‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 699 sur 737 · ET MODIFICATIONS A Y APPORTERA · texte numérisé non relu

ET MODIFICATIONS A Y APPORTERA

Le procédé Kjeldahl dont l'usage s'est si rapidement généralisé en France à cause de sa simplicité présente cependant certains inconvénients qui ont déjà été signalés par divers chimistes.

L'emploi du sulfate de cuivre ou de mercure ne va pas en effet sans quelques difficultés, car on ne peut prétendre obtenir de bons résultats avec le sulfate de cuivre qu'en opérant avec de très petites doses de celui-ci : ce qui prolonge l'attaque pendant plusieurs heures. En outre, le mercure dont l'action est plus vive que celle du cuivre nécessite une précipitation ultérieure par un sulfure alcalin ; enfin, comme on l'a démontré, si, pour hâter l'opération, on accroît la dose de métal, les résultats deviennent de plus en plus inexacts au fur et à mesure que la disproportion augmente entre la matière attaquée et le sel métallique employé.

A la Station agronomique départementale de Seine-et-Oise , nous suivons la méthode de Kjeldahl depuis déjà plusieurs années, mais seulement comme contrôle du procédé à la chaux sodée. Dans ces con-

1. Cette note a été présentée à la Société chimique par M. Maquenne (séance du 8 avril 1896).

ditions elle nous a toujours été très précieuse et notamment pour les matières d'une préparation mécanique difficile, tels que : les déchets de viande, de poils, de chiffons, etc. Mais c'est aussi parce qu'elle nous a été quelquefois infidèle, dans l'analyse de substances analogues à celles que nous venons de signaler, que nous avons tenté de la modifier dans son principe.

Dès le début de ces recherches nous pensâmes, comme beaucoup d'autres chimistes qui se sont occupés de cette question, que si l'on pouvait opérer l'attaque de la matière organique à analyser, à une température supérieure à celle de l'acide sulfurique, on aurait chance de transformer pius complètement et dans un temps plus court tout l'azote en sel ammoniacal.

Aussi fîmes-nous d'abord usage d'acide phosphorique à 60 degrés et de bioxyde de manganèse et ensuite de phosphate de sesquioxyde de manganèse.

Les résultats furent peu encourageants.

Dans le second cas d'ailleurs, nous nous aperçûmes, et nous vérifiâmes par une opération directe en opérant sur du sulfate d'ammoniaque, qu une partie de l'azote ammoniacal était brûlée et même qu'une certaine proportion passait à l'état d'azote nitrique qui se dégageait.

Les oxydes de manganèse étant naturellement à écarter, nous eûmes recours à l'emploi du sesquioxyde de fer qui nous fournit des résultats très encourageants relativement à la précision des dosages ; mais le procédé étant plus compliqué et aussi plus lent et plus désagréable que le procédé Kjeldahl, nous abandonnâmes l'acide phosphorique pour revenir à l'emploi de l'acide sulfurique et des oxydes.

Nous employâmes d'abord le sulfate de fer, puis le fil de clavecin, qui donnait des résultats tout aussi satisfaisants que le sulfate de fer, puis ensuite le manganèse. Mais comme nos expériences antérieures le faisaient prévoir, plusieurs inconvénients sérieux subsistaient toujours. D'abord, le sulfate de fer étant insoluble dans l'acide sulfurique, il en résultait des soubresauts, puis à la reprise par la soude on avait un volumineux précipité de sesquioxyde de fer qui entravait considérablement la distillation ; ensuite le bioxyde de manganèse et le permanganate détruisaient une partie de l'ammoniaque.

Nous avions essayé également les acides vanadique et molybdique, toujours avec 20 centimètres cubes d'acide sulfurique et 0 gr. 500 de matière à analyser; mais ces divers procédés sont à abandonner à cause de la longueur du temps qu'ils exigent.

Convaincus désormais que l'emploi des oxydes présentait toujours des inconvénients, nous en cherchâmes la suppression et c'est dans cette intention que nous employâmes les acides borique et arsénique. Si le dernier est à écarter pai" suite du dégagement très lent de l'ammoniaque par la soude, le premier au contraire nous a fourni des résultats satisfaisants. Mais ne voulant pas pousser cette étude plus loin, nous nous sommes arrêtés au procédé suivant qui nous a donné toute satisfaction.

Revenant à notre première idée, nous cherchâmes à élever le point d'ébullition de l'acide sulfurique à une température assez haute pour

abréger Toxydalion des matières organiques. Après avoir essayé difiërenls sels, nous fîmes cboi.v du sulfate de potasse qui remplit parfaitement le but et qui possède en outre le grand avantage d'être soluble dans l'acide sulfurique cliaud'. Nous en employâmes d'abord 10 gr. Dans ces conditions, le point d'ébullition s'élève, en elYet, et la décoloration s'obtient en deux heures au plus; mais ce n'était pas à cette élévation de température qu'il fallait attribuer les bons résultats constatés, mais au sel lui-même, car à la dose de 1 et 2 grammes seulement, il procure les rendements en azote les plus élevés, quoique les liqueurs soient encore sensiblement teintées. Ce qui démontre que la décoloration du liquide ne prouve absolument rien. Le seul inconvénient de ce sel c'est d'exiger encore un temps relativement trop long pour que l'attaque de certaines substances telles que la corne soit complète.

Aussi nous rappelant les bons résultats obtenus par l'emploi de l'acide pbospborique, pensâmes-nous à joindre son action à celle d'un sulfate alcalin. Le pyrophosphate de soude obtenu par la calcination du phosphate de soude ordinaire remplit parfaitement ce but car l'attaque est réduite à deux heures et la décoloration est complète avec un ou deux grammes.

Voici comment il convient d'opérer. On pèse 0 gr. 500 de la matière à analyser que l'on introduit dans un ballon de 250 centimètres cubes avec 20 centimètres cubes d'acide sulfurique et 1 ou 2 grammes de pyrophosphate de soude pulvérisé et bien desséché. Le ballon légèrement incliné et placé dans un petit bain de sable en tôle mince est chauffé d'abord lentement, puis quand le dégagement d'acide sulfureux s'est ralenti, ce qui arrive généralement au bout de vingt minutes et que tout le sel alcalin s'est dissous, on élève progressivement le feu jusqu'à la température d'ébullition de l'acide sulfurique. L'attaque est achevée quand la liqueur devenue limpide est à peine teintée. On laisse refroidir et le liquide sirupeux est étendu d'eau distillée, puis introduit dans une cornue tubuiée d'un litre de capacité. On lave le ballon avec soin, on additionne d'une goutte de teinture de tournesol et on ferme la tubulure avec un bouchon portant un entonnoir à robinet. La cornue, maintenue le col légèrement redressé et adapté à un tube ascendant de 1 centimètre de diamètre et de 60 centimètres de longueur, communique avec un condensateur. C'est alors qu'on ajoute par le robinet de la lessive de soude jusqu*à ce que la coloration bleue, due à l'action de l'alcali, disparaisse à peine par l'agitation. A ce moment, on introduit, toujours par la tubulure, 3 grammes de magnésie qui doit colorer la masse en bleu*. Le volume du liquide doit atteindre 450 à 500 centimètres cubes. On le complète avec de l'eau si cela est nécessaire. Avec cette quantité de liqueur à distiller on n'a plus à redouter les soubresauts.

1. Ce travail était achevé lorsque nous avons eu connaissance de la note de M. Bernard Dyer dans le Hiilletin de la Société cliiniique du b avril dernier.

'2. Nous dirons ici que c'est après avoir très étudié la question que nous avons abandonné l'emploi exclusif de la soude f;our provoquer le dégas-emeiit de l'ammoniaque, par ce que. celle-ci, comme la potasse d'ailleurs, a deux inconvénients sérieux. D'abord parce qu'il faut éviter de pousser trop vivement l'ébullilion sous peine d'entraîner, malgré les précautions prises, des quantités importantes d'alcali; ensuite parce que si un fait usage d'une liqueur alcaline renfermani des carbonates le départ des dernières traces d'ammoniaque est long et difficile. La magnésie n'offre aucun de ces désagréments.

On agite la cornue et on chauffe de façon à dégager la totalité de l'ammoniaque en une heure un quart ou une heure et demie.

Inutile d'ajouter que l'ammoniaque est absorbée par 10 centimètres cubes d'acide titré.

Il faut veiller avec le plus grand soin à n'employer que des réactifs exempts d'ammoniaque et d'acide nitrique.

Voici, résumés sous forme de tableau comparatif, les résultats des analyses exécutées en se conformant aux indications que nous venons d'exposer :

Méthode au Méthode au sulfate dp potasse. pyrophosphate de soude

Méthode Procéih^ avec 10 gr. avec 5 gr. avec-2gi'. avec 1 gr. avec '2 gr. avec 1 gr

Nature de la substance dite de la Kjeldahl décoloration décoloration décoloration décoloration décoloration décoloratioi

analysée. rhauxsodée. (mercure) en i à 2 h. en-::à3h. en 2 i/2à 3 1/2 on 3h. à4 1/2 en t à 2 h. en2l/2ài5

Az. 0/0 Az. O/O Az. O/O Az. 0/0 Az. O/O Az. 0/0 Az. O/O Az. 0/0

Corne n° 1 13.00 13.00 13.15 13.15 13.20 13.20 13.20 13.20

Viande n" 1 10.34 10.35 10.41 10.45 10.45 10.45 10.40 10.45

Viande n'^ 2 8.65 8.65 8 75 8.75 8.80 8.80

Viande n" 3 9.50 9.45 9.30 9.40 9.50 9.55 9.60 9.50

Sang desséché n" 1 11.40 11.35 11.40 11.45 11,50 11.50

Sang desséché n" 2 10.45 10.45 10.55 10.55 10.60 10.65 10.65 10.60

Sang desséché n° 3 11.20 11.15 11.05 11.10 11.15 11.20

Engrais de poisson n» 1 . 8.95 8.85 8.95 9.01) 9.05 9.00 9.05 9.00

Engrais de poisson n" 2. 9.95 9.90 10.00 10.00 10.00 10.00

Engrais de poisson n" 3. 10.15 10.00 10.00 10. Od 10.10 10.15 10.15 10.10

Coiombine n" 1 6.95 6.90 7.15 7.18 7.20

Colonibine n" 2 6.27 6.27 6.30 6.30

Tourteau 5.25 5.25 5.25 5.30 5.25

Engrais n° 1 2.15 1.95 2.15 2.20 2.15

Engrais n» 2 8.85 8.80 - 8.85 8.90 8.90

Engrais n» 3 1.90 1.90 1.95 1.95 1.95

Il résulte de la lecture de ce tableau que les proportions d'azote trouvées sont supérieures ou tout au moins égales dans la méthode que nous proposons, comparées à celles obtenues par la chaux sodée ou par le procédé Kjeldahl.

Elle offre en outre, sur ce dernier procédé, plusieurs avantages qui sont à considérer, car on n'a plus à redouter les soubresauts dus à l'emploi d'un sel insoluble dans l'acide sulfurique, ni l'usage du sulfure de sodium qui est si désagréable. Enfin, les entraînements d'alcali ne sont plus à craindre et, à la reprise par la soude, on n'éprouve pas de difficultés pour faire dégager les dernières traces d'ammoniaque.

En résumé nous pensons avoir contribué par cette étude à éclairer l'emploi d'un procédé encore discuté dans ses résultats et l'avoir modifié d'une façon avantageuse tant sous le rapport de la facilité de l'exécution que pour la plus grande exactitude des dosages.

G. Rivière, G. Bailhache,

Professeur départemental, Préparateur-chef

Directeur de la Station agronomique à la Station agronomique

de Seine-et-Oise. de Seine-et-Oise.

Lettre à M. le Ministre de l'agriculture, président du conseil des Ministres.

Nîmes, le 10 juin 1896.

Monsieur le président, lorsque vous nous avez fait l'honneur de nous recevoir le mois dernier, nous vous avons entretenu d'une fraude nouvelle; le mouillage des vins par le négociant dans les villes qui n'ont pas d'octroi, et la mise en circulation de ces vins à l'aide d'acquits fictifs.

Vous avez dû recevoir la note que vous avez bien voulu nous demander sur ce point spécial; permettez-nous de vous entretenir, à un point de vue général, de la situation de la viticulture du Sud-Est et des desiderata des Sociétés d'agriculture de cette région

Ce qui préoccupe sérieusement les producteurs de vin, c'est que leur situation reste également précaire, que la récolte soit abondante ou rare. En 1893, année de grande abondance, nous avons vu le cours des vins tomber au-dessous de 10 francs.

En 1895, année de récolte extraordinairement réduite, la hausse des prix, nécessaire pour atténuer les manquants de production est entravée par la fabrication des vins artificiels, et on se demande avec anxiété si, à la récolte prochaine, le commerce, en présence d'une production normale, aura le courage de faire des achats après avoir eu toutes les peines du monde à écouler la récolte si réduite de 1895.

Et cependant, nous ne pouvons, sans nous ruiner, vendre nos vins à bas prix. La crise phylloxérique a entièrement modifié nos conditions de production. Les frais d'entretien du vignoble sont presque doublés par l'augmentation du prix de la main-d'œuvre, par l'exigence plus grande des plants greffés et par la lutte contre les maladies cryptogamiques.

Le minimum des frais de culture est de 500 fr. par hectare; en ajoutant pour l'intérêt et l'amortissement (au taux trop modique de 6 pour 100) des 3,000 francs de frais de reconstitution, on arrive à une dépense annuelle de 680 francs par hectare au minimum.

La statistique étant là pour corriger la légende qui attribue au Midi une production fantastique, nous savons que la moyenne de production pour les sept départements du Sud-Est ne dépasse pas 40 hectolitres à l'hectare. (L'Hérault le plus favorisé arrive premier, les années normales, avec 50 hectolitres).

40 hectolitres produit avec 680 francs de frais, cela porte à 17 fr. l'hectolitre le prix de revient du vin. Il est donc nécessaire que nous obtenions le prix de vente de 20 fr. — Nous aurions quelque chance d'y arriver si le vin était débarrassé des entraves et des droits excessifs qui en restreignent la consommation.

Les Sociétés agricoles du Sud-Est ont, à plusieurs reprises, depuis le vote par la Chambre de la réforme de l'impôt des boissons, insisté énergiquement pour que la suppression de tous les droits fût maintenue par le Sénat. Aujourd'hui, Monsieur le président, en don de joyeux avènement pour votre arrivée au pouvoir, elles atténuent quelque peu, mais non sans regret, cette prétention, et elles s'en remettent à vous pour demander le dégrèvement le plus large qu'il vous semblera possible d'obtenir.

Comme corollaire à ce vœu, l'Union du Sud-Est demande que la lois sur les octrois soit mise le plus tôt possible par le Sénat à son ordre du jour.

Un très large dégrèvement accordé par l'Etat et par les municipalités pourra seul donner le développement désirable à la consommation du vin, et prévenir l'avilissement des prix dans les années d'abondance. Mais ce dégrèvement, quelque large qu'on puisse l'espérer, ne suffirait pas à assurer notre avenir.

J'ai établi que le vin nous coûte 17 fr. à produire. J'ai eu l'honneur, monsieur le président du Conseil, de vous expliquer que des commerçants peu scrupuleux arrivent, par le mouillage, à fabriquer à 16 fr. 50, des vins semblables à des vins naturels, sans avoir à courir aucune chance de gelée, de grêle, de mildew, de black-rot, etc.; ils peuvent en outre se contenter d'un bénéfice restreint, puisqu'il leur est loisible de veudam/er de la sorte, plusieurs fois par année. Cette fraude ne serait pas possible si la régie trouvait un moyen de contrôler la sincérité des acquits; son inertie, en cette matière, est telle qu'on se demande (tant la misère rend malveillant) si la régie, qui ne peut ignorer ces abus, ne ferme pas les yeux parce qu'il ne lui déplait pas de percevoir des droits sur de l'eau.

En toute sincérité, monsieur le président, nous venons vous dire que le Midi n'aurait plus qu'à arracher ses vignes si la situation actuelle ne subissait de profondes et promptes modifications; nous ne pouvons lutter contre le vin artificiel produit à 16 fr. 50.

C'est dans cette conviction que l'Union du Sud-Est a émis le vœu suivant :

« Considérant l'inefficacité complète des diverses lois qui ont été faites en vue de défendre les vins naturels contre la concurrence des vins artificiels;

ce Considérant que le seul remède contre cette concurrence déloyale consiste dans l'interdiction absolue de la fabrication des vins artificiels,

« L'Union du Sud-Est demande que, comme en Autriche-Hongrie, en Espagne et en Portugal, la fabrication des vins artificiels soit prohibée. »

Si nous sommes assez heureux pour obtenir ces lois qui nous sont nécessaires, il nous restera à demander que ces lois, plus heureuses que leurs aînées, reçoivent une sévère application.

L'ivraie de la fraude a pris racine dans notre sol ; la fraction importante du commerce qui désire pouvoir rester honnête se joint aux producteurs pour en tenter l'extirpation; nous avons depuis longtemps demandé que le fraudeur récidiviste soit forclos du droit de transaction ; nous ne pouvons nous expliquer que cette demande n'ait jamais été accueillie.

Les viticulteurs du Sud-Est, vous remettent avec confiance, Monsieur le président, les vœux qui précèdent; ils savent qu'ils peuvent dans ce moment décisif pour eux, compter sur votre appui qui ne leur a jamais fait défaut.

Je vous prie, Monsieur le président du Conseil, de vouloir bien agréer l'hommage de mes sentiments les plus respectueux.

E. LUGOL,

Président de l'Union des Associations agricoles du Sud-Est.

PRESSOIRS CONTINUS

Le Journal a donné la description de la plupart des modèles de pressoirs continus qui ont été offerts aux viticulteurs depuis quelques années ; mais il est intéressant de revenir sur le pressoir Mabille qui, pendant les dernières vendanges, a donné des résultats qu'on peut désormais considérer comme définitifs.

Ce pressoir peut servir, comme on sait, non seulement pour extraire rapidement le jus des raisins blancs, mais aussi pour extraire les jus blancs de raisins rouges. C'est même pour ce dernier objet qu'on

PRESSOIRS CONTINUS

recherche surtout Jes presses continues. L'appareil (fig. 83) se compose de deux cylindres de fouloir, au-dessous desquels une vis d'Archimède émaillée, de diamètre et de pas réguliers, tourne horizontalement dans un cylindre en tôle de cuivre perforée, ouvert à sa partie supérieure, et qui forme l'égouttoir. La vendange passe dans le fouloir d'où elle tombe dans l'égouttoir au travers duquel le jus, mis en liberté par le foulage, s'écoule dans la trémie inférieure. Au delà de l'égouttoir, la vis se prolonge de quelques spires dans un cylindre en tôfe de cuivre perforée (tube filtre), muni à son extrémité d'une porte

Fig. 83. — Pressoir continu, du système Mabille.

à charnière, maintenue en position par un levier à contrepoids mobile. La partie du tube-filtre comprise entre la dernière spire et la porte, constitue la chambre de compression. A l'entrée du tube filtre, une roue à palettes, folle sur son axe, ou disque rotatif, s'engrène avec la vis. Les engorgements occasionnés par l'entraînement en rotation du marc, sont rendus impossibles par la présence successive des palettes du disque rotatif en travers des spires de la vis.

La vendange foulée et égouttée, entraînée par la vis, s'entasse dans la chambre de compression et s'y agglomère, au point de former un tampon obturateur, contre lequel les nouvelles couches de vendange, amenées par la vis, sont pressurées et complètement asséchées au fur et à mesure de leur arrivée. Sous la poussée énergique de la vis, les jus s'échappent au travers du tube-filtre et tombent dans la trémie inférieure, exempts de pépins, peaux et matières mucilagineuses ; le

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tampon de mai'c soulève la porte et s'évacue au dehors. Un registre articulé, placé dans la trémie inférieure, entre les deux goulots, permet de séparer les jus blancs des jus colorés.

D'après les résultats de l'emploi de ce pressoir continu pendant les dernières vendanges, en grande culture, on peut affirmer qu'il permet d'obtenir régulièrement 80 pour 100 de jus blancs avec des raisins rouges (Aramons et analogues), et que le rendement peut atteindre 85 pour 100 et même plus avec des raisins blancs (Folle-blanche et analogues). Ce sont des faits précis qui montrent la valeur de cet appareil. L. DE Sardriac.

I. — Loi du 11 juin 1896^ portant réglementation des Halles centrales de Paris.

Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article premier. — Les Halles centrales constituent un marché de première main, à la criée ou à l'amiable, des denrées alimentaires de gros et de demi-gros. Ces ventes s'opèrent selon les règles prévues par la présente loi et par le règlement d'administration publique qui sera rendu pour son exécution.

Le carreau est réservé, dans le périmètre des Halles, aux propriétaires de légumes et fruits vendant leur propre marchandise, à l'exclusion des regrattiers.

A titre transitoire, quelques pavillons resteront réservés à la vente au détail et aux commerces spéciaux de triperie et de charcuterie qui lui sont assimilés.

Art. 2. — Toute personne pourra recevoir -des producteurs et expéditeurs de denrées alimentaires mandat de procéder à leur vente, pourvu qu'elle satisfasse aux conditions suivantes :

1° Jouir de la nationalité française et des droits civils qui y sont attachés ;

2° N'avoir subi aucune condamnation pénale ou disciplinaire portant atteinte à l'honorabilité ;

3° Etre inscrite sur la liste dressée à cet effet par le tribunal de commerce après enquête et avis de la préfecture de police ;

4" Justifier de la concession d'un poste par la ville de Paris et du versement à la caisse municipale d'un cautionnement égal au montant des droits d'abri payés par le poste pendant l'exercice précédent, sans toutefois que le cautionnement puisse être inférieur à 5,000 francs.

Art. 3. — H est expressément interdit aux mandataires des expéditeurs d'acquérir pour leur propre compte les denrées qu'ils sont chargés de vendre ou des denrées similaires et, d'une manière générale, d'en faire le commerce par euxmêmes ou par personnes interposées ; et cela même en dehors des Halles ; de posséder à Paris ou en province et à l'étranger aucun magasin ou entrepôt. Ils ne doivent être rémunérés que par la commission librement débattue entre eux et leurs mandats.

Art. 4. — Ils sont tenus, sous les peines de droit :

1° De se conformer à toutes les prescriptions des règlements administratifs et des ordonnances de police concernant les Halles, et notamment de se soumettre aux formalités du contrôle prescrites par l'article 7 ci-après et le règlement d'administration publique ;

2" De compléter ou de reconstituer, dans les huit jours de l'avis qu'ils auront reçu du receveur municipal, le cautionnement dont il est parlé à l'article 2, paragraphe 4, et qui est spécialement affecté à la garantie des créances de la ville de Pans, d'abora, et de celles des expéditeurs en second ordre.

Art. 5. — En cas d'infraction à ces prescriptions ou de manquements à leurs devoirs professionnels, les mandataires sei'ont passibles de peines disciplinaires qui sont :

L'avertissement ;

La suspension pour un mois au plus ;

La radiation définitive.

Les deux premières peines sont prononcées par le préfet de la Seine ou le pré-

fet de police, suivant les attributions qui leur sont conférées par l'article 8, et la dernière, sur leur proposition, par le ministre de l'intérieur.

Art. 6. — Sera puni des peines portées à l'article 406 du Code pénal le mandataire convaincu d'avoir faussé ou tenté de fausser les enchères par quelque moyen que soit, ou d'avoir proclamé ou tenté de proclamer un cours supposé.

La même peine sera appliquée au mandataire convaincu d'avoir altéré le prix réel d'une vente ou le montant des frais tarifés sur les livres, carnets, volants prévus par la loi et le règlement d'administration publique.

AuT. 7. — Le règlement d'administration publique prévu pour l'exécution de la présente loi indiquera pour chaque pavillon comment sera organisé le contrôle administratif. Les dispositions communes à tous les pavillons seront :

\" Chaque poste possédera un livre à souches muni de deux volants dont les mentions seront concordantes; le premier volant accompagnera le lot jusqu'à la sortie du pavillon et sera ensuite remis par le fort à l'inspecteur principal; le second, destiné à l'expéditeur, énoncera, outre le prix de la vente, les frais tarifés (transport, octroi, décharge, manutention par le service des forts, droits d'abrii, ainsi que le montant de la commission qui devra comprendre tous les frais accessoires; dans le cas où plusieurs ventes seraient faites le même jour au nom du même expéditeur, les volants destinés à l'expéditeur pourront être remplacés par un bordereau récapitulatif reproduisant toutes les mentions des souches;

2" Après la conclusion de chaque vente, le prix énoncé sur le volant sera proclamé à haute voix ;

3'^ Toute marchandise vendue devra sortir immédiatement du pavillon ;

4° Les mandataires seront tenus de conserver pendant trois ans le livre à souches et toutes autres pièces de comptabilité.

Art. 8. — La préfecture de la Seine répartit les emplacements entre les mandataires des expéditeurs, en raison de l'importance de la marchandise qu'ils sont chargés de vendre, sous cette seule réserve que le préfet de police détermine, pour chaque pavillon, la surface minima indispensable à la vente des marchandises et à l'exercice du contrôle dans le poste ; elle a dans ses attributions la perception des droits municipaux et le poids ]iublic.

La préfecture de police assure le maintien du bon ordre au point de vue de la loyauté des transactions, de la salubrité des denrées et delà liberté de la circulation. A cet effet, un commissaire de police sera spécialement afiecté aux Halles centrales et tous les inspecteurs et agents placés sous ses ordres auront le droit de verbaliser.

Elle a dans ses attributions l'affichage du cours des ventes et la détermination des heures en dehors desquelles toute opération sera considérée comme nulle, et du minimun des lots.

Art. 9. — Une commission supérieure sera chargée d'adresser, au moins une fois par an, au Président de la République, un rapport sur la situation des Halles centrales, les abus qui peuvent s'y commettre et les réformes qu'ils comportent.

Ce rapport sera inséré au Journal officiel.

La commission sera présidée et convoquée par le ministre de l'intérieur. Elle comprendra :

Six membres appartenant au conseil municipal de Paris et élus par lui ;

Deux membres élus par les conseillers généraux de la Seine qui représentent les cantons suburbains et prix parmi eux;

Deux membres appartenant au conseil général de Seine-et-Qise et élus par lui;

Deux membres du conseil général de Seine-et-Marne et élufe par lui ;

Huit membres désignés par le ministre de l'agriculture ; cinq membres désignés par le ministre du commerce; quatre membres désignés par le ministre de l'intérieur.

Art. 10. — Les facteurs et commissionnaires en exercice auront trois mois, à partir du jour de la publication au Journal officiel du règlement d'administration publique, pour se mettre en mesure de satisfaire aux obligations des paragraphes 1, 2 et 3 de l'article 2; à cette condition, ils auront un droit de priorité à la concession d'un poste.

Art. II. — Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions contraires à la présente loi.

II. — Circulaire aux préfets sur la nécessité d'assurer l'inspection sanitaire du bétail

dans les foires et marchés.

Paris, le 12 juin 1896.

Monsieur le Préfet, il résulte des renseignements qui me sont parvenus sur la situation des foires et marchés que, sur un certain nombre de points du territoire, le service sanitaire ne serait pas constitué pour exercer dans ces réunions la surveillance prescrite par la loi ctu 21 juillet 1881 et les instructions contenues dans la circulaire d'un de mes honorables prédécesseurs en date 1" décembre 1888.

Vous n'ignorez pas le danger que présentent les rassemblements de bestiaux au point de vue du développement des épizooties; il suffit en effet qu'il se trouve un seul malade pour infecter d'autres animaux et porter la contagion.

Dans ces conditions, afin d'atteindre un résultat présentant un caractère sérieux de gai'antie, je vous invite. Monsieur le Préfet, à ne prendre à l'avenir aucun arrêté portant création de foires et marchés aux bestiaux sans vous être assuré au préalable que les municipalités intéressées se sont imposé les charges nécessaires pour subvenir aux frais de l'inspection sanitaire des animaux qui y seront

amenés.

En ce qui concerne les foires et marchés aux bestiaux qui existent actuellement d'une manière légale, mais pour lesquels l'impossibilité d'établir un service vétérinaire serait absolument démontrée, soit par suite de l'éloignement du praticien, soit à cause du peu d'importance de la réunion et des frais dès lors hors de proportion qui en résulteraient pour la municipalité, j'estime qu'il y aurait lieu de confier à un agriculteur éclairé, ayant la connaissance des maladies du bétail le soin d'inspecter les animaux mis en vente. Toutefois, en cas de suspicion 'il est bien entendu qu'il faudrait prévenir par les voies les plus rapides le vétérinaire sanitaire de la circonscription, qui viendrait vérifier l'exactitude du

diagnostic.

J'appellerai aussi votre attention sur la nécessite de ne pas abandonner cette inspection à un empirique de profession. Je vous recommanderai en outre de faire surveiller par le vétérinaire délégué cette organisation d'un caractère essentiellement provisoire et destinée à prendre fin immédiatement avec les causes qui

l'aurait justifiée. .,,,., i i i •

Enfin, il y aura lieu à l'avenir de viser dans vos arrêtes 1 article 39 de la loi

du 21 juillet 1881. .

Recevez etc. Le Président du Conseil^ Ministre de l agriculture,

Jules Méline.

SITUATION AGRICOLE DANS LA SARTHE

Le Mans, 14 juin 1896.

Nous avons enfin reçu de la pluie en quantité suffisante. L'hiver a été très sec, il n'est pas tombé de neige, et depuis le 12 avril jusqu'au 3 juin nous n'avons eu que quelques petites pluies absolument insignifiantes. La sécheresse était encore agf^ravée par un vent du nord sec et froid.

Les blés ont assez bien résisté, mais les orges, les avoines et les pommes de terre ont sérieusement souffert; la pluie qui est venue va faire beaucoup de bien, mais le mal ne sera qu'incomplètement réparé.

La première coupe des fourrages est mauvaise ; les prés ne sont pas encore fauchés mais on ne peut pas compter que l'herbe croîtra notablement; en revanche on peut espérer un regain abondant. A. de Villiers de l'Isle-Adam.

A l'occasion de l'inauguration de la ligne des Andelys, qui a eu lieu sous la présidence du ministre des travaux publics, la décoration de chevaher du Mente agricole a été conférée, par arrêté du président du conseil, ministre de l'agriculture, en date du 31 mai 1896, à : . r> /c ^

MM Ma<^son (Adolphe-Julien) cultivateur, adjoint au maire de Bois-Jérônie-Samt-Ouen (Lure) : directeur d'une importante beurrerie. Plusieurs récompenses dans divers concours et expositions;

^^Am'^DES^'SiïnSËt^^^^^^^^ instituteur à Gaillardbois-CressenviUe (Eure) : nombreuses

récompenses pour son enseignement agricole; 33 ans de services . , . .,. ,■„„

HÉBERT (Frédéric-François", cultivateur, maire de Mmds (Eure) : importantes améliorations foncières. Application des nouvelles méthodes de culture; 45 ans de pratique agricole.

A roccasion de la distribution des récompenses du concours régional de Moulins, qui a eu lieu sous la présidence du ministre des colonies, la décoration de chevalier du Mérite agricole a été conférée, par arrêté du président du conseil, ministre de l'agriculture, en date du 31 mai 1896, à :

MM. AucLERT (Théophile), agriculteur, maire de Saint-l'rieslen-Murat (Allier) : imporlanles améliorations foncières. Miîmhredu jury dans les concours; 40 ans de pratique agricole.

liRUEL (François-Charles Eugène), constructeur de machines et d instruments agricoles à Moulins (Allier) : propagation et perfectionnement du matériel agricole. Importantes récompenses dans les ex[)osilibns.

Cornette (Georges), constructeur-mécanicien, à Moulins (Allier) : nombreuses récompenses dans divers concours.

GiR.\RD (Paul), agriculteur, maire de Bessay (Allier) : bonne tenue d'une importante exploitation agricole, membre du jury du concours général de l'aris; 20 ans de jiratique agricole.

Laurent (Simon), fermier à Escurollcs (Allier) : lauréat du prix cultural de la '2"= catégorie au concours régional de Moulins (18y<i); 30 ans de pratique agricole.

Masson (Louis), agriculteur, maire de Genuelines (Allier) ; création de prairies. Travaux d'irrigation ; 50 ans de pratique agricole.

Mallet (l'ierre), propiiétaire agriculteur à Lusigny (Allier) : expert agricole. Lauréat d'un prix d'honneur de culture; 52 ans de pratique agricole.

Thevenet (Antoine), fermier et viticulteur aux Vernusses-de-Bremay (Allier) : création de vignobles. Nombreuses récompenses dans les concours et expositions; 20 ans de pratique agricole.

Buvat (Jean-Baptiste), chef de division à la préfecture de l'Allier à Moulins : secrétaire général et organisateur du concours régional hippique de Moulins.

Gannat (Jean-Louis), conducteur des ponts et chaussées, chargé du service voyer de la ville de Moulins (.\llier) : organisation de nombreux concours agricoles et horticoles; 29 ans de services.

Thonnié (Jean-Baptiste-Marie), secrétaire adjoint de la Société d'horticulture de l'Allier, à .Moulins : services rendus par l'organisation de toutes les expositions faites par la Société d'horticulture de l'Allier depuis 1880.

ÉTAT DES RÉCOLTES DANS L'ALLIER

Pétrassin, par Arfeuilles (Allier), le 14 juin 1896.

Après la sécheresse du mois du mois de mai, la pluie nous est arrivée le 5 juin, mais la température s'est considérablement refroidie. Enfin, depuis trois jours, la température s'est bien élevée, ce qui favorise la végétation, maintenant que la terre est humide, et nous a permis de rentrer les fourrages, qui avaient été coupés la veille de la pluie.

Pour nos parages, malgré la sécheresse et surtout depuis le 5 courant que nous avons eu de l'eau, nos prairies naturelles se sont remplies d'herbe, du moins celle-ci s'est considérablement allongée, et nous espérons, sans avoir la surabondance de l'an dernier, avoir de quoi Hiverner nos animaux, car toutes ou presque toutes nos prairies artificielles n'ont rien donné ; le peu qu'elles ont pu fournir, il a fallu le faire consommer pour l'entretien de nos animaux.

En général maintenant, nos froments semblent assez beaux, un peu courts, mais sous l'influence de l'humidité, ils allongeront encore, les seigles sont longs, avec de beaux épis et semblent cacher les manques qu'ils avaient avant la monte, mais je crains que les gerbes ne soient que clairsemées. Depuis la venue de la. pluie, les avoines et les orges ont pris bon aspect. En général, beaucoup de manques dans nos champs de pommes de terre, plante petite, moyennement belle, grande manque dans nos semis de betteraves, carottes, qui sont fort en retard dans leur végétation, par suite de la sécheresse.

Il en est de même de la plantation de nos topinambours, certains champs sont complètement manques, dans d'autres les manquants lèvent maintenant que la terre est humide.

Nos vignes, sans avoir deux et trois grappes par branche, comme dans certaines années, ont belle apparence et sont indemnes jusqu'à présent de toute espèce de maladie; elles sont prêtes à mettre en fleurs, il leur faudrait maintenant quelques jours de beau soleil, pour passer cette phase de leur végétation, qui est si critique pour nous et d'où dépend le sort de la bourse du viticulteur.

Pendant la semaine qui vient de s'écouler, le vent d'ouest a soufflé avec violence et a cassé beaucoup de pampres; il a aussi fait tomber une certaine quantité de fruits de nos arbres et plus ou moins meurtri ceux qui restaient.

Sous l'intluence de la sécheresse le cours de tous nos animaux a considérablement baissé, surtout celui des cochons, qui est cependant l'espèce qui nous fait gagner le plus d'argent et qui est presque la seule ressource des petits agriculteurs et de la classe ouvrière. Nebout.

992 SITUATION AGRICOLE DANS LA NIÈVRE

SITUATION AGRICOLE DANS LA NIÈVRE

Des pluies se sont enfin maoifestées pendant cette quinzaine; elles ont certes amélioré la situation, mais elles s'y sont prises trop tard pour pouvoir la transformer entièrement.

Il ressort des informations les plus probantes qu'on avait trop présumé de la récolte de 1896. On prétendait d'abord qu'elle renouvellerait celles de 1874 et de 1882. et l'on voit maintenant que tout ce qu'on peut espérer, c'est qu'elle atteigne le rendement de l'année dernière, ce qui serait déjà assez satisfaisant.

On affirmait en outre que la moisson allait être en avance d'un mois et que conséquemment le stock disponible n'avait à satisfaire qu'à une consommation de onze mois : mais on est revenu de cette opinion et voilà que l'on s'aperçoit que l'année a perdu presque toute son avance et qu'il va falloir reformer les approvisionnements qui tendent à s'épuiser. Il semble en effet qu'on peut constater un raffermissement plus sérieux dans les cours du blé.

On est en ce moment en pleine faucbaison des prairies naturelles et artificielles. Après cette longue sécheresse des pluies pourraient survenir plus abondamment qu'on ne voudrait. En effet, si l'on en croit un ancien dicton, comme il a plu le jour de saint Médard et que saint Barnabe ne l'a pas contredit, ces pluies pourraient par leur continuité gêner le fanage et la rentrée. On serait alors obligé de recourir aux procédés au moyen desquels les praticiens luttent avec succès contre les intempéries et que nous n'avons pas à rappeler ici. Salomon.

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