LES HIRONDELLES
Il y a tous les ans beaucoup d'hirondelles au Riltershof. — Pas d'hirondelle de che iiinée, la petite qu'on nomme vulgiiremsnt Martinet. Liles viennent au printemps reti-ouver leurs nids. Elles élèvent une famille, et partent dans les premiers jours de septembre. Or cette année, te 26 juin, on a remarqué qu'il n'y en avait plus. Elles étaient toutes parties. — Quelle cause a déterminé leur départ, où sont-elles allées? Ce fait se rattache-t-il à des circonstances d'un intérêt général qui nous sont inconnues?
Ce départ des hironlelles n'a pas été occasionné par une cause locale, accidentelle. On peut en avoir la certitude, parce qu'il y a dans la cour de la ferme deux familles d'hirondelles qui occupent deuî bâtiments éloignés l'un de l'autre d'environ 60 mètres. Elles sont parties toutes ensemble, comme elles partent chaque armée au mois de septembre.
Ce fait me semble être assez intéressant pour le faire connaître aux nombreux lecteurs du Journal de l'Agriculture, en les priant de faire savoir si ce départ des hirondelles a eu lieu aussi chez eux, et s'ils peuvent en inditjuerla cause.
On leur lait la guerre, on les tue pour les manger, ces innocentes hirondelles qui nous rendent tant de services. Chaque année, à l'automne, il se fait dans le midi de la France et en Italie, une effrayante destruction de petits oiseaux qui émigrent pour aller passer l'hiver dans un climat plus chaud.
L'agriculture française a déjà fait bien des progrès, ne fera-t-elle pas encore celui d'une loi qui protège les petits oiseaux? Et si cette loi est enfin renlue, le gouvernement françris ne pourra-t il pas s'entendre a^^ec le gouvernement italien pour que les petits oiseaux soieat protégés pendant leur passage en Italie ?
Celte loi, que j'ai déjà demandée pour la France, existe ici dans la Bavière rhénane. Les forestiers du gouvernem^it et des particuliers,