XIII. — Les entreprises ar^ricoUs à l'étranger
M. Louis Hervé nous adresse la lettre suivante pour se plaindre de la réponse que nous avons faite dans notre cbronique du 6 novembre, à une attaque qu'il avait dirigée contre une opinion émise par nous sur la valeur d une entreprise agricole au Texas. Nous ne faisons aucune difûcullé à insérer textuellement cette lettre.
« Monsieur, l'attaque injurieuse dont je suis l'objet dans votre dernier numéro me touclieiait fort peu, si je n'avais découvert moi-même en relisant mon article, que la phrase qualifiée par vous de monstruosité a été mal comprise par vous, et cela un peu par ma faute. Ea effet cette phrase triiuit rai pensée d'une façon peu claire, et je me dois à m)i-raêne comme à vous de l'expliquer.
« Je n'ai nullement voulu donner à entendre que vous donnez aux cultivateurs le co't>('?î de vendre leurs terres pour aller cultiver en Améri fue. J'ai voulu dire que ce ronseil se déduit de lui-même de la lecture de votre mémoire. Q loi de plus naturel, en etfet, en [>résjnce de U cultu-e inlii^ène qui ne lait pas ses frais et de la culture au Texas qui donn-i la fortune ! Tel a été le sens exact de ma pensée qui ne prétend point mettre la vôtre en jeu.
« En second lieu, si j'ai donné votre adresse, c'a été à la demande de M. Léon Barrai, votre iils. Je me demande comment cet acte d'obligeance envers le flls a pu être désobligeant pour le père !
«Au nom de la bonne foi dont vous prétendez me donner une leçon, j'espère que vous ne refu«erez pis d'insérer une rectificaiion que je vous adresse uniquement en vue de rétablir la vérité.
« J ai l'honneur, etc. « L. Hervé,
E[« Directeur de la Gazelle de la Mauvaise foi. »
Puisque M. Hervé éprouve le besoin d'expliquer sa pensée et d'éclairer une obscurité (ju'il reconnaît fâcheuse, il reste démontré que nous avons eu raison de lui faire une réponse verte, nous l'avouons, mais non pas injurieuse. Encore une fois, nous jugeons les choses agricoles avec un détachement complet de tout intérêt pjrsonnel, et nous n'ayons pas à rendre compte à M. Hervé de notre appréciation relative à la dernière phrase de sa lettre. Nous plaignons ceux qui ne voient p.is avec satisfaction le progrès agricole, sur quelque point du globe qu'il s'implante ; nous regrettons vivement l'espèce de personnalisme qu'on cnerche à introduire dans l'agriculture qui, jusqu'à ces derniers temps, était toujours restée libéralement ouverte à tous les hommes de progrès, quelques fussent leur opinions et leurs pei^ aonnalités.
XIY. — Cvllure de Volivkr.
A la suite des dégâts occasionnés dans les plantations d'oliviers par la mouche spéciale qui s'attaque à cet arbre, un Comité d'initiative s'est formé à Grasse (Alpes-Maritimes), dans le double but : 1" de prévenir désormais l'invasion de la mouche kéïroune en faisant abandonner le système des récoltes tardives, qui paraît avoir pour résultat défavoriser la reproduction de l'insecte; 2" d'obtenir de 1 Etat, pour cette année, la remise de l'impôt foncier sur les terres complantées d'oliviers, à cause de la perte absolue de la récolte. Ce Comité a décidé qu'il convoquerait, dans une réunion générale, un grand nombre d'intéressés à la culture de l'olivier dans la région. Dans cette réunion, il sera procédé à la formation d'une Commission générale, qui sera définitivement chargée de conduire à bonne fin la double entreprise qu'on s'est proposée.