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A PROPOS DE LA RAGE

Sérieusement, M. Schneider croit-il que les propriétaires, qui ont un amour déraisonnable pour leurs favoris poilus, se résoudraient à faire raser les canines de ces favoris, si cette mesure était ordonnée par une loi? Il doit penser qu'ils chercheraient à éluder la loi, que beaucoup passeraient outre.

Et alors qui charger du devoir dangereux d'inspecter les mâchoires de ces énormes chiens danois, de ces mastifs féroces trop nombreux, pour s'assurer de l'état réel de leurs canines redoutables?

Et si ces canines ne sont pas émoussées!... Que de boiteux! Que de réformés pour infirmités contractées pendant le service ! Que de pensions de retraite! M. Schneider n'y pense pas. H. Esquené,

vétérinaire.

Dans un précédent article (n° du 1 1 décembre, page 420 de ce volume), nous avons donné la description du dynamomètre à rotation employé pour les essais de machines à battre organisés à Joinville-le- Pont par la Société des agriculteurs de France.

Il y a quelques mois, le Journal a donné une description complète des batteuses américaines de Aultmann; nous n'y reviendrons donc pas aujourd'hui. Nous décrirons successivement les batteuses de Pécard, de Garrett et de Marshall.

La fig. 41 représente la coupe longitudinale de la batteuse Pécard. — Les gerbes déliées sont présentées par l'ouvrier engreneur à l'ouverture supérieure I, par laquelle elles sont entraînées entre le batteur et le contre-batteur. La plus grande partie du grain séparé de^ la paille passe entre les lames du contre-batteur, et le reste est entraîné avec les pailles sur le secoueur J. La paille projetée sur les secoueurs est rejetée, en W, en dehors de la machine sur une grille inclinée où les ouvriers-lieurs la prennent et l'enlèvent. Pendant la marche de la paille, le grain qui y est mélangé passe à travers le secoueur, tombe sur le plan incliné de la table K, et s'y réunit à celui qui est sorti du contre batteur. La table K étant douée d'un mouvement oscillant, tout ce grain, mélangé de menues pailles, se rassemble sur une grille.

Cette grille L^percée de trous de 0'".020, a pour fonction de séparer les menues pailles du grain; les menues pailles sont retardées dans leur mouvement par des rainures en travers de la grille et viennent tomber, de chaque côté de la batteuse, par le conduit X.

Le grain ayant passé au travers de la grille L tombe dans un entonnoir M en tôle, qui le renvoie sur la grille N, oii il subit le premier coup de ventilation; les balles et les matières plus légères que le grain s'échappent par l'orifice Y, tandis que le grain, passant au travers de la grille N, tombe sur une première grille 0 en tôle perforée qui le débarrasse des otons qu'il pourrait encore contenir et qui tombent en dessous.

Ayant traversé la grille 0, le grain tombe sur une deuxième grille en tôle perforée, mais avec des trous beaucoup plus petits, qui enlève toutes les grenailles et petites graines, lesquelles retombent en dessous de l'extrémité inférieure de l'élévateur ou chaîne à godets. Le grain y est pris et élevé, puis rejeté par un conduit dans le tambour T dans lequel se meut une hélice 1, qui l'amène à l'ouverture par laquelle il tombe dans la boîte à grains.

C'est dans le tambour que s'opère l'opération du second nettoyage. Pendant queriiéliee 1 ramène le grain, le ventilateur qui tourne à une

très grande vitesse, insuffle de lair dans le tambour; le batteur^ de son côté, par le conduits, fait aspiration, et l'action combinée de l'aspiration du batteur et du refoulement du ventilateur opère le second

nettoyage et le grain tombe à la boîte, prêt à être conduit au marché.

Dans cette machine les produits des gerbes passées au batteur sortent par SIX endroits différents: 1° les pailles à l'avant; 2" les menues pailles de chaque côté de la batteuse en arrière ; 3" les balles à l'arrière; 4" les otons sur le côté à gauche; 5" les grenailles en-dessous ; et 6" le grain à droite de la machine sur le côté.

Il est à remarquer que la machine ne faitqu'une seule sorte de grain; le fermier, pour le vendre, n'a donc pas besoin de le mélanger.

Un des avantages que présentent ces batteuses, c'est qu'elles sont ouvertes de tous les côtés et que, par conséquent, elles sont d'un accès facile et d'une surveillance très commode. 11 est inutile d'ajouter que tous les organes en sont exécutés avec le plus grand soin, de manière à présenter à la fois solidité et bon fonctionnement.

Henry Sagnier.

Nous nous proposons de passer successivement en revue : 1° le commerce du beurre en France à l'importation et à l'exportation ; 2° l'importation du beurre en Angleterre par les différents pays; 3" la consommation du beurre à Paris et la vente aux halles.

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