‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 654 sur 737 · VI. — Huiles et graines oléagineuses · texte numérisé non relu

VI. — Huiles et graines oléagineuses

Huiles de graines. — Les transactions sont toujours peu actives à Paris; à la Bourse du 2 juin, on a coté : colza disponible et livrable juillet, 51 fr. 25 à 52 fr. 75 les 100 kilog.; autres termes, 51 à 52 fr.; huiles ae lin disponible, 47 fr. à 47 fr. 25; livrable, 46 fr. 75 à 48 fr. — A Rouen, on vend : huile de colza, 52 fr. 25 les 100 kilog.; lin, 49 fr. 50; à Caen, colza, 50 fr. 50; à Lille, colza, 49 fr. 50 à 50 fr.; lin de graines étrangères, 44 fr.; — à Arras, œillette surfine, 92 fr. 50 ; colza, 56 fr.; lin étranger, 48 fr. 50 ; pavot indigène, 69 fr.; pavot à bouche, 74 fr.

Graines oléagineuses. — Les marchés sont peu actifs, aussi bien pour les graines indigènes que pour les graines exotiques. — A Arras, la graine d'œillette est en assez bas prix, 19 fr. 50 à 21 fr. l'hectolitre; à Cambrai, on vend : graine de lin, 15 à 18 fr. l'hectolitre; de cameline, 9 fr. à 10 fr. 50. — La graine de colza de Normandie vaut 24 à 25 fr. les 100 kilog. en gare des vendeurs. VII. — Vins. — Spiritueux. — Vinaigres. — Cidres.

Vins. — Le black-rot a fait son apparition sur plusieurs points du vignoble français, en Gascogne, en Armagnac et aux environs de Yillefranche, dans le Rhône. Il est donc urgent de procéder aux traitements préventifs dans toutes les régions où le fléau s'est manifesté l'année dernière. Jusqu'à présent la future

récolte a de bonnes apparences; en Bourgogne, les ceps montrent beaucoup de raisins; dans le Centre Nord, les vignerons se plaignent que la levée n'est pas forte; mais si tout vient bien on aura une bonne récolte. — Les transactions sur les vins sont toujours trop calmes. Les prix se maintiennent élevés dans le Midi; les caves sont d'ailleurs épuisées sur plusieurs points. — Dans le Bordelais, la demande est un peu meilleure pour les vins vieux de 1893 et 1894 ; ceux de 1895 sont moins recherchés, quoique leur qualité s'affirme ; les prix sont tenu à partir de 325 fr. le tonneau. — Dans les côtes châlonnais'^s, les vins rouges de 1895 se vendent couramment 95 à 100 fr. la pièce de 228 litres; les vins blancs de Montagny valent 110 à 115 fr. la feuillette. — Les vins d'Auvergne sont toujours bien tenus de 5 fr-. à 5 fr. 75 le pot de 15 litres suivant choix; les vins verts sont très recherchés à 4 fr. 75 et 5 fr. — En Bourgogne, il ne se fait que quelques petits achats; le commerce et la propriété se tiennent sur une égale réserve; on cote les passe-tout grains, 160 à 300 fr. la pièce logée; les Gamays, P"" choix, 100 à 120 fr.; les 2'^ choix, 85 à 95 fr. la pièce nue. — Dans le Loir-et-Cher, les bons vins rouges deviennent rares et valent 74 à 80 fr. la pièce; les secondaires, 70 fr.; les vins blancs supérieurs se traitent à 85 fr.; les autres, de 60 à 75 fr. — En Basse-Bourgogne, on vend les vins rouges de 1895, 100 à 120 fr. le muid logé.

Spiritueux. — Le stock des trois-six Nord augmente à Paris, et la tendance des cours est à la baisse avec demande très calme ; on cote le disponible, 30 fr. 25 l'hectolitre; le livrable jusqu'en juillet-août, 30 fr. 50 à 30 fr. 75 — A Lille, l'alcool de iDetterave est en baisse au prix de 30 fr. à 30 fr. 25. — Les cours sont faibles sur les marchés du Midi ; à Bordeaux, le trois-six Nord se vend 36 fr.; à Cette, 37 fr.; à Montpellier, 38 fr. — Les prix ne changent pas pour les eaux-devie de vin et de marc du Languedoc. A Nîmes, les vins pour la distillerie se payent 1 fr. 25 le degré.

Vi^iaigo^es. — Cours d'Orléans : vinaigre pur vin nouveau, 34 fr. l'hectolitre ; rassis, 38 fr.; vieux, 45 fr.; — cours de la Tremblade : vinaigre V^ quai., 34 à 40 fr.; 2* quai., 22à28fr.

Matières tartriques. — Les prix sont en ce moment très variables. On cotait sur le marché de Béziers au commencement de la semaine : tartre brut, 1 fr. 68 à 1 fr. 75 le degré; lies sèches 25 pour 100 cristallisation, 1 fr. 40 à 1 fr. 45 le degré; lies sèches 25 pour 100 acide total, 1 fr. 85 ; crème de tartre, 208 à 210 fr. les lOÔ kilog.

Mil. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Houblons.

Sucres. — Le marché est encore calme et les cours en légère baisse. A la Bourse de Paris on a coté comme suit, le 2 juin : sucres roux 88 degrés, 30 fr. les 100 kilog.; blancs n" 3 disponibles et courant du mois, 30 fr. 75 à 31 fr.; livrables juillet-août, 31 fr. à 31 fr. 25; prochaine campagne, 31 fr. 50. — Les sucres raffinés, en baisse également, se vendent 101 fr. à 101 fr. 50 les 100 kilog. pour la consommation. — A Valenciennes, les prix restent bas comme suit : sucre roux disponible, 29 fr. à 29 fr. 50; livrable dans les trois mois d'octobre, 28 fr. 50 à 29 fr. — A Bordeaux, on cote : sucre roux, 28 à 29 fr.; blancs n" 3, 30 fr. 50 à 31 fr. — A Nantes, les bruts de toutes provenances se vendent 28 fr. à 28 fr. 50.

Fécules. — Les stocks en fabrique ont diminué pendant ces derniers temps et les prix sont tenus en hausse, comme suit : fécule première Paris, 25 à 26 fr.; par 100 kilog.; Saône-et-Loire, Loire et Auvergne, 25 fr.; Vosges, 24 fr. 75 à 25 fr.; Oise, 24 à 25 fr.; fécule seconde, 17 à 23 fr.

Houblons. — Malgré les quelques pluies de ces temps derniers, la plante a souffert du manque de chaleur et du vent; partout elle est en retard. Les affaires sont calmes encore sur tous les marchés; à Alost, le houblon de 1895 vaut 30 fr. les 50 kilog.; celui de la prochaine récolte n'a pas de vendeurs sérieux. On offre 20 fr. des 50 kilog. pour le houblon de Poperinghe en culture.

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