‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 608 sur 752 · BOTTELAGE ET COMPRESSION DES FOURRAGES · texte numérisé non relu

BOTTELAGE ET COMPRESSION DES FOURRAGES

main, l.orsque la botteleuse est en même temps peseuse, le pesage de la boite est fait avec un fléau de romaine lixé derrière la caisse. Le poids est suspendu à l'aide de crochets entrant dans des trous dont la distance est calculée par demi-kilog. M. Guilton construit des botteleuses non peseuses, faisant des bottes à un, deux ou trois liens, qui coulent de 55 à 80 fr.; les mêmes, avec l'appareil de pesage, coûtent de 85 à 120 fr.

L- s botteleuses à deux liens, faisant des bottes de 4 h. G kilog., et ayant 75 centimètres de long, sont principalement usitées dans le nord, l'est, l'ouest et le sud-ouest. Les botteleuses à trois liens, ayant 95 centimètres de longueur et faisant des bottes de 5 à 7 kilog., sont recherchées dans les environs de Paris et dans les régions qui approvi-

Fig. 23. — Bolleleu>e peseuse. de M. Guitton.

sionnent la-capitale. D'autres botteleuses, également à trois liens, mais à caisse plus large et ayant des ressorts plus longs, pouvant faire des bottes de 10 kilog., sont usitées dans le centre et les Gharentes, ainsi que dans une partie de la Dordogne. La Provence et le Languedoc préfèrent des modèles plus courts, faisant des bottes de 2 kilog. à 2 kilog. et demi, avec un seul lien.

M. Guitton construit aussi des })resses à fourrage et à paille (fig. 24 et 25) qui ont été adoptées parla Compagnie des Omnibus de Paris, et qui ont reçu plusieurs récompenses dans les concours régionaux. Elles sont formées par des caisses dans lesquelles on introduit le fourrage, que presse un plateau intérieur mobile. On presse d'un côté, pendant qu'on charge de l'autre. Il y en a deux modèles :

Les petites presses sont bonnes pour la culture et font 10 kilog, à 20 kilog. suivant le n°, avec 150 kilog. de densité au mètre cube; avec deux hommes seulement on peut faire 15 à 20 bottes à l'heure.

Les grandes presses, celles employées par la Cie des Omnibus, peuvent presse la paille si la largeur est portée à 1'".40, et du foin si elle est de 0™.95. Les bottes dans les deux cas sont introduites horizontalement et pressées après introduction de G bottes de 5 kilog. et demi et sont liées par deux liens pour le foin et trois pour la paille.

BOTTELAGE ET COMPRESSION DES FuURHAGES

Ces liens sont en fil de fer et ils font un long usage ; leur prix est de GO fr. le mille.

Ces macbines peuvent servir aussi pour le foin en vrac et sont dis-

Petile j.resse à fourrages de M. Guilion.

posées pour recevoir cinq liens afin de suppléer aux liens des bottes primitives. On peut faire avec ces machines 200 balles par journée de dix heures. On peut charger un wagon de 200 balles de G bottes, ce

Grande presse à fourrages et ;\ paille.

qui fait 1200 bottes à 5 kilog. et demi, soit 6,600 kilog., ou une économie de 3 cinquièmes au moins sur les transports. On a de plus l'avantage de trouver les rations toutes faites en déliant les balles. Le prix de ces machines est de 1700 francs. La densité pour ces grandes presses est de 120 kilog. pour la paille et 150 kilog. pour le foin.

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