‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 53 sur 752 · XV. — Blés pour semences · texte numérisé non relu

XV. — Blés pour semences

Un agriculteur habile du Rous^illonnais, M. Durand, à Saint- Nazaire (Pyrénées-Orientales), qui a obtenu d'excellents résultat dans la pratique des irrigations, nous envoie plusieurs échantillons des produits de ses cultures. Nous y remarquons spécialement un très beau blé barbu, obtenu dans des terrains salés, et excellent pour semences. M. Durand nous écrit qu'il peut disposer de 200 à 300 hectolitres pour semences, absolument semblables à Féchantillon qu'il nous a envoyé.

XVL — Nouvelles de l'état des récoltes,

La grande préoccupation des agriculteurs est aujourd hui la maturation des céréales qui s'achève dans de bonnes conditions. Nous avons reçu quelques notes qui donnent, sur ce sujet, des renseignements intéressants et que nous publierons. M. Dubosq nous écrit de Château-Tbierry (Aisne), à la date du (3 juillet :

.« Grâce à des pluies, quoique tardives, arrivées après une attente de plus de deux mois, d'une sécheresse désolante, les blés et les avoines se sont améliorés ; pendant un uioment on pouvait craindre de ne plus trouver dans les champs, de nourriture pour les moutons; aussi, la piemière coupe des luzernes, trèfles et prairies caturelles, ne donnera qu'un fourrage insignifiant Si la pluie était arrivée (rois semaines plutôt, il est probable, qu'on aurait eu cette année une abondante récolte en grains et en fourrages.

« Les seigles sont très beaux, ils donneront beaucoup de grains.

« Les pommes de terre n'ont pas souffert jusqu'ici ; il y a espoir d'un bon pro duit.

ce Les betteraves sont bien levées, elles reçoivent en ce moment leur troisième binage; il y a suffisamment de plants.

« Les féverolles , bizail es et maïs donnent l'espoir d'une bonne récolte, cela viendra remplir les vides laissés par la première coupe des autres fourrages.

« Ayant eu occasion de parcourir tout récemment l'Auvergne, la Nièvre et une partie de l'Allier, partout il est facile de se rendre compte de l'état peu favorable des récoltes en terre, les blés sont généralement dans de mauvaises conditions; il y a partout ab^ence de plants, ils sont envahis par des plantes parasites, les avoines sont courtes, el es ne donneront ni paille, ni grain, les prairies naturelles qui ont eu à souffrir pendarit près de deux mois de pluies glaciales, n'ont pas poussé, aussi faut-il s'attendre pour ces départements, à une récolte peu abondante

« L'hiver qui a été si préjudiciable dans notre département et aux environs de Paris, auxarbres fruitiers etd'agrément, n'a causé aucun dommage dans Ics départements cités; aucun arbre n'a souffert, aussi compte-t-on en profiter, pour la vente des fruits et autres produits. »

La moisson est commencée dans le Midi; elle est même à peu près achevée dans quelques parties de la Provence, notamment dans les Bouchei-dud\bône. On se trouve généralement satisfait, dans celte région, du rendement et de la qualité du grain. J.-A. Barral.

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