L. Bastide
Président du Comice de Bel-Abbès.
ESSAIS DYx\AMOMÉTRIQUES DE MACHINES A BATTRE
Le Journal a rendu compte sommairement des essais de machines à battre organisées par la Société des agriculteurs de France, à la fin du mois de septembre dernier, à la ferme de Joinville-le-Pont, qui avait été mise à sa disposition par le directeur de l'Institut national agronomique. Nous devons y revenir pour donner la description des expériences et indiquer la manière dont elles ont été conduites; quant aux résultats, ils seront consignés dans un rapport que nous ferons connaître lorsqu'il sera achevé.
La Commission chargée de l'organisation de ces essais était composée de MM. de Dampierre, président de la Société; Jacquemart et Bertin,
vice-présidents; Barrai, Buignet, Mangon, Petit, membres du Conseil; F. Raoul-Duval, président, Ghabrier, vice-président, et Liébaut, secrétaire de la Section de génie rural; de Monicault, président, et Hardon, secrétaire de la Section d'agriculture; Risler, Gatelier, de Fleurière, Durand-Claye, Morandière et Vallée, membres de la Société. Les expériences ont été faites sous la direction de M. Alfred Tresca, répétiteur de génie rural à l'Institut agronomique, secondé par M. Vuaillet, préparateur de ce cours, et M. Viet, directeur de la ferme de Joinville. Hâtons-nous d'ajouter que nous devons à l'aimable obligeance de M. Alfred Tresca la plupart des renseignements qui
Fig. 34. — Essai dynamométrique d'une maciiine à battre.
nous ont permis de suivre la marche des appareils et de l'exposer à nos lecteurs.
Six machines seulement ont pris part aux essais : deux machines anglaises de Garrett, envoyées par M. Pilter; deux machines de Marshall, envoyées par MM. Waite, Burnell; une machine française, de M. Pécard; une machine américaine, de M. Aultmann. Il est à regretter qu'un plus grand nombre de constructeurs n'aient pas répondu à l'appel qui leur avait été fait.
Le but des expériences de Joinville était de déterminer la force dépensée dans le battage des grains par les machines des différents systèmes. Pour résoudre cette question, il fallait avoir un moteur uniforme, ou dont on pût enregistrer à chaque instant les variations, et un appareil qui constatât la force employée; tel est le rôle du dynamomètre.
Le moteur était une machine à vapeur sortant des ateliers de MM. Wehyer et Richemond; elle était d'une force nominale de
12 chevaux de 75 kilogrammètres. Elle était pourvue d'un cadran gradué montrant les admissions de vapeur, et des indicateurs de Watt donnant les courbes du travail sur le piston. En outre, elle avait été munie d'un manomètre enregisteur et de tous les appareils nécessaires, pour relever à chaque moment la pression, la température, etc.; un régulateur automatique maintenait constante la vitesse de la machine. Avec ce mécanisme, on obtenait, en ayant soin d'en suivre les indications, l'évaluation du travail exigé par la batteuse. Le dynamomètre donnait une seconde évaluation contrôlant la première. Le dynamomètre a été construit en Angleterre. Il est à rotation, et il se compose de deux grandes poulies montées parallèlement sur le même axe. Sur l'une d'elles passe une courroie sans fin qui la relie à la machine à vapeur; sur la seconde roule une deuxième courroie qui actionne la batteuse. Le dynamomètre est ainsi interposé pour renvoyer à la batteuse le mouvement ds la machine à vapeur. La fig. 34
Fig. 35. — Coupe longitudinale du dynamomètre à rotation.
montre l'installation de l'ensemble pendant l'essai d'une machine.
Le mécanisme du dynamomètre est facile à comprendre, avec les fig. 35, 36 et 37. Les deux extrémités de l'arbre A sont encastrées dans deux chaises en fonte L,L, qui sont vissées sur une semelle en bois S formant un cadre rigide permettant de fixer le dynamomètre sur le sol. A l'une des extrémités de l'arbre, on voit un manchon B pour joint de Cardan, et à l'autre extrémité le support I fixé à l'une des chaises, pour porter la boîte H qui renferme l'appareil enregistreur.
La poulie G est calée sur l'arbre A et reçoit le mouvement du moteur; quanta la poulie^C, elle est mobile sur l'arbre, et c'est celle sur laquelle on place les courroies transmettant le mouvement à la machine à opérer. Mais elle ne pourrait accomplir cette fonction, si elle n'était reliée à la poulie G par une série de trois ressorts en spirale, D, dont l'une des extrémités est fixée en d (fig. 37) sur son manchon, et dont l'autre extrémité s'arrête en d' sur la jante de la poulie G. Lorsque celle-ci est mise en mouvement, elle entraîne par l'intermédiaire de ces trois
ressorts la poulie C; suivant Ja résistance offerte, la tension des ressorts est plus ou moins grande, et la distance angulaire des deux poulies varie. On a ainsi la mesure du travail effectué. JMais pour éviter
les accidents.
buttoir
(fig. ,37) pour
Fig. 3G. — Coupe transversale du dynamomètre.
d'arrêt aux lames des ressorts, si la flexion de ces lames dépassait la limite que l'on s'est fixée.
On comprend, sans qu'il soit besoin d'insister, comment les variations
Fig. 37. — DispositiOQ des ressorts d'acier,
de tension des ressorts entraînent uii mouvement oscillatoire de la poulie G'. Il s'agit de transmettre ce mouvement à Tappareil enregistreur renfermé dans la boîte H. A cet effet, un arc denté E (fig 35) est fixé au manchon de cette poulie, et il engrène avec un pignon F, dont l'axe, grâce à une rainure G, ménagée dans l'arbre, agit sur une crémaillère double, montée à l'intérieur de celui-ci, qui transforme les oscillations de la poulie mobile en un mouvement rectiligne de va-et-vient qui suit l'axe de l'arbre. L'extrémité de cette crémaillère sort en a (fig. 38) de Tarbre A.
L'appareil enregistreur (^fig. 38 et 39) a un double but : r compter le nombre de tours du dynamomètre; 2° évaluer le travail produit sur la poulie mobile. A cet effet, il renferme deux compteurs, l'un T' enregistrant les tours de l'arbre A, et TautreT servant à enregistrer les déplacements angulaires de la poulie mobile par rapport à la poulie lixe. Voyons successivement comment ils fonctionnent.
Sur le prolongement de l'arbre A est fixée une roue dentée b, dont le mouvement est transmis à une série de roues et de pignons b^b,b,b,b,
Fig. 38. — Plan de l'appareil enregistreur.
jusqu'à une dernière dont Taxe prolongé C actionne les organes du mouvement d'horlogerie faisant mouvoir les aiguilles des cadrans du compteur T'; ces aiguilles indiquent ainsi le nombre des tours de l'arbre A.
Pour le deuxième compteur, voici son mécanisme. La tige a qui traverse l'arbre A, est douée, ainsi que nous l'avons dit, d'un mouvement
Fig. 39. — Vue verticale de Taf.p ireil enregistrcui.
rectiligne alternatif ou de va-et-vient provenant du déplacement angulaire de la poulie mobile C (fig. 35). Son extrémité est reliée à'un bâti Q qui porte une roulette R, laquelle est montée sur un axe mettant en mouvement les dilTérents axes ttt du compteur T. Cette roulette s'appuie sur le plateau circulaire ,P calé sur l'axe C. Le plateau entraîné par celui ci fait tourner la roulette R. En même temps, celle-ci se déplace par rapport au plateau, sous l'influence du mouvement delà tige a, de quantités proportionnelles au déplacement angulaire des deux poulies du dynamomètre. Par suite de cette combinaison, le
compteur T enregistre le travail absorbé par la machine sur laquelle les essais sont pratiqués.
Ajoutons que le levier V permet le débrayage du compteur et le déplacement du plateau P parallèlement à lui-même, de manière à supprimer tout contact de la roulette R avec ce plateau.
Cette description que nous avons faite aussi complète que possible, afin que Ton se rende bien compte du mécanisme d'un appareil jusqu'ici inconnu en France, donnera aux agriculteurs une idée de la précision avec laquelle il est construit. Est-il besoin d'ajouter que le premier venu ne peut pas se servir du dynamomètre? Il faut, par des essais préalables se rendre compte de la formule de réduction de chaque enregistreur, et par des calculs spéciaux transformer en notions de forces les mouvements enregistrés. Mais chacun peut comprendre comment il est possible, avec ce dynamomètre, d'apprécier rigoureusement la force dépensée par une machine à battre, marchant à vide ou en travail, ainsi que par chacun des organes de cette machine; on peut débrayer tel ou tel organe, disséquer en quelque sorte l'ensemble, suivant l'heureuse expression de M. Liébaut; en un mot se rendre compte de l'influence proportionnelle du battage proprement dit, du secouage de la paille, du vannage du grain, etc. On comprend aussi comment ce même dynamomètre peut servir à établir le travail de tout autre machine agricole que l'on peut installer dans des conditions analogues.
Aux expériences de Joinville, les six batteuses ont été soumises à ces essais. Les essais dynamométriques ont été faits, pour chacune, pendant le battage de 1 ,100 gerbes. Les grains, les pailles, les déchets ont été mesurés et pesés, puis soumis à l'examen des membres de la Commission. Nous ne connaissons pas encore les décisions de celle-ci, ainsi que nous le disions en commençant. Afin de préparer nos lecteurs à les comprendre, nous donnerons successivement la description détaillée, avec figures à l'appui, des machines qui ont pris part aux expériences. Henry Sagnier.
En parcourant, ces jours derniers, la collection du journal, le Moniteur des soies, de Lyon, appartenant à la bibliothèque de la station séricicole de Montpellier, j'ai rencontré quelques lettres adressées à la rédaction de cet estimable journal et s'occupant de l'état de la sériciculture dans le département de la Corse.
Deux de ces lettres ont surtout attiré mon attention. La première, qui se trouve dans le numéro du 17 juillet 1875, est de M. H. A. Charpentier, membre de la Société de géographie de Bordeaux, et la seconde, publiée dans le numéro du 11 novembre 1876, est de M. R. Carlotti.
« En Corse, ce pays trop mal jugé, dit M. Charpentier, la culture des vers à soie est pratiquée depuis de longues années et y produirait des résultats splendides si les éducateurs étaient toujours sûrs de l'écoulement de leurs produits. Mais l'incertitude du placement des cocons et des graines arrête et paralyse l'élan des populations sériel coles. »
En terminant sa lettre, M. Charpentier ajoute :
« Un filateur qui s'était établi ea Corse, M. Heibert, disait dans un rapport adressé à M. le ministre de l'agriculture et du commerce, que si l'industrie séricicole était encouragée dans ce pays et si les éducateurs trouvaient l'écoulement de leurs récoltes assuré, la Corse produirait la plus belle soie du inonde. )>
M. R. Cariotti nous apprend Tannée suivante, dans sa lettre du M novembre 187G, que depuis (873 jusqu'à 1876 inclus, Casabianda a fait chaque année des éducations avec un succès remarquable. L'établissement a vendu de la graine pour 12,000 fr., en moyenne, tous les ans, à un prix qui a oscillé entre 20 et 25 fr. l'once.
Les graines de la Corse ont toujours eu une renommée incontestable ; certainement, elles peuvent rivaliser avec celles du Roussillon, des Basses-Alpes et du Var. Mais, pour que ces graines donnent les résultats cités plus haut, il faut qu'elles aient été préparées d'après les méthodes indiquées par le savant M. Pasteur.
J'admets que les éducateurs de la Corse n'aient pas besoin de conseils sur la manière pratique d'élever leurs vers à soie; mais, où iront-ils puiser des renseignements nécessaires à la préparation de leurs graines, d'après les indications données depuis quelques années seulement par la science, et apprendre à se servir d'un microscope pour la sélection de ces graines, qui les préservera de la maladie de lapébrine.
Plus de doutes maintenant ! Avec un bon microscope, on n'a plus rien à craindre de la part de la pébrine; nous en avons eu les preuves partout oi^i le graioage cellulaire (système Pasteur) a été pratiqué.
Quant à la flacherie, cartainement le microscope n'est pas suffisant pour nous préserver de cette terrible maladie; mais, celle-ci peut être évitée par suite d'une bonne conservation de la graine et d'une éducation faite, avec beaucoup de soins, dans un climat tout à fait favorable à la bonne santé des vers à soie, comme l'est d'ailleurs celui de la Corse.
Bien que quelques ateliers de grainage aient été créés dans cette île, la majorité des éleveurs est encore dans une ignorance à peu près complète des méthodes de grainage et des soins que réclame, d'une manière spéciale, l'éducation des vers destinés à la reproduction.
Le but auquel on doit viser, en Corse, c'est de faire de la bonne graine, en quantité assez considérable pour pouvoir approvisionner l'Italie, qui en fait une immense consommation, le midi de la France et l'Espagne, qui dès lors n'iraient plus s'adresser à la Chine et au Japon dont les graines sont la plupart du temps avariées à la suite des voyages qu'elles ont à faire avant d'arriver à leur destination.
Depuis le commencement du mois de novembre, M. Maillot, directeur de la station séricicole de Montpellier a entrepris la série de ses conférences pour l'année 1 880 dans les principales villes du midi de la France. La Corse, qui est un pays essentiellement séricicole, ce qui a été dit plus haut le prouve, ne peut, vu sa position en dehors du continent, bénéficier des excellents conseils donnés chaque année par l'un des hommes les plus compétents en sériciculture.
En 1870, M. Maillot, délégué du ministère de l'agriculture et du commerce, avait déjà commencé à propager le système Pasteur chez quelques éducateurs delà Corse; ses premiers essais eurent lieu dans les domaines de M. le comte de Casablanca, à Yescovato, les résultats en furent très satisfaisants.
Mais, depuis cette époque, on ne s'est plus occupé de ce département, et personne n'a continué les travaux entrepris par le directeur actuel de notre station séricicole.
Jl serait à souhaiter que le gouvernement français s'occupât de cette partie du territoire (française aussi bien que la partie continentale), et favorisât le développement de ces industries agricoles. Nul doute alors que la sériciculture, en Corse, ne soit bientôt aussi renommée qu'elle Test dans le Roussillon, les Basses-Alpes et le Var.
A. MlOZZIGONACCl,
Stagiaire agricole, attaché a la station scricicole de Montpellier.
11 semblait qu'après la publication de livres tels que ceux de MM. Charles Baltet et Aimé Champin sur le greffage de la vigne, des leçons pratiques données à Montpellier, et d'une foule d'autres travaux remarquables sur une question dont l'importance est chaque jour mieux appréciée, il ne devait rester rien à dire. Il ne s'agissait plus, croyait-on, que de se mettre à l'œuvre et de greffer par l'une des méthodes assez nombreuses que des maîtres experts offrent à notre choix Hé bien, voici une brochure qui, avec les allures les plus modestes et les plus dignes cependant du vrai savoir qui distingue son auteur, nous apprend du nouveau. Elle nous dit, en résumé, avec preuves à l'appui : greffez, car le salut de vos vignes est là, mais prenez garde à la sorte de greffe que vous emploierez ; après quatre années de patientes expériences, je suis arrivé à la conviction qu'il n'y en a qu'une seule qui vous assure un pied de vigne bien constitué et durable, c'est la greffe anglaise, à double fente, sur pieds enracinés américains. Voici à l'appui de cette affirmation, des dessins de coupes de greffes pour lesquels j'ai sacrifié un grand nombre de mes pieds de vignes, profitez de ces sacrifices et de ces expériences.
Cette brochure a pour titre : De la conslitation et du greffage des vignes; elle aborde les plus graves questions de physiologie végétale avec une sûreté étonnante, et elle est d'une femme, Mme veuve Ponsot, que l'amour maternel a vouée à la défense et à la reconstitution d'un vignoble Bordelais violemment attaqué par le phylloxéra, le jour où un père a manqué à ses enfants pour accomplir lui-même cette mission.
Plusieurs des correspondants de Mme Ponsot avaient été frappés de son rare talent d'observation, de la finesse et de la clarté qui caractérisent sa manière d'écrire, et ils lui ont demandé défaire connaître au public le résultat de ses intéressantes expériences. C'est ainsi que ce travail a été inséré, d'abord dans les Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, et publié ensuite sous les auspices du Comité départemental du ph)lloxera. Le voici aujourd'hui en un volume, accompagné de dessins instructifs, qui sont également de Mme Ponsot.
Mme Ponsot, obligée d'user du greffage pour reconstituer son vignoble, situé aux environs de Libourne, a cherché depuis quatre ans quelle était la meilleure méthode à employer ; elle a essayé de toutes, elle a tranché, disséqué par milliers ses meilleurs plants; elle a pu ainsi surprendre les mystérieux effets de la sève dans le travail de fusion provoqué par le rapprochement des deux espèces que l'on s'est
proposé d'unir, et elle a été conduite par ses analyses à des conclusions claires, logiques, à la portée de tout le monde.
Mme Ponsut, dans son écrit, démontre l'importance des conditions dans lesquelles se lait la soudure de la greffe, car la vigne ne se soude pas dans toutes ses parties, comme on l'a légèrement affirmé souvent, les surfaces ligneuses ne se rapprochent pas même sous terre; mais il existe entre les couches ligneuses et les couches cortic;)les ce que M. Baltet nomme « la couche génératrice m le cambium, substance qui émane de la sève elle-même, qui, à un moment donné, concentre toute l'aclivilé de la plante et linit par se solidiûer, et Ton comprend combien est décisive l'opération délicate de la mise en coniaet des cambium des deux sujets que l'on veut unir. « A>semblep aussi exactement, aussi solidement, aussi complètenvut (c que possible les parties actives du greffon et du sujet, * tel est le desideratum de Mme Ponsotet la condition de succès de la reprise des greffes. Selon elle, la greffe anglaise à double fente, sur racines, est la seule à réaliser absolument ces conditions, la seule de tous points irréprochable, et qui lui semble « le dernier mot du greffeur, comme a la barriqu3 contenant, enfermant, roulant le liquide, est le dernier « mot du tonnelier. »
Partant de là, Mme Ponsot passe en revue les diverses méthodes de greffage et elle en fait la critique raisonnée. Elle est sévère pour presque toutes, car elle en a surpris les graves défauts, et, malgré sa déférence pour les inventeurs de quelques-uns de ces systèmes, elle ne les ménage pas. Jamais n'a mieux été appliquée la belle parole latine : amcus Plato, sed mayis arnica veritas.
Il est ti'ès digne de remarque que deux femmes, Mme la duchesse de Fifz-James et Mme Ponsot, donnent, chacune dans son pays, l'exemple de l'application aux plus sérieux travaux de la terre des connaissances acquises par l'éducation la plus forte et la plus soignée. Leurs taletits ne semblaient les destiner qu'à briller dans le monde élégant ou savant, où elles vivaient l'une et l'autre à Paris, et les voilà utilisant ces talents au profit de la richesse nationale, sans se douter presque de la valeur d'un tel enseignement.
]Mme la duchesse de Filz-James a déjà greffé ou planté dans le Gard plus de dcu.D cents hectares de vignes américaines. Elle écrit et elle dessine comme Mme Ponsot, et nous obtiendrons peut être un jour d'elle, qu'elle coramimique au monde agricole les résultats de ses pa'ieiiLS et merveilleux travaux. Voici, en attendant, la brochure de son émule de la Gironde : son objei paraît bien restreint, mais sa portée est grande cependant, car Mme Ponsot a fouillé tous les coins et recoins de son sujet, et il en résulte ce que le praticien recherche le plus, des conseils appuyés sur des exemples et donnés avec une sûreté et une bonne foi indiscutables. D.
La campagne qui se fait pour associer l'agriculture à la défense des privilèges indusinels, en invoquant la chimère d'un droit protecteur sur le bétail semble avoir aujourd'hui pour chef reconnu M. E. Lecouteux. C'est un chef de qualité, car il est tout à la fois secrétaire général de la Société des agriculteurs de France, membre de la Société
nationale d'agriculture, rédacteur en chef d'un journal d'agriculture, enfin titulaire de la seule chaire d'économie rurale qui existe encore aujourd hui à Paris. S'il y a de bons arguments à l'appui de la thèse, c'est évidemment sous sa plume que nous aurons quelque chance de les rencontrer.
Le premier argument qu'il invoque pour réclamer un tarif élevé sur l'entrée du bétail étranger en France, c'est l'inégalité du traitement douanier entre l'agriculture et l'industrie. Les taxes établies au profit d« cette dernière se traduisent par de gros chiiYres, et pour compenser le préjudice qu'en éprouve l'agriculture, il faut lui donner, à sonlour, un traitement de faveur pour le bétail. Il a môme résumé toute sa pfenséedans l'un de ces aphorismesqui lui sont familiers : ce La liberté commerciale est le but; l'égalité douanière est le moyen. »
Cette manière de raisonner qui consiste à se prévaloir du tort fait à Fagriculture par l'industrie, pour réclamer en faveur de l'agriculture le droit de rançonner l'industrie, à son tour, ressemble fort, si je ne ne me trompe, à la querelle des deux cochers qui se battent sur le dos de leur « bourgeois ». Il y a là-dessous, en etfet, un bourgeois, dont 011 ne dit rien et pour cause, car on ne lui laisse évidemment d'autre perspective que de recevoir les coups des deux côtés à la fois : c'est le consommateur qui n'est ni agriculteur, ni industriel. Pourquoi ne pas s'exprimer nettement sur ce qu'on compte lui offrir en compensation des nouvelles charges qu'on lui impose ? Serait-on d'avis que le consommateur est fait pour être rançonné, comme le bourgeois pour être battu ?
L'argument suppose d'ailleurs que la protection sur le bétail servirait les intérêts de l'agriculture. Ce serait absolument contraire à tous les faits de l'expérience, depuis le commencement du siècle. Quand nous avions des droits élevés sur le bétail, la consommation de la viande était minime, et le prix était à la fois très faible et stationnaire. Depuis la forte réduction des droits, la consommation a pris un tel essor que le prix de la viande s'est rapidement accru. Une nouvelle expérience de la protection amènerait le même effet. La raison en est que les facultés des consommateurs ne sont pas illimitées et que, si l'on surélève artificiellement les prix, la demande se restreint forcément. D'où privations pour le consommateur et perte de débouché pour l'agriculture. A la vérité, le consommateur aurait la satisfaction de ne manger que de la viande nationale. Mais il y a gros à parier que la satistaction lui paraîtrait mince, quand sa ration aurait diminué.
M. Lecouteux ne s'y trompe pas. 11 a cent fois constaté l'insuffisance de notre production animale et la hausse croissante des prix. Il ne méconnaît donc ni la marche progressive de la consommation, ni l'effet de cet accroissement sur la prospérité de l'agriculture. Il sait aussi que les questions de subsistances sont des questions politiques au premier chef, et que le gouvernement ne commettra point la faute mortelle d'enchérir la vie. Quel but poursuit il donc en demandant, au nom des prétendus intérêts de l'agriculture, une protection et des tarifs qu'il est assuré d'avance de ne pas obtenir?
C'est lui-même qui va faire la réjwnse à cette question. Voici ce qu'il écrivait dans son journal, à la date du 10 janvier 1879 :
^ a Ce n'est pas défendre, c'est compromettre les intérêts de l'agriculture et de l'industri^- que de les pousser toutes deux à faire campagne en faveur du système
protecteur. Parmi les deux alliées, il en est une qui est plus fine que l'autre, parce qu'elle espère bien mander les marrons tirés du feu par la patte de son associée de passage. L'industrie n'est nullement pour l'égalité, et si elle promet protection à l'agriculture, il est bien entendu que, lors du .partage du gâteau, la part de l'industrie sera plus grosse que celle de sa rustique alliée.... Tâchons de n'être pas dupes. «
Cela est clair. En 1879, il voulait que les cultivateurs ne fussent pas dupes. Il a simplement changé d'avis.
Le second argument, celui qu'on pourrait appeler son argument favori, tant il se complaît à nous le présenter sous toutes les formes, c'est l'influence des engrais sur l'agriculture. Le bétail, suivant lui, est producteur d'engrais. Avec beaucoup d'engrais, on a beaucoup de blé, beaucoup de fourrages et beaucoup de bétail. Donc pour avoir beaucoup de viande et à bon marché, il faut encourager le bétail national qui nous donne ses engrais et tout ce qui s'ensuit, il faut repousser le bétail étranger, dont les engrais n'ont servi qu à féconder le territoire de nos rivaux.
Je prie le lecteur de bien se persuader que je ne plaisante pas, et au besoin, je défie M. Lecouteux. lui-même de me prouver que je n'ai pas résumé exactement sa pensée. Toutes les fois qu'il nous a vanté, dans ces derniers temps, les mérites du bétail producteur d'engrais, (/a été invariablement pour en conclure qu'il faut protéger l'agriculture nationale contre la concurrence du bétail étranger.
C'est un singulier raisonnement au point de vue de la logique. Si le bétail était réellement producteur d'engrais ou de matières fertilisantes, et s'il était vrai que les engrais sont, à leur tour, producteurs de bétail, la conclusion naturelle qui découlerait de ces prémisses, c'est que pour nous assurer les avantages que procure le bétail, nous devrions faire tous nos efforts pour attirer chez nous celui de nos voisins. Mais l'argument n'est pas seulement d'une logique qui défie toute discussion, d'une fantaisie qui passe toute mesure, il est pardessus tout un tissu d'erreurs.
Le bétail n'est pas producteur, mais destructeur d'engrais : M. Boussingault l'a dit avec juste raison. Ce qu'on lui demande, ce sont des forces ou des valeurs, et c'est pour les obtenir qu'on lui fait consommer des fourrages. Le fumier est simplement le résidu de cette consommation, mélangé aux pailles de litière. On recueille ce résidu parce qu'il est utile à la production. Mais il n'est pas vrai de dire qu'on nourrit le bétail pour avoir des engrais : car, en passant par le corps des animaux, les fourrages se sont appauvris; il y a moins d'azote et de sels minéraux dans les déjections du bétail, que dans la masse de ses aliments. Si la production des entrais était le but, on enfouirait les fourrages en vert, au lieu de les faire consommer parles animaux. Cela a été recommandé, et je crois même tenté, mais sans le moindre succès. Il n'y a pas d industrie qui s'accommode moins de l'utopie et de l'erreur que l'agriculture.
jM. Lecouteux ne se trompe pas moins quand il fait remonter la source du bétail aux engrais. Le cultivateur tient du bétail en proportion de ses fourrages, parce que les fourrages n'ont point d'autre destination que la consommation par les animaux. Mais il n'a pas nécessairement du fourrage et par conséquent du bétail en proportion des engrais dont il dispose, parce que l'application des engrais aux cultures, de fourrages ne constitue ni le seul, ni même le meilleur
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emploi du l'umier. Ce qui le prouve d'une manière non douteuse, c'est que la fumure s'applique presque toujours aux récoltes qui donnent des produits de vente, comme les céréales et les cultures industrielles. Les fourrages, comme les engrais, sont pour la culture un moyen, ils ne sont pas le but.
C'est le manque de notions justes sur les choses et de termes précis pour les exprimer, qui fait que M. Lecouteux se trompe sur tous ces points.
Son troisième et dernier argument, qu'il invoque plus rarement et avec plus de mollesse, comme s'il n'y avait qu'une confiance limitée, consiste dans l'assimilation des taxes de douane perçues à la frontière, aux taxes d'octroi perçues à l'intérieur des villes. Puisqu'on admet ces dernières, qui pèsent si lourdement sur le consommateur, pourquoi ne pas admettre les premières? C'est l'octroi qui enchérit la viande, ce n'est pas l'agriculture, etc.
Que les taxes d'octroi soient lourdes, qu'elles aient l'inconvénieut de peser sur les besoins, non sur les facultés des consommateurs, je n'y contjedis point. Une réi'orme est nécessaire, et je m'associe d'avance à tous les efforts qui seront tentés pour la hâter et la faire réussir. Mais ce point vidé, l'on doit s'étonner ^rpandement que M. Lecouteux n'ait pas fail deux remarques. La première, c'est que l'aggravation des taxes douanières, au lieu de soulager les habitants des villes, ne ferait qu'ajouter à leur fardeau. La seconde, c'est qu'il n'y a aucune analogie à établir entre l'octroi et les taxes de douane, telles du moins qu'il les comprend. Il ne les invoque, il Ta souvent répété, que pour protéger l'agriculture nationale contre la concurrence du bétail étranger. Or, les taxes d'octroi n'ont pas été établies pour protéger quelqu'un contre la concurrence du dehors. Elles n'ont pas le caractère protecteur que M. Lecouteux voudrait donner aux taxes douanières sur le bétail. L'octroi est un impôt municipal, mal établi, cela n'est pas douteux, mais un simple impôt municipal.
Voilà les seuls arguments invoqués, à l'appui de sa thèse, par M. Lecouteux. Par la valeur de ces arguments, le lecteur peut se faire une juste idée de la valeur de la cause. P.-C. Dubost,
Professeur à TEcole nationale d'agriculture de Grignon.
BIBLIOGRAPHIE AdRICOLE
TraHé des maladùs contaqieusef 'l de la police sanitaire des animaux domestiques, par M. Gal- TitR, profpsseur de police sanitaire à l'blcole naliun île vétPr'iiMire de Lyon. — Un fort volume in-8° de 940 pages. — Imprimerie de B-^aa jeune, rue de la Pyramide, 3, à Lyon, — Prix : 18 fr.
La question de la lutte contre les maladies contagieuses qui, trop souvent, déciment les troupeaux d'animaux domestiques, est une de celles qui préoccupent .le plus, ajuste titre, l'attention publique. Elle est soumise aux études des pouvoirs publics, en même temps que les savants les plus éminents en font l'objet de leurs investigations. La police sanitaire est une des branches les plus importantes des études vétérinaires; elle doit devenir familière aux agriculteurs. JM. Galtier, professeur à l'Ecole vétérinaire de Lyon, a donc entrepris une œuvre éminemment utile, en publiant le traité que nous annonçons aujourd'hui.
Mais pourquoi, dira-t-on, publier aujourd'hui un traiié de police sanitaire, alors que bientôt doit aboutir le projet de loi sur la question actuellement soumis aux Chambres? M. Galtier répond avec raison, que, d'abord, l'issue rapide de ce projet de loi est plus que prdbléma-
tique, et en deuxième lieu, quel que soit le texte de la future loi, son traité s'y adaptera très bien, attendu que, sur toutes les questions, il s'est inspiré du dernier état de la science. L'objection tombe donc d'elle-même, et l'étude de son traité ne perdra rien de son opportunité. Il est impossible, dans une note bibliographique, de pas?er en revue, môme sommairement, ce que renferme le livre de IM. Gallier. Reproduire les litres de ses chapitres, ce serait, en quelque sorte, faire la nomenclature des maladies contagieuses, et ce n'est pas ce que nos lecteurs nous demandent. Nous dirons donc seulement, que pour chacune de ces maladies, l'auteur en étudie successivement les sièges, les caractères, les modes de contagion, les variabilités de caractères, les modes de traitement, etc. Pour chaque sorte de maladie, M. Galtier, fidèle à sa promesse, donne des détails complets sur l'état actuel des connaissances acquises. C'est ainsi que, pour n'en citer qu'un exemple, on trouve dans son livre l'analyse complète des recherches récentes auxquelles MM. Pasteur, Toussaint, Chauveau, etc., se sont livrés sur les maladies charbonneuses. Les résultats de ces recherches sont discutés avec beaucoup de soin, de manière à fournir les indications les plus utiles aux vétérinaires et aux agriculteurs.
Les grandes usin'>s, en France et. à l'étranger, études industrie'les. par M. Tu igan. — TomeXli:,
1 vol. grand in-S", avec de nombreuses gravures. — Librairie Caimaun Levy, rue Auber. 3, à Paris. — Prix : 12 fr.
La grande publication entreprise par M. Turgan il y a une vingtaine d'années, sur les grandes usines de France et des pays étrangers, est poursuivie par son auteur avec une grande activité. Le treizième volume vient de paraître. Après avoir consacré son douzième volume à la revue de l'Exposition universelle de 1878, M. Turgan a repris les monographies distinctes consacrées à chaque industrie. Le nouveau volume renferme ainsi la description de quinze grands établissements. Quelques-uns de ces établissements offrent un intérêt tout à fait spécial aux agriculteurs; il faut citer notamment l'usine de M. Egrot, d'où sortent des appareils de distillation estimés; celles de M. Cusenier, pour la fabrication des liqueurs, et particulièrement de l'absinthe et du kirsch; enfin et surtout l'établi.-sement Moët et Chandon, à Epernay, connu dans le monde entier pour la fabrication du vin de Champagne. M. Turgan ne se borne pas à donner des détails, d'ailleurs pleins d'intérêt, sur les opérations mêmes de la fabrication du vin de Champagne; il y ajoute des renseignements, qu'on lira avec le plus grand fruit, sur 1 histoire de la culture de la vigne dans cette province , ainsi que sur les méthodes de culture. Les soins dont la vigne est entourée, ceux avec lesquels se pratique la vendange, renferment autant de détails auxquels s'initieront avec profit ceux qui n'ont pas visité les coteaux et les caves de la Champagne dorée. Sans adopter la boutade de Voltaire : « Il n'y a rien de sérieux ici-bas que la culture de la vigne, » on doit avoir un véritable respect pour les beaux fleurons de cette grande branche nationale.
nouvelle géographie universelle, la trrre et les hommes, par Elisée Heclits. — Tomes IV et Y,
2 grands vulumes in-8, avec cartes ptï couleur, caries noires, vues ei types giavés sur bois. Librairie Hacheite et Cie, 79, boulevard Sdi ut -Germain, à Paris — Prix de chaque volume, 30 fr.
M. Elisée Reclus continue la publication de son grand ouvrage sur la géographie universelle. Cet ouvrage renferme un grand nombre
de documents que les agriculteurs consulteront avec fruit, sur les conditions de la production dans les divers pays ; c'est pourquoi nous croyons utile de Je leur signaler d'une manière spéciale. Le Journal a déjà rendu compte des trois premiers volumes de l'ouvrage; on se souvient que le premier volume est consacré à l'Europe méridionale, le deuxième à la France, le troisième à l'Europe centrale (Suisse, Autriche-Hongrie, Allemagne). Les troisième et quatrième volumes, qui ont été publiés récemment, ont pour objet l'Europe du nord-ouest (Belgique, Hollande et Iles-Britanniques), et l'Europe Scandinave et russe.
Dans la plupart des ouvrages relatifs à la géographie, on ne trouve que des résumés arides de délimitations de frontières, d'organisation administrative, de nombre des villes, etc. M. Reclus procède par une méthode toute différente : la description physique des diverses parties du globe, la vie des peuples, leurs forces productives et leur commerce, figurent, dans son œuvre, à la première place. C'est dire que l'agriculture y occupe un bon rang. Les renseignements qu'il donne sont puisés aux sources les meilleures et les plus autorisées. Aujourd'hui que la prospérité agricole d'un pays est liée aux transformations incessantes qui se jjroduisent sur les divers points du globe, l'agriculteur y trouvera des documents qui sont pour lui d'un grand intérêt. Henry Sagnier.
CUISSON DU POrS OLÉAGINEUX
Dans le numéro du 27 novembre, du Journal^ M. Leyrisson qui cultive avec succès l'excellent snja hispida^ demande qu'on lui fasse connaître le meilleur procédé pour faire cuire ce haricot.
Voici comment notre cuisinière agit : elle met tremper la veille, puis faire cuire à l'eau froide, comme tout légume sec ; il faut salera mi-cuisson. En purée, le soja est j)arfait; nous l'aimons beaucoup entier, joint à la viande ; on le met sans être cuit à l'avance, comme on ferait du salsifis.
M. Blavet, président de la Société d'horticulture de l'arrondissement d'Etampes, grand partisan de ce dolique, me recommande le mode de cuisson qui suit :
Pour un litre de graines qui en fournira trois après la cuisson, mettre le soja dans deux litres d'eau de rivière ou de pluie, dans laquelle on aura fait dissoudre 100 grammes de sucre; le lendemain, égoutter les grains, les plonger comme les autres légumes secs dans l'eau froide et portée à l'ébuUilion pendant deux heures et demie, puis faire cuire à grande eau, saler convenablement à mi-cuisson; on peut mettre à ce moment ou peu après, gros comme une noix de beurre, enfin assaisonner au gras ou au maigre. E. Vavin.
Séance du 8 décembre ] 880. — Présidence de M. Chevreul.
M. le ministre de l'agriculture et du commerce écrit à la Société pour lui rappeler qu'il a demandé un rapport sur les moyens de reconnaître les falsifications commises dans le commerce des huiles d'olives pures.
M. Laurent, président du Comice de la Flèche, écrit pour demander
à la Société une médaille pour le concours de volailles grasses qui aura lieu à la Flèche, les 19, 20 et 21 décembre.
M. Doniol, préfet- de la Gironde, envoie une brochure que Mme veuve Ponsot vient de publier sur la reconstitution et le greffage des vignes. Une plume très autorisée rend compte de ce travail dans ce numéro (page ^j28).
M. de Lapparent, directeur des constructions navales en retraite, envoie un mémoire manuscrit sur l'heure pratique ou l'heure du chemin de fer obtenue à l'aide du règle-montre solaire d-es campagnes. Renvoi à la Section de mécanique agricole.
M. le secrétaire perpétuel rend compte des obsèques de M. Moll, et donne lecture du discours qu'il a prononcé sur sa tombe.
M. Magne donne lecture d'une note sur les causes premières des ma!adies contagieuses. Sa conclusion est qu'il y a encore de nombreuses recherches à faire sur cette importante question.
JM. Milleprésentsune notepour répondre aux craintes exprimées par M. Pasteur, relativement au danger qui peut résulter du transport des eaux d'égout de Paris sur la forêt de Saint Germain pour y être épurées par la filtration. iM. Pasteur répond par quelques réflexions pour bien poser le fait que les germes ne sont pas, à ses yeux, détruits par le passage dans le sol. Après quelques observations de 'M. Bouley, la note de M. Mille est envoyée aux Sections de grande culture et des sciences physico-chimiques, auxquelles 3IM. Pasteur et Bouley sont adjoints.
M. Prillieux présente une no'e sur un blé niellé, et insiste sur l'opportunité que présenteraient de nouvelles recherch s sur celte maladie. Henry Sagnier,
REYUE COMERCIALE ET PRIX-COURANT DES DENREES APtRICOLES