SUR L'ALIMENTATION RATIONNELLE
en travail. An ropns, la ré:»clion cliinii jiie du suc musculaire est neutre ou alciline. QuanJ un travail uiiLsculaire est eiïeclué, surtout si ce travail est excessif, réliuiinalion des proiluiis n'est plus assez rapide poui* entraîner les matécianx de déconipo^ilion; l'acide lacliriiie e.«t forme en ijuanlilé trop considéraUle, 1 1 réact on du suc niuscuLire devienl acide. L'acidilicalion caiise la faliiitie. Hanke a produit arlilicielleuienL l.i f aiij,nc, en injectant dt; l'acide lacti(|ue.
PendiiiL que le nuK-^cle travaille, la chaleur produite se partante en deux pirlies : l'une, laclialeurseasible; l'autre, l.i ciLiIeur transf innée en Irasail rnécanicpie. Liebij; prétendait (|ue la force utilisée coiunie chaleur setisiljle CL la puissance rué anirpie des inuscLs n'ont pas la mê;ue «M'ii^ine. t.a coinhiislion des niaiieres ternaires fournit seule^ suivant lui, li cliaUîur destinée à entretenir h température de l'animal et celle de la (il>re musculaire, la chaleur transformée en travail méeanique La théorie de Liebiu; est une pure hj'polhèse qui a été fortement léfutée par Mayer. La chaleur |)rovenant des phénomènes qui se passent dauîi les matériaux az)lés, est hien loin de représenter Ix totalité, «le II foro^ musculaire dévelopjiée par les miisclei. Li force mécani pie est |U'o(luileà la fois par la chaleiuMJégagée dans les réactions des corjis liM'uaires et quaternaires. L'azote paraît avoir un r.Me très iiiq):irtant. L observation qiiotidienne a appris depuis loautemps que les aliments .-izolés sont particulièrement des aliinenia tic force. Le docteur Rellner a rjiontré récemment qu'il exista n\\ certain rapport e.itre le travail muscu'aire elTectué et li quantité d urée éliminée parles urines. Il a constaté ipic rahmentalion restant invariable, la diminuiio.'i du travail e^t accompajjçnée d'une diminution de l'uzote élimine et dune au^^nentalion du poids vif. Les expériences du docteur Ke'lner sont nombreuses et bien conduites.
Ce n'est tiutefois pas une raison p mr abandonner la théorie de l'équivalent mé-aniipie de la cliib'ur. Nous ne connaissons ipie ÏQ'Cisenible de la (piestion, le rôle important de l'azite, et jusqu'à preuve du contraire, nous di vons a lujettre (pie la force provient de la Ir.msformitinn de la chaleur. « D.ms Tori» inisme animal, dit un savant allemand, WollT, la chaîeur développée par la conibus'.ion ne peut être traasf.irîuée eii mouvement uïécaniqua comme dans la machine à vapeur, parce que dans le corps luau pie absolument une des con Hlions ind's|)ensa!>!es, c'est-à-dire la diUérence de température qui existe dans li juichine entie la chaudière et le condensateur. » ]\L Wili-kens est du même avis. Ce sont là de simj)les allirmations qui n'iulirment pas la ihéarie etablid par Mayer de llcilbronn, Helmhollz et llirn.
La «liseiission à laquelle nous venons de nous livrer fait voir dans quelle i^nu-ance nous uois trouvons relativement à l'alimentation. Si nous abiu'd.ms des questions plus tech.iiques, nous rencontrons la même insuf;isane(;. ï~*art.int de ceque l'azite est l'éiément essentiel, on a recommiîidiî des ratioas de substiluiion ilevant donner la môme quantité d'azote. On a toutefois oublié d'examiner si cet ^zole est alibile.
Pour déterminer la valeur nutritive d'un fourra^^e, on dose l'azote total, on luul ipiie le nombre obtenu par G. '25 et on croit avoir la richesse en a biimine. On admet en moyenne que l'albumino renferme 46 pour 100 d'azote, ce qui correspond au l'acteur G. 25. Multiplier par
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G. 25, c'est donc croire que toute l'albumine renferme 1G pour 100 d'azote et que tout l'azote est à l'état d'albumine. Or Uiitliausen a trouvé que la congluline du lupin jaune contient 18.40 pour 100 d'azote, le gluten du iVoment 17.14, etc. De plus, rien ne prouve que dans des fourrages ditTérents la môme quantité dazole ait la môme action sur la formation de la viande, du lait, etc. L'équivalence de ces diverses matières protéiques n'est nullement certaine. Enfin, les végétaux renferment des corps azolés non protéiques, en proportion souvent notable. Ces composés azolés sont les ppplones, les amides, les alcaloïdes, les glucosides, les nitrates et les sels ammoniacaux.
Les peptones sont des corps voisins de l'albumine; ils s'en distinguent parce qu'ils ne sont pas coagulables par la chaleur et par certains réactifs. Gorup-Besanez a trouvé dans les plantes des ferments transformant l'albumine en peptone et qui ont assurément la môme action pendant la germination, Celte question est très peu connue.
Les amides sont vraisemblablement très abondants dans les plantes. Le corps le plus répandu est l'asparagine. On rencontre aussi la glutamine, la leucine, la tyrosine, l'acide amidocaproïque, etc. L'asparagine, d'après Pfelfer, est une réserve d'azote. Formée pendant la germination, elle peut refaire de l'albumine. Dans la seconde année, elle disparaît des racines, se porte vers les feuilles et y forme probablement de l'albumine. L'asparagine s'obtient facilement par cristallisation. Dans des germes de lupin on en a trouvé jusqu'à "J5 pour 100 des matières sèches. L'asparagine et les autres amides sont dosés au moyen de l'acide azoteux qui dégage l'azote lequel est mesuré. Le D' Sacchse a indiqué une méthode pour déterminer la quantité d'asparagine. L'asparagine, sous l'influence d'une ébullition jirolongée, avec l'aide cliloihydrique donne de l'ammoniaque et de l'acide aspartique qui, de même que l'asparagine n'est pas attarpié par l'hypobromite de soude à la température ordinaire. Si donc on traite par le procédé de Knop une solution d'asparagine bouillie avec l'acide c'hlorhydrique, l'ammoniaque seule dégage de l'azote. A 14 ])arties dazote correspondent à 132 d'asparagine.
Les principaux alcaloïdes sont la quinine, la cinchonine, la morhine et autres produits opiacés, la strychnine, la bruc-ine, la caféine, a nicotine. Le tabac peut renfermer ju^quà 8 pour 100 de nicotine. Dans le lupin on a trouvé la dimélhylcoahydrine; dans la betterave, la bôtaïne. En général, les matières fourragères ne renferment pas d'alcaloïdes ou des quantités négligeables.
Ritthausen a isolé l'amygdaline dans les vesces, la solanine dans les pommes de terre. On peut laisser de côté la détermination des glucosides.
11 est facile de doser les nitrates et les sels ammoniacaux. C'est seulement dans les betteraves et le maïs qu'on a trouvé des quantités notables d'acide nitrique.
Schulze a dosé, il y a -déjà quelques années, l'azote sous ses diverses formes dans la betterave; il a trouvé dans les betteraves fraîches :
Azote protéiquft 0.0.S03 pour 100
— (ies araide-: 0,0, 8à
~ rie-! nitrates O.DnîO
ammoniacal Oa>0)6