XV. — A jrropos des prestations
Un de nos lecteurs nous transmet la protestation suivante relativement au mode d'application adopté dans sa commune, pour le règlement des prestations :
Cl Pourquoi, à nous cultivateurs, nous paie-t-on le caillou dans les prestations que nous faisons en nature 4 fr. 50 le mètre, tandis que l'adminisiration le paie jusqu'à 6 fr. le mètre aux entrepreneurs? Ce fait nous fait doublement mal parce que les entrepreneurs étant payés plus cher (^ce nous paient leur caillou à leurs tireurs 2 francs ou 2 fr. 50, au lieu de 1 fr. 50 à 2 francs ; nous ne pourrons plus trouver de tireurs, ou il nous faut payer comme les entrepreneurs, et nous ne gagnons plus rien.
« Il résulte de tout ceci que le cultivateur qui faisait ses prestations en nature est obligé de payer, et cela pour enriciiir les entrepreneurs. »
Cette protestation nous parait absolument justifiée; il y a, dans le fait signalé, un abus administratif qu'on doit signaler, et dont on doit poursuivre la disparition. Mais, c'est par voie de réclamation, et non par voie judiciaire, quon pourrait le faire cesser.