X. — Ecole nationale d'horticullure de Versailles
La rentrée des élèves à l'Ecole nationale d'horticulture de Versailles, a eu lieu le 1" octobre. Les élèves admis en première année ont subi, à leur arrivée, un examen de classement, dont voici le résultat :
1. MM. Deville (Ariège). — 2. Layé (Eure-etLoir). — 3. Mayrat (Charente). — 4. Rossignol (Haute-Vienne). — 5. Siruguet Doubs). — 6. Augey (Seine-et- Marne). — 7. Legendre (Seine-et-Oise). — 8. Diibut i Seine). — 9. Nivet (Haute- Vienne). — 10. Rivoiron (Rhône). — 11. Parnot (Aisne). — 12. Fleury (Orne). — 13. Pescher (Haute-Viennej. — 14. Renard (S -ine-et-Marne) . — 15. Zugetta (Seine). — 16. Camagny (Seine). — 17. Duraont (Oise). — 18. Lemonnier (Aveyron). — l^. Mary (Seine-et-Oise). — 20. Barbeau (Seine). — 21. Racine (Seine- Intérieure). — 2i. Pasdeloup (Seine-et-Oise). — 23. Cavelan (Seine-et-Oise). — 24. Le Saout (Finistère). — 25. Joly (Loiret).
Sous l'habile direction de M. Hardy, l'école de Versailles est en pleine prospérité, et répond complètement au but que sa création poursuivait.
XL — La ferme-école de la Corrèze.
Les examens d'admission et de sortie à la ferme-école des Plaines (Corrèze), dirigée par M. le comte d'Ussel, ont eu lieu le 2Ï septembre. Le jury était présidé par M. Gustave Heuzé, inspecteur général de l'agriculture.
Ont été admis comme élèves, les candidats suivants :
« 1° MM. Minard, 17 ans; 2" Besse, 16 ans; 3" Lascaud, 16 ans; 4° Ghèze, 16 ans ; b" Lanby, 18 ans; 6° Ghautnerliac, 17 ans; 7" Escurat, 16 ans ; 8° Fournajoux, 16 ans; 9° Delair, 16 ans; 10° Bacheleiie, 17 ans; IPCussac, 16 ans; 12° Destève, 17 ans; 13" Rastois, 17 ans; 14° Turdif, 16 ans; 15" Bassaud, 18 ans; 16° Moustarde, 19 ans. »
Le jury a admis, en outre, comme élèves surnuméraires :
1°MM. Bessé (François) 16 ans; 2° Griroud, 18 ans; 3" Morel, 17 ans; 4" Escurat (Baptiste), 16 ans.
'- Comme à la ferme-école du Montât (Lot), les candidats, au nombre de 39, appartenaient à des familles de [)ropriétaires, cultivateurs ou de fermiers.
Les élèves de deuxième année qui ont obtenu leur certificat d'aptitude et une somme de 300 fr. sont au nombre de douze, savoir :
1° MM. Thomas; 2" Gouquot; 3° Rou^^erie; 4" Besse; 5" Mirande; 6° Dumaure; 7» Sourzac; 8° Yeux; 9» Ghassain; 10° Boueix; 11° Ballet; 12° Gliataignié.
Après la proclamation des noms des élèves ayant reçu lejr certificat de fin d'études, M. d'Ussel a distribué une somme de 500 fr. entre les élèves qui ont obtenu, pendant leur séjour à l'école, le plus grand nombre de bons points.
XIL — Sériciculture.
La fabrication d'étoffes de soie à bon marché est un problème qui semble insoluble dans nos pays oii la main-d'œuvre est à prix si élevé, comparativement aux contrées de l'extrême Orient. Et cependant, il est prouvé, dès à présent, que les cocons peuvent être obtenus très économiquement par le système des petites éducations, faites par les femmes et les enfants, en observant les précautions que la science a fait connaître. Maintenant, on nous annonce que MM. Philip et Faisat, du Vigan, viennent d'inventer un tour à tirer la soie des cocons, grâce auquel une fileuse produit 350 grammes de soie, au lieu de 200, par journée de travail, sans préjudicier en rien à la belle qualité du fil obtenu; cette invention est déjà exploitée par un habile filateur d'Alais, M. Frauczon. Voilà donc un nouveau progrès, qui permettra à la fabrique d'employer, pour le même prix, une soie meilleure. Peut-être reverrons-nous bientôt la soie pure obtenir les faveurs de la mode ; ce jour-là, la sériciculture française sera sauvée une fois de plus.
XIIL — Concours spécial à la race bovine du Mézenc.
Depuis quelques années, le Comice agricole du Puy (Haute-Loire) a organisé des concours spéciaux de la race bovine du Mézenc, qui jouit, dans cette partie du centre de la France, d'une si légitime réputation. Le concours de cette année a eu lieu le 26 septembre à Fay-le-Froid. D'après les appréciations de M. Jacotin, secrétaire du Comice, ce concours a été très remarquable. Voici, en effet, en quels termes il en rend compte :
« Rien n'y manquait, et malgré la fièvre aphteuse qui a fait, comme on le sait, de cruels ravages dans cette belle et riche contrée du Mézenc, les agriculteurs avaient amené en grand nombre des bêtes de premier choix. Cette affluence inaccoutumée d'exposants prouve que l'élève du bétail est en voie de progrès dans ces régions dont les luxuriants et gras pâturages résistent, sans peine, aux longs et durs hivers.
« A neuf heures du matin, le jury, précédé de la fanfare de Tence, s'est rendu sur remplacement du concours. Les opérations ont commencé par l'examen des taureaux au-dessous de deux ans. Bien c{ue quelques sujets laissassent à désirer au point de vue de la conformation extérieure, il y avait, néanmoins, quelques beaux spécimens. Les éleveurs savent, du reste, qu'à cet âge on ne peut espérer de trouver des animaux complètement sans reproches.
« Les taureaux de deux à trois ans offraient un ensemble remarquable par la perfection et l'harmonie générale des formes. La plupart des sujets, au nombre de 17, avaient le dos horizontal, la culotte bien descendue et bien fournie. Quelquesuns même avaient une grande analogie avec des types de races beaucoup plus fines et plus précoces.
« La commission n'a eu que l'embarras du choix parmi les 57 génisses soumises à son appréciation. Ce qui frappait surtout dans cette catégorie, était la grande pureté originelle delà race du Mézenc, qui, quoique moins résistante à la fatigue que la race d'Aubrac, et moins lactifère que la race tarentaise, est digne d'une grande sollicitude à cause de sa parfaite adaptation à la culture de notre département, et de ses qualités précoces pour la boucherie.
a Les kb vaches de tout âge présentaient des produits remarquables de forme et de finesse. Avec de pareils animaux, les éleveurs de la montagne ne peuvent qu'obtenir d'excellents résultats. Cependant, on ne saurait trop leur recommander de veiller sur le choix des taureaux et de soigner davantage l'alimentation pendant le jeune âge. En outre, ce n'est que par une sélection bien entendue qu'ils arriveront à faire des animaux d'un engraissement plus précoce et produisant une plus grande quantité de lait.
a Quoique l'éleveur du Mezenc s'adonne surtout à la production des animaux dont il peut tirer profit, on remarquait parmi les bœufs des sujets dignes de la plus grande attention. Dans un pays où la culture n'est que secondaire, on ne saurait demander à l'agriculteur des bêtes de travail irréprocliables, et il est bon de lui tenir compte des efforts qu'il a faits pour exposer des sujets dont les appariements ne sont pas trop défectueux. »
Les principaux lauréats de ce concours ont été M. Alexandre Descours, aux Éstables; M. Pierre Pessernesse, à Freycenet-La cuclie; M. Pierre Michel, aux Estables, tant pour les taureaux que pour les génisses et les vaches.
XI\'. — Achat d'étalons de gros trait.
M. le comte de Bouille, président de la Société départementale d'agriculture de la Nièvre, prie les éleveurs qui auraient à vendre de très beaux étalons de gros trait, à robe noire, de l'en prévenir, en liti indiquant l'âge, la taille et le prix de chaque cheval. La Société d'agriculture de la Nièvre continue, en etîet, dans ce département, la formation d'une famille de chevaux de gros trait commencée depuis quelques années.