‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 134 sur 752 · IX. — Concours de la Société d'agriculture de la Gironde · texte numérisé non relu

IX. — Concours de la Société d'agriculture de la Gironde

Le concours annuel de la Société départementale d'agriculture de la Gironde, aura lieu, cette année, le dimanche 1" septembre sous la direction de M. Uichier, président de la Société, dans l'arrondissement de Blaye. Des primes importantes pour les animaux reproducteurs, pour la viticulture, pour les autres cultures, pour l'instruction agricole, etc., y seront distribuées, comme tous les ans. En outre, nous devons signaler dans le programme du concours, des médailles d'or et d'argent à attribuer aux personnes qui auront fourni à la Société les renseignements les plus complets et les plus précis sur l'étude du phylloxéra, aux inventeurs ou fabricants de machines élévatoires dont le mérite aura été reconnu après un concours, aux agriculteurs ou jardiniers qui auront appliqué les meilleurs procédés degretîagede la vigne. X. — Concours ouvert par le gouvernement belge.

Un arrêté royal a ouvert, en Belgique, un prix de 25,000 fr. institué par le roi et qui doit être décerné en 1884. Nous croyons utile de faire connaître le sujet de ce concours, qui a été fixé dans les termes suivants, par un arrêté du 21 avril dernier :

« Ce prix (concours exclusivement belge) sera attribué au meilleur ouvrage sur la question suivante : « Exposer les condilions économiques, industrielles et commerciales dans lesquelles se trouve placée actuellement l'agriculture belge, et rechercher, en tenant spécial-^raent com[)te des ressources naturelles du sol, de l'état des voies de communication, de l'importance relative et de l'avenir probable des marchés d'importation ou d'exportation, ainsi que du voisinage des grandes villes étrangères et particulièrement de Londres, quels seraient les perfectionnements et les modifications de nature à rendre l'industrie agricole plus lucrative d ns les diver-es régions delà Belgique. Il y aura lieu d'examiner successivement, dans cette étude, les objets, les moyens et les trais de production, les débouchés et les moyens de transport, tant nationaux qu'internationaux, avec les installation*

qui s'y rapportent, en indiquant/ les changetnents et les perfectionnements dont elles seraient susceptibles, le rôle respectif de l'Etat et des pai'liculiers.

« 11 est entendu que dans le mot agrlcidlare sont compris tous les modes d'exploitation rurale du sol, par conséquent la pommicuUare et la sylviculture, ainsi que la culture maraîchère qui paraît appelée à prendre un grand développement.

« Les ouvrages destinés à ce concours devront être transmis au ministère de l'Intérieur avant le 1" janvier 188(i. »

Ce programme montre l'importance que le gouvernement belge attache au développement de la production agricole.

XL — Concours de juments poulinières dans la Seine-Inférieure.

Nous avons déjà signalé les concours de juments poulinières organisés par la Société d'agriculture de la Seine-lnlérieure, présidée par M. Pouyer. Ces concours auront lieu dans chacun des arrondissements du département, avec les fonds mis à la disposition de la Société par l'Etat et par le Conseil général. Voici les dates de ces concours : à Neufchâtel, le 7 août ; à Dieppe, le 9 août ; à Godervilie, le 1 0 août, à Yvetot, le 11 août; à Rouen, le 12 août. Dans chaque concours, il sera distribué une somme de 3,500 fr. divisés en onze prix. XII. — Les laines de couchage.

L'hygiène du couchage est une des principales conditions de la santé : les laines qui entrent dans les matelas s'imprègnent très facilement des germes des maladies contagieuses, en même temps que, par suite de leur origine, elles ont une propension naturelle à subir la fermentation. C'est ce que l'on oublie souvent dans les campagnes. Dans une brochure qu'il vient de publier à la librairie Rozier (26, rue Saint-Guillaume, à Paris), sous le titre : Les laines de couchage au point de vue hygiénique, M. Lefranc, pharmacien principal à l'hôpital militaire de Lyon, appelle l'attention sur cette délicate question. Il s'occupe surtout des hôpitaux; mais les conseils qu'ildonne doivent être appliqués aussi bien dans la vie ordinaire. Il arrive à cette conclusion qu'il faut, à chaque printemps, procéder au battage des laines ayant servi, et .faire suivre ce battage, tous les trois ans, de fumigations d'acide sulfureux et d'acide arsénieux. Cette pratique doit surtout être adoptée, lorsque les laines proviennent de lits qui ont servi à des malades. La fumigation soufrée sera utilement suivie d'un lavage à l'eau légèrement alcalisée.

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