‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 635 sur 737 · Nord-Est.... 94 S · texte numérisé non relu

Nord-Est.... 94 S

4' Ouest 99 82 102 72 100 68 100 87

b' Centre 98 77 101 78 101 77 101 80

6= Est 99 86 102 87 100 87 101 86

7^ Sud-Ouest.. 92 73 102 79 101 84 101 80

8^ Sud 94 76 100 74 101 78 102 81

9' Sud-Est 98 41 104 47 99 55 95 58

Corse 100 60 104 80 100 60 106 80

SSi* CHRONIQUE AGRICOLE (6 JUIN 1896).

Pour les prairies artificielles comme pour les pommes de terre, il y aurait un accroissement dans les étendues cultivées. — Les documents officiels sont résumés sous une autre forme comme il suit :

Fourrages annuels. — Superficie. — 1 département a une superficie supérieure de 20 pour 100 à celle de 1894-95; 5 ont une superficie supérieure de 6 à 10 pour 100; 12 ont une superficie supérieure de 1 à 5 pour 100; 40 ont une superficie égale ; 10 ont une superficie inférieure de 1 à 5 pour 100 ; 7 ont une superficie inférieure de 6 à 10 pour 100 ; 3 ont une superficie inférieure de 11 à 20 pour 100; 5 ont une superficie inférieure de plus de 20 pour 100; 3 n'ont pas de fourrages annuels.

Etat lies cultures. — 16 départements ont la note 100 (très bon); 37 la note 80 à 99 (bon); 17 la note 60 à 79 (assez bon) ; 5 la note 50 à 59 (passable); 5 la note 49 à 30 (médiocre); 3 la note 29 et au-dessous (mauvais).

Prairies artificielles. — Superficie. — 1 département a une superficie supérieure de 25 pour 100 à celle de 1894-95; 1 a une superficie supérieure de 15 pour 100 ; 5 ont une superficie supérieure de 6 à 10 pour 100; 18 ont une superficie de 1 à 5 pour 100; 53 ont une superficie égale; 3 ont une superficie inférieure de 1 à 5 pour 100; 4 ont une superficie inférieure de 6 à 10 pour 100; 1 a une superficie inférieure de 20 pour 100.

Etat des cultures. — 14 départements ont la note 100 (très bon); 39 ont la 80 à 99 (bon); 18 ont la note 60 à 79 (assez bon) ; 9 ont la note 50 à 59 (passable); 6 ont la note 30 à 49 (médiocre).

Prairies naturelles, — Superficie. — 1 département a une superficie supérieure de 10 pour 100 à celle de 1894-95; 17 ont une superficie supérieure de 1 à 5 p. 100; 66 ont une superficie égale; 2 ont une superficie inférieure de 1 à5 p. 100.

Etat des cultures. — 15 départements ont la note 100 (très bon) ; b9 ont la note 80 à 99 (bon) ; 25 ont la note 60 à 79 (assez bon) ; 6 ont la note 50 à 59 (passable); 1 a la note 30 (médiocre).

Pommes de terre. — Superficie. — 1 département a une superficie supérieure de 20 pour 100 à celle de 1894-95 ; 3 ont une superficie supérieure de 6 à 10 pour 100 ; 14 ont une superficie supérieure de 1 à 5 pour 100; 54 ont une superficie égale; 2 ont une superficie inférieure de 1 à 5 pour 100; 2 ont une superficie inférieure de 6 à 10 pour 100; 1 a une superficie inférieure de 20 pour 100; 1 a une superficie inférieure de 25 pour 100; 8 n'ont pas encore ensemencé.

Etat des cultures. — 8 départements ont la note 100 (très bon); 25 la note 80 à 99 (bon); 9 la note 60 à 79 (assez bon); 3 la note 50 à 59 (passable); 2 la note 30 à 49 (médiocre) ; 39 où les pommes de terre n'étaient pas levées.

Sans doute les évaluations fournies dans ce résumé, comme dans le tableau qui le précède, accusent une diminution sensible dans le rendement par rapport à l'année 1895; mais la réduction ne paraît pas proportionnelle à la réalité des faits. En d'autres termes, le tableau officiel, si l'on devait le prendre à la lettre, accuserait une situation supérieure à la situation réelle. En effet, pour ne considérer que les prairies naturelles, on compterait 54 départements dans lesquels la production serait très bonne ou au moins bonne, et 25 où elle serait encore assez bonne. Si ces conditions étaient réelles, on n'aurait pas sérieusement à s'inquiéter de la pénurie fourragère. Mais il faut ajouter, à la décharge de ces documents, qu'ils ont été réunis dans la première décade de mai, c'est-à-dire à un moment où la végétation herbacée était très retardée, mais où l'on pouvait espérer encore un revirement dans les conditions météorologiques, lequel ne s'est pas produit, de telle sorte que le mal s'est considérablement aggravé depuis cette époque.

IV. — La réorganisation des halles centrales de Paris. Le Sénat a discuté, dans sa séance du 1" juin, la proposition de loi ^

relative à la réglementation des halles centrales de Paris. Le texte qu'il a adopté est celui qui avait été antérieurement voté par la Chambre des députés. La loi est donc devenue définitive. Nous en publierons le texte dès qu'il aura été promulgué. Mais nous devons en exposer brièvement les principales dispositions qui se résument comme il suit : unité de vendeurs, c'est-à-dire remplacement des facteurs et des commissionnaires actuels par des mandataires des expéditeurs, en nombre limité par celui des postes qui existent aux halles, et ialerdiction à ces mandataires de faire la moindre opération pour leur propre compte; unité de contrôle ; obligation de faire sortir immédiatement des halles toute marchandise vendue. Ces dispositions ont pour objet de supprimer les abus et les fraudes dont les expéditeurs, c'està-dire les agriculteurs, se plaignent à bon droit depuis longtemps; elles donnent satisfaction aux vœux qui ont été émis par de nombreuses associations agricoles. C'est donc une véritable réforme qui sera accueillie avec faveur par les agriculteurs. Mais on ne doit pas se dissimuler que les lois de cette nature ne valent que par la manière dont elles sont appliquées.

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