PRODUCTION CHEVALINE DANS LA MAYENNE ET LA SARTHE
de grosse cavalerie. Il y a là une grande production qui peut faire de très rapides progrès, et que l'administration des haras, peut-être encore ignorante du progrès réalisé et des ressources actuelles, ne peut négliger plus longtemps.
L'intérêt local et l'intérêt national réclament donc impérieusement pour 1881, la création de nouvelles stations d'étalon^ dans le département de la Mayenne.
Alors surtout que la loi de 1874 a porté, d'environ 1,200 à 2,500, le nombre des étalons des haras et que 300 étalons restent encore à acheter pour compléter ce nombre, il est de la dernière importance qu'on songe enfin au département de Mayenne dans la répartition de ces nouveaux étalons et qu'on double au moins le nombre des stations dans ce département. Ces nouvelles stations pourraient être placées à Cossé-le-Vivien, Meslay et Evron, pour les deux arrondissements de (jhâteau-Gontier et Laval, et à Gorron pour l'arrondissement de Mayenne. L'état plus avancé de l'agriculture et la fertilité du sol ainsi que la qualité des chevaux justifient les choix de Gossé-le-Vivien et Meslay. La situation d'Evron, éloigné de Laval et entouré de hautes collines, les buttes de Go-Evron, très propres à l'élève du cheval, le désigne aussi suffisamment pour station. Enfin il est tout naturel de placer une station d'étalons à Gorron, chef-lieu d'un canton oii Vélève du cheval est prospère et qui est déjà en possession d'un hippodrome florissant.
1\ est donc bien à désirer que ces quatre stations, de trois chevaux chacun, soient créées en 188L Et certes ce n'est pas trop faire pour le département qui produit le plus de poulains de France. De quinze étalons fournis par le dépôt d'Angers, le chifî"re serait porté à vingt-sept. Sur les 29,000 juments environ qui sont conduites annuellement à l'étalon dans le département, à cinquante juments par étalon, ces 27 étalons en sailliraient 1,350.
La marge serait encore bien grande pour les étalons rouleurs. Et il n'y a pas à craindre une infusion trop rapide du sang anglais.
Gependant la transformation qu'on poursuit pourrait arriver encore rapidement, si les fils des étalons du haras, devenus étalons à leur tour, tendaient à supplanter les purs étalons percherons. Alors, avec de si faibles moyens, le bien produit serait en peu d'années très grand. Quoi qu'il en soit, on peut affirmer que nulle part les sommes votées par le pays, pour l'amélioration des races de chevaux, ne profiteraient plus au pays que dans ce département où l'espèce chevaline a fait en si peu de temps de si prodigieux progrès. C'est là surtout qu'on peut dire que le progrès passé est un sur garant du progrès à venir. Bien aveugles ceux qui ne voudraient pas le voir.
Dans la Sarthe la production annuelle des poulains peut être évaluée à environ 15,000. Les cantons de Sillé-le-Guillaume et de Sablé, voisins de la Mayenne, ont participé au même mouvement hippique. Ils ont du reste avec ce département une similitude frappante quant au sol et au climat; ainsi, pour les mêmes motifs, deux stations d'étalons seraient utilement créées à Sillé-le-Guiliaume et à Sablé.
Espérons donc que dans la répartition des 300 étalons qui restent encore à acheter pour compléter le chiffre de 2,500 étalons déterminé par la loi de 1874, les départements de la Sarthe et de la Mayenne ne seront pas cette fois oubliés. Sans doute dans ces deux départements l'industrie privée est suffisante pour assurer une énorme production de chevaux dont la qualité est déjà bonne, mais cette qualité peut encore être très rapidement et grandement améliorée par l'infusion d'un peu de sang anglais aux poulains.
Jamais pour l'administration des haras, pareille occasion ne s'est offerte de faire plus de bien à moins de frais et sur une plus grande échelle.
Nous faisons des vœux pour qu'elle ne la laisse pas passer.
RiANDiÈRE Laroche.
REYUE COMERGIÂLE ET PRIX-COURANT DES DENRÉES AGRICOLES
I. — Situation générale. La situation a été plus calme, durant cette semaine, sur le plus grand nombre des marchés. Dans la plupart des départements, les cultivateurs sont encore retenus soit aux travaux de la moisson, soit à ceux des premiers battages. Presque partout, les transactions présentent peu d'importance. II. — Les grains et les farines.
Les tableaux suivants, établis, pour la plupart des marchés, sur les prix des céréales nouvelles, résument les cours, par quintal métrique, sur les prmcipaux marchés de la France et de l'étrancjer.
HKGlON.— MORO-OUEST.
Blé. Seigle. Orge.
fr.
30.00 30 50 29.50 27.bO 27.75 29.25 27.00 30.00 29.00 29.50 30.00 29.50 28.25
fr.
Calvados. Condé
— Lisieuï
Côtes-d.-!\nr(i Pontrieiix
— Tréguier
Finistère. Laiiderneau.
— Quimper
llle-et-Vilaiae. Hennés.
— St M lo
Manche. Avranches. . ..
— Poiilorson
— Villedieu
Mayenne. Laval
— Château Gontier..
Morbihan. Herinebunl..
Orne. Séez
— Vimouiiers, Sarthe. Le Mans,
— Sablé
Prix moyens 28.79 22.03
a» RÉGION. — WORD Aisne. Soissons 28.9s 18.50
— St-Queutir. 28.00 »
— Villti-s-Cotterets.. 2800 Eure. Bernay 28.50
— Conches i8.25
— Pacy 29.00
Eure-et-Loir. Chartres. 29.50
— Aurieau 28 75
— Nogenl-le-Rotrou. 28.0') iVord. Cambrai 28.25
— Douai 28.00
— Valenciennes 29.25
Oise. Beauvais...- 27.50
— Compiègne 28.00
— Senlis 28.00
Po«-de-Caiais. Arras.. . 28.25
— Sainl-Omer 28.75
Seine. P« ris 30 00