A L'ÉCOLE PRATIQUE D'AGRICULTURE DE SAINT-REMY
Blés. — Le moyen le plus efficace pour lutter contre l'importation des blés étrangers, c'est d'employer toutes les ressources à notre disposition pour élever notre production ; pour cela, il faut de bonne semence, une terre bien préparée et convenablement fumée. La semence surtout a une grande influence sur le rendement : une semence médiocre, jetée en terre dans de bonnes conditions, donnera sans doute une récolte plus abondante qui si elle avait été employée dans des conditions peu favorables, mais elle sera moins élevéequesi lasemenceavaitéiéde bonne qualité. On ne récolte que ce qu'on a semé; si on sème de l'ivraie, on ne peut récolter du blé. C'est pour cette raison que l'Ecole cherche constamment à améliorer ses semences de céréales par une bonne culture et une bonne sélection. Da plus, toutes les années elle expérimente un certain nombre de variétés de céréales recommandées, afin d'arriver à remplacer les variétés qu'elle possède par d'autres plus avantageuses.
Pour faire disparaître toutes les causes qui pourraient tant soit peu diminuer le rendement des céréales cultivées, on fait passer au trieur toutes les graines qui doivent être semées ; on évite ainsi de jeter en terre des semences qui ne germeraient pas ou qui nuiraient à la récolte. C'est encore pour la même raison que les semences nettoyées sont toujours vitriolées; dans les cas ordinaires, on emploie pour cela de 150 à 160 grammes de sulfate de cuivre par hectolitre pour détruire les germes de maladies. Nol?s avons constaté que 500 grammes de sulfate par hectolitre suffisaient pour faire perdre au grain la faculté germinative.
On vitriole dix à douze heures avant de l'employer. Si la graine provient d'une récolte fortement attaquée par la carie ou le charbon, on la laisse plus longtemps en contact avec le vitriol avant de la semer. La même précaution est prise quand la semaille se fait tardivement par un temps humide, condition qui favorise les maladies des plantes.
Après un hiver précoce et humide, les céréales d'automne, détruites en partie par les limaces et les souris, étaient claires et chétives au printemps, surtout dans les terres mouillées. C'est le mois de mai, dit-on, qui fait ou défait les blés. En 1879, sa température a été peu favorable aux emblavures d'automne; on a vu le thermomètre monter un jour jusqu'à 25 degrés, et le surlendemain descendre à zéro : 13 jours de beau temps, 10 jours de pluie, deux orages avec tonnerre, 7 jours brumeux, une fois de la neige et quatre gelées, forment le bilan du mois dont dépend en grande partie la récolte en blé.
Pendant les mois de juin et de juillet, époque de l'épiage, de la floraison et de la maturité, la température n'a guère été plus favorable aux blés que le mois précédent. Beaucoup d'épi'lets vides, la verse des blés semés à la volée, la rouille des emblavures faites tardivement, tels sont les principaux effets produits par les froids humides des mois de mai et de juin, les pluies et les brouillards du mois de juillet.
La moisson, commencée à l'Ecole le 1" août 1879, a été terminée le 21 du même mois; elle a été contrariée par des pluies peu abondâmes, mais fréquentes. Grâce à la bonne habitude que nous avons de couper
49 i CULTURE DES GÉEiÉALES A L ÉCOLE D'AGRICULTURE DE ST-REMY.
les blés avant complète maturité et de les mettre en moyettes, ils ont pu être rentrés dans de bonnes conditions.
La récolte de 1 Ecole^ quoique moins élevée que celle des années précédentes, est cependant relativement bonne : nous avons eu des rendements de 16, 18, 20, 25, 28 et même 30 hectolitres à l'hectarCj tandis que, dans les localités qui nous avoisinent, on a récolté 6, 8, 10 hectolitres à l'hectare; les meilleures récoltes ont à peine atteint notre minimum. Les bons résultats que nous avons obtenus ont sûrement leur raison d'être. Ils sont dus principalement à l'assainissement de nos terres par le drainage, aux défoncements, aux labours profonds, au chaulage, aux fumures abondantes, au bon choix des semences et des variétés cultivées, au mode de semailles faites habituellement en lignes, à la manière de faire la récolte, à sa mise en moyettes, etc. Quand les cultivateurs du pays voudront employer les mêmes moyens que nous, leurs récoltes en blé seront supérieures à celles de l'Ecole après un certain nombre d'années. Les rendements élevés permettent seuls de cultiver le blé avec bénéfice dans les terres qui ont une certaine valeur foncière et locative.
A l'aide de nos procédés d'exploitation, nous obtenons des produits abondants et de bonne qualité ; iU sont de plus en plus demandés. Cette année, comme les années précédentes, toutes nos céréales se sont vendues, comme semence, à des prix très avantageux.
Voici le tableau comparatif des rendements des variétés de blé de grande culture :
Cultures Rendement Poids de
Variétés. Nature du sol. précédentes. à l'hectare. rhectolitre.
Blé b'.eu Argilo-calcaire Vesces 16 hectolitres 78 kilogrammes
(seraenco-)
Blé HuQler Argilo-siliceux Betteraves, 18 — 78 —
pommes de terre
Blé Hallct id. Maïs 18 — 78 —
(fourrage vett) Mélange de blé bleu et de blé id. Betteraves, irWle 21 — 78 —
commua pommes de len e
Blé bleu Argilo-calcaire Trèfle 21 — 73 —
Id id. Vesces 29 — 80 —
(fouriages)-ers Blé rouge de Hongrie id. Jaciière 31 — 7 S —
En 1879, le blé Hunter a encore souffert des alternatives des gels et des dégels; nous avons dû en labourer deux planches ; les autres sont restées claires, mais belles. Il n'y a jamais avantage à conserver des récoltes mal réussies, car on n'obtient que de faibles rendements, et les terres sont souvent salies pour plusieurs années.
Le blé Hallet, après maïs -fourrage, était clair par places; l'ensemble du champ était beau; la partie semée après vesces -fourrage était fort vigoureuse, après comme avant l'hiver; nous pensions qu'elle nous donnerait un rendement élevé ; mais le jeune trèfle semé dans cette récolte a pris un grand développement, et a pu gêner le blé.
Ls blé mélange, quoique semé un des derniers, a été le plus beau de nos blés en terre argilo-siliceuse. La partie après betteraves surtout était très belle et très propre; les betteraves avaient reçu une fumure abondante, tant en fumier qu'en engrais liquide. Le blé après trèfle venait en seconde ligne; le blé semé sur deux planches de trèfle, labourées deux fois avant la semaille, tranchait sur tout le reste; sa végétation était d'une vigueur exceptionnelle. Nous profiterons de la leçon: à l'avenir, nous labourerons deux fois les trèfles pour blé, chaque fois
que cela sera possible. Après pommes de terre, le blé était baau, mais enberbé dans la partie qui n'a pu recevoir de binage, à cause du jeune trèfle qu'on y avait semé.
Le blé rouge de Hongrie, après jacbère, fortement fumé, a été semé à la volée; il semblait, par sa végétation, devoir donner une récolte d'au moins 40 hectolitres à Tliectare; mais la verse, suivie d'une maturité trop précipitée, a un peu amoindri le rendement. Ce n'est qu'exceptionnellement que nous semons nos blés sur jachère, lorsque nous ne pouvons détruire autrement les plantes adventices vivaces. La récolte que nous avons faite est excellente, mais il a fallu deux ans pour l'obtenir; l'hectolitre de ce blé aura sûrement coûté plus cher à produire que l'hectolitre de celui qui, semé après une plante fourragère, n'a rendu que 18 hectolitres à l'hectare. Si nous avions pu semer sur jachère en lignes, et si la fumure n'avait pas été appliquée directement pour le blé, il est plus que probable que nous eussions évité la verse, et que nous aurions obtenu un rendement plus élevé.
Le blé bleu n'a pas donné partout les mêmes résultats ; après vesces cultivées pour leurs graines, il était enherbé ; après betteraves, la terre était motteuse au moment de la semaille, et il est resté clair; après trèfle, semé très tard dans une terre trop humide, une partie de la raine n'a pas été assez enfouie, elle n'a pas levé ; le reste a germé sous a neige, et il est resté clair; la rouille, suivie d'une maturité anormale, a encore diminué la quantité, mais surtout la qualité du grain; après les ers pour graines, il était beau, mais enherbé; ce n'est qu'après vesces- fourrage qu'il a donné une récolte exceptionnelle pour l'année.
En général, nos blés étaient clairs. Nous avons employé pour les emblavures de cette année une plus grande quantité de semence; nous rendons compte des résultats que nous aurons obtenus.
Pour les blés d'expérience, on a obtenu les rendements qui suivent, calculés à l'hectare ;
fa
lis 15 S Commencement
Variétés. -rr H °^ Menues- — — -^- Fin Date
Paille, pailles. de delà delà delà
l'épiage. floraisoa. floraison, récolte.
1 Blé Goldendropp 2'2'' 74'' 6,340^ 600* lôjuin 23juia .S juillet 13 août
2 Blé Poular^l 22 75 5,400 4.bO 15 » 2ô » 1 » 13 »
3 Blé d'Australie 21 75 3,550 540 18 » 27 » Il » 13 •
4 Blé rouge dfi Hongrie 20 71 5.700 480 6 » 18 » 1 » 7 •>
5 Blé rouge d'Ecosse 19 75 3,"T0 300 5 » 15 » 3 » 8 »
6 Blé Prince-Albert 17 78 3.550 480 3 » 23 " 7 • 8 ■-
7 Blé blanc lie Flandre 16 80 3,7.ôO 560 12 >» 23 » 5 » 7 "
8 Blé Hick'ing Iti 81 3,i00 370 13 » 22 » 3 . 6 "
9BlédeSaumur 15 76 3,ctli0 280 3 » 15 » 27 juin 3 ■>
10 Blé b eu..... 15 78 3,300 370 3 » 15 » 27 » 3 »
11 Blé roseau 14 75 3, .=^90 300 5 » 20 » 3juillet 7
12 Blé Victoria 14 75 3,803 410' 12 » T3 » 10 -> 5 •
13 Blé de Miracle 13 76 2, '208 690 8 • 26 » 7 » 13. «
14 Blé b'anc de Hongrie 12 75 5,770 500 12 • 23 » 5 » 8 '
15 Blé duvet .. 12 80 3,400 450 14 » 24 . 10 •> 5 •
16 Blé Richelle blinohe 12 78 3,120 340 7 » 23 . 4 • 6 »
17 Blé ro)ge de la Ha-teSiône 11 73 3.200 5^0 13 » 23 » 5 • 5 »
18 Blé Childam d'automne ... . Il 75 3,0S0 280 9 . 22 » 5 - 8 »
19 BléSpalding 12 84 3,120 290 10 > 22 » 1 » 8 .
20 Blé blinc l'Ecosse 9 75 2,K60 290 12 » 23 . 3 . 7 »
21 Blé blanc de Sui se 7 78 1,650 203 10 » 22 » 5 » 7 •
22 Blé dAhk.irel\ 7 82 1,483 290 8 » 17 » 30 juin 30 juillet
23 Blé ro ige de Saint-Laud 6 75 1,170 230 6 » 19 » 3 juillet 7 août
Ces blés ont été semés dans un sol argilo-calcaire, à sous-sol marneux, après vesces-fourrage. Us ont souffert des froids humides de l'hiver; presque toutes les variétés sont restées claires, mais surtout
496 CULTURE DES CÉRÉALES A L'ÉCOLE D'aGRIGULTURE DE ST-REMY.
les suivantes : blé d'Australie, blé de Miracle, blé duvet, blé Foulard, Richelle blanche, blé blanc de Suisse.
La plupart ont été plus ou moins attaqués par la larve de la cécidomyie, petit ver jaune qui détruit les étamines et les pistils des épillets, et par suite empêche le grain de se former, et diminue ainsi le rendement du blé.
Les variétés suivantes ont surtout eu à subir les ravages de cet insecte : blé duvet, Richelle blanche, blé de la Haute-Saône, Chiddam d'automne, rouo^e de Hongrie; les blés barbus ont eu moins à souffrir que les autres; ils ont aussi moins souffert delà verse. Les blés rouges de Saint-Laud, Spalding et de Saumur, ont été atteints de la rouille.
Par suite de circonstances exceptionnelles, le classement des variétés par ordre de rendement n'est pas rigoureux, surtout pour les dernières.
Les variétés les plus précoces sont : le blé bleu, le blé de Saumui^, le blé d'Allkirch, le blé Victoria, le blé duvet, le blé rouge de la Haute- Saône, le blé Richelle blanche et le blé Hickling. Les plus tardives sont: le blé Goldendropp, le blé Foulard, le blé d'Australie et le blé de Miracle.
Celles qui ont rendu le plus de paille sont : le blé Goldendropp, le blé blanc de Hongrie, le rouge de Hongrie, et le blé Foulard.
Celles qui ont donné le grain le plus lourd sont : le blé Spalding, le blé d'Altkirch, le blé Hickling, le blé blanc de Flandre, le blé duvet, le blé bleu, le blé Prince-Albert et la Richelle blanche. Le moins lourd est le blé de Miracle. Tous ces blés ont été coupés avant complète maturité, et sont restés en moyettes jusqu'au moment du b itlage.
Avoines. — Les avoines ont pu être semées dans des terres bien préparées par des labours d'hiver; elles ont généralement donné des récoltes assez abondantes, et ont été vendues pour semence à des prix assez élevés.
Nos avoines sont presque toujours semées après défrichement de luzerne, de pâturage, et quelquefois après betteraves ou maïs-fourrage, quand le temps ne permet pas de semer les blés dans des conditions de réussite : mieux vaut une bonne récolte d'avoine qu'une mauvaise en blé.
Voici le tableau comparatif des rendements de la grande culture :
Cultures Rendement Poids de
Variétés. Kature du sol. précédentes. à l'hectare. l'hectolitre.
Avoine noire fie Brie Argilo-calcaire Blé S'î hectolitres 47 kilogrammes
Avoine de l^logne Argilo-siliceux Maïs-Tourrage 30 — 54 —
Avoine blanche de Hongrie . . Argilo-calcaire Defrich.-ment 26 — 54 —
pâture 2"= récolte
Avoine noire de Hongrie ... . id. id. 40 — 44 —
L'avoine de Brie, semée en terre très ameublie par un labour d'hiver, à été envahie par la moutarde des champs. Cette plante, arrachée ou fauchée, a permis à l'avoine de se développer convenablement ; la récolte a été bonne, grâce aussi à la fumure donnée à la précédente.
L'avoine de Pologne aurait donné un rendement exceptionnel si, sur une partie trop humide du champ, la récolte n'avait pas été à peu près manquée. Un certain nombre d'épis ont été charbonnés. '''*
L'avoine blanche de Hongrie, cultivée en deuxième récolte sur un défrichement de luzerne laissée en pâturage, a fourni un rendement assez bon. La rentrée de cette avoine a été grandement contrariée
par le mauvais temps ; une partie de larécolte s'est égrenée sur le sol.
L'avoine noire de Hongrie s'est trouvée à peu près dans les mêmes conditions que la variété précédente. Son rendement, un peu moins élevé, est dû surtout à la nature de la terre, qui était de moins bonne qualité que pour Tautre.
En général, nos rendements en avoine ont été inférieurs à ceux de l'année dernière; cela tient moins aux intempéries des saisons et aux variétés cultivées qu'au peu de fertilité des terres dans lesquelles elles ont été semées, ce qui confirme ce que je disais dans le compte rendu de l'exercice précédent, à savoir : qu'il y a des variétés plus productives que d'autres, mais qu'elles dégénèrent bien vite si elles ne sont pas cultivées dans de bonnes conditions.
Pour les avoines d'expériences, voici le tableau des variétés expérimentées et des rendements :
Ê-j -a g SiJo Commencement
Variétés. -o " 5xi pailUe g^^ - — — - ■— — <• Fin Date
SS ^'Z à S»-"- de delà delà delà
cc.ns •» l'hectare "^ l'epiage. floraison, floraison, récolte.
l Avoine blinche de Hongrie. 50'' 44'' 3,800'' 600'' 14 juillet 24 juillet 31 juillet 27 août
•2 Avoineg'isede Houdan.... 40 45 3,333 320 1 » ]0 » 26 » 20 •
3 Avoine noire de Brie 40 44 4,509 500 " 9 » 16 » 31 » 27 »
4 Avoine de Beauce 37 46 5,000 500 .*î • 15 • 29 » 21 •
5 Avaiee de Portugal 37 46 4,660 330 3 ■ 10 » 30 » 21 »
6 Avoine nnre de Hongrie 36 40 4,600 250 10 » 19 » 30 » 21 »
7 Avoine bhnche de Sibérie... 30 38 2,800 28û 2 » 13 » 26 » 20 »
8 Avoine Joannelle 30 38 3,000 300 27 juin 8 >- 24 » 13 »
9 Avoine hâtive de Sibérie 30 50 3,700 300 28 . 10 » 22 » 13 »
10 Avoine Pedigree 25 41 3,000 200 3 juillet 25 • 31 » 14 »
11 Avone noire d'Irlande 18 46 3,460 120 3 » 14 >- 30 ■ 27 »
12 Avoine roi; sse commune 15 48 1,335 160 10 » 27 » 6 août 28 >
13 Avoine de Pologne 15 50 2,750 175 5 » 17 » 25 juillet 14 »
14 Avoine nue 12 58 3,000 325 5 » 16 » 31 » 20 «H
Les avoines nue, de Pologne, rousse commune, noire d'Irlande,, Joannette, blanche de Sibérie, ont peu tallé; elles sont restées claires; elles ont aussi beaucoup souffert de l'humidité.
Sous le rapport delà précocité, les variétés suivantes sont au premier rang : Joannette, hâtive de Sibérie, de Pologne, Pedigree; les avoines rousse commune, noire d'Irlande, noire de Brie, blanche de Hongrie, sont au dernier rang.
Une nouvelle preuve que les rendements dépendent beaucoup des conditions dans lesquelles les plantes se trouvent, c'est que l'avoine de Pologne cultivée dans le champ d'expériences est au dernier rang pour le rendement, au lieu que, en grande culture, elle a donné un produit satisfaisant pour l'année.
Orge. — Nous sommes déplus en plus satisfaits des bons résultats que nous obtenons de la culture de l'orge de Saint-Remy. Son rendement, cette année, a été de ^1 hectolitres à l'hectare, du poids de 70 kilogrammes l'hectolitre. Elle avait été semée en lignes après une deuxième récolte d'avoine, après défrichement de luzerne; la terre avait reçu une fumure ordinaire; malgré cela, il n'y a presque pas eu de verse. Une particularité, qui n'avait guère été remarquée les années précédentes, s'est produite sur un assez grand nombre d'épis; ils ont perdu leurs barbes à l'époque de la maturité. Cette nouvelle modification de la variété se reproduira-t-elle d'une manière constante, ou bien sera-t-elle passagère comme les causes qui l'ont déterminée? C'est ce que l'avenir se chargera de nous apprendre.
Les rendements des variétés d'orges cultivées comme essai ont été par hectare :
^o 2 a» Commencement
Variétés. ■S g '5^ Paille ■ ^^. .^^ Fin Date
ë— <u à Menues de delà delà delà
K-rf •« l'hectare, pailles, l'épiaison. floraison, floraison. récolte.
1 Orge de Saint-Remy 3P 70^ S.'/SO* ^64" 27juia jjuillet 12juillet 4 août
'2 Orge disiique 23 69 3,050 270 23 » 27juin 3 » 4 »
3 Orge d'Italie 21 69 2,4U0 200 23 » 2juillet 10 . 4 •
4 Orge éventail 17 55 1,8U0 115 29 » 2 ■■ 8 ^ 4 .
5 Orge carrée de printemps. 15 65 1,920 2^0 23 » 30 juin 4 » 31 juillat
6 Orge grosse nue 11 68 1,660 190 17 » 28 • 5 » 4 août
7 Orge céleste 8 69 1,400 120 27 . 29 » 15 d 4 »
Ces variétés d'expérience ont donné des rendements plus faibles que l'orge de grande culture; mais elles ont été semées dans des conditions moins avantageuses sous le rapport du sol et de l'époque des semailles.