‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 419 sur 752 · CHARBONNEUSE · texte numérisé non relu

CHARBONNEUSE

J'ai été chargé par M. le ministre de l'agriculture et par le Comité des épizooties de porter un jugement sur la valeur d'un procédé de guérison du charbon des vaches, imaginé, par un habile vétérinaire du Jura, M. Louvrier. M. Chamberland a bien voulu s'adjoindre à moi pour ces recherches et c'est en mon nom et au sein que j'en communique à l'Académie les résultats. Le procédé de M. Louvrier a été décrit dans le Recueil de Médecine vétérinaire de notre confrère M. Bouley.

L'auteur s'efîorce de maintenir l'animal à une température élevée par des frictions, par des incisions à la peau dans lesquelles il introduit un Uniment à la térébenthine, entin en recouvrant l'animal, la tête exceptée, d'une couche épaisse de 0'".20 de regain, préalablement humecté de vinaigre chaud, qu'on retient par un drap qui enveloppe tout le corps,

Le 14 juillet 1879, nous avons inoculé à deux vaches cinq gouttes d'une culture du parasite charbonneux derrière l'épaule droite. Nous désignerons ces vaches par les lettres M et 0. Dès le lendemain un œdème sensible se manifeste sur les deux vaches, moins étendu sur la vache M que sur sa voisine. Le 16 juillet, l'œdème de M paraît déjà diminué; celui de 0 n'a fait que s'accroître et il descend même sous le ventre -. La vache et très malade, très faible sur les jambes de

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