‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 67 sur 737 · UO · texte numérisé non relu

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Blés. — Après quelques jours de froid, le dégel est survenu brusquement et la température douce et humide est revenue raviver les appréhensions des agriculteurs. Nos marchés ne présentent toujours que peu d'intérêt; la culture fait peu d'ofl'res à cause des bas prix ; mais la demande est toujours aussi calme et les cours ne présentent aucun changement notable. Le mouvement des importations de blé étranger sur l'Europe est en ce moment peu important, et toutes les places conservent leurs cours avec des affaires calmes.

A la halle de Paris du mercredi 15 janvier, les affaires n'étaient pas plus faciles que la semaine précédente; les farines se vendent toujours à de bas prix ; la meunerie s'abstient. Les offres sont très restreintes, malgré cela les prix se maintiennent difficilement; les blés blancs se cotent, 18 fr. 50 à 19 fr. 25 les 100 kil. en gare d'arrivée à Paris; les blés roux 18 fr. 25 à 18 fr. 50. Au marché de spéculation, la tendance était lourde en clôture, après un début assez régulier; le blé disponible a été coté 18 fr. 25 à 18 fr. 50, ainsi que le livrable courant du mois; février, 18 fr. 50 à 18 fr. 75; les autres époques, 18 fr. 50 à 19 fr. 50. Les cours des blés étrangers sont toujours nominaux dans nos ports du Havre et de Dunkerque. — A Marseille, le marché a été assez ferme la semaine dernière; les prix des blés russes y ont été soutenus dans les environs 13 fr. 45 les 100 kilog. en entrepôt. A Odessa, les transactions sont devenues plus actives à la fin de la S3maine dernière; les cours du blé ont varié de 11 fr. à 13 fr. 20. Les plants américains étaient en légère hausse au commencement de celte semaine.

Seigles. — La demande reste peu active; les prix sont tenus de 10 fr. 75 à

11 fr. les 100 kilog. à Paris.

Orges. — L'exportalion est pour ainsi dire nulle, et le port de Dunkerque reçoit toujours d'importants arrivages d'orges d'Algérie et de Tunisie pour la brasserie et la malterie du Nord. Les prix des orges indigènes sont les mêmes qae la semaine précédente; les orges algériennes et tunisiennes valent 12 fr. 75 à 13 fr. les 100 kilog. délivrés sur wagon. — En fait d'escourgeons, il ne se traite guère que des rachats pour le découvert, le Centre et la Beauce ne voient presque plus d'offres sur leurs marchés; à Paris, on cote 15 fr. 75 à 16 fr. les 100 kilog. en gare d'arrivée.

Malts. — Prix sans changements, avec une demande peu active, quoique la fabrication marche toujours.

Avoines. — La tendance est meilleure que la semaine dernière; les offres en culture sont moins nombreuses. A Paris, on cote toujours 14 fr. 50 à 16 fr. 25 les 100 kilog. suivant provenance couleur et qualité. Les avoines de Suède, 15 fr. à 15 fr. 25 ; les Liban noires et blanches, 14 fr.

Maïs, — La demande s'est un peu ralentie; les maïs roux de la Plata et des Etats-Unis sont tenus à 12 fr. 25 les 100 kilog. sur ^Yagon au Havre ; les bigarrés,

12 fr. 25.

Sarrasins. — Cours fermement tenus de 11 fr. 75 à 12 fr. les 100 kilog. en gare d'arrivée à Paris.

Fèves et féveroles. — Les féveroles indigènes sont bien tenues à 17 fr. 50 les 100 kilog. à Paris; celles d'Egypte valent 15 fr. à Marseille; les cosses de fèves mélangées valent de 9 fr. à 9 fr. 50.

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