XV. — Sériciculture
Les ventes de cocons frais ont lieu avec des prix en hausse de 25 à 50 centimes par kilogr. D'après le Moniteur des soies, la réduction de la récolte proviendrait uniquement du petit nombre des éducations. Le succès des lots issus de graines de choix serait général : le prix de 4 fr. avec un rendement de 45 à 50 kilog. de cocons suffirait largement à entretenir le zèle des éleveurs; en effet ils avaient moins de bénéfice autrefois en les vendant 6 à 7 francs, alors qu'ils n'obtenaient que 20 à 25 kilog. à l'once.
La conclusion à en tirer est que l'industrie séricicole n'est point autant en péril que quelques-uns veulent le dire. Lesitaliens, plus intéressés que lUjus en celte affaire, n'ont point l'air de s'inquiéter; jamais ils n'ont mis plus d'ardeur à soigner leurs plantations de mûriers et leurs grainages. J.-A. Barral.
CONCOURSl RÉGIONAL DE MELUN. 13
Deux choses ont donné une physionomie spéciale au concours régional qui s'est tenu àMelun, du 12 au 21 juin, pour la région du Nord, comprenant les départements de l'Aisne, du Nord, de 1 Oise, du Pas-de-Calais, de la Seine, de Seineet-Marne, de Seine-et-Oise et de la Somme : une collection hors ligne de machines destinées à tous les travaux agricoles et une exhibition magnifique de moutons mérinos.
Le plus grand nombre des constructeurs et des entrepositaires de machines, en France, étaient venus exposer leurs meilleurs types de machines; quelques-uns avaient fait des exhibitions spéciales fort intéressantes. Il faut citer tout d'abord M. Albaret, M. Bajac, M. Pécard, M. Grautreau, M. Pilter, M. Dudouy, MM. Decker et Mot, M. Decauville, M. Dumont, MM. Aveling et Porter, M Candeher, M. Olivier-Leq, M. Peltier jeune, M. Gumming, M. Aultmann, etc. Au nombre des machines nouvelles qui ont appelé d'une manière --""'-'" l'attention des visiteurs, figure en première ligne la lieuse indépendante
pour les gerbes de céréales, exposée par M. Dudouy ; les quelques essais faits sous nos yeux ont démontré à la fois l'esprit ingénieux de l'inventeur, et la valeur pratique de l'appareil. A côté, il faut citer les moulins agricoles de ML Albaret, auxquels a été décerné un premier prix; l'engreneuse pour machines à battre, de AI. Demoncy-Minelle, la simplification du secoueur de paille dans la batteuse à manège de M. Gautreau, etc., etc.
Deux concours spéciaux ont principalement appelé l'attention : celui des appareils de culture à la vapeur, et celui des locomobiles routières pour les transports agricoles. Dans le premier concours, deux ordres d'appareils étaient en présence: ceux à deux machines motrices, ceux à une seule. Dans la première section, on voyait en lutte, d'une part, MM. Aveling et Porter; d'autre part, M. John Fowler, représenté par M. Decauville. Dans la deuxième section, on pouvait étudier les appareil- de M, Debains, et ceux d'un nouveau venu dans ce genre de construction, M. Pineau, de Moulins. Nos lecteurs connaissent les appareils Fowler, Aveling et Porter, Debains ; il n'y a rien à ajouter actuellement aux descriptions publiées ici à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878. Nous dirons seulement que les appareils de M. Debains, complets sans la locomobile que doivent posséder toutes les fermes qui peuvent faire du labourage à vapeur, coûtent, au maximum, 14,000 francs, comprenant le treuil-tender, les ancres, les câbles et poulies, le cultivateur tournant à cinq dents, la charrue à quatre socs, toute en fer et en acier. Quant à l'appareil Pineau, les premiers essais sont de nature à encourager le constructeur dans la voie où il est entré. — Les expériences des locomotives routières ont démontré la valeur de la machine Aveling et Porter. Cette machine a parcouru sur la route de Melun à Fontainebleau, en une heure six minutes, 10 kilomètres, en traînant une charge brute de 11,500 kilog., sans autre arrêt que celui fait pour resserrer un boulon. Les pentes de la route étaient de 15 à 27 millimètres par mètre. La machine a brûlé 69 kilog. de charbon, soit 0 kilog. 612 par tonne brute et par kilonaètre. Les tournées se sont faites très facilement, avec les quatre chariots que la machine remorquait, malgré un mode d'attelage improvisé. Les locomotives routières sont désormais d'un usage constant dans les travaux du génie militaire ; les expériences de Melun ont démontré qu'elles peuvent rendre de grands services dans toutes les.circonstances.
Si maintenant nous arrivons à l'exposition du bétail, nous devons d'abord nous arrêter devant la splendide collection de mérinos qui ne comprenait pas moins de 60 lots. Pour une seule section, c'est trop; aussi nous espérons que, dans la région, on fera désormais deux sections, l'une pour les jeunes, l'autre pour les adultes, suivant le vœu formulé par le jury. En effet, la race mérinos est maintenant devenue une race précoce, au même titre que les races anglaises les plus renommées; il est juste que le développement des animaux précoces trouve, dans les concours, un encouragement spécial. L'heureux vainqueur du prix d'ensemble a été M. Paul Bataille, de Passy-en- Valois, dont les lots étaient réellement splendides, surtout celui d'agneaux. A côté, MM, Duclert, Dehzy, Delamarre, Conseil- Triboulet, soutenaient avec éclat une juste renommée. — Les autres sections de moutons étaient un peu éclipsées par celle des mérinos ; toutefois, il serait injuste de ne pas donner une mention spéciale aux très beaux dishley-mérinos exposés par M. Martine-Lenglet, et aux southdowns de M. de Ghezelles et de M. Nouette-Delorme.
De toutes les catégories des races bovines, celle réservéeàlarace cotentine comptait le plus grand nombre d'animaux, mais les plus intéressantes étaient celles des races flamande, boUandaise et Durhara. La Section des hollandais était certainement la plus remarquable; M, Gliristpfle exposait des animaux qui ont mérité tous les suffrages; on trouvera à la liste des prix les noms des autres lauréats. 11 faut, dans la section des durhams, signaler particulièrement les animaux exposés par M. Lacour et par M. de Falloux; la célèbre étable du bourg d'Iré maintient sa grande réputation. M. Stevenoot, fermier à Armbouts-Gappel (Nord), exposait, de son côté, quelques durbams-flamands bien réussis; cet agriculteur est un de ceux qui ont le mieux secondé M. Yandercolme dans son active propagande en vue du progrès du drainage, de la transformation des fosses à fumier, etc,
Peu de cboses à dire des races porcines; mais une très belle et très nombreuse exposition d'animaux de basse-cour. Elle a été l'occasion d'un succès hors ligne pour M. Lemoine, de Crosne (Seine-et-Oise), qui a remporté huit premiers prix et le prix d'ensemble. En outre, un diplôme d'honneur spécial a été attribué à Mme Lemoine pour un modèle tout à fait réussi d'élevage de poussins. Dix-huit parcs en miniature s'alignaient sur une étendue de 20 mètres ; dans chaque parc, gazonné, sablé et entouré d'un grillage, une poule de race différente et enfermée dinsune cabane où elle réchauffait ses poussins auxquels un grillage permettait de courir hors de la cabane. Ce n'est pas seulement en vue de résoudre la difficulté, d'ailleurs assez grande, de forcer dix-huit poules à couver à la même date, mais dans un but d'instruction que cette exposition a été organisée. Mme Lemoine s'empressait, en effet, de donneraux visiteurs des détails peu connus sur les différences de couleur dans le plumage des poussins et sur les variations que l'âge amène. Nous espérons que M. Lemoine les donnera lui-même aux lecteurs du Journal.
La ville de Melun avait organisé de nombreuses et belles fêtes à l'occasion du concours régional. Nous ne pouvons entrer dans le détail de ces solennités; nous diroiis seulement quelques mots de la distribution des prix du 'concours, qui a eu lieu le samedi 19 juin. Elle était présidée par M, Patinot, préfet de Seine-et- Marne, assisté par M. Lembezat, inspecteur de l'agriculture, commissaire général du concours, et entouré de M. Bancel, maire de Melun ; de MM. Foucher de Gareil et Oscar de Lafayette, sénateurs, et des députés du département.
Après une excellente allocution de M. Patinot, M. Lembezat a prononcé le discours suivant, souvent interrompu par les applaudissements :
« Messieurs, dans une région comme celle du nord de la France où l'agriculture industrielle occupe une aussi large place,, un concours est plus qu'une simple fête agricole; c'est un enseignement.
«Le département de Seine-et-Marne, qui est aujourd'hui le centre de réunion de la partie la plus riche et la plus importante de notre pays, au point de vue de l'appoint qu'elle fournit à la production générale, s'il n'est pas le plus favorisé sous le rapport de la fertilité de son sol, est remarquable, à tous égards, par les progrès constants, comme par les efforts couronnés de succès, qu'il ne cesse de faire, pour se mettre au niveau de ses voisins.
« L'extension de la culture de la betterave, qui a été le point de départ, et plus tard le pivot d'une grande prospérité pour le nord, a produit les mêmes résultats dans votre département, partout où les conditions normales de sa végétation ont pu être réalisées. Pour* atteindre ce but, il a fallu ici plus de travail, plus de dépenses qu'ailleurs, dans bien des cas, à cause des difficultés naturelles contre lesquelles les cultivateurs avaient à lutter. Des travaux considérables d'améliorations foncières ont été exécutés, et il me suffira, pour en donner la preuve, de citer le drainage, pour lequel le, département de Seine-et-Marne loccupe le premier rang.
ce En même temps, messieurs, que le sentiment industriel se développait dans la Brie, les notions d'agriculture scientifique s'introduisaient dans la pratique. Sans être chimistes, les agriculteurs ont vite compris l'importance de la grande loi de la restitution, loi générale, absolue, mais dont l'appUcation raisonnée est une question capitale pour obtenir des récoltes rémunératrices. L'emploi des engrais complémentaires se généralise de jour en jour, et je n'hésite pas à dire que les fermiers qui achètent le -plus d'engrais, sont ceux qui obtiennent les récoltes moyennes les plus élevées. J'ajoute qu'il ne saurait en être autrement. La synthèse de la production végétale peut se réduire à trois termes principaux, qui sont : le
CONGOUBS REGIONAL DE MELUN. 15
sol, sa préparation mécanique, et enfin, les éléments de nutrition que la plante doit y puiser.
« Les deux premiers termes de cette proposition varient peu. On peut atténuer, ou modifier dans une certaine mesure, les propriétés physiques d'un sol, mais c'est surtout par la nature et la quantité des engrais employés, que l'on obtient des récoltes économiques.
« Tous les bons cultivateurs de la Brio, — et leur nombre est considérable — savent, comme leurs confrères du nord, chez lesquels ils ont le bon esprit d'aller puiser des enseignements, quelle est l'importance de lajpaestion dont je parie en ce moment, question qui est résolue, sans aucun doute, aujourd'hui pour eux, mais qu'il faut désirer voir généraliser le plus tôt possible, pour être en mesure de fournir à la consommation nationale les matières alimentaires de première nécessité, telles que la viande et le pain, pour lesquelles la France est, malheureusement, depuis quelques années, tributaire des nations étrangères.
a Puisque cet ordre d'idées se présente à moi, je vous demande la permission, messieurs, d'effleurer rapidement ce côté de la situation économique agricole. Je n'ignore aucune des plaintes et des doléances que la culture a fait entendre depuis plusieurs années, et je sais aussi que, dans bien des cas, il existe des souffrances réelles. Je viens de passer dix années dans une région cruellement atteinte dans sa fortune par le phylloxéra, et là, je l'avoue, le présent est sombre.
« Cependant, je n'ai pas trouvé le découragement dans le sud-ouest, malgré les blessures profondes qu'il a éprouvées. On lutte par tous les moyens contre la situation nouvelle; on fait de la submersion là où elle est possible ; on plante des cépages américains, on remplace la vigne par des céréales, des fourrages; en un mot, personne ne se laisse abattre.
« La riche région du nord, dont la production repose sur les céréales, le bétail, le sucre, l'alcool et quelques cultures de plantes industrielles, se trouve atteinte, elle aussi, dans sa prospérité. Elle fait intervenir comme causes efficientes de la situation actuelle, les charges que supporte la culture, l'augmentation du prix de la main d'œuvre, la diminution du nombre des ouvriers agricoles, enfin la législation sur le sucre et l'alcool, et les traités de commerce.
« Ces plaintes sont elles toutes fondées? quels sont les moyens à appliquer pour changer l'état des choses?
« Dans toute autre circonstance que celle-ci, messieurs, je me ferais un devoir de discuter devant vous les raisons invoquées pour établir les causes de la situation actuelle, et les moyens indiqués pour y remédier; mais cette discussion dépasserait de beaucoup les limites dans lesquelles je dois me circonscrire en ce moment.
« Permettez-moi de vous dire en substance que, malgré l'agitation qui s'est faite, et qui se continue encore sur la question agricole, personne n'oserait soutenir qu'en présence de plusieurs années peu favorisées sous le rapport de notre production, l'on doit mettre des droits sérieux sur le blé, à l'entrée, ou rétablir l'échelle mobile, qui n'a jamais fonctionné qu'au détriment de l'agriculture.
« Peut-on également réclamer un droit de 10 pour 100 ad valorem, sur le bétail, alors que la France ne produit pas assez de viande pour sa consommation, alors que cette consommation augmente d'une manière régulière, et que la culture ne peut la satisfaire?
« Et, d'ailleurs, êtes-vous sûrs, messieurs, que des droits comme ceux dont on parle empêcheraient les blés et le bétail étrangers de venir faire concurrence aux produits similaires nationaux ?
« Pour ma part, j'en doute absolument, et je ne vois de moyen pour lutter contre les étrangers, que de produire assez, et assez économiquement pour leur faire concurrence sur les marchés anglais, suisse, italien, espagnol, et fermer ainsi tout naturellement nos portes à leurs produits, dont nous n'aurons plus besoin, si nous avons des excédents chez nous.
« Tant qu'il en sera autrement, il faut nous estimer heureux de trouver avec notre argent, à acheter du blé et de la viande, à des prix modérés, car il n'est pas un esprit sensé qui se déciderait à affamer la France, dans une année où l'inclémence des saisons aurait atteint sa production.
«L'outillage agricole de la France se complète de jour en jour; les voies de terre, de fer, les canaux, et tous les moyens capables de favoriser les échanges et l'économie dans les transports, ne laisseront dans un avenir prochain plus rien à désirer. Il faut donc que la culture se prépare à entrer dans une large voie de production, pour lutter sur son propre terrain, avec les pays lointains qui lui apportent les
objets dont elle manque : il faut qu'elle ait confiance en elle pour en inspirer aux capitaux qui sont le nerf de toute activité. La fortune mobilière considérable de la France permet de supposer que les capitaux vont refluer sous peu, sur la propriété foncière et un mouvement sensible d'entreprises agricoles par actions se produit en ce moment. Il y en a des exemples dans votre département, notamment. Ce mouvement va s'accentuer inévitablement.
« Le dégrèvement des sucres, peut-être celui des alcools employés pour le • vinage, vont provoquer un fait économique certain, en en augmentant la consommation, et la région du nord n'aura plus à se préoccuper que de produire, pour se tenir au niveau des i^esoins, et il suffira de deux bonnes récoltes de blé en France, pour que cette crise agricole passagère disparaisse.
« D'ailleurs, est-ce que la situation de la France est unique?
ce Non, messieurs, elle n'est pas unique, et vous savez aussi bien que moi, les plaintes qui nous viennent de nos plus proches voisins.
« S'il existe des souffrances dans la région du nord — ce que je ne veux pas nier — je suis autorisé à dire qu'elles sont relatives et loin d'être générales, car, pas plus tard qu'hier, des hommes qui ont une situation considérable dans l'agriculture de la région, me disaient : « Oui, la culture traverse une phase pénible ; « mais personnellement, nous ne pouvons pas nous plaindre. »
« J'avoue, messieurs, que ces paroles m'ont beaucoup rassuré, et je suis heureux de vous les citer.
« Je m'aperçois que je n ai rien dit du concours qui est encore sous vos yeux.
« Une analyse ne vous apprendrait rien, et je suis persuadé que chacun des intéressés l'a faite à son profit mieux que je ne saurais , depuis la démonstration imposante de la culture à vapeur, jusqu'aux plus modestes instruments de la culture des jardins.
<c L'exposition vivante est représentée par des types bien connus des races peu nombreuses de la région, et se distingue particulièrement par la valeur et la qualité des diverses sections de l'espèce ovine.
« L'honorable rapporteur de la prime d'honneur va vous lire le très remarquable travail qu'il a fait sur les divers concurrents qui se sont disputé cette haute récompense, et vous pourrez ainsi apprécier d'une manière exacte les mobiles qui ont dicté les décisions de la Commission.
« Permettez-moi, messieurs, en terminant, d'adresser mes sincères remercîments au département de Seine-et-Marne et à la ville de Melun, pour la générosité qu'ils ont montrée à l'égard du concours, et pour l'accueil qu'ils m'ont fait.
« Pour mon compte, je n'ai jamais rencontré plus de bienveillance, plus de courtoisie, et plus de sympathie, que j'en ai trouvé auprès de M. le préfet et de M. le maire, et je tiens à leur dire ici publiquement combien, grâces à eux, ma tâche a été facile et agréable.
« Comme toujours, messieurs, le jury a déployé le plus grand zèle dans l'accomplissement de sa mission toujours délicate et difficile. Je l'en remercie au nom des exposants, et je proteste énergiquement ici contre les reproches inconsidérés dont on a voulu l'atteindre en dehors de toute justice. »
Après ce discours accueilli avec beaucoup de faveur, M. Godefroy a donné lecture d'un extrait de son rapport sur le concours de la prime d'honneur ; puis les récompenses ont été proclamées dans l'ordre suivant :
Prime dlionneur consistant en une coupe d'argent de la valeur de 3,500 fr. pour l'exploitation du département de Seine-et-Marne ayant obtenu l'un des prix culturaux et ayant réalisé les améliorations les plus utiles et les plus propres à être offertes comme exemple, décernée à M. Edouard Bouchet, à Preuilly, commune d'Egligny, canton de Donnemarie, arrondissement de Provins.
Prix culturaux.
!'■'= Catégorie. — Propriétaires exploitant directement leurs domaines ou par régisseurs ou par maîtres-valets. — Prix consistant en un objet d'art de 500 fr. et une somme de 2,000 fr., décerné à M. Nicolas, au domaine d'Arey, commune de Chaumes, canton de Tournan, arrondissement de Melun,
T Catégorie. — Fermiers à prix d'argent ou à redevances en nature fixes, remplaçant le prix de ferme; cultivateurs-propriétaires tenant à ferme une partie de leurs terres en culture; métayers isolés (domaines au-dessus de 20 hectares!. — Prix consistant en un objet d'art de 500 fr. et une somme de 2,000 fr., décerné a M. Edouard Bouchet.
Par décision de M. le ministre de l'agriculture e et du commerce, sur la proposition en jury,
un objet d'art a été décerné à M. Paul Auberge, à la ferme de Cramayel, commune de Moissy-
Cramayel, canton de Brie-Comte-Robert, arrondissement de Melun, pour bonnes cultures en ligne
et excellente installation de distillerie d'après le système Champonnois.
Médailles de spécialité.
Médaille d'or grand module, là. ktha.ndise 3 a.vTY, à La Noue, commune de Saint-Jean-les-Deux-
Jumeaux, canton de La Ferté-sous-Jouarre, arondissement de Meauï, pour nne remarquable vacherie et une importante fabrication de fromages de Brie. — Médaille d'or, M. Auguste Houdart, à Thorigny, canton de Lagny, arrondissement de Meaux^ pour culture améliorée de la vigne avec des instruments attelés.
Récompenses aux agents des exploitations qui ont obtenu des prix culturaux : 1" Catégorie. — (Agents de l'exploitation de M. Nicolas.) — Médailles d'argent, M. Barré, régisseur; Mme Barré; M. Victor Mathias, commis. — Médailles de bronze, MM. Alfred Poulet, maître valet; Joseph Roos. compagnon; Théophile Defî.rt, charretier.
2'= Catégorie. — (Agents de Texploitation de M. Bonchel.) — Médailles d'argent, MM. Auguste Refauveley; Greley, charretier. — Médailles de bronze, MM. Louis Cocher, charretier; Alexandre Cousin, charretier; Théodore Barrât, berger. — ôO fr., M. Fourthier, garçon de cour. Animaux reproducteurs. — Espèce bovine.
V' Catégorie. — Race flamande pure. — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le l" mai 1878, et avant le 1" mai 1879. -— 1" prix, M. Omaere, à Hazebrouck (Nord) ; 2% M. Ardaens, à Pitgam (Nord); S^jM. Fetel-Longueval, à Loon (Nord); prix supplémentaires, M. Marche, à Nouvion (Aisne) ; M. Rancy, à Hazebrouck (Nord); M. Penel, à Eps (Pas-de-Calais). — 2^ Section. — Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le 1"' mai 1877, et avant le 1" mai 1879. — l""- prix, M. Rancy; 2", M. Darras, à Coudekerque (Nord); 3% M. Trottein, à Hazebrouck (Nord) ; mention honorable, M. Platel-Wasse, à Moreuil (Somme). — Femelles. — 1"^ Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1878, et avant le l" mai 1879. — 1" prix, M. Fetel-Longueval; 2", M. Vermond, à Péronne (Somme); 3", non décerné. — Mention honorable, M. Fetel-Longueval. — 2" Section — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le 1" mai 1877 et avant le !<"■ mai 1878, pleines ou à lait. — l""' prix, M. Vermond; 2°, M. Hochet, à Villiers-en-Bierre (Seine-et-Marne); 3°, non décerné. — 3° Section. — Vaches de plus de 3 ans, nées avant le 1" mai 1877, pleines ou à lait. -— l" prix, M. Sys, à Hazebrouck (Nord); 2% M. Vermond; 3% M. Fetel-Longueval; 4% M. Baey, à Strazelle (Nord). — Prix supplémentaire, M. Lambrey, à Esquelbeck (Nord).
2" Catégorie. — Race normande pure. — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le 1" mai 1878, et avant le 1" mai 1879. — 1" prix, M. Haran. à Verneuil (Seine-et- Marne); 2°, M. Paul René, à Châtres (Seine-et-Marne); 3", M. Midorge, à Fleury-en-Bierre (Seineet-Marne). — 2= Section. — Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le V mai 1877, et avant le 1'" mai 1878. — 1°'' prix, M. Vavasseur, à Ferrières (Seine-et-Marne); 2", M. le marquis de Fraguier, au Mée (Seine-et-Marne); 3°, M. Leroy, à Nangis (Seine-et-Marne). — 3^ Section. — Vaches de plus de 3 ans, nées avant le 1" mai 1877, pleines ou à lait. — P"' prix, M. Nicolas, à Chaumes (Seine-et- Marne); 2", M. Vavasseur; 3", M. Leroy; 4'=, M. le marquis de Fraguier. — Prix supplémentaire, M. Boyenval. — Mention honorable, M. Nicolas.
.3'' Catégorie. — Race hollandaise. — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le l^'' mai 1878, et avant le l" mai 1879. — 1" prix, M. Christofle, à Brunoy (Seine-et-Marne); 2", non décerné. — 2' Section. — Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le 1" mai 1877, et avant le 1" mai 1878. — 1" prix, M. Christole; 2", M. Lacour, à Saint-Fargeau (Yonne). — Femelles — V Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1878, et avant le V' mai 1879. — l"prix, M. Christofle; 2% non décerné. — 2" Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le l" mai 1877, et avant le 1" mai 1878, pleines ou à lait. — l""' prix, M. Christofle; 2«, non décerné.
— 3" Section. — Vaches de plus de 3 ans, nées avant le I" mai 1876, pleines ou à lait. — 1" prix M. Christofle; 2= et 3% non décernés. — Mention honorable, M. Christofle.
■ Prix d' ensemble à attribuer au meilleur lot d'animaux des ]'% 2' et 3* catégories. — Un objet d'art décerné à M. Christofle.
Prix d'ensemble (par virement) à attribuer au meilleur lot d'animaux des l", 2" et 3» catégories. — Un objet d'art décerné à M. Fetel-Longueval.
4= Catégorie. — Race Durham. — Mâles. — P» Section. — Animaux de 6 mois à 1 an, nés depuis le 1" mai 1879 et avant le 1" novembre 1879. — l"prix, M. Debailly, à Mézières (Somme).
— M. de Lavaublanche, à Larbroye (Oise). — 2* Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le 1" mai 1878 et avant le 1" mai 1879. — 1"' prix, M. le comte de Falloux, à Bourg-d'lré (.Maineet-Loire); 2% M. Lacour. — Prix supplémentaire, M. Boyenval. — 3*= Section. — Animaux de 2 à 4 ans, nés depuis le 1" mai 1876 et avant le l" mai 1878. — P"' prix, M. Dubisc, à Epreville (Seine-Inférieure); 2°, M. de Lavaublanche. — Prix supplémentaires, M. Lacour; M. Debailly. — Femelles. — 1" Section. — Génisses de 6 mois à 1 anj nées depuis le V mai 1879 et avant le h"' novembre 1ST9. — Prix unique, M. le comte de Falloux. — 2'' Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1878 et avant le 1" mai 1879. — P"' prix, M. Debailly; 2% M. Lacour.— 3'' Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le l"' mai 1877 et avant le 1" mai 1879, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Debailly; 2", M. Lacour. — 4* Section. — Vaches de plus de 3 ans, nées avant le 1" mai 1877, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Debailly; 2", M. Boyenval. — Prix supplémentaires, M. Dubosc; M. Lacour. — Mention honorable, M. Boyenval.
4"" Catégorie. — Croisements durham. — Mâles. — l" Section. — Animaux de 6 mois à 1 an, nés depuis le 1" mai 1879 et avant le 1" novembre 1879. — Prix unique, non décerné. — 2' Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le 1" mai 1878 et avant le 1" mai 1879. — 1" prix, non décerné; 2% M. Stévenoot, à Armbouts-Cappel (Nord). — 3» Section. —Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le 1" 1877 et avant le V mai 1878". — 1" et 2= prix, pas d'animaux présentés, -r- Femelles.
— !•••■ Section — Génisses de 6 mois à 1 an, nées depuis le l"' mai 1879, et avant le l" novembre 1879. — 1" prix, non décerné; 2", M. Stévenoot. — 2" Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1878 et avant le 1" mai 1879. — 1" prix, M. Debailly; 2\ M. Fetel-Longueval. 3' Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées denuis le l" mai 1877, et avant le 1" mai 1878, pleines ou à lait.— 1" prix, M. Debailly ; 2". M. Fetel Longueval. — 4^ Section. — Vaches de' plus de 3 ans, nées avant le 1" mai 1877, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Stévenoot; 2^ et 3°, non décernés.
6° Catégorie. — Races françaises ou étrangères autres que celles-ci et croisements divers autres que ceux de la 5" Catégorie. — M.àles. — P' Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le l^'mai 1878, et avant le l" mai 1879. — 1" prix, non décerné; 2", M. de Garsignies, à Beaufort (Somme). — 2' Section. — Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le 1" mai 1877, et avant le 1" mai 1878. — Prix unique, non décerné. — Femelles. — 1" Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1878, et avant le l" mai 1879. — V prix, M. Fetel-Longueval; 2% M. Giot, à Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne). — 2" Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le 1" m£ii
1877, el avant le 1" mai 1878, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Giot; 2", M. de Garsiguies. — 3° Section. — Vaches de plus de 3 ans, nées avant le 1" mai 1876, pleines ou à lait. — 1" prix, non décerné; 2°, M. Giot.
Espèce ovine.
1" Catégorie. — Races mérinos et métis-mérinos. — Mâles. — l" prix, M. Bataille, à Passy-en- Valois (Aisne); 2", M. Delizy, k Montémafroy (Aisne); 3% M. Duclert, à Oulchy-le-Château (Aisne); 4°, M. Toulol-Ghavin, à Epieds (Aisne); b", M. Michenon. à Andrezel (Seine-et-Marne). Prix supplémentaires, M. Delamarre, à Réau (Seine-et-Marne) ; M. Conseil-Triboulet, à Oulchy-le-Château (Aisne). — Femelles — 1" prix. M. Duclert; 2". M. Delizy; 3% M. Conseil-Triboule ; 4°, M. Bataille. Prix supplémentaires. M. Haran, à Verneuil (Seine-et-Marne); M. Hincelin, à Loupeigne (Aisne).
2" Catégorie. — Races anglaises à laine longue. — Mâles. — 1" prix, M, Maillard (Céran), à Sainte-Marie-du-Mont (Manche); 2", M. Massé, à Germigny (Nièvre); 3°, M. Martine-Lenglet, à Aubigny (Aisne). — Femelles. — 1" prix, M. Tiersonnier, à Gimouille (Nièvre) ; 2% M. Martine- Lenglet.
S"' Catégorie. — Races anglaises a laine courte. — Mâles. — 1" prix, M. Nouette-Delorme, à Ozouer-des-Champs (Loiret) ; 2", M. le vicomte de Chezelles, à Lierville (Oise); 2", non décerné. — Femelles. — l"' prix, M. Nouette-Delorme; 2°. M. le vicomte de Chezelles.
4= Catégorie. — Races françaises diverses et croisements divers. — Mâles. — l"' prix, M. Martine- Lenglet; 2", non décerné; 3% M. Muret, à Noyen (Seine-et-Marne). — Femelles. — 1" p:ix, M. Martine-Lenglet ; 2% M. Muret.
Prix d'ensemble, à attribuer au meilleur lot de l'espèce ovine. — Un olijet d'art, décerné à M. Bataille.
Espèce porcine.
1" Catégorie. — Races indigènes pures ou croisées entre elles. — Mâles. — l*"" prix, non décerné; 2", M. Rancy, à Hazebrouck (Nord), — Femelles. — V prix, M. Pailiart, Quesnoy-le- Montant (Somme); 2% non décerné.
2" Catégorie. — Races étrangères pures ou croisées entre elles. — Mâles. — i*"' prix, M. Boyenval, à Neuville (Somme); 2% M. Mengin, à Sainte-Geneviève-des-Bois (Loiret) : 3°, M. Pailiart. Mention honorable. — Femelles. — l'" prix, M. de Lavaublanche, à Larbroye (Oise); 2% M. Boyenval; 3% M. Pailiart. Prix supplémentaire, M. Mengin. Mention très honorable, M. Boyenval. Mentions ItonoraMes, M. Pailiart; M. Boyenval.
3" Catégorie. — Croisements divers entre races étrangères et races françaises. — Mâles. — !"■ prix, M. de Lavaublanche ; 2% non décerné. — Femelles. — V et 2" prix, pas d'animaux présentés.
Prix d'ensemble à attribuer au meilleur lot d'animaux de l'espèce porcine. — Un objet d'art décerné à M. Pailiart
Animaux de basse-cour.
Les premiers prix sont accompagnés d'une médaille d'argent et les prix suivants d'une médaille de bronze,
V" Catégorie. — Cogs et poules. — 1" Section. — Race de Crèvecœur. — 1" prix, M. Lemoine; à Crosne (Seine-et-Oise) ; 2°, Mlle Boyenval, à Sainte-Geneviève (Loiret). Mention honorable, M. Voitellier, à Mantes (Seiiie-et-Oise). — 2^ Section. — Race de la Flèche. — 1" prix, M. Lemoine; 2% M. Boutillier, à Choisy-le-Roi (Seine). Mentions honorables, M. Lemoine ; M. Mignot, à Lissy (Seine-et-Marne). — 3"* Section. — Race de Houdan. — 1" prix, M. Voitellier; 2", M. Boutillier. Mention très honorable, M. Lemoine. — 4° Section. — Races françaises diverses. — 1" prix, M. Lemoine ; 2% Mme Pailiart, à Quesnoy-Le-Montant (Somme); 3% M. Voitellier. Mention très honorable, M. Lemoine. — b" Section. — Races étrangères diverses. — l" prix, M. Lemoine; 2", M. Voitellier; 3% Mlle Boyenval. Mention très honorable, M. Lemoine. — 6"= Section. — Croisements divers. — Prix unique, M. Bocquet, à Paris.
2" Catégorie. — Dindons. — l" prix, M. Lemoine; 2®, M. Bocquet.
3° Catégorie. — Oies. — l"'' prix, M. Lemoine; 2', M. Voitellier.
4° Catégorie. — Canards. — 1" prix, M. Lemoine; 2% M. Cloud, à Touquin (Seine-et-Marne); 3% M. Voitellier. Mentions honorables, M.- Bocquet; M. Lemoine.
5" Catégorie. — Pintades et pigeoiîs. — 1" prix, M. Voitellier; 2", M. Bouchereaux, à Choisy-le- Roi (Seine) ; mention très honorable, M. Lemoine.
6" Catégorie. — Lapins etléporides. — p"' prix. M. Lemoine ; 2", M. Boutillier; mention honorable, M. Du va, à Choisy-le-Roi (Seine).
Pria; d'ensemble à attribuer au plus bel ensemble des lots de basse-cour. — Objet d'art décerné à M. Lemoine.
Récompenses aux serviteurs ruraux pour les soins donnés aux animaux privés. — Médailles d'argent, MM. Lenormand, employé chez M. Christofle; Nival, employé chez M. Bataille; Pécourt, employé chez M. Debailly; Avisse, employé chez M. Pailiart. — Médailles de bronze, MM, Loise, employé chez M. Martine-Lenglet; Sachet, employé .-hez M. Eluard; Noël, employé chez M. de Lavaublanche; Lesage, employé chez M. Vermond; Sanier, employé chez M. de Chezelles.
Machines et instruments agricoles.
Concours spéciaux. — Instruments d'extérieur de ferme. — 1° Appareils de culture à la vapeur avec deux machines. — l" prix, médaille d'or à M. Decauville aîné, à Petit-Bourg (Seine-et-Oise) ; 2=, médaille d'argent à MM, Aveling et Porter; 3% médaille de bronze, non décerné.
2*= Appareils de culture à la vapeur avec une seule locomobile. — 1" prix, médaille d'or à M. Debains, à Meaux (Seine-et-Marne); 2", médaille d'argent à M. Pineau, à Moulins (Allier) ; 3", médaille de bronze, non décerné.
3° Appareils de labourage mis en mouvement au moyen d'une transmission à distance facilement applicable de la force motrice (électricité et autres). — 1" prix, médaille d'or. 2° médaille d'argent ; 3' médaille de bronze. Il n'y a pas eu d'appareils présentés.
4° Locomobiles routières pour transports agricoles. — l"' prix, médaille d'or grand module à MM. Aveling et Porter; 2% médaille d'argent, non décerné ; 3% médaille de bronze à M. Albaret, à Liancourt (Oise).
Instruments d'intérieur de ferme. — 1° Moulins agricoles, l'"' prix, médaille d'or à M. Albaret; 2", médaille d'argent à MM. Brisson et Fauchon, à Orléans (Loiret); 3% médaille de bronze à M. Arpé, à Villenoy (Sein-et-Marne).
2° Dépulpeurs à "grand travail. — 1" prix, médaille d'or à M. Albaret; 2', médaille d'argent ; 3% médaille de bronze à M. Pilter, à Paris.
3° Appareils pour faire mécaniquement la gerbe ou la botte (soit isolés, soit annexés à une moissonneuse ou à une machine à battre). — l'"-prix, médaille d'or à MM. Waite, Burnell et G" à Paris ; 2, médaille d'argent à M. Pilter; 3% médaille de bronze à M. Vermorel, à Villefranche (Rhône) ; P. S. 4^ méJaille de bronze à M. Pêne, à Bordeaux, (Gironde).
4° Appareils el ustensiles de laiterie auties que ceux spécialement apjiropriés à la fabrication du fromage de gruyère. — l"prix, médaille d'or, M. Pilter; 2°, médaille d'argent, MM. Lawrence et C^ H Lille (Nord); 3°, médaille d'argent (par virement), à M. Dudouy, à Pans.
Récompenses aux plus habilss conducteurs des machines admises aux concours, et aux contremaîtres et ouvriers des constructeurs desdites machines. — Médailles cVargent, MM. Franck Smyth, conducteur de la locomobile routière de MM. Aveling et Porter ; Gradlot, chef d'équipe chez M. Brisson ; Médailles debronze, MM. Edmond Givry, contre-maître chezxM. Albaret, Louis Foucre, mécanicien chez M. Pilter, Harry-Wood, conducteur de la charrue à vapeur à trois socs de MM. Aveling et Porter, Léger, conducteur de la charrue à vapeur de M. Debains ; 45 fr., à MM. La Valette, conducteur chez M. Bronhot; Louis Carly, conducteur de batteuses à vapeur chez M. Ferdinand Del; 20 fr., MM. Pierre Simon, conducteur de l'appareil de labourage à \apeur de M. Pineau ; Rœland, conducteur des appareils de culture à vapeur de M. Decauville: 15 fr., M. Parfait, conducteur de la machine à vapeur de M. Debains.
Mentions honorables. — Décernées conformément à l'art. 15 de ra<.<.été ministérieL Mentions honorables, M. Lebrun, à Reims (Marne) ; M. Guedon, à Amiens (Somme) ; MM, Wackernie et Strauss, au Vésinet (Seine-et-Oise) ; M, Demoncy-Minelle, à Château-Thierry (Aisne) : M. Boutmy, à Paris; M. Pilter; M.Candelier, à Bucquoy (Pas-de-Calais); M. David, rue Vandamrae, 13, àParis.
Produits agricoles et matières utiles à l'agriculture.
Concours spéciaux. — 1° Froment, notamment les variétés les plus remarquables pour le rendement, la qualité du grain et la précocité. — 1" prix, médaille d'or à .M. Leroy, à Nangis (Seine-et- Marne) ; 2", médaille d'argent, M. Grandin, à Cocherel (Seine-e'-Marne).
3° Graines de betteraves. — ]"prix, médailledor, M. Olivier-Lecq, à Templeuve(Nord).
4° Laines en toison. — 1=' prix, médaille d'or, M. Robcis (Théophile), à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) ; 2=, médaille d'argent, M. Michenon, à Andrezel (Seine-et-Marne); 3% médaille de bronze à M. Bataille, à Passy-en-Valois (Aisne).
Produits divers non compris "dans les concours spéciaux. — Médailles d'or, MM. Capgrand-Mothe^, à Meylan (Lot-et-Garonne) ; M. Meyer, à Coubert (Seine-et-Marne) ; M. Nœtinger, à Douera (Alger) ; médailles d'argent, à M. Bool, à Paris; à MM. Darier de Rouffio et C^, à Marseille (Bouches-du- Rhône);MM. Arlatte et C% à Cambrai (Nord); M. Boyenval, à Neuvillè-Coppegueule (Somme); M. Samin, à Loos-les-Lille (Nord); M. Mayeux, à Villejuif (Somme), P. S. M. Besscde; à Marseillle (Bouches-du-Rhône) : La Société Française du teillage mécanique du(in, à Vert-Saint-Denis (Seineet-Marne); médaille de bronze, M. Nivat Bogros, à Saînl-Sauves (Puy-de-Dôme) ; M. de Beauroyre, à Villetoureix (Dordogne ; M. Crépeaux. à Neuilly-sur-Seine (Seine) ; M. Chandora, à Moissy Crafnayel (Seine-et-Marne) ; M. Leguay, a Argenteuil (Seine-et-Oise); M. Hurand, à Touquin (Seine-et-Marne) ; M. Bréelle, à Abbeville (Somme); M. Fua, à Paris;M. Maugest, à Bue il (Seine-et-Oise); M. Baillargéon, à Sens-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) ; P. S. M. Sassinot, à Saints (Seine-et-Marne); M. Langlois, à Paris. j
En même temps que le concours régional, un congrès agricole avait été provoqué par la Société d'agriculture de Melun. Parmi les principales questions qui y ont été agitées, il faut mentionner celle relative à l'unification des méthodes d'analyse des engrais et des produits agricoles. Le Congrès a encore émis le vœu que le dégrèvement des sucres, proposé par le ministre des finances, tut voté par les Chambres aussi rapidement que possible. Henry Sagnier.