‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 56 sur 752 · EFFETS DE L'HIVER EN LORRAINE · texte numérisé non relu

EFFETS DE L'HIVER EN LORRAINE

de notre pays dans sa production essentielle. Les prairies, naturelles ou artificielles, n'ont pas souffert, les gros grains non plus. Les travaux du printemps se sont adinirablemeiu effectués dans un sol desagrégé par la force irrésisàble du plus grand et du plus long froid qu'on ait constaté , en Lorraine. Nos blés, généralement exubérants, avaient besoin de temps sec; nos marsages sont bien fournis, nos trèfles très épais, et si la pluie qui tombe aujourd'hui, 28 mai, pouvait nous continuer quelques jours sa bienfaisante intervention, l'année 1880 compterait parmi les bonnes, et nous n'aurions pas, après deux mauvaises campagnes, à dévorer une troisième vache maigre.

Docteur F. Schneider,

correspondant de la Société nationale d'agriculture de France^

N. B. C'est la vache grasse qui l'emporte visiblement, aujourd'hui 5 juillet, à l'heure où je corrige mes épreuves. La pluie a, en effet, dissipé toutes lesans^oisses du cultivateur et celui-ci déclare d'ores et déjà que la place va lui man;juer pour engranger les magaihijues récoltes qui ornent ses champs. Les céréales se tiennent fermes sur leurs tiges au tissu dense; la floraison s'est bien faite, les épis sont bien garnis de grai/is. Les pommes de terre sont luxuriantes, les betterave? marchent à grandes étapes et les secondes coupes de trèfle arrivent à marche forcée. Vraiment, la nature a des ressources admirables. Mais, comme on a la manie de toujours gémir, on va se plaindre sans doute du fléau de l'abondance. F. S.

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