V.' — Le 'pliTjlloxera
A diverses reprises, on avait annoncé, sans confirmation ultérieure, la présence du jih^lloxcra dans les vignobles de la Crimée. Aujourd'hui celte nouxelie paraît certaine, d'après le télégramme suivant que public le ColnSj un des principaux organes de la presse russe :
« La nouvelle de l'apparilion du phylloxéra, en Crimée, est confirmée. Une commissiuii scientifique composée de viiiculteurs, d'entomologistes, dn maréchal de la niiblii>se, et présidée par M. Danihuski, a procédé à l'inspection des vignoble.'S de M. llaichsky, près la porte de Baïdas, et a constaté que k déciatines Tenviron k h< ctares) de vignes étaient ravagés par le phylloxéra. Des mesures énergiques, ont été prises pour combattre le fléau. Le dommage causé est estimé à envu'on 70, OOu roubles. »
Par suite de la nomination récente de nouveaux adjoints à l'inspection de lagricullure, quelques modifications ont été apportées au service des lecherches relatives aux progrès du phylloxéra. M. Vassillière, ins| ecleur général adjoint, a été appelé à la tête de ce service, en reniplacement de M. de Lapparent, inspecteur général. Nous sommes heureux de nous faire, à cette occasion, l'interprète de tout les viticulteurs qui ont été en rapport avec IM. de Lapparent, pour témoigner de la vive sympathie qu'il a laissée derrière lui, à laison du zèleéclaiié et de l'activité qu'il a déployés dans l'exercice de celte importante mission.
Parmi l.^s travaux récents sur le fatal puceron, nous devons signaler aujourd'hui, d'une manière spéciale, une étude de M. Fabre, délégué de l'Académie des sciences, sur les mœurs du phylloxéra pendant la période d'août à novembre 1880. Ses observations ont été faites à Sérignan (Vaiicluse), un des points les f)lus éprouvés par le fléau, oii il n'y a plus que quelques vignes rares et faibles. La conclusion de ses rechen-h -s est que les migrations, soit par les insectes aptères, soit par ceu\ pourvus d'ailes, ont été, cette année, plus difïicultueuses, et que de l,i serait résulté le ralentissement dans l'invasion reconnu par les viticulieurs. En ce qui concerne l'acarus hyalin qui avait été trouvé en concomitance avec le phylloxéra, M. Fabre a constaté
CHRONIQUE AGRICOLE (4 DÉCEMBRE 1880). 36fc .
que cet arachnide n'est pas un pira^ita de phylloxeri, mais un commensal qui s établit parfois sur la môme radicelle qu3 le ()ueeron, et s'y nourrit de matières végétales décomposées.
Dans une communication qu'il vient d'adresser à l'Académie, M. Prosper de Lafitte revendique la priorité pour un mode de distribution des trous dans le traitement des viiijnes par le su! Cure de car- ' bone. Cette méthode qu'il avait décrite en 1878, a pour cara:lère distinctit'que la place de chaque trou se trouve fixée indépendamment de la position des souches.