‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 308 sur 752 · Fu-iri mame, » . . 7y\^Z oh mon · texte numérisé non relu

Fu-iri mame, » . . 7y\^Z oh mon

23. Fu-iri mame, même espèce. i'ogCTiuot Jn9ra97J8ijloz9'ijp Jnoa

La tige du soja est droite, haute de 50 centimètres, striée ou cannelée dans sa partie supérieure et abondamment chargée de poils roussâtres. Ses feuilles sont composées de 3 folioles ovales, obtuses, velues, molles, soutenues sur des pétioles communs, velus et striés. Les fleurs sont petites, purpurines, disposées dans les aisselles des feuilles sur des grappes droites velues et fort courtes. Les gousses sont longues de 4 centimètres et demi, pendantes, un peu comprimées, pointues, dispermes c'est-à-dire gousse à 2 graines.

Les nouvelles espèces que nous cultivons renferment généralement .3 grains,

I Culture. — On sème le soja, du 1 5 avril au 1 5 mai, en ligne à 1 5 centimètres de distance, chaque ligne espacée de 50 centimètres dans un sol, ni trop sec, ni trop humide, mais plutôt sec. La culture est la même que celle du haricot, on met 0 grains en plus par trou; la plantation se fait en quinconce.

Dans les années ordinaires, on peut commencer à manger les grains ,en vert, depuis la fin d'août jusqu'au î5 octobre, avant qu'ils ne soient entièrement mûrs. Une fois secs, on les bat au fléau.

Lorsque la température descend à 3 ou 4 degrés au-dessous de zéro, les feuilles seules sont endommagées; mais les graines renfermées dans leurs siliques à l'époque de ces froids, résistent parfaitement, les haricots qui se trouvent placés à côté, sont, dans ce cas, complètement détruits. Si la gelée vient avant que les grains ne soient parfaitement mûrs, il ne faut pas les arracher, car, s'il fait beau dix ou douzejours, ils sont alors entièrement secs; si au contraire, on les arrache, ils pourrissent, malgré tous les soins que l'on })renne.

En 1877 on en sema 5,870 kilog. dans différents endroits, où le professeur Haberlant, de l'Institut agronomique de Vienne (Autriche), faisait exécuter des recherches sur celte précieuse plante. On récolta cette même année, plus de 400,000 kilog. de grains; on peut donc regarder l'acclimatation de ce légume, comme un fait accompli.

On n'est pas bien certain sur l'origine de ce légume, qui fut introduit en Europe vers 1790.

Le grain est presque rond à l'état sec et du volume d'un petit pois ; mais, dès qu'on l'a fait tremper dans l'eau, quelques heures, ainsi qu'on le fait, pour les légumes secs, avant la cuisson, le volume augmente du double et plus, et la forme devient celle d'un petit haricot très bien fait. Par cette extention considérable, la pellicule si désa-

SOJA HISPIDA OU POIS OLÉAGINEUX. ^33

gréable souvent dans certaines légumineuses, est ici, pour ainsi dire nulle; ce qui est un grand avantage.

La variété jaune mûrit ses fruits, même au delà de la limite nord du maïs, et, mieux que celui-ci, elle résiste à des températures basses que ne supportent ni le maïs, ni les haricots.

Les fleurs de cette variété sont nombreuses, nouent très bien et les gousses ne laissent point tomber les graines sur le sol.

M. Blavet, président de la société d'horticulture d'Etampes a reconnu que parmi les nombreuses variétés de cette légumineuse, il y en avait 3 espèces supérieures, comme qualité, aux autres.

Il m'annonce qu'il vient de remettre à la maison Vilmorin, sous le nom de soja comestible d'Etampes, pour le distinguer de ceux qui ne' sont qu'exclusivement fourragers, 9 litres de ce pois oléagineux, et qu'il en a envoyé dans plusieurs départements et à l'étranger. Il ajoute que les premières graines lui ont été offertes par la Société d'acclimatation de Paris en 1 871 , et qu'il serait heureux que cet excellent légume fût apprécié, comme il le mérite. " '^'^^^^^•

Certes, la viande offre un mets savoureux, mais le'çifï't^en est élevé et je puis ajouter que la viande n'est indispensable ni à l'existence, ni à la force musculaire.

En Alsace, la population est certainement vigoureuse, et cependant les bûcherons ne mangent de viande que quatre fois par an. Je suis du nombre de ceux qui croient qu'une nourriture végétale laisse l'esprit plus libre. Un savant chimiste, qui fait sans aucun doute, autorité dans une pareille question, Payen, a démontré qu a poids égal, les fèves, les pois et les légumes analogues contiennent plus de proteïne que la viande sans os.

Maintenant, que nous nous sommes éclairés sur l'emploi que font les Japonais du soja, et sur ses qualités nutritives, comme produit alimentaire, je dois vous faire connaître, en m'appuyant sur des chiffres, fournis par des personnes compétentes, ce que nous sommes assurés d'obtenir, en utilisant les fanes et les cosses de ce dolique, comme plante fourragère.

Une étude sur l'alimentation des animaux avec le soja hispida a été faite à la Station agronomique de Proskau, par M.VÎ. Wdiske, Dalmel et Schulze ; en voici le résumé :

Deux moutons ont reçu dans une première période du 8 ou 1 5 janvier, puis du 16 au 23 janvier 1879, 1000 grammes de cosses de soja, séchées à l'air, pour chacun d'eux. D'après de nombreuses analyses, il résulte que les deux moutons ont digéré en moyenne :

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