‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 188 sur 752 · III. — Fourrages, graines fourragères, issues · texte numérisé non relu

III. — Fourrages, graines fourragères, issues

Fourrages. — La fermeté se maintient dans les cours. On paye à Paris'par 1,000 kilog: foin, 116 à 155 fr.; luzerne, 114 à 144 fr. ; regain, 1 OS à 134 fr, ; paille de blé, 84 à 108 fr. ; paille de sigle, 80 à 100 fr.; paille d'avoine, 6S à 86 fr.; — à Grenoble, foin, 75 à 80fr.;paile, 65 à 70 fr.

Graines fourragères. — ■ Les prix n'ont pas subi de grands changements depuis quelques temps. On paye à Chartres, par 100 kilog. : vesces, 32 à 34 fr. ; trèfle incarnat hâtif, 130 à 135 fr. ; trèfle incarnat tardif, 180 à 18")' fr. IV. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres.

Vins. — Jamais les nouvelles vinicoles n'ont été si rares, et encore celles qui nous parviennent de temps en temps, sont-elles complètement dénuées d'intérêt. On nous écrit de la Dordogne : Nous comptons sur une demi-récolte dans les vignes non atteintes par le phylloxéra et par l'oïdium ; là où ces maladies sévissent, les vendanges seront pour ainsi dire nulles. Quant à la quaUté elle sera bonne si le beau temps continue. En Lorraine, dit notre correspondant, les vignes sont peu garnies de fruit, mais celui-ci est très beau et promet beaucoup; si nous n'avons pas la quantité, nous espérons en revanche avoir la qualité. Du Lot, on nous mande : la couhire et l'oïdium nous ont enlevé la moitié de nos raisins, aussi ne comptons-nous que sur une demi-récolte. De l'Hérault nous recevons la note suivante : La vigne est magnifique, le raisin abondant est fort beau, il commence à vairer, on vendangera vers la fin d'août ou dans les premiers jours de septembre. On compte sur la qualité. Notr j correspondant de l'Aude nous écrit à peu près dans les mêmes termes. De la Gironde on nous affirme que la végétation est luxuriante, les grains ont bien été éclaircis par la coulure, mais ils se développent rapidement. La modicité de la récolte en 1880, ajoute-t-on, sera compensée par la qualité. Du Sancerrois, département du Cher, on nous écrit que, dans son ensemble, le chiffre de la récolte ne dépassera pas celui de l'an dernier, mais que le vin sera incomparablement meilleur. Telles sont strictement les seules communications, qui nous sont parvenues pendant la semaine écoulée. En résumé, de nos informations générales, il résulte que si la récolte est faible en

quantité, elle sera bonne en qualité, et que la propriété sera à même, en 1880, de reconstituer, en excellent vin, son stock épuisé, par les années disetteuses que nous venons de traverser.

Spiritueux. — Le marché est très ferme et les cours en hausse, mais en général on ne paraît pas avoir ccnfiance dans la réalité de cette hausse. Le cours pourra peut-être bien atteindre 65 fr. pour redescendre aussitôt, car ces fluctuations semblent inhérentes aux agissements actuels de la spéculation et ne paraissent nullement résister des besoins du commerce. Voici dans tous les cas le mouvement du livrable pendant la semaine écoulée. De 61 fr tO, le cours a fait 62 fr. 25, puis 63 fr. 50, 63 fr., 62 fr. 75, 63 fr. 50, pour clôturer à 63 fr. 75. Le stock est actuellement de 8,350 pipes contre 9,225 en 18'' 9. Le marché de Lille reste calme; l'alcool de mêlasse disponible est tenu à 64 fr., le courant fin Nord à 62 fr. 50. Les marchés du Midi sont toujours au calme çt sans changement. — A Paris on cote 3/6 betterave 1"= qualité, 90 degrés disponible, 63 fr. ; septembre, 61 fr. 25 à 61 fr. 50; septembre-décembre, 5b fr. 75 à 19 fr. ; quatre premiers, 56 fr. 75 à 57 fr.

Vinaigres. — A Dijon, les vinaigres blancs de Bourgogne valent : ceux de 8 degrés, 14 fr. l'hectolitre nu; ceux de 12 degrés, 20 fr. Le vinaigre de Dijon, P' choix, se vend 18 fr. l'hectohtre nu, pris en gare.

Cidres. — Les pommes à cidre donneront, en général, une très faible récolte, dans les départements du Nord-Ouest qui ont été épargnés par les gelées. Le Perche, le Maine, la Beauce, ont perdu la moitié de leurs pommiers. Dans ces contrées, il faut dix ans pour que le dommage soit reparé, c'est-à-dire pour que les arbres fruitiers redonnent de sérieuses récoites. . V. — Sucres. — Mélassea. — Fécuks — Glucoses. —Amidons. — Houblons,

Sucres. — Depuis notre dernier bulletin nous constatnns une baisse sur les sucres roux et le blanc n° 3. Les raffinés ont maintenu leur prix. On a coté à Paris, par 100 kilog. pour sucres bruts, 8i degrés saccharimétri-juea : n°* 7 à 9, 68 fr. 25; n"* 10 àl3, 61 fr. 25; blanc type n" 3, 69 fr. 75. — A Valenciennes, le marché, sans affaires est sans cote. — A Péronne, marché presque nul. On a payé les blancs 68 fr. ^5; en roux, on offrait les 7 à 9 au prix de 66 fr. 75. A Saint-Quentin, affaires plus que réduites : un seul lot, n" 3, payé 68 fr. 50; les autres sortes sans cours. Le stock réel de l'entrepôt de Paris était, au 10 août, de 247,661 sacs, avec une diminution de 17,886 sacs depuis huit jours. Les cours pour l'exportation varient, de 76 fr. à 78 fr. '50, selon marques. Les raffinés font : bonnes sortes, 153 fr.; belles sortes, 154 fr.

Mélasses. — Les prix sont sans changement,, à 13 fr. pour les mélasses de fabrique, et à 14 fr. pour celles de raffinerie.

Fécules. — Affaires toujours lentes. On cote à Paris, les 1''" de l'Oise ou du rayon de Paris 40 à 42 fr. les 100 kilog. — A Compiègne, le type de la Chambre syndicale, esta 41 fr., sans affaires; à quatre mois de septemijre, 35 fr. 50.

Glucoses. — La demande est un peu plus lente, mais les cours se maintiennent à cause du peu d'abondance de la marchandise. On cote à Paris : sirop ^de froment, 64 à 66 fr,; sirop massé, 54 à 56 fr.; sirop liquide (33 degrés), 44 à 46 fr.; sirops de maïs massés, 44 à 46 fr. le tout par 100 kilog.

Amido?is. — Tendance à la baisse, la cHentèle n'achetant qu'au jour le jour ; les prix ont un peu fléchi : amidons de Paris, en parpaels, pur froment, 74 à 76 fr.; de province, 64 à 66 fr. ; d'Alsace, en vrague, 60 à 62 fr. ; de maïs, 48 à 50 fr.; fleur de riz, 40 à 44 fr.; riz de Louvain, 76 à 78 fr.

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