LA SCIENCE EN PLEIN AIR
Les récréations scientifiques ou renseignement par les jeux, par Gaston Tissandjer, rédacteur en chef du journal La Nature. Un volunae grand in-8°, avej 223 figures dans le texte. — A la librairie de G. Masson, 120, boulevard St-Germaiu, à Paris. — Prix, broclié : 10 fr.
Parmi les nombreux ouvrages qui ont été écrits depuis vingt-cinq ans pour initier la grande masse du public aux progrès incessants des sciences, il en est peu qui soient réellement dignes de confiance. Il faut donc signaler, d'une manière spéciale, ceux qui répondent
Yéritablement aux besoins des lecteurs avides de s'initier à la marche des découvertes. Les recherches so poursuivent aujourd'hui avec une grande activité dans toutes les branches des connaissances; leurs résultats s'accumulent à ce point que celui qui ne les suit pas avec la plus grande régi^larité est bientôt distancé. C'est pour être utile à tous que M. Gaston ïissandier, qui a donné une si vive impulsion au journal scientifique La Nature qu'il dirige, a eu la pensée d'y adjoindre une collection d'ouvrages qui portera le titre général de Bibliothèque de la Nature. Le but de cette coUection est « de mettre entre les mains
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Fig. 30. — Aquarium fait avec une cloche à melon.
des savants, des hommes du monde et de la jeunesse, une série de volumes qui puissent donner aux uns des documents sur les branches nouvelles de la science en voie de formation, fournir aux autres des livres d'enseignement et d'instruction pratique, et initier enfin tout le monde aux plus récentes conquêtes des sciences naturelles ou expérimentales. » Le premier volume de cette nouvelle bibliothèque est celui que nous allons présenter à nos lecteurs.
Le titre de l'ouvrage en indique le but. L'auteur a soin de l'expliquer, en s'appropriant cette pensée d'un savant mathématicien du dixseptième siècle, Ozanam : « Les jeux d'esprit sont de toutes les saisons et de tous les âges ; ils instruisent les jeunes, ils divertissent les vieux, ils conviennent aux riches et ne sont pas au-dessus de la partie
des pauvres. » lastruire en récréant, c'est un problème dont la solution n'est pas à la portée de tous; mais que de fruits quand on réussit^ quand on développe l'esprit d'observation et que l'on fait apparaître aux plus distraits des faits ou des vérités qu'ils ne soupçonnaient pas. La variété dans le choix des sujets est une des premières conditions des récréations; M. Tissandier se garde bien de manquer à cette règle. C'est ainsi qu'il nous fait successivement passer en revue la science en plein air, la physique sans appareils, la chimie sans laboratoire, la maison d'un amateur de science, la science appliquée à l'économie
Fig. 3L — Aquarium muni d'une échelle à grenouilles.
domestique. La première partie de cet ensemble attrayant doit appeler! spécialement l'attention des habitants de la campagne.
Chaque jour de l'année, le cultivateur est appelé à observer la nature chez elle ; elle n'a pas de secrets pour lui, pour peu qu'il se plaise à l'étudier dans ses œuvres et dans les mille manifestations constantes de sa force infinie. Il vit en véritable communauté avec elle, en même temps que les diversions bruyantes de la vie des villes ne troublent pas son esprit. M. Tissandier nous rappelle que Bernard Palissy ne voulait point avoir d'autre livre que le ciel et la terre,! ajoutant qu'il est donné à tous de connaître et de lire ce beau livre. En même temps, il donne des détails nombreux sur la manière dont on doit le lire, et il suggère des méthodes d'observation simples, faciles à
BIBLIOGRAPHIE AGRICULE.
suivre, et qui permettent de saisir le nœud de beaucoup de problèmes de la vie des petits êtres ou des caractères de la vie végétale. En voici quelques exemples.
S'agit-il d'étudier les petits animaux aquatiques, on aura à peu de frais un aquarium du genre de celui que représente la fig. 30. Quatre piquets de bois sont enfoncés en terre ; on cloue au-dessus une planche percée, en son milieu, d'un trou circulaire sur lequel on place une cloche à melons renversée. Quelques cailloux et des coquillages font, au fond du vase, un lit rocailleux; la cloche est remplie d'eau, on y
Fig. 32.
Aquarium pour l'étude des infusoires.
fait plonger quelques plantes d'eau et quelques roseaux; tous les animaux capturés y trouveront un asile que M. Tissandier déclare très confortable. La fig. 3 1 montre un autre modèle d'aquarium, moins primitif, auquel a été adaptée la classique échelle aux grenouilles, augmentée d'une plate-forme pittoresque; mais pour en conserver les habitants, il a fallu ajouter un filet à mailles fines au travers desquelles ils ne peuvent passer. Voilà des engins qui permettent de faire un très grand nombre d'observations. Pour l'étude des animaux et des plantes d'ordre inférieur, on peut fabriquer un petit aquarium du genre de celui représenté par la fig. 32. Quelques feuilles (une branche de persil, par exemple) sont mises dans un vase qui contient de Teau ; on recouvre le tout d'une cloche de verre, et on l'expose aux rayons
du soleil; deux ou trois jours après, une goutte de cette eau, examiaéçi au microscope, commence à laisser découvrir quelques infusoires ; œ^ peut même voir se succéder les espèc(!S, pendant un temps plus ou moins long. Pour étudier des insectes d'une certaine grosseur, on pourra les enfermer dans une caiije spéciale (fig. 33); elle est formée de quelques planchettes, et des fils de fer régulièrement espacés en forment les parois. — Telles sont quelques unes des récréations scientifiques que M. Tissandier décrit avec un talent fin et délicat, et nous n'avons rien dit de ce qnj concerne la physique sans appareils,
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Fig. 33. — Cage pour conserver les insectes vivants
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la chimie sans laboratoire, etc. Mais nous pensons que sommaires suffiront pour donner envie de lire cet ouvrage intéressant, et qui répond complètement à son titre. Henry Sagnier.
CONCOURS RÉGIONAL D'ORAN ;,u;'lJ^^nq
V. — ANIMAUX REPRODUCTEURS. -- INSTRUMENTS D'AGRICULTURE .'^^cj PRODUITS AGRICOLES. — PRIX OFFERTS PAR LES ASSOCIATIONS AGRICOLES;
Animaux reproducteurs. — Ici encore, bien des personnes ont eu d'autant plus à regretter l'absence de catalogues dans les premiers jours du concours, que, aucun écriteau n'indiquant les différentes catégories inscrites au programme, les recherches des intéressés étaient fort longues, et les études très difficiles.
En suivant l'ordre adopté dans l'arrêté ministériel nous rencon-
Irons tout d'abord l'espèce chevaline, représentée àOran, nous sommes heureux de le dire, de la façon la plus remarquable.
Ce deuxième essai, couronné d'un plein succès, montre bien tout Tavantage qui s'attache à ce genre d'exposition et fait ressortir la nécessité d'admettre l'espèce chevaline dans les concours régionaux de France au même titre que les différentes espèces d'animaux domestiques.
Malgré le grand nombre de reproducteurs présentés, nous avons entendu dire à des officiers supérieurs, ayant dirigé quelques-uns de nos établissements de remonte, que l'on aurait pu obtenir encore mieux en excitant les indigènes jusqu'au dernier délai accordé pour les déclarations.
L'exemple du Comice de Mostaganem, appelant les Arabes, leur évitant les frais de transport, les encourageant, jusqu'au dernier moment, vient confirmer la justesse de la remarque qui précède; car, sur dix produits envoyés dans ces conditions, sept ont été primés.
La première catégorie, races orientales de pur sang, n'était représentée que par deux beaux produits appartenant à M. Arlès-Dufour, à Oued-el-Haleug (déparlement d'Alger). Tout le monde connaît les efforts de cet éleveur, qui remontent à l'année 187! en ce qui concerne le cheval syrien, dont l'élégance et l'intelligence sont appréciés de tous, et qui donne de beaux résultats avec les juments du Sahara.
Mais la race barbe, qui répond à une production bien autrement importante, était de beaucoup la mieux représentée, 128 animaux se trouvant inscrits dans celte catégorie. Dans les différents sujets primés on retrouvait réunies les qualités qui distinguent cette race, dont on ne saurait oublier la vieille réputation, et qui a été la source de plusieurs autres races d'Europe : la beauté, l'agilité, la force et la sobriété.
Le nombre et la nature des prix accordés aux indigènes dans cette catégorie, montrent suffisamment que l'élevage du cheval barbe est, en grande partie, entre leurs mains; les produits qu'ils obtiennent étant d'autant plus beaux, en général, qu'ils les nourrissent bien, les traitent avec douceur et familiarité, et les laissent libres de leurs mouvements tout en leur faisant faire de bonne heure de longues et nombreuses promenades.
On ne saurait cependant s'occuper de cette question sans protester contre l'abus que font les indigènes de la puissante bride arabe dans leurs sorties de chaque jour, et surtout dans les réjouissances publiques connues sous le nom de fantasia. Le pauvre cheval qui en est victime, a non seulement la bouche abîmée, mais il est sujet, de plus, à diverses affections dans l'articulation du jarret.
Plusieurs Européens ont eu aussi quelques beaux sujets primés, et il faut les en féliciter d'autant plus que, parfois ne trouvant pas des prix avantageux lorsque le service de la remonte cherche à leur acheter des chevaux barbes qui sont excellents pour la troupe, et aussi dans lé but d'obtenir des chevaux plus étoffés, plus forts pour les travaux de l'agriculture, ils ont une tendance à adopter, de préférence, des races exotiques, ou bien à opérer des croisements au lieu de procéder par voie de sélection, par le choix judicieux de meilleurs reproducteurs, et par des soins de diverses natures pour obtenir ce qu'ils dé*: sirent en utilisant notre excellente race du pays.
C'est par suite de la tendance que nous venons de signaler, que
nous trouvons une trentaine d'animaux parmi les races non dénommées ci-dessus et les croisements divers ; les animaux primés étaient des sujets croisés Breton-Percheron, Arabe-Percheron, Perehet^r. Espagnol;, Arabe-Syrien et Français-Arabe. - -^1
Ceux qui, malgré ce que nous avons dit des avantages de notre rstëd locale, préfèrent, pour une raison quelconque, se livrer à ces croisfe^ ments, ne doivent pas oublier qu'ils ne sauraient augmenter la taille, sans modifier sensiblement le régime et les soins de tous les jours, etse souvenir que le milieu dans lequel se trouvent placés ces métis 'a^^ à la longue, une action certaine sur leur organisation et leur déVêr^ loppement. ' uloâui-
L'espèce mulassière, non prévue au programme, a été représentée' cependant par quelques beaux sujets qui sont venus se disputer les prix alloués par le Comice d'Oran.
Quant à l'espèce bovine, on peut dire qu'à part de très beaux spé-' cimens et malgré les quelques paires de bœufs appelés à un concours particulier par le Comice d'Oran, l'attente générale n'a pas été satis faite, une cinquantaine d'animaux seulement ayant été soumis â' l'examen du jury.
Notre remarque a d'autant plus de valeur que nous avons encore présents à la mémoire les résultats d'une exhibition semblable faite, en 1878, avec les produits d'un seul arrondissement, sous les auspices du Comice agricole de Bel-Abbès, oi^i '288 animaux de différentes espèces ont été présentés et au sujet desquels le rapporteur s'exprimait alors en ces termes : « .... Qui de vous, messieurs, en voyant la magnifique et nombreuse catégorie de juments poulinières suitées, n'a laissé échapper des signes d'étonnement et d'admiration? Cinquante exposants se disputaient quelques modestes prix. Cette catégorie aurait été digne de figurer dans les plus beaux concours régionaux de France — Les catégories de poulains et de pouliches de deux ans étaient aussi magnifiquement représentées, quarante-cinq exposants prenant' part à cette lutte. » Et plus loin : « L'espèce bovine était à notre conî-^ cours peut-être mieux représentée que l'espèce chevaline, car plus de cent têtes d'animaux hors ligne se pressaient dans l'espace réservé. »
Au dernier concours régiona,! d'Oran, deux concurrents seulement se trouvaient en présence pour montrer les échantillons de notre race algérienne, affaiblie depuis longtemps, mais qui a cependant encore de précieuses qualités qu'il est aisé d'utiliser, en choisissant de bonâ reproducteurs pour les placer dans un milieu convenable et les enloii-^* rer de quelques soins. ;iîi8iioa
Les bêtes de race exotique et celles provenant de croisements, atixquelles on s'adresse pour obtenir plus vite la viande et le lait nécesM saires à la consommation, ainsi que la force réclamée par l'agrieiil^ ture, offraient des sujets plus importants. '''-'■
On a particulièrement remarqué, parmi les races pures de l'Europe, des échantillons de la race comtoise, acclimatée depuis vingt'-*^' trois années par un éleveur de Bel-Abbès et qui, très appropriée aux besoins du pays, donne de magnifiques résultats, à la condition de rafraîchir le sang à certaines époques, en important de France quelques nouveaux reproducteurs des races durham, espagnole, charolaise, suisse, bretonne et de Salers.
Parmi les animaux croisés, le jury a distingué des bêtes des envi-
rons de Guelma, sans autre désignation, les Charolais-Guelma, les Durham-Charolais-Guelma, qui se trouvaient à côté de quelques Espagnols-Arabes, de Suisses-Arabes et de Suisses-Espagnols.
Rappelons en terminant, ce que nous disions en 1877 sur le même sujet dans le rapport de la prime d'honneur : « Si le nombre des têtes de bestiaux n'a augmenté que dans de faibles proportions, cela tient surtout à ce que les indigènes sont toujours les principaux éleveurs. Or, l'état de tranquillité dans lequel vit le pays, les facilités de transport, le prix élevé de l'orge, les offres réitérées pour l'exportation, le peu de soins prodigués aux jeunes bêtes par les indigènes, le manque absolu d'abris, l'excès de froid et de chaleur, sans qu'un peu de nourriture vienne au domicile compléter l'alimentation des champs, insuffisante pendant une grande partie de 1 année, sont autant de causes pour lesquelles l'élevage ne donne que de bien maigres résultats. D'un autre côté, quel est celui qui n'entrevoit pas avec crainte le moment où l'industrie européenne, qui consiste à engraisser le bétail aux champs ou à l'étabie, ne pourra plus être entreprise en raison de la diminution de ce dernier par suite des motifs qui viennent d'être énumérés? Il y a donc là une branche de culture à adopter résolument parles colons avec l'idée que le bétail procure de la viande et du fumier, qu'il est aussi indispensable sur une ferme que la meilleure pratique agricole, et qu'il rend toujours en raison des soins, de l'entretien et de la nourriture qu'on lui prodigue. » U
L'espèce ovine, en dehors de quelques lots de toute beauté, était assez peu représentée pour que le jury se soit cru dans la nécessité, sur huit premiers prix, médailles d'or, de n'en décerner qu'un seul à un lot de brebis indigènes appartenant à M. Fabas. Ce fait très regrettable a pour principale conséquence de démontrer l'incontestable utilité des efforts que tente en ce moment le gouvernement pour améliorer les moutons du pays, en créant une bergerie nationale à Maudjeheur, près Médéah, avec une école de bergers, où sera donné un enseignement spécial à une quarantaine de jeunes indigènes, ainsi qu'aux fils de colons désireux de s'initier à la conduite d'une grande ferme et aux soins exigés par de grands troupeaux d'élevage.
Mais, si l'on considère l'importance de cette question qui intéresse à la fois la consommation et l'industrie manufacturière de la Métropole, on est amené à réclamer l'extension aux départements de l'Est et de rOuest de la colonie de l'essai qui se fait actuellement dans celui d'Alger, dans le but d'obtenir une solution réelle, par suite du nombre considérable de moutons que possède l'Algérie.
Quelques beaux porcs Yorkshire et du pays, un lot de dindons, quelques autres de coqs et poules de la Bresse, espagnols, anglais, cochinchinois, de pigeons divers et de paons, complétaient l'exposition de cette division.
A part l'époque du printemps où tous les animaux trouvent ici une nourriture abondante dans les champs mêmes, la viande grasse fait défaut pendant trop de temps, par suite de la difficulté d'entretenir le. bétail si l'on n'a pas préparé les instruments nécessaires à cette in-îj dustrie, pour que nous négligions de signaler les bêtes grasses que nous avons admirées dans la section des bœufs, comme dans celle des moutons et des porcs de la 2* division.
Les bêtes primées nous ont bien montré les précieux avantages de
notre race bovine algérienne, si facile à prendre l'embonpoint voulu, aussi ne saurions-nous trop solliciter de sérieux encouragements pour un semblable concours dont l'importance augmente encore lorsque l'on considère qu'il intéresse au plus baut point lalimentation publique.
Instruments tV agriculture. — Nous serons sur ce paragraphe d'autant plus bref que, nous adressant à des lecteurs d'un pays qui est largement entré dans la voie des achats de tous les instruments nécessaires aux exploitations agricoles les mieux conduites, la description que nous en ferions ici ne pourrait leur être d'aucune utilité.
Il nous suffira d'ailleurs de citer les principaux instruments exposés pour donner de suite une idée de ce qu'était cette exhibition dont on ne saurait faire trop d'éloges. M. Piller, représenté par M. Billiard d'Alger, exposait une collection de tous les instruments utiles aux colons : semoirs en lignes et à la volée, hache-paille de Crowley, brabants, cultivateurs, herses, tarares, aplatisseuses, pompes et béliers, faucheuses, râteau automatique, chargeur de foin tenant lieu de plusieurs tasseurs, presses à foin faisant des bottes cylindriques très faciles à emmagasiner, moissonneuses Wood, moissonneuseslieuses, dont une nouvelle remplaçant le fil de fer par de la ficelle, ce qui rend son emploi bien plus économique, batteuses à vapeur et à manège, élévateurs de paille.
M. Billiard avait, en outre, et en grand nombre : scarificateurs, bisocs Dombasle, charrue vigneronne Renault-Gouin, pressoirs, alambics, appareils à distiller, filtres, couveuses artificielles, clôtures en fer delNuM. Louetfières, barattes, robinets, tuyaux en caoutchouc, chemin de fer de IM. Decauville aîné, ce précieux auxiliaire de la culture à laquelle il fait réaliser économie de temps et de maind'œuvre.
M. Aultmann, de son côté, produisait une collection très complète des mêmes instruments que nous n'inscrivons pas de nouveau uniquement pour ne pas nous répéter, mais parmi lesquels nous citerons particulièrement : moissonnause-lieuse dont le mécanisme est d'une simplicité remarquable, aplanisseuse, machine à vapeur et batteuse, transmission pour divers instruments, charrues Meugniot et celles Candelier, vigneronne Souchu-Pinet, hache-paille Picksley, divers instruments d'intérieur de ferme, moulin, pressoir Piquet, pompe Moret-Broquet, semoir Demoncy.
M. Vigouroux, de Nîmes, se faisait remarquer par une fort belle collection d'instruments vinicoles : pressoirs, fouloirs, filtres, alambics, grues, chaudières à étuver les futailles, pompes, seaux à vendange, robinetterie.
Nous avons ensuite remarqué d'une façon particulière les charrues de divers types, de : MM. Mougeot, de Bel-Abbès; Bergougnoux, du même endroit; Robin, de Boufarik (Alger); Souillé, au même heu; Fondeur, à Viry-Noureuil (Aisne); Pétrot, de Dijon (Côte-d'Or), représenté par M. Bonifay, à Oran; Legembre, à Alger; les appareils à vapeur de M. Aubert, l'exposition collective du Comice agricole de Boufarik, comprenant notamment les collections d'instruments provenant des ateliers de MM. Dolive, à Béni Mered (Alger); Leroux, à Birtouta (Alger); Souillé, à Boufarik (Alger); et ceux de la Société anonyme de construction mécanique, du même lieu, les machines et
CONCOURS REGIONAL D ORAN. 389
a<;ct5SSoipes servant à l'usage de la dynamite de M. Feutrier, d'Oran; les appareils vinicoles de M. Formis-Banoît, à Montpellier (Hérault); le semoir, la batteuse et la lotîoinobile de M. Guitreau, à Dourdan (Seine-et-Oise); les pressoirs de MM. Mabille frères, à Amboise (Indre et-Loire) : les tarares de MM. Nu re frères, à Lyon (Khône) ; les pompes de M. Noël, à Paris ; les faucheuses et moissonneuses de M. Osborne et Cie, à Paris; l'hydro-incubaleur de M. Oudot, de Kouba (Alger); les trieurs et le hache-paille de M. Presson, à Bourges (Cher); le foudre-cuve de M. ïrinquier aîné, à Oran; les trieurs et appareils de ferme de M. Vermorel, à Villefranche (Rliône;; les norias et le rouleau pour le dépiquage des céréales de M. Billes, d'Ot-an; les petits instruments et les lessiveuses de M. Cliauveau, à Loudun ([sera); les pressoirs et les moulins à farine de M. Jolmer, fondeur, à Oran; le fouloir de M. Trinité, à Dalmatie (Alger); les appareils à filtrer de MM. Bouchette et Cie, à Paris; la batteuse, la locomobile et le mantepaille Ruslon, Procter et Cie; les pompes de MM. Fray- Bernard et Durand, à Nîfnes (Gard),
Dans le cas où, involontairement, nous aurions omis de signaler quebjue instrument important, il sera toujours facile à l'intéressé de se reporter au catalogue très complet qui a été dressé et qui se trouve entre les mains de presque tous ceux qui ont visité le concours agricole. L. Bastide,
(La suite pi'ocliaineini-)it) Président du Comice de Bel-Abbès. . , . .,.
.îio..Tiq ,. L'ALIMENTATION RATIONNELLE
L'attention des agronomes a été attirée depuis un <e- ain temps sur les questions relatives à l'alimentalion. On s'est particulièrement occupé delà nourriture du cheval, et on a préconisé diverses rations de substitution. Nous ne voulons pas contester les résultats publiés, nous les considérons comme acquis; nous voulons seulement examiner la question au point de vue biologique et chiniique, et montrer qu'on a peut-être été téméraire en appelant rationnel et scientifique, un système d'alimentation qui n'a d'autre mérite que celui du bon marché. Rien n'est moins connu que les phénomènes relatifs à la chaleur animale et à la source de la force musculaire. Un animal absorbe, indé- ^pendammantdecertainssels minéraux, desmatières ternaires (graisseset gféculents), et des matières quaternaires (albumine et ses congénères); lï élimine par des voies diverses de l'acide carbonique, de l'eau, de l'urée et quelques autres produits accessoires. Il était très simple d'imaginer que l'organisme, foyer de combustion brûle, grâce à l'oxygène introduit par les poumons, les matières ternaires et quaternaires et, rejette comme produits ultimes de la combustion, de l'acide carbonique de l'eau et de l'urée. Les chimistes n'admettaient cependant pas vo- , lontiers cette production directe de l'urée par l'oxydation de l'al- !'Bumine; M. Béchamp n'était pas parvenu à répéter l'expérience oii il 'prétendait avoir obtenu de l'urée en oxydant l'albumine. C'est seujçlement il y a quelques années qu'un chimiste distingué, le professeur Ritter, de Nancy, dont la bonne foi scientifique est incontestable, montra que dans certaines conditions, on réalise la réaction de M. Béchamp. L'hypothèse de l'organisme, foyer de combustion, était simple, ce qui ne veut pas dire qu'elle était exacte. Noire éminent collaborateur, le professeur Sanson, vient de publier dans le Journal de VAnalomie, du