‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 669 sur 752 · SUR L ALIMENTATION RATIONNELLE · texte numérisé non relu

SUR L ALIMENTATION RATIONNELLE

Le dosage de l'azote totale avait donné 0,1883 pour 100. Cette analyse montre que l'azote assimilable ne représente que 2S pour 100 de l'azote total. Dans la pomme dà terre, Sjliulze et iMaercker ne trouvèrent que 37 pour 100 de l'azote total sous forme de matière protéique.

Les vesces, les pois, les haricots, les résidus de pomm ss de terre et de betteraves, les mélasses renferment toujours des quantités notables d'azote cristallisable. Wolff a trouvé dans la luzerne *24 pour 100 de l'azote total à l'état cristallisable, dans le trèfle, 2 i, dans le ray-grass, 16, dans le foin, 12. Ces cliitîres ne sont pas constants. Plus on se rapproche de la maturation, plus on trouve d albumine. L'3S céréales, d'après Kellner, ne renferment que de la protéine. Toutes les données admises relativement à la valeur nutritive des fourrages sont donc fausses. Les analyses sont à refaire; elles doi\ent avoir pour objet les principes immédiats et non l'azote total.

Les dosages de l'albumine exigent des précautions minutieuses. On précipite les matières albuminoïdes par le phénol, le sulfate de cuivre, l'acélale de fer, le sous acétate de plomb, et on dose l'azote dans le précipité. On est arrivé ainsi à des résultats diiïérents. parce que certains réactifs peuvent précipiter en même temps 1 albumine et des amides. Ainsi, l'emploi du sulfate de cuivre donne des chitlVes trop élevés pour la pomme de terre. Le chimiste de la Station agronomique du Connecticut, M. Armsby. a montré que pour le foin ces sources d'erreur sont nulles. Les différents réactifs lui ont donne le môme résultat. Il suflit de traiter le foin par l'eau bouillante pour éliminer Talbuniine.

Les calculs des coefficients de digestibilité sont de même entachés d'erreur. On les a faits jusqu'ici en admettant que l'azote des aliments est tout entier à l'état protéique. Celte question doit donc être remise à l'étude.

Enfin, on ne s'appuie sur aucune donnée scientifique en voulant comparer à l'amidon les aliments non azotés. Il n'y a auiun équivalent entre les matières féculentes et les matières grasses. Toutes ces questions sont absolument inconnues. Les théories de l'alimentation sont aujourd'hui purement empiriques; elles ne reposent pas sur la science expérimentale. Paul iMullkr.

Correspondant de la Société nationale d'agriculture.

SOCIÉTÉ D'ENCOURIGEMEOT A L'AGRICULTURE

La deuxième réunion générale de la Société nationale d'en30uragement à l'agriculture a eu lieu, ainsi que le Journil l'a annoncé, le l*' décembre, sous la présidence de M. Foucher de Careil. — 250 membres environ y assistaient.

iM. Foucher de Careil était assisté au bureau par M. Gaston Tîazille, l'un des vice présidents; M. de Lagorsse, secrétaire général; M. Godefroy, secrétaire; M. Lami, agent général de la Société.

Il a été rendu compte de la situation de la Sociité, dâs adhésions qui dépassent actuellement 1,200 membres, des subventions votées par les Conseils généraux, de l'action exercée par la Société dans les concours régionaux, de la création de sociétés affiliées existant aujourd'hui dans 17 départements. Surce dernier sujet, MM. Lisserre, de Roys et Godefroy ont donoé des détails précis, sur lesquels nous aurons à revenir. Les membres du Conseil d'administration ont été

Î94 SOCIÉTÉ d'encouragement A L'AGRICULTURE.

mainlenvis dans loiirs fondions, pour remplacer les p' ries amenées par la mort. AIM. lioiicaui, presidenl (Jj Ju Suciélé d ai^riculUiie des Landes L'I Aime Girard, prolesaeiir au Conservatoire, oui élé noaiuics ^dmiiii.-tia Leurs.

Le soir un i^rand banquet, auquel a-sislaieat M. Tirard, miaislrede l'a^rieultnre, et M. Gnerd, si»us-secrét.»ire d'Etitau minisicie de i'ai:,i'ieiiltiire, a réuni les membres de la Sociélé. Des toisls très ap[)l.»udis o.it élé successivement, porté.-^ par MM. Foncliar de Cireil, Tirard, liirr.il, de Lagorsse, GidelVoy et Kicbard (du Canial).

La procliaiue reunioa dd la SjcieLe se tiendra à Vers-iilleis, au mois de juin, pendant le concours rci^io.iul, ileniy Sagnieu.

SOGIËT£ NATIONALK D'AGRICULTURE

Se lact', il h 1"' (lé -irii >r.: I ^Su — /'/•(Jvt Le t;-- de, \l. G h'^onal.

M. le secrctaire perpétuel anuonjc li juort de M. .Moil, membra de la Socieiedans la beclion d'économie etde législation. AL le prc.-ident «xj)rnne les \ils re^rels de la Socié.é pourccite perle doulouicuse.

M. Artoin^, Corne; iii et Taonts e.ivoient \\{\ô njle sur l'iaoculabilité du charbon symplomatique et ^es carac cies.

M. O.ivcr, prcsKJtîut de la Coiiniission des l'yrénées-Orienlales, ■envoie deux notes, l'une sur les avaata^es des Iraiteaieats (jreaervauts ConU\î le pli)'llo\era, et l'autre sur I eai,»loi du suMure d.; carbjae.

M. le docLcnr Lugèae Uobeit envoie un mémoire sur la plijsijuoniie du bassin de i\iris avant la pic.nière aj)pariiioa de 1 liomme.

M. Lloire, médecin • veléi inaue, envoie uae note sur la caatralion des le m cl les des animaux doiiiesii{|ues.

Sur la pr.ipooilion de M. ll;.-ve Mjni^jon, la So;îiété déclare la va- <^nce ouverte par la mort de M. iVilaultde Ûallon dans la Sjctian de mécanique a-ncole et des irrii»a.ions.

ûl. Uailly lait uae commuaioaLio.j sur les ravages qu il a constatés sur des planlatioas de pin .^vUestre dan.s la llauie-Marae

M. Paaicur analyse les premiers ràsuUats d observaiions qu'il a faites sur la terme de Rosière-, j)ivs de Senlis (Oi^e), relaiivimeal à des champs nnudils où le charbon e.verce des ravages inuiliples. Ue ces observaiions, il résulte a ses yeux (|ue la terre prise au-Jessus des lusses dans lesipielles des animaux charbonneux ont clc! e.. louis depuis douze ans, est encore inljciee des germes de la nnlatJie, dont les \^{'6 continuent à être les véhicules. A la suite de celle co.nmunicalioa. une discussion s'engage a lupielle prennent pirt MM. liarral, iJautpieLde la Grye, lijila, 'Cii'aniureleat., Mille et D^lesse. M. Pasteur d'une part, M. birral tlaulre put, insistent sur le danger (|ue prcseaie le projet adojité pu- le Co iscil municipal de Paris, de co.idaire toutes les eau\ défont daus lia s iriace de 1 /JDO heciares, da.is la forêt de SaiaL-Germai.i, pour être puriliées par la lilira loa à travers A^ s^i* Henry Sagmer.

REVUE COMZIICIALE ET PRIX -COURANT DES DENRÉES AaRlCOLES

\k Di.CE.MHUE l^ 0).

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La sitiiitni Jj-j nixi-jUin a^ioildi .j ir, ijujoarsêtrecoisidir/e c ):nrne !)oane, L3S Ira.isuaja* sai- la pla^iut Jo> Je i ojs a.;ajoljs [ii-éseuteiit assjz d'ao ivuéi

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li'is lablea IX siiviat.s résum al lesc.jiirsil«.s^:;réales, parQU.NTAL métrique, sur k-.s pj-.uoi^jiUA iiiaio.iês de ia Frauca et J« l'otraii^rer :

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