‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 667 sur 752 · Ç0 SUR 1/ ALIMENTATION RATIONNELLE · texte numérisé non relu

Ç0 SUR 1/ ALIMENTATION RATIONNELLE

docteur riiarles Roliin, un important mémoire sur la source du travail njusculaire dont (M1 lait coimaiire 1«'S ctontlusions à nos leetfiirs, dans ]e Jovrnul de C Ayriiulliue i\\\ 21 août 1880. !M. Santon nioiilK! p.ii lailenient dans ce lra>ail, riche en e>pfricnecs originales et «Ml apeiçiis nouveaux, qu'on n'a jias une notion juste des jihénoinènes (pu t-e pas.^cnt dans les réacti(»ns nuliitivcs (piand on les appelle coudiustions lT^|»i^atlUles. A' trrieuieuient, ]\J. Sanson avyil déjà lait voir (pie leliiuinatiou de l'acide carbtuiique par le pouiiioii suit une loi purement pli^'^iipM', et s effectue en laiïioa directe de la tetnpiT.iliiieel en raison inverse <le la pression. L'acide carbonique est le iii'on'uit de réaelions tivs coiupliipiées. Slintzing, Franckel et Greliant ont uu)iiiié(|ue des ré.iciiotîs [u-oiluiles par les elémenls des lualières allMiuiin» ïdes deveIo|»peiit de l'acide carbuniipie. Ou ne peut plus dire que la eombiistitui le^pilal(li^e est la source d»! l'.iciile carlxmicpie et que la ebaltiir déijaiiee par la combustion se Iran s forme en sou e(|uivalciit de lorce mec.miipie.

I écdiiomie e>t le siè^^e de pliénomènos de synthèse, de dissociation, de (Irdtiiibleinent, dli^dratalion, île dé.-liydiMlatioii qui produisent de la elialeiir tout aus>i bien tpie les |>liéuoiuènes d'oxydation. ')ri se tiompeiaitdu res!ei:i'«»ssièreuieni en calculant les chaleurs de combustion des COI |!S c(Uupo.-és d après celles des corps s«iin|)les qui les ciuistiluenl. M. IJeithelot (|ui e^t, wsiuon le père, du moins le léiiovaleur de la theniKtchiuiie, a fiil. \oir (jue les cm ps iiras ronrnisseiit eu iiènéra une (pianlilé de chaleur un peu moindre <pie leurs éléments coinbusiiiiles, et les matières sucré;'s nue (pianiiié un peu plus ^l'an îe. « Les pruiripes albiiuiinoïdes, dit M. B-rihelot, sont des amitiés, et comme Vis, peuvent dtmnnr lien à des piiénomènes caloriliipies tr.mchés, lors de leur hydratation avec deiloiibicment ou de leur deshyilrataiion avec ciunlti lai.-on. Les hydrates de carbone, sucres et analoi'iies, peuvent «h'^aucr la chaleur j»ar leurs seuls dédoiiblemeuls, indépendamment dd toute oxydilion. lilnlin les corj)s ^^ras peuvent aussi produire de la chaleur en se iledonblant et par simple liy<lralalio i Tous ces faits et calculs uiontreiit coninent le problème de la cijaleur animale d»ut être entendu aujour.l'hui et généralisé. L'idée fondamentale subsi.-le, mais coniuie il arrive toujours dans les sciences, le problème se ciuuplitpie à mesure (pie l'on pénètre davantaiio dans les condiliims véritables du phénomène naturel. »

Ou est porté à afimettre (le> synihè.-^es multiples. Ainsi Sohmiedeberg a montré qu •. l'acide hippuri([iie jieiit se foniuîr dans le rein Si on injeclc à un chien de l'aeide benzoïqiie et du i-lycocolle eu liant les. uretères, on trouve dj l'aciJc hippuriipie dans le sing; si on lie les ar:èivs et veines rendes, «m ne rencontre dans le san.c quj Tacida benzoïjuc et le jilyeocolle, et non pas le pro luit synthétiipie, l'acide hippuriipie. l/uree e.-t peut-être formée en partie par voie de synthèse, par 1 union de l'acide carbainiipie et de l'ammoniaque. L'organisme renrerme, en effet, de l'ammoniaipie, car on en trouve dans l'urine, surtout chez les oiseaux; il contient aussi de l'acide carbamique, caren injeciant de la taurine, on obtient de l'acide taurocarbainique. (ïliez les oiseaux dont l'urine rcnlérme surtout de l'acid'i urique, la leiicine, le glycocolle peuvent donner par synthèse de l'acide uriipie. Voilà donc autant de phénomènes qui peuvent développer de la chaleur. Il se passe, il est vrai, des réactions particulières dans les muscles

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