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CONSERVATION DES TOMATES POUR L'HIVER

Pour en trouver l'emploi, on tait aussitôt des conserves pour l'hiver ; les ménagères réussissent rarement les conserves qu'elles font, et s'adressent alors aux grandes fabriques qui les vendent un prix assez élevé. Je pense donc être utile et agréable à la nouvelle génération, en rappelant, un mode de conservation des plus simples, que notre savant et zélé collègue, M. Andry, ancien secrétaire général de la Société centrale d'horticulture de France, nous a fait connaître, il y a bien des années.

Il faut choisir de beaux fruits, mûrs, parfaitement sains, qu'on a soin de bien essuyer; ils sont placés entiers dans un bocal à goulot large; on verse par-dessus un liquide composé de huit parties d'eau, une partie de vinaigre et une partie de sel de cuisine, puis on recouvre le tout d'une couche d'huile d'olive d'un centimètre d'épaisseur.

Par ce procédé peu coûteux, la conservation des tomates est pour ainsi dire indéfinie, puisque M. Andry en a conservé de cette manière qui étaient encore dans le meilleur état au bout de huit ans.

Eug. Vavin.

Au concours régional de Melun, la maison Albartt, de Liancourt Oise), présentait une très belle collection des machines sortant de ses ateliers. Non content des légitimes succès qu'il a déjà obtenus auprès des agriculteurs, l'habile directeur de l'usine travaille toujours à perfectionner sa fabrication. C'est pourquoi nous avons à revenir sur un certain nombre d'appareils auxquels d'importantes modifications ont été apportées.

C'est d'abord la machine à vapeur loconiobile que représente la fig. 6. Cette machine se recommande à la fois par sa construction et par ses qualités.

La chaudière est composée d'un corps vertical où se trouve le foyer, dont la partie supérieure sert de réservoir de vapeur, et d'un autre corps cylindrique horizontal, où sont les tubes en laiton. Le foyer est vaste, afin d'obtenir un bon mélange des gaz, et par suite, une combustion parfaite. La longueur des tubes est aussi grande que possible pour que la chaleur soit parfaitement utilisée. Autour de la boîte à fumée, se trouve un réservoir d'eau froide, lequel constitue un premier réchaufTeur. L'eau aspirée par la pompe dans un récipient, placé sur le sol, est d'abord refoulée dans ce réchauffeur, où elle acquiert une température élevée; puis, par une simple manœuvre de robinets, celte eau est reprise par la pompe et introduite dans la chaudière. Dans son parcours, elle circule dans plusieurs tubes placés dans l'intérieur du bâti où passe l'échappement avant de se rendre dans la cheminée, ce qui constitue un deuxième réchaufî'eur, et lorsqu'elle est refoulée dans la chaudière, elle a acquis une température très élevée, et cela, sans nuire au bon fonctionnement de la pompe.

Le mécanisme est monté sur la chaudière. Les coussinets sont larges. . Le cylindre est à enveloppe de vapeur. Cette enveloppe est constamment en communication avec le réservoir de vapeur afin d'éviter le plus possible le refroidissement. Par ce moyen, il ne circule dan,s l'enveloppe que de la vapeur ayant la même pression que celle de la ch:uidière,

Le régulateur à boules est d'un système particulier très sensible. Il commande un levier agissant sur les tiroirs et mettant constamment la durée de l'introduction dy la vapeur en rapport avec le travail à produire. De plus, cette machine peut être munie de l'appareil P.'tit-Pi M-re qui a pour but de réchauffer la vapeur et de vaporiser

l'eau entra.înée par cette dernière. Cet appareil, appliqué à beaucoup de chaudières, donne les meilleurs résultats pratiques, et il est très avantageux, comme il est facile de le comprendre, puisque la vapeur arrive ainsi au cylindre, parfaitement sèche et sans refroidisse-

ment.

La batteuse, que montre la fig. 7, est un modèle très estimé pour les fermes ^t pour les entreprises de battage. Elle ejLJge une locomobile

de 5 chevaux environ pour être mise en mouvement. Ce qui la caractérise, c est la disposition à retour de paille, c'est-à-dire que les tiges après avoir été projectées par le batteur, reviennent sur elles-mêmes; le secouage est ainsi beaucoup plus complet. Cette batteuse possède

aussi l'appareil à poussière qui permet à cette dernière de sortir du côté opposé des lieurs de paille, de sorte que ceux-ci ne sont nullement incommodés. Cette disposition n'exige aucune force motrice et est aussi simple qu'efficace.

Les principaux avantages de cette batteuse peuvent se résumer ainsi : force motrice partaitement utilisée, excellent battage, paille bien conservée, suppression complète du grain clair dans la longue

paille, extraction de la poussière, et bon vannage du grain. Son prix est de 1,950 francs.

Nous continuerons cette revue dans un prochain article.

Henry Sagnier.

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