I. — L'agriculture dans le discours de l'Empereur
La parole, pendant cette quinzaine, appartient surtout aux faits officiels. Tout le monde agricole a accueilli avec reconnaissance les promesses qu'a faites l'Empereur dans son discours prononcé à l'occasion de l'ouverture de la session législative. Les intérêts agricoles et économiques, mis en lumière sur toutes les parties du territoire de l'Empire, recevront une large satisfaction. Les impots qui pèsent trop lourdement sur la propriété foncière seront réduits; les voies de communication, et particulièrement les chemins vicinaux, agents indispensables de la bonne répartition des produits du sol, seront achevés ou perfectionnés. Enfin, la sollicitude impériale a particulièrement en vue l'amélioration de la condition morale et matérielle de la population rurale. Voilà de magnifiques promesses et un fécond programme. Notre désir le plus vif, c'est que bientôt l'agriculture se ressente des bienfaits des réformes qui vont occuper les grands corps de l'État.
II. — Développeif)ienl des connaissances agricoles dans les écoles rurales.
L'amélioration des populations des campagnes doit être entreprise au double point de vue matériel et moral. Mais dL-sons bien haut que les conditions morales doivent occuper le premier rang. Par conséquent, l'instruction est le premier besoin auquel il soit nécessaire de donner satisfaction. M. de Forcade, le nouveau ministre de l'agriculture, a bien compris l'importance de dissiper l'ignorance et de préparer de jeunes générations à comprendre et à appliquer tous les progrès. On doit le féliciter d'avoir inaiiguré son administration en proposant à l'Empereur, de concert avec M. Duruy, ministre de l'instruction publique, de rendre le décret suivant :