‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 71 sur 752 · DIT PHOSPHATE RÉTROGRADÉ · texte numérisé non relu

DIT PHOSPHATE RÉTROGRADÉ

Lorsque l'on a commencé à s'occuper du phosphate rétrogradé, on croyait que ce phosphate était du phosphate bicalcique et on attribuait à ce corps le coefficient de solubilité de 0.28 pour 1000, pour l'eau pure, et de 0.66 pour 1000, pour l'eau chargée d'acide carbonique;

OVll 100.000 ^l- 100,000*

Cette solubilité, quoique faible, était suffisante pour faire penser qu'il se dissolvait, sous l'influence des pluies, une quantité assez forte de ce phosphate, pour que son absorption par les plantes, et par suite son effet utile probable, soit notablement plus prononcé que celui du phosphate tricalcique.

C'est probablement sous l'influence de cette idée, et guidée également par d'autres considérations, dont il sera parlé plus loir, que la Commission des engrais de la Société des agriculteurs de France, a voté dans sa séance du 29 décembre 1875, des conclusions relatives aux engrais, qui se terminent ainsi :

« .... appelle l'attention des agriculteurs sur la nécessité de spécifier sur lec[uel des trois états devra porter le dosage, attendu que l'unité d'acide phosphorique soluble dans l'eau a une valeur plus élevée que l'unité d'acide phosphorique soluble dans le citrate, qui lui-même l'emporte de beaucoup sur l'acide phosphorique insoluble dans l'eau et dans le citrate. »

Cette conclusion, qui ne pouvait manquer d'emprunter une grande autorité à la savante Société dont elle émanait, a été encore exagérée par un certain nombre de fabricants d'engrais qui ont cherché à per-

suader aux agriculteurs que le phosphate rétrogradé, ou soluble dans le citrate d'ammoniaque, équivaut au phosphate soluble dans l'eau.

Cependant, à une époque peu éloignée de celle oii la décision de la Société des agriculteurs de France était prise (même quelque temps avant), M. iMillot publiait un travail excessivement remarquable, dans lequel il démontrait que le phosphate rétrogradé n'était pas, comme on le pensait, du phosphate bicalcique, mais bieri du phosphate de fer, dont la composition est comprise entre les formules : 2PhOTe'0' et 3Ph0^2Fe'0\

En présence de ce fait que devait-on penser de la valeur agricole de ce phosphate de fer?

Devait on continuer à lui attribuer une valeur supérieure au phosphate tricalcique ou phosphate de chaux insoluble, ou bien devait-on le considérer comme lui étant analogue?

A vrai dire, il n'y avait que des essais agricoles, longtemps répétés, qui pouvaient élucider cette question. Et c'est encore de ces essais qu'il faut attendre une solution définitive.

M. Millot, dans un récent article, s'exprime ainsi :

« Quant à la valeur agricole des phosphates rétrogrades, elle ne pourra être indiquée d'une façon certaine qu'à la suite de nombreuses expériences, faites dans les conditions les plus diverses, et, à mon avis le véritable moyen de faire avancer la question, maintenant que l'on sait ce que sont ces phosphates rétrogrades, c'est que le cultivateur sache, lorsqu'il emploie un superphosphate, quelle proportion de phosphate soluble et de ptiosphate rétrogradé se trouve dans son engrais. >>

Mais en attendant que ces longs essais agricoles aient définitivement tranché la question, ne serait-il pas possible, en étudiant les propriétés du phosphate de fer, de se former dès à présent quelque idée sur sa valeur?

J'ai pensé que la détermination (même approximative) de son coefficient de solubilité pourrait jeter quelque jour sur cette question.

Car si cette solubilité se rapprochait de celle du phosphate bicalcique, on pourrait rester dans les mêmes idées que l'on avait au commencement de l'étude de cette question, lorsqu'on croyait que le phosphate rétrogradé était du phosphate bicalcique. Si, au contraire, sa solubilité est beaucoup moindre, on devra bien alors être porté à penser que sa valeur se rapproche de celle du phosphate tricalcique ou insoluble.

Pour cette détermination, il convenait d'employer du phosphate de fer tel qu'il se trouve dans les superphosphates, l'identité de ce phosphate avec le phosphate de fer que l'on prépare au laboratoire pouvant laisser quelques doutes.

Je l'ai préparé en enlevant par l'eau tout le phosphate soluble d'un superphosphate, puis en terminant par un grand lavage capable de dissoudre tout le sulfate de chaux.

Je me suis assuré que ce grand lavage ne dissolvait qu'une quantité de phosphate de fer correspondant au coefficient trouvé. On a ainsi un résidu composé en grande partie de phosphate de fer et dont l'acide phosphorique est presque totalement soluble dans le citrate.

Pour opérer on fait agir l'eau sur ce résidu, et comme il contient des impuretés on dose l'acide phosphorique dissous, après avoir réduit l'eau à un petit volume par l'évaporation.

En opérant dans ces conditions, j'ai trouvé que ce coefficient de

solubilité dans l'eau du phos{)liatc do fer, dit phosphate rétrogradé, ne dépasse pas ioôVoïï-

Le phosphate de fer préparé au laboratoire m'a donné sensiblement les mômes résnhats.

Or, le eoelfieient de solubilité du phosphate tricaleiquc est indiqué comme étant de ^ôïïVo.

Le chiffre que j'ai trouvé pouvant ne pas être d'une rigueur absolue, on peut dire que la solubilité de ces deux corps est à peu près la même, ou plutôt (jue l'insolubilité est aussi grande chez' l'un que chez 1 autre.

Celte môme insolubilité doit donc faire penser qu'il n'y a pas de raison pour donner à l'un une valeur agricole plus grande qu'à lautre.

Une première objection pouvait ôtre faite à ces conclusions : L'eau que cou Lient la terre arable tient en dissolution une certaine quantité d acide carbonique. Le phosphate de fer pouvait bien être, pour ainsi dire, insoluble dans l'eau pure; mais pouvait peut-être se dissoudre dans de l'ciiu contenant de l'acide carbonique. J'ai donc iépété les expériences en employant, au lieu d'eau pure, de l'eau saturée de gaz acide carbonique à la pression ordinaire. Je n'ai pas trouvé que le coeflicient de solubilité précédemment trouvé fût senaiblement modifié.

On pouvait encore supposer que cette insolubililé du phosphate de fer se trouvait modifiée par la présence de diverses substances qui se trouvent souvent ajoutées dans les enii;rais. On pouvait croire que par suite de quelque réaction, le phosphate de fer devenait soluble à leur contact.

Mais l'expérience m'a démontré que cette supposition n'est ];as exacte.

J'ai e?sayé l'action du sulfate d'ammoniaque, du nitrate de soude, du sel marin, du chlorure de polassium; tant en dissolution concentrée qu'en dissolution étendue : rien ne s'est dissous.

J'ai fait ces expériences, soit avec le phosphate de fer extrait des superphosphates, soit avec du phosphate de fer préparé au laboratoire. Le résultat a été le même.

11 n'y avait pas lieu de rechercher si le phosphate de fer peut se dissoudre en petites quantités à l'aide du phosphate monocalcique ou de l'acide phosphorique libre qui existe dans les superphosphates ; car, en suppos iUt qu'il s'en dissolve un peu, cette minime quantité est comptée, dans l'essai des superphosphates, comme du phosphate soluble dans l'eau.

Maintenant, on dit encore : mais ce phosphate rétrogradé, sous l'influence de quelque action de la terre arable finit peut-être par devenir soluble?

Voici une expérience qui semble contredire entièrement cette supposition. J'ai mis du phosphate rétrogradé en contact avec de la terre arable, maintenue à l'aide d'arrosages dans un état d'humidité suffisante, et j'ai laissé le tout à l'action de l'atmosphère, depuis le mois de novembre jusqu'au mois de mai. J'ai ensuite repris cette terre arable par l'eau, et j'ai cherché dans cette eau la présence de l'acide phosphorique. Il ne s'y en était dis.-ous aucune quantité appréciable.

Cette action mystérieuse de la terre arable me paraît donc bien douteuse.

Un argument qui a été mis en avant en faveur du phosphate rétro-

gradé, et qui a peut-être contribué à la décision de la Société des agriculteurs de France, est celui qni consiste à dire que l'aciile phosphorique soluble devient insoluble au contact de la terre arable; qu'il est donc indifférent que celte insolubilité se soit produite dans l'enj^rais lui-même ou au cont^pt de la terre; que l'essentiel est que l'engrais soit très divisé pour que l'eau s'en sature facilement.

Il est vrai que, dans la terre arable, surtout au contact du carbonate de chaux, la solubilité du phosphate soluble se perd. Mais cette réaction n'est pas immédiate et l'acide phosphorique soluble a le temps d'être, dans une certaine proportion, absorbé par les plantes, et surtout de se répandre uniformément dans le sol. Or, cette diffusion dans la terre est d'une grande importance.

D'ailleurs, pour certains engrais phosphatés, cette insolubilisation n'a pas lieu (guano du Pérou, phospho-guano véritable, importé par Peter Lawson et fils').

Au surplus, cette argumentation ne tendrait à rien moins qu'à infirmer la supériorité du phosphate soluble (supériorité cependant universellement reconnue), car le phosphate tricalcique ou insoluble peut être aussi divise que le phosphate rétrogr;'dé.

Mes expériences ne se rapportent pas à cette question. Elles ont eu simplement pour but de chercher à comparer les propriétés du phosphate rétrogradé et celles du phosphate insoluble.

En résumé, les recherches que j'ai faites me semblent démontrer que dans l'état actuel de nos connaissances sur les propriétés du phosphate de fer, dit phosphate rétrogradé, et spécialement sur sa solubilité, rien ne fait supposer que ce corps puisse être plus utile aux végétaux que le phosphate tricalcique ou insoluble.

Aussi ne peut-on pas comprendre que certains chimistes se servent du mot assimilable pour désigner un phosphate qui cependant est aussi insoluble que le phosphate tricalcique, auquel ils refusent cette dénomination; car il est démontré physiologiquement que tous les corps, même solubles, ne sont pas assimilables, et qu'aucun corps ne peut être assimilé qu'à l'état de dissolution. Jules Joffre.

Quoique placé dans une ville un peu retirée de la grande circulation, sur un chemin de fer qui jusqu'à présent n'a pas d'autre issue, le concours de Tulle, qui s'est tenu du 22 au 31 mai, a été remarquable.

Dans l'espèce bovine, la race limousine était représentée par des animaux provenant des meilleures étables de la région. Venaient ensuite la race d'Aubrac et celle de Salers ; mais la première peut-être plus remarquable dans son ensemble, quoique, dans le pays, un peu inférieure à la seconde. Il y avait aussi quelques bons animaux de race Marchoise et de race d'Angles; mais à une ou deux exceptions près, c'est à peine si l'on peut dire qu'en vérité ces races occupaient une place digne des prix qui leur ont été décernés.

Pour l'espèce ovine, il y avait quelques bons animaux, appartenant les uns à la race de la Charmoise, d'autres à celle du Larzac, d'autres enfin à la race Southdown. Ceux-ci venaient principalement des bergeries de M. Teisserenc de Bort et de M. de Léobardy. Les animaux de la

1. Noie sur la solubilité des phosphates. Moniteur scientifique , novembre 1874.

Charmoise qui ont eu le prix d'ensemble^ ont été exposés par M. Nadaud, de la Creuse.

Comme partout d'ailleurs, l'espèce porcine portait des traces de croisements avec les races anglaises, particulièrement du Yorkshire et du Berkshire, traces telles que le sang indigène avait presque disparu. MM. Sérèzat, Teisserenc de Bort et de Léobardy, ont remporté les prix principaux.

Les animaux de basse-cour étaient assez bien représentés, grâce surtout aux animaux envoyés par MM. Imbert et Bouvière, ce dernier ayant, à juste titre, remporté le prix d'ensemble.

L'exposition des instruments et machines agricoles offrait un ensemble assez complet malgré l'éloignement, et aussi malgré l'intérêt que les constructeurs pouvaient avoir à exposer, alors qu'en dehors des concours très restreints pour charrues, herses, rouleaux, hachepaille, coupe-racines, égrenoirs à maïs et pompes à purin, ils ne pouvaient plus avoir droit qu'à des mentions honorables. Nous craignons bien qu'à moins de réformes, l'organisation nouvelle n'amène un désintéressement complet des concours tenus dans les petites villes un peu excentriques, de la part des constructeurs. Il y avait néanmoins quelques expositions très remarquables, notamment de MM. Albaret Pilter, Maréchaux, Tritschler, Noël, Peltier, Beaume, puis endehors des objets prévus, de MM. Bruel, Borie-Chanal, Mabille et Cie. Dans un article spécial, nous avons déjà parlé des produits de M. Borie-Chanal; aujourd'hui il en est consacré un à ceux de M. Bruel.

C'est Ihorticulture qui a principalement eu les honneurs de l'exposition des produits de la ferme. 11 importe cependant de signaler quelques vins du pays, puis des plants forestiers, et enQn des expositions en beurres et fromages, provenant desburons de la montagne.

La distribution des récompenses a été faite sous la présidence du préfet. Notre confrère, M. Heuzé, inspecteur général de l'agriculture, a prononcé un discours que nous reproduisons, parce que c'est une bonne appréciation de la solennité :

« Messieurs, encore quelques heures et la ville de Tulle assistera à la clôture du quatrième concours général auquel elle a bien voulu donner l'hospitalité.

« Le concours actuel, par ses machines agricoles, nombreuses et variées, et par le remarquable ensemble du bétail qu'on y admire et qui en est le plus bel ornement, atteste une foi-' de plus l'utilité des grandes réunions agricoles qui reviennent tous les six ou sept ans dans le même département, et dont l'histoire révèle à tous le passé et le présent, et permet de préjuger de l'avenir de l'agriculture du Bas-Limousin, de l'Auvergne et du Quercy.

« Ces importantes assises agricoles sont fécondes en résultats, et partout elles font naître un mouvement qui est une véritable conquête sur le pissé en ce qu'elles contribuent, dans une sage mesure, à détruire l'aveugle et confiante crédulité des populations rurales trop attachées aux anciennes coutumes.

« C'est en 1856 que s'est tenu, dans le dépaitement, le premier concours régional. Depuis cette époque, la machinerie at;ricole a fait de très grands progrès, et partout elle excite la vive curiosité des cultivateurs ; mais ceux qui admirent pour la première fois les ins^truments qu'^n y expose, se demandent si cet outillage nouveau est réellement utile aux laboureurs. Un grand nombre d'entre eux ne peuvent croire qu'il est possible, dans les pays montagneux, de remplacer le travail de l'homme par des machines pour renlèvement des plantes nuisibles à racines traçantes telles que le chiendent, pour la fauchaison et la fenaison des prairies naturelles et anificielles, et pour la moisson des céréales. Encore quelques années, et grâce à la diffusion de l'instruction, grâce aux voies ferrées qui sillonneront bientôt le département dans divers s directions, les doutés qui existent encore dans l'esprit aes agriculteurs, devieûdront des certitudes, et le Bas-Limou-

sin prouvera une fois de plus que la terre, sous la main du laboureur intelligent, ne vieillit jamais et se rajeunit tous les ans.

« Le bétail est digne de toute l'attention, de tous les efforts des cultivateurs. Dans les circonstances actuelles, il constitue leur principale richesse et leur revenu le plus assuré, parce qu'il est, avec le pain, la base de l'alimentation de toutes les classes sociales. C'est pourquoi on ne saurait trop encourager ceux qui le propagent et raméliorent.

« C'est en augmentant le nombre des animaux domestiques qu'on accroîtra encore et toujours les moyens de fertilisation qui ont une si grande influence sur les cultures et qu'on parviendra aisément, en employant les engrais calcaires et phosphatés sur les terres granitiques ou schisto-granitiques, à accroître le rendement du blé et à diminuer son prix de revient. Qu'on ne l'oublie pas, le sort de la société est lié à la production des subsistances qui l'alimentent. N'est-ce pas, en effet, de la prospérité rie l'agriculture que dépendent et l'abondance et le bon marché relatif du pain et de la viande, véritable solution de tous les grands problèmes sociaux et économiques.

« Il est donc exact de dire que le progrès agricole est devenu la première nécessité de l'époque. Ce progrès existe dans le département, et, quoiqu'il soit encore peu apparent, il répond aux encouragements que le gouvernement de la République, le Conseil général et les associations agricoles accoident annuellement à l'agriculture; mais cette rénovation ne doit pas faire oublier aux propriétaires et aux métayers qu'ils ont encore de nouveaux et de nombreux efforts à tenter, des pratiques à perfectionner, des prairies naturelles à assainir et à fertiliser, des soins hygiéniques à donner au bétail, en un mot, de nouvelles conquêtes à faire. Les uns et les autres doivent se rappeler, comme le dit une antique maxime, qu'il n'y a rien de fait, tant qu'il reste quelque chose à faire!

a Le progrès, qu'on est heureux de constater dans le département, est appelé très certaii ement à s'accentuer de plus en plus. J'en puise une preuve éclatante dans l'accueil bienveillant que la ville de Tulle a fait au concours régional. Aussi, suis-je très heureux d'exprimer à M. le préfet et à M. le maire nos sentiments de profonde gratitude et les prier, au nom de M. le ministre de l'agriculture et du commerce, de vouloir bien remercier et le Conseil général de la Corrèze et le Conseil municipal de Tulle qui ont voté, avec empressement, les subi^ides nécessaircb pour que cette grande réunion agricole reçût ici l'hospitalité la plus éclatante.

ce L'honneur qu'on fait de nos jours à l'agriculture mérite d'être signalé. Autrefois, le laboureur vivait isolé au milieu de ses champs et de ses troupeaux. Alors on se préoccupait peu de son instruction et de son bien-être ; alors aussi on oubhait et ses peines et ses fatigues pour alimenter chaque jour les petites comme les grandes cités. Pour les habitants des villes et les gens désœuvrés qui jouaient à la pastorale sous les tranquilles ombrages des antiques châteaux de Turenne et de Pompadour, le laboureur était un paria; on le regardait comme devant être placé à la base de l'échelle sociale, et les classes riches, oubliant sa vie calme et laborieuse, foulaient dédaigneusement la terre que, chaque jour, il arrosait de ses sueurs.

« A l'époque à laquelle je fais allusion, personne n'aurait osé venir applaudir aux couronnes qu'on aurait jugé utile, ■ nécessaire même de lui décerner pour récompenser ses efforts ou exciter son émulation, son zèle et son activité.

« Ce dédain, pour les classes rurales, n'existe plus aujourd'hui. Sur tous les points de la France, dans les grandes villes comme dans les petites bourgades, l'intelligence, 1 esprit, la beauté, la e:râce et l'éléo^ance les encouragent et les applaudissent dans les fêles qu'on organise en leur honneur.

« Cet heureux changement dans l'état social du pays tient à deux causes : à l'éducation bttéraire et à l'instruction scientifique qui éclairent et vivifient toutes les classes df la société, et qui, en outre, ont fait disparaître cette inégalité qui était si funeste à la prospérité publique, à la marche de l'esprit humain et à la grandeur de la Fraûce !

« Eclairé par l'instruction, armé de savoir et de liberté, l'homme plus audacieux a sommé la terre d'augmenter ses productions pour nourrir tout le monde. Partout on a travaillé, on a comparé les climats, les terrains, les plantes et les animaux ; la patience s'est jointe à l'énergie, les écoles industrielles ont formé des mécaniciens et l'agriculture a multiplié ses plantes fourragères, son bétail et ses moyens de fertilisation. Chaque contrée, par !« concours de la presse agricole, s'est emparée

des découverles, des perfectionnements de sa voisine ; on a dérriché des terres incultes, boisé des coteaux jadis improductifs, desséché des marais, drainé des terres humides et assaini dos prairies marécageuses. Tout principe a reçu son application, et sur ungrand nombre de points la terre a prouvé par une production plus abondante, que la lécondité est inHnie et qu'invoquer l'émii^ration pour remédier à la surabondance de la population, est devenue une requête impie et indigne d"un grand pays civilisé comme la France.

« Mais l'agriculture n'est pas la seule industrie qui mérite d'être encouragée et honorée. A côté d'elle se place naturellement l'horticulture qui a pour but la production des légumes, des fruits et des Heurs. Personne aujourd'hui n'igruare l'ardeur infatigable et le travail opiniâtre et incessant du paisible et laborieux maraîcher qui, chaque matin, alimente nos cités de légumes abondants et variés; nul n'oublie avec quel art le jardinier soumet les arbres fruitiers à tous les capiices de la mode sans qu'ils perdent de leur productivité, avec quels succès il augmente nos jouissances en nous procurant à profusion des fruits savoureux et des fleurs éclatantes et parfumées.

• ff Le salon floral organisé avec tant d'art par MM: Buge père et fils, a été admiré par tous ceux qui ont été témoins de son ordonnance et de sa fraîcheur; sans doute cette exhibition florale, la première qu'on a vue à Tulle, ne peut être comparée aux expositions horticoles qu'on organise annuellement dans les villes où l'horticulture a fait de grands progrès ; mais elle n'en présente pas moi-is un vif intérêt aux personnes qui éprouvent de douces émotions en respirant le suave parfum d'une rose, en admirant une fleur qui se distingue par sa beauté et la pureté de son coloris. Qui oserait mer l'influence salutaire et féconde que les fleurs exercent sur tous les âges, sur toutes les intelligences. De nos jours, il en laut pour toutes les fêtes, pour toutes les cérémonies, dans les jardins, les salons, sur les tables des banquets et même jusque sur les tombeaux. Mais pourquoi donc cet amour de fleurs si répandu? C'est que la fleur, suivant l'heureuse expression poéti |ue de Chateaubriand, est la fille du matin, le charme du printemps, la source des parfums, l'amour des poètes et la consolatrice des affligés Pour toutes les dames, un jardin sans fleurs est un ciel sans étoiles, ua parterre oi!i nul parfum ne vient accroître l'attrait que présentent la grâce et la beauté.

« Le concours régional de Tulle, si élégamment complété par cette charmante exposition florale, restera très certainement gravé dans le souvenir des populations rurales qui se pressent depuis plusieurs jours dans cette enceinte.

« De retour au milieu de leurs champs, elles n oublieront pas ni le magnifique bétail, ni le remarquable outillage agricole qu'elles ont admirés, et auxquels le )ury, au nom du gouvernement de la République, a décerné des récompenses si vaillamment disputées et si dignement méritées. »

Les prix ont été décernés dans l'ordre suivant :

Prix cuhuraux.

2* Catégorie. — Fermiers, métayers isolés. — Douiaines au-dessus de 20 hectares. — Prix consistant en un objet d'art de ôOO fr., et une somme de 2,000 fr., décerné à M. de Meynard, au Peuch. près Tulle.

4' Cati>gnrie. — Métayers isolés, petits cultivateurs, propri-^taires ou fermiers de domaines audessus de h hectares et ri'excédant pas 20 hectares. — P-ix consistant en un objet de 203 fr., et une somme de 600 fr,. décerné à M. Mioinet, à Chaoïeyrat (Corrèze). Médailles de spécialité.

Médaille d'or (grand module). — A M. le comte d'I ssel, pour création de 12 hectares de bois. — Médaille d'argent grand m dule. M. Farges, au Lonzac. pour cr-iitioi de 8 hectares de prairies irriguées. — Médaille d'argent, M.. Couder, à Saint-Fardoux-le-Vieux, pour établissement d'une conduite deau servant à l'irrigati.m.

Uéi-nm enses. — Aux agents des exploititions qui ont obtenu des prix culturaux.

2' Catégorie. — (Agents de M. de Meynard). — Mida'dles d'argent, M. Pérol, régisseur: Mlle Jeanne Malterne, fille de cour. — Médailles de lirm:;e, M. Joseph Soleilhavoup, ch^f .ie praique: Mlle Françoise Bachélerie, ménagère; M. Gérald Labjusset, pâtre; M. Pierre Bouillaguet. laitier.

l^^ Catégorie. — (Agents de M. Toinet). — Mé tailles d argent, M. Jean Soleilhavoup, mStayer ■. M. Jean Ir-ch. — 'Jédailles de bronze, M. Léonard Aujol; ^éonard Baiss;n; 25 fr., M. Baptiste Jean ; Mlle Marie Vialle, bergère.

Animaux reproducteurs. — Espèce bovine.

Pour les animaux reproducteurs des espèces boviae, ovine et porcine, les premiers prix sont pccompa.rnés d'une médail e d'or: les seconds prix d'une médaille u'argent, et les prix suivants d'une mëd^iille «Je t roiize.

\" Catégorie. — Race Limousine. — Mâles, — 1'* Section. — 1" prix, M. Barbiu des Places, à Meilhard (Corrèze) : 2% M. de Léoliardy, à Saint-Priest-Palus (Creuse): 3% M. Ceaux, à Seilhac Corrèze). — 2' Section. — Animaux de 2 à 4 ans. — ]"' prix, M. de Léobardy : 2% M le comte du Authier, à Auriat Creuse] : 3', non décerné. — Femelles. — V' Section. — Génisses de 1 à

2 ans. — l^'prix, M. de LéoharJy. 2". M. le comte du Authier; 3°, non décerné. —2' Section.

— Génisses de 2 à 3 ans pleines <m à lait. — !•■• prix, M. Barbon des Pi.jC"s; 2', M. de Meynard, à Chameyrnt (Corrè/e) ; 3% M. Bach, à \aves (Corrèze). — 3' S'Ction. — Vaches de plus de 3 ans, pleinps ou à lait. — I" prix, M. le comle du Aulhier ; 2% M. de Lage, à Rosiers (Corrèie) ; 3*, M, Bru'tieux.àSaini-ial (Corrè/e): uinùon très hoD'T.ilile, M. le comte du Authier.

Prix d'ensemble. — Un « tijet .l'art, M. Bartjou <1ps Phices.

2" Catégorie. — Mace Garonnaise. — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — l'^prix, M. Lal'argue, ^ Mirabel (Tarn-ei Garonne) ; 2", non décerné. — Femelles. — I" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — 1" prix, M. Blanc, à Mirabel (rarn-et-Garonne) ; 2% non décerné.

3* Catégorie. — Raue d'Aubtac. — Mâles. — 1'° Section. — Animaux de I à 2 ans. — Prix unique. M. Louis Coirat, à Wontrozier (Aveyron); prix supplémentaire M. Rd')udnl Colrat, à Montrozier (Aveyron). — 2" Section. — Prix unique, M. Louis Colrat; prix suripléra iilnire, MM. Galtayries el Scudier, à Montnizi-r (Aveyron). — Fefnelle<;. — 1"' Section. — Géni-ses 'le 1 à 2 ans. — Prix unique, MM. Galtayries et Scudier. — Mentions honorables, M. louis Colrat; M. Louis Colrat. — 2" Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — I" prix, M. Louis Colrat; 2\ MM. Gai ayries et Scu'lier. — 3' Section. — Viiches de plus de 3 -ans, pleines ou a kit.

— 1" pMx. M. Louis C')lrat ; 2', MM. Galtayries et Scudier.

4' Catégorie. — Race de Salers. — Mâles — l" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — !"■ prix, M. Ramon I, à AuriUac (Cantal); M Bouyssou, à NauceHc (Cantal). — i' S-ction. — 1" prix, .M. Poignet, à Itrac (Cintai); 2. M. Bruel-Kevel, à Giou-de-Mamon (C:inttl); prix supplémentaire, M. Gely, -i Mauriac (("antal). — Feme les. — {'•'Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — l<=' |,rijc, M. Bouyssou ; 2'', M. R^mond : pr'x sup()lément.ire. M. Bruel Revel. —2' S'Ction — Gt-nisses de 2 à 3ans, pleines ou à lait. — l" prix, non décerné; 2", n m décerné. — 3" Section. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou a lait — 1' prix, ujn dé e'-n'î ; 2', non décerné ; 3", non dé-î rné

5' Ca/eVor/e. - RaceMarch^ise. — Màl-s. - 1" Section.— Animauxile 1 à 2 ans l*"^ prix, M. André Faure, à la Souterraine (Creust^); 2", M Delafont, à Colondannes (l'reuse). — 2° Section. — Ani naux de ■; à 4 ans. — 1""- [.rix, M. André Faure 2", M.NadiuJ, à Dun le Pallefîau (Creuse) Prix sufipiémentair', M. de La Ceile, à Ajain (Creuse). —Femelles. — l" Section. — G'^nisses de I à 2 ans. — I" prix, M. Nadaud; "i', M. Dalbv. à Gueret (Creuse). — -f Section —Génisses de 2 à 4 ans, pleines ou à lait. — 1" priv, M Dalby; 2°, non décerné. — 3" Section. — Vaches de plus de 3 ans.

— l^' prix M. Calf'y; 2° et 3', non décernés.

6' Cniégorir. — Hace d'Angles. — Mflbs. - V Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — Prix uniques, M. Ro>ivière, à \'azaraet (Tarn). — 2' Se-tion. — Animaux <le 2 à 4 an<. — M. Rouvière. — Femelles. — 1" Section — Génisses de I à 2 ans. — Prix unique, M. Rouvière. — 2' S.-ction — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — Prix unique, M. Rouvière. — 3" Stction. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à liit. — Prix nnique, M Rouvière.

1' Cotégorie. — Races françaises, diverses, pures ou croi-ées entre elles. — Mâles. — 1" Section. — Animaux île 1 à 2 ans. — 1". 2"^ et 3':irix, non décernés. — 2° Section. — Animaux de 2 à 4 ans. — 1" et 2= prix, non décernés; 3% M. Imberr, à Vigeois (Correze). — Femelles. — 1"= Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — '" pri», M. Blanc, à Mirab-1 ( Parn-et-Garonn-'!; 2% M. 1) ibernard, à .-^aint-Ybar i (Corréze); ,3', M. Dela'ont. — 2° Section. — G-nisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — |"prix, non déceni<^; 2", M. Imbert; 3'', M. F oucau'I-Pénardille, à Tulle (Corréze). — 3' Section. — Vaches de plus de .3 ans, pleines ou à lait. — I -' prix, M. 0-tfotir, à A irillac (Cantal); 2% M. de Meynard; 3', M. Joseph Lafarge, à Meyssac (Corrèze); '4% M. Kliucaul-Pénardille.

8° Ca-éf/orie. — HMces étrang'res puies et croisements divers, autres qu'i ceux de la 1' Catégorie. — Mâles. — 1'» Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — i" prix, M. B;ijau, à Toulouse (Haute- Garonne); 2^, M. Imirert. — 2" Section. — An m^ux de 2 à 4 nns — 1" pnx, M. de Verdinac, à Sarra/.ac (Lot-et-Gironni-); 2'^, non décerné. — Fetnelles. — V Senion. — Génisses de 1 à 2 ans.

— 1" prix, M. Doiivier, à Tulh (Corrèze); 2', M Ba|au. - v Section. — Gèmsses de 2 à 3 ans, pleines i.u à lait — !"■, prix, M. B-ijau; 2", M. de Verninac; 3^, M. Imbert. — 3° Section. - Vaches de plus le :}ans, pleines ou à liit. — 1"' prix, M. Bajau: 2°, M. de Verninac; 3^. .M. Imbert. Prix d'ensemble. — Pour les animaux de l'espèce bovine. — Objet d'art. — A M. Louis Coirat. — Bandes de vaches laitières. — 1" prix, M. Bruel-Re el; 2% M. Bouyssou.

Espèce ovine.

1" Catégorie. — Races originaires de l'Aveyron, de la Corrèze et du Lot. — Mâles. — 1" prix, M. Rouvière, à Mazamet (Tarn); 2", M. Lafon, à Betaili^; (Lot); 3-, M. de Lag», à Ros ers (Corrèze).

— Femelles. — (Lots de 6 brebià). — P" piix, non décerné; 2% M. de Lage; 3", M. Grande, à Corrèze (Coirè/e).

2° Catégorie. — Races françiis3s diver-es, non comprises dans laprécéd°nte catégorie. — Mâles. — 1" prix, M. Uelafiint, à Colondannes (Creuse); 2\ M. Rouv ère. Pmx supfilémentaite. .M. Molinié, à Saint-Amans-Soult (Tarn). — Femelles. — (Lots de 3 brebis). — 1" prix, M. Rouvière; 2°, M. Delafont.

3= Catégorie. — Races étrangères diverses. — Mâles — l" prix, M. Teisserenc de Bort, à Saint- Prie^t-I'auiiou (Hauie-Vienne); 2', iM. de Léohardy, à Saint-Priest-Palis (Creuse). — Femelles. — (Lots de 3 biebis). — l" prix, M. Teisserenc d3 Bort, 2^ M. de l.éobardy.

4* Catégorie — Crnisemenis divers.— Mal -s —1" prix, M. N'ai.iud. A D in-le-Palleteiu ('"Ireuse); 2*, M. Deiafont. — Femelles. — (Lots de 3 nrebi.s). — V prix. .M Nadaud; 2', non d*ce né.

Prix dCensemble. — Un objet d'art. — Pour le lot d'animaux de race de la charmoise, à M. Nadiud.

Espèce porcine.

1" Catégorie. — Races indigènes pures ou croisées entre ePes. — Mâles. — I"' prix, non décerné; 2', M. S rézat, à Saint-Salvadour (Corrèze).— Femelles.— I"prix, M. jlerliac, à Sedhac (Correze); 2', M. Bru<lienx, à Samt-Jal (Corrèze).

2* Catégorie. — R ices étran ères iiures ou croisées entre elles. — Mâles. — 1" prix. M. Teisserenc de liort, à Sa nt-Priest-Taiirion (4 l'i e Vienne);- 2°, M. de Léobordy, à Saint-Piie-t-Pdlus Creusp) 3% M. le com e rie Miramon, à Vitrac (Cmtal,; 4*, M. de Verninac, à Sarrazac (Lot). — Femelb's. — l" prix, M. le comte île Mira-non ; 2", M. Rouvè.e, à Mizimet (Tarn); 3% M. Teisserenc de Bon; 4°, M. de Léobardy. Prix siipplémentiire, M. Aubert, à Saiiite-Fciéole (Cor^è^e.

Prix d'ensemble. — Un objet d'art. —Pour les animaux de races Mieddlesex-Yorkshire, à M. de Léobardy.

Animaux de basse-cour.

Les premiers prix sont accompagnés d'une médaille d'argent, les antres d'une médaille de bronze.

l" Caléivrie. — Coqs et poule=î. — ]'" Section. — Races françaises diverses. — 1" prix, M. Rouvière, à Mazamet 'Tarn); 2% M. Voitellier, à Mantes (Seine-et-Oise); 3«, M. Sang m, à. Tulle (Corrèze). — 2° Sccton. — Races étranghres diverses. — ]" prix, M. Rouviùre; 2% M. Voitellier. ■3'Scti'm. — Croisements diver>. — ]" prix, M. Rouvière; 2', M. Imb?rt, à Vigeois Corrèze).

2° Catéyorif. — Dindons. — 1" prix-, M. Béronie, à Tulle (Corr^ze); 2', M. Rouvière.

3° Cnt'goiie. — Oies. — 1" prix, M. R uvjère; 'i', M. Béronie; 3*, M. Imbert. ' 4» Caléijork. — Canar.ls. — 1"' prix, M. Imbert; 2«, M. Béronie; 3', non décerné.

5" Caiéi)nne. — Pintades et Pigeons, — I"prix, M. Imbert; 2°, M. Rouvière. Prix supplémen- '•aire. M. Béronie.

6" Catégorie. — Lapins et Léporides. — l"prix, M. Cantonny, à Tulle (Corrèze); 2°, M. Rouvière;

Frix d'ensemble. — Un objet d'art, à M. Rouvière, déjà nommé.

Machines et instruments agricoles.

Inulrumeiili d'extérieur de forme. — Charmes tourne-oreilles. — 1" prix, médaille d'or. M. Barrt', à Limoges (Haute-Vienne); 2% médaille d'argent, M. Trilschler, à Limoges (Haute -Vienne); 3", médaille de bronze, M. Rosier, A Tulle (Corrèze) ; mention très honoriblc, M. Chamtionnière, a Cusset (Allier); mentions honorables, M. Roucayrols, à Albi (Tarn); M. Taroussie, à Uzerche (Corrèze).

Charrues pour labours ordinaires. — !"• prix, médaille d'or, M. Birre; 2% médaille d'argent, M. Cliambonnière ; 3*, médadle de bronze, M. Tritschler; mention très honorable, M. Vieillemaringe, à Samte-Fortunade (Corrèze) ; mentions honorables, M. Rosier; M. Latour, à Uzerche (Corrpze).

Herses arlicule'es. — l"pnx, médaille d'or, M. Pelt'e-, à Paris ; 2% ra-Mailla d'argent, M. Emile Puzen t, à Iiourbon-Lancy (Siône-et-Liire) ; 3% médaille de bronze, M. Bruel , à Moulins (Allier); meulions très hoimraldes. M Puzcnaf aîné, à Bourbon-Lancy (Saône-et- Loire) ; M. Hidien, à Ch-^teauroux (Indre) ; mentions honoraliles, M. Chanibonniére; M. Tritsciiler.

Rouleaux brise-mottes. — 1" prix, médail e d or, M. Bruel ; 2" , médaille d'argent, M. Tritschler; 3% médaille de bronze, M. Barre; mention très honorable, M. Emile Puzenat; mention honorable, M. P&liier.

Par application de l'article là de l'arrêté du 18 novembe 1879, relatif au concours de Tulle. — Mentions très honorables, M. Rosier, de Chameyrat (Corrèze), pour ustensiles à fauctier; M. Rosier, pour la charrue tri-soc; mention honorable, M. Vieillemaringe, pour sa herse à r uleau.

Inslnnni'nts d'intérieur de ferme. — Ilache-paiUe. — i" prix, méJaille d'or, M. Aibaret, à Lia- court-Ra.'itigny (Oise); 2', médaille d'argent, M. Piiter, à Paris; 3°, médaille de bronze, M. Peiti-T, à P.ins.

Coupe-racines. — 1" prix, médaille d'or, M Aibaret; 2°, médaille d'argent, M. Maréchaux, <à Montmord on (Vi^^nne) ; 3", médaille di bronze, M. Peltier; montions honorables, M. Chambonnière;M. Barre; M. Tritschler.

E(/r<noirs à inai'i. — l"'' prix, médaille d'or, M. Peltier; 2°, médaille d'argent, M. Tritschler : 3«, médadle dj 1h onz^ M. Bruel.

Pompes à purin. — 1°' prix, médaille d'or. M. Noël, à Paris; 2«, médaille d'argent, M. Beaume, àBouloiii;e (Sein"); 3°, méd-iille de bronze, M. Peltier.

Par application de l'ariiLb^ Ih de l'arrêté du 18 novembre 1879, relatif au conco irs régional de Tulle — Mention honorable, MM. Mibille ei Cie, à Limoges, pour la mangeoire eu ciment comprimé.

Produits agricoles et matières utiles à l'agriculture.

Prnduiis des burons, caves et fruitières. — Médaille d'or, Mme Monteil, à Sarran (Corrèze). — •Médailles d'argent, M. le baron de Bélinay , à Liginiac (Corrèze) ; Mme Traverse, à G:mel (Corr^^ze); M. F.iyel, R Ti in:|ueux-lès-Heifns (Vlarne). — MUlaHles de bronze, M. Hier, rue Laiuerif, à Lyon (Rhînp) ; M de Meynaid, à Saint-Bonnei-Avalouz^ (Cnrrèze) ; M. Béronie, à Tulle (Corrèze).

Produiis hoiticoïi'S. — (Gollejiion li'aniusies, fleurs, phntes in lustiielles et tinctoriales) — MHait e d'or, MM. Buge, père «i ?ls, à TuUe (Corrèze). — Médaille dargent, MM. Bug', père et fîls. — vipntion hononble, M. Aîoinon, à Sidroc (Corrèze).

Prodxiiis maraîchers. —Médaille d'or, M Saugon, à Tulle (Corrèze). — Mcda'lle d'argent, MM. r>u-e père et lils.

Proiuiti jorestiers.— Midiille d'or, Palazinge-i (commune de) (Corrèze). — M'-ditlles d'argent, M. le. général de Chanal, à Glergou.v (Gorrèzej; M. Laval, à l^'avars (Corrèze). — MédalUe de bronze, M. Vilain, :\ T.niignac (Conèze).

Yins — \^^ Section. — Vins lu Lof, du Tarn et de Tarn-et-Gironne. — Médaille d'or, M. C;ilmon, à Cahors (Loi).— M.'dnUes d'-irgen', M. Mollis, à Giillac (Tarn); M. l.aton, k Glanes (Lot). — Médailles de bronze, M. Lassene, à Kspèie (Lot^; M. Delonclp, à Siint-M-'lai l-lJatus (lot) ; M. Verninac, à .Sarnzac (Loi). — 2" 'Section. — Mus divers. — M.'dailk d'or, M Es-.ande, à 'loulouse (Haute-Garonne). —Médaille d'urgent. .M. Brousse, à Hillao (Corrèze). — Médailles de bron;se, M. Fcrrand, à Segonzic (Charente); M. de Ganis, à Voutezjc (Corrèze).

Produits non compris dans les concours spéciaux.

M>h1aill''s d'or, M. Fournau 1. à Tulle (Corrèze) ; VT. Gan, h Brive (Corrèze). — Mpdailles d'argent, MM. les instituteurs de la Gorrè'.e; M. Aibouin, à Li^Miières (Charente) ; M. Borie-Chau d, à Toulouse (HiuteGarv)nne); M. Es;ande. — M.iiidles de bronze, a\i Co.nice agnole de l'ulle-Nord; M. Magdntlres, à Koi< (A'"i'^o"); '^I- l^^i'Sand er, à Marchtour (Corrèze) ; .vi. de Meynird ; M. Maupetit, 'le Limo^^es (Haute-Vieune) ; M. de Giaesti, à Garravaques (Tarn); M. Rilhac, à Drive (Corrèz^); M. Vinel, à Cahors (Lot). • .

Rieon >e<ises aux servUeu -s ruraux. — MVL PieTe Vigouroux. vacher chez M. Louis Colrat, médaille d'..rgep.i; Pierre Bea dt, vacher ch^z M. Rouvière, ml-daïUe d'argeit; Jea;: Tixier, berger chez M. Nxdaud, uiélaille d'argent ; Pierre Naquier, vacher chez M. Ra'iiond, mé laille d'argeni; Jacques Bouzir, berger chez M. Kouviè-e, mé.iaiUe de bronze ; Pierre Roger, vacher chez M. de Léjbardy, médaille de bronze; Etienne Péricrot, vacher chez M. le comte du Authier,

ille de bronze: Léonard Papal, vacher chez M. Barbou des Places, médaille de bronze; ~ . . • ^ vacher chez

Antoine La&sagne, vacher chez M. Crueghe, 20 fr,; Jean Claussade, vacher chez M. Brudieux,

Récompenses aux conducteurs de machine?, aux contre-maJtres et ouvri-^rs des constructeurs d'instruments. — MM. Florent Daleau, coutre-maîtie chez M. Aibaret, médaille d'argent; Bourdon, contre-maître, chez M. Muré hiu, médaille d'argent; Léonard Vincent, ouvrier mécanicien, chez M. Tritscliier, médaille de bronze; Carolus Leroy, ouvrier monteur chez M. Aibaret, médaille de bronze; Pierre Chauveau, chez I\I. Barre, médaiLe de bronze.

Différentes conférences ont eu lieu pendant le concours ; elles avaient attiré une grande affluence. L'une a été faite par notre confrère M. Victor liorie, avec beaucoup d'entrain, sur l'enseignement; rien alors ne pouvait faire prévoir sa mort prématurée. Nous en avons^ fait une autre sur les engrais, dans- laquelle nous espérons avoir convaincu les auditeurs delà nécessité de compléter la puissance de production du sol par des matières fertilisantes appropriées. J.-A. Barril.

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