nombreuses récompenses dans les concours.

Collard, vétérinaire à Vitry-le^François (Marne), président de la société vétérinaire de la Marne. Vice-président de la ligue agricole de la Marne. Secrétaire du conseil d'hygiène de l'arrondissement de Vitry. Nombreuses récompenses.

Comte (Léon-François), cultivateur à Bernin (Isère): secrétaire-adjoint de la société d'agriculture de Grenoble. Organisateur des premiers cours de greffage dans la vallée du Graisivaudan.

Constant (Eugène), agriculteur à Gris (Haute-Vienne) : secrétaire du Comice agricole de Pierrebuffière. Nombreuses récompenses.

Converset (liethery-Charles-Louis-Nicolas), fabricant de machines agricoles à Châtil!on-sur- Seine (Côte-d'Or) : constructeur depuis 40 ans. A obtenu 154 médailles et 3 objets d'art.

De Corneill.4N (Jean-Baptiste Adolphe), maire à la Cavalerie (Aveyron) : a contribué à l'amélioration de la race des brebis de Larsac. Membre des jurys des concours régionaux.

Costard (Henri), fermier à Saint-Martin-de-la-Lieue, conseiller mimicipal de Saint-Jean-de-Livet (Calvados) : nombreuses récompenses aux expositions régionales et aux concours généraux agricoles de Paris.

CoTTARD (Jean-Antoinel, horticulteur et arboriculteur à Argenteuil (Seine-et-Oise) : nombreuses récompenses aux expositions : 28 ans de pratique horticole.

Courtet (Alexandre), propriétaire-agronome à l'Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) : création de prairies et de vignobles. Plus de 120 récompenses, dont 5 prix d'honneur, dans les concours régio naux et départementaux.

Courtier (Edmond-Victor), agriculteur à Echampeu (Seine-et-Marne) : création d'une exploitation modèle de 400 hectares; 37 années de services.

Couturier (Jean), à Etain (Meuse) : secrétaire de la société agricole du canton d'Etain. Secrétaire depuis 35 ans de la coniuiission'de !>latistique agricole d'iîtain.

Cbocq (Uaxmond), viticulteur, conseiller municipal à Bouziès-Haut (Lot) : a reconstitué des vignobles considérables. Premier prix de la vigne, décerné par la société d agriculture du Lot.

CusEMER (Jule?V propriétaire à Charbonnières ;Doubs) : transformation dun grand domaine en exploitation modèle. Importantes améliorations des procédés de culture et délevage. Services rendus à lagricullure de sa région.

Daguenet (François), chef jardinier à Fernet-Voltaire lAin) : conférences gratuites, théoriques et pratiques. Membre du jury dexpositions d'horticulture. Plusieurs récompenses : 37 ans de pratique.

Daignière (.\médée Léon), propriétaire-viticulteur aux Pins (Maine-et-Loire) : défrichement et mise en rappcrt de terrains improductifs. Plusieurs récompenses dans les concours régionaux.

Dameron (Emile), agriculteur à Ruffey-les Beaune (Côte-d'Or) : titulaire de plus de dix médailles d'ar^^ent et dune en or obtenues dans les concours; 18 ans de pratique agricole.

Darboi R (Paul-Edouard), horticulteur à Sedan (.\rdennes) : membre du jury de nombreux concours et expositions. Lauréat de la prime d'honneur de l'horticulture au concours régional de Sedan (1886) : "iO ans de pratique horticole.

Daubjgné (tonstant-Benjamin). agriculteur-viticulteur à Puyrolland (Charente-Inférieure); premier prix au concours de Tonnay-Boulonne: 24 ans de pratique agricole.

David (Emile), propriétaire-agriculteur à Saint-Fargeau (Yonne) : membre de la commission agricole et delésué cantonal. Propagation dans la région de l'emploi de nouvelles machines et nouvelles méthodes de culture ; 25 ans de pratique agricole.

Delaire {René Clément), horliculteur à Vendôme (Loir-et-Cher) : plusieurs récompenses dans les concours d'horticulture. Membre du jury, concours régional de Blois (1893): 25 ans de pratique.

Delas (Jean-Louis-Napoléon), vétérinaire a Caussens (Gers). Membre du jury de divers concours ; "25 ans dexercice.

Deleuil (.\uguste). horticulteur à Marseille (Bouches-du-Rhône) : nombreuses récompenses à différentes expositions : 28 ans de pratique horticole.

Delhuiee {.\ndré-Emile). propriétaire-agriculteur à Nonaville (Charente) : a pris l'initiative de la création de foires importantes dans la région.

Demangeon (Pierre;, agriculteur à Aubusson Creuse) ; secrétaire du comice agricole de l'arrondissement d'Âubusson. Membre du jury au concours général de Paris. Nombreuses récompenses dans les concours départementaux.

Demours (Gaston-Joseph), propriétaire-agriculteur aux Pompis (Dordogne) : vice-président du comice agricole. Premier prixtt plusieurs .médailles aux concours régionaux.

Dentier (Alfred), cultivateur à Origny-en-Thiérache (.\isne) : membre de la chambre consultative d'agriculture.

Desbordes (Abel-Augustel. secrétaire général du comice agricole de Jonzac, à Montguyon (Charente^lnférieure) : 22 ans de pratique agricole.

Desréaux (Benoit), à Màcon (Saône-el-Loire), propriétaire-viticulteur: s est occupé très activement de la reconstitution du vignoble de la région.

Dessert 'Etienne-Ârmand-.\uguste . horticulteur à Chenonceaux (Indre-et-Loire) : premiers prix aux expositions universelles, départementales et régionales; 16 ans de pratique horticole.

De DivoNNE (comte Charles), propriétaire-agriculteur à Montmayor (Bouches-du-Rhône) : nombreuses récompenses dans divers concours. Grand perfectionnement des procédés de \inification.

DoDELiN père (Emile), cultivateur, adjoint au maii'e de Bois-Himont (Seine-Inférieure; : nombreuses récompenses dans différents concours.

Dodu (Eugène), agriculteur à Fontenay (Indre) : nombreuses récompenses, dont 19 premiers prix, dans les concours; 23 ans de pratique agricole.

Donnât (Charles), aîné, propriétaire, maire de Balaruc-les-Bains (Hérault) : services rendus à l'agriculture dans sa région: 40 ans de pratique agricole.

DoRQUES (Célestin-Pierre), propriétaire-viticulteur à Adissan (Hérault) : reconstitution et entretien remarquable d'un important vignoble. ...

Dr\ppier (.Nicolas-Hubert), cultivateur a Frouard (.Meurthe-et-Moselle) : création de champs d'expériences! Grande médaille d'or du Ministre de l'agriculture pour drainages. .Nombreuses autres réconipenses aux concours régionaux et à l'Exposition universelle de 1889; 32 ans de pratique agricole. , .

Duboé (Paul), propriétaire, maire de Trébons (Hautes-Pyrenees); 4o ans de pratique agricole.

Dubois Eu"-ène-Lucien), agriculteur à Vincy-Manœuvre (Seine-et .Marne) ; nombreuses récompenses dans les concours régionaux. , , , • , r- • , . ,

DuBREUiL (Paul), à Paris : Directeur-rédacteur en chef des journaux la France agricole et la Semaine vétérinaire. A écrit nombre d'articles pour \e Dictionnaire populaire de lagricullure

pratique. , . .,..,,., > ....

DuFoUR (Louis-Victor-Rémv), ancien jardinier à Charieville (Ardennes) : commissaire depuis plus de 20 ans de la socié'té centrale d horticulture des Ardennes. Organisation dexpositions d'horticulture. Nombreuses récompenses; 45 ans de pratique hortirole.

DuPORT 'Jean-Claude), ancien maraîchère Sainl-Rambert-sur-Loire (Loire) : propagateur des meilleurs procédés de culture pour le jardinage; plus de 50 ans de pratique.

Durand (Ravmond). propriétaire-viticulteur a Pierre-Levade (Lot) : serMces rendus aux associalions de sa région: 15 années de pratique agricole. . .. . j

DuTOT (\lphôtisej; conseiller municipal à .Anouville-Vilmesnil (Seine Inférieure) : président du syndicat des agriculteurs du pavs de Caux. Médaille d'or pour travaux de slatisuque agricole. 'Duvau (Louis), propriétaire-viticulteur à Chacé (.Maine-et-Loire) : création de champs d'expériences pour la reconstitution du vignoble. Plusieuis médailles et diplômes dhonneur; 50 ans de

DuvER^ET (Frédéric), propriétaire-atrriculleur, maire de Verneuit (Indre) : transformation et mise en rapport de terrains incultes. Membre du jury des concours régionaux et hippiques; 40 ans de pratique agricole.

(La suite prochainement.)

I. — Loi portant que les conserves de viande nécessaires à l'armée seront exclusivement achetées en France ou dans nos colonies et pays de protectorat, et seront iahriquees sous le contrôle de l'Etat avec du bétail indigène.

Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article unique. — A partir du P"^ janvier 1897, les approvisionnements de conserves de viande pour la consommation de l'armée ne pourront être renouvelés qu'au moyen de conserves fabriquées en France, aux colonies ou dans les })ays de protectorat, avec du bétail indigène et sous le contrôle ou dans les éta- Dlissements de l'Eiat.

Il ne pourra être dérogé à cette règle que dans des circonstances exceptionnelles, pour une durée limitée, par décret rendu en conseil, des Ministres et publié au Journal officiel.

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Paris, le 11 janvier 1896. Félix Faure.

Par le Président de la République ; Le Ministre de la guerre,

Or. Cavaignac.

II. — Décret rapportant le décret du 22 septembre 1883 qui a interdit l'entrée dans les zones franches du pays de Gex et de la Haute-Savoie des plants de vignes, sarments, boutures et autres débris de la vigne, ainsi que des souches arrachées, sarments secs et terreaux, tuteurs et échalas déjà employés.

Le Président de la République française,

Sur les rapports du Ministre de l'agriculture et du Ministre des finances,

Vu les lois des 15 juillet 1878, 2 août 1879; — Yu le décret du 22 septembre 1883 ;

Vu la lettre du Ministre des affaires étrangères, en date du 11 mars 1895, — Décrète :

Article premier. — Est rapporté le décret sus-énoncé, en date du 22 septembre 1883, interdisant l'entrée dans les zones franches du pays de Gex et de la Haute-Savoie des plants de vignes, sarments, boutures et autres débris delà vigne, ainsi que des souches arrachées, sarments secs et terreaux, tuteurs et échalas déjà employés.

Art. 2. — Les Ministres de l'agriculture et des finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

Fait à Paris, le 20 décembre 1895. Félix Faure.

L*ENGREXAaE AUTOMATIQUE DES MACHINES A BATTRE

L'agriculture, grâce aux heureuses transformations que les constructeurs ont fait subir aux divers types de batteuses, est aujourd'hui en mesure d opérer, dans des conditions économiques très avantageuses, le battage prompt et parfait des céréales. Cependant, pour qu'une batteuse produise le maximum d'effet utile, il est essentiel que l'engrenage soit fait par un ouvrier non seulement habile, mais consciencieux. Aussi a-t-on songé depuis longtemps à remplacer la main de Thomme par un appareil automatique qui présente la récolte au batteur dune manière constante et régulière. Mais les divers svstèmes essayés jusqu à ce jour n'ont pas donné des résultats suffisamment appréciables pour que leur emploi se soit généralisé.

Cependant un habile agriculteur de Loir-et-Cher, M. Henri Johannet, vice-président du Comice agricole de Vendôme, qui a été Fobjet, il y a deux ans, d'une distinction honorifique pour ses bonnes méthodes culturales, pénétré des réels avantages que procurerait aux agriculteurs la création d'un bon système d'engreneur automatique, fit, dans sa ferme de \ illethierry, à Crucheray, près Vendôme, de nom-

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breux essais en vue de remédier aux défauts que présentaient les types actuellement connus.

Après de nombreuses observations et recherches, il est arrivé à créer un ingénieux appareil qui, simplement ajusté sur sa batteuse, a pu fonctionner d'une manière parfaite pendant toute la dernière campagne de battage. Le point délicat et difficile à résoudre était d'amener la récolte régulièrement et sans à-coup sur la toile sans fin, chargée d'alimenter le batteur, et cest par une disposition toute particulière des dents de l'engreneur que M. Johannet est arrivé à diviser régulièrement les gerbes. Cet engreneur automatique présente en effet au batteur une couche mince, uniforme et continue de récolte, ce qui évite toute trépidation dans la batteuse et procure par suite une meilleure utilisation de la force motrice. Un seul ouvrier suffit pour délier les gerbes et les présenter à la machine, opération qui en exigeait trois auparavant.

L'emploi de cet appareil présente en outre l'avantage bien appréciable de ne pas exposer l'engreneur à des accidents qui sont malheureusement trop fréquents.

Le perfectionnement apporté par M. H. Johannet à la batteuse ne s'arrête heureusement pas là : le bottelage de la paille exigeait quatre ouvriers, il les a supprimés en adaptant à l'arrière de sa batteuse l'appareil Heur de sa moissonneuse-lieuse, précédé d'un compresseur de paille très simple et ingénieusement disposé, également de son invention. Il obtient ainsi des bottes de paille, très régulières, pesant 8 kilog. environ.

Le fonctionnement de l'engreneur automatique, du compresseur de paille et du lieur occasionne une augmentation de force motrice si faible, que dans la pratique on peut ne pas en tenir compte. La grande régularité dans le jeu des divers organes de la batteuse n'y est certainement pas étrangère.

Par suite de ces améliorations M. Johannet a pu, cette année-ci, avec six hommes au maximum, personnel ordinaire de sa ferme, faire fonctionner sa batteuse à grand travail et battre très aisément 50,000 gerbes de blé et 40,000 gerbes d'avoine. Ce résultat a une importance trop capitale pour qu'il passe inaperçu aux yeux de tous les agriculteurs, particulièrement à une époque où, par suite de l'avilissement du prix du blé, on est obligé à réduire au strict nécessaire les dépenses de maind'œuvre. La suppression d'ouvriers nomades que les moissonneuseslieuses permettent aujourd'hui de réaliser sera désormais applicable au battage des céréales. Aussi sommes-nous convaincus que les propriétaires de batteuses n'hésiteront pas à adopter dans un avenir que nous croyons peu éloigné ces deux importants perfectionnements pour leurs machines à battre. F. Platon,

Professeur d'agriculture à Vendôme.

Séance du \b janvier 1896. — Présidence de M. Risler. La correspondance imprimée renferme les ouvrages suivants : V agriculture et les machinas agricoles aux Etats-Unis, par MM. Gaille et Lelarge; — Communication faite au Congrès contre le black-rot, à Bordeaux, le 7 décembre 1895, par M. Lacoste; — L'enseignement de ^agriculture et les concours scolaires agricoles, par M. Danguy ; — Analyse des engrais, par M. L. L'Hôte.

M. Loverdo, envoie une note intitulée : Une nouvelle voie pow la rilkulture algérienne.

M. Chatin présente une note de M. Gennadius, sur la greffe du poirier, un rapport sur Tinspection de l'île de Chypre, etc.

M. Chatin communique également une note de M. Goffart sur un insecte de la Tunisie Renvoyé à lexamen de M. Laboulbène.

11 présente également une note de M. Génin, de Bourgoin (Isère), sur la race tarine dans l'Isère.

M. Prillieux présente, de la part de M. Gaston Lavergne, une note sur ses traitements du Black-rot. M. Lavergne recommande les traitements préventifs et l'utilité de récolter les grains secs.

M. de Monicault entretient la Société de la situation de la mendicité dans les campagnes. 11 ressort de cette communication que des charges extrêmes pèsent sur les communes rurales; il cite l'exemple dune commune de l'Ain, qui paye aux mendiants errants une indemnité qui représente 83 centimes de la contribution de cette commune. 11 demande que la Société examine la question. AIM. Chevsson, de Luçay. Doniol. Muret, Chatin, prennent part à la discussion.

M. Cheysson promet de fournir des renseignements sur les résultats obtenus par la Société d'assistance sur le travail.

M. de Luçay annonce louverture à la Faculté de droit, d'un cours libre sur l'idée coopérative en France au point de vue de l'association du propriétaire et du métayer.

MM. Linder et Saint Yves-Ménard font connaître qu un sieur Du- (juesnese présente aux membres de la Société pour obtenir des secours au nom de MM. Linder et de Vilmorin. 11 s'agit dune escroquerie, dont il faut prévenir les membres de la Société.

11 est ensuite procédé à 1 élection d'un correspondant dans la section d'économie, de statistique et de législation agricoles. M. de Rocquigny est élu par 26 voix contre 7 à M. Duport et 3 bulletins blancs.

Georges Marsais.

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