‹ Journal de l'agricultureChapitre 142 sur 527 · N NE S SE S SO 0 NO · texte numérisé non relu

N NE S SE S SO 0 NO

M. Huette écrit de Nantes (Loire-Inférieure), le 1" février :

Il y a eu à Nantes, pendant le mois de janvier, six jours de gros temps, dont un de forte tempête à la date du 8. Les eaux de la Loire ont été constamment trèshautes pendant tout ce mois. Son maximum d'élévation, au-dessus de sa raison d'étiage, a atteint 4 mètres 50 centimètres le 16 janvier, au milieu du plus fort de la période des froids. Le fleuve a charrié des glaçons depuis le 19 jusqu'au 23.

M. Bellié écrit de Cervières (Hautes-Alpes), le 26 janvier :

Le froid est vif et la neige est tombée en abondance dans le Briançonnais. La cou'cbe qui recouvre le sol a une épaisseur variant de 1 mètre 80 à 2 mètres, suivant l'exposition du terrain. Depuis le 14 janvier, nous avons eu un temps épouvantable et une tourmente presque continuelle, qui ont intercepté les communications à un tel point que depuis cette époque nous sommes privés des nouvelles de

M. Petit-Laûtte écrit de Bordeaux (Gironde), le 9 février :

Commencé par une tempête, le mois de janvier a été très-varié : il a donné de la pJuie, du froid et des beaux jours. La pluie de décembre avait commencée à fatiguer les blés, celle des premiers jours de janvier ajouta à ce désavantage. Après deux jours de beau, 12 et 13, vinrent des froids assez vifs pour produire de la glace de 32 mill. d'épaisseur, pour geler la terre jusqu'à 55 mill. et pour lui donner, à 33 cent., une température de -j- 2''.0. La terre étant suffisamment ég-outtée le 1 4, les froids n'ont fait que du bien. La vigne a dû aussi s'en bien trouver, son bois ayant généralement besoin de se consolider.

M. Boncenne fils écrit de Fontenay-le-Comte (Vendée), le 2 février :

J'ai peu de renseignements à vous donner sur nos cultures; l'absence du froid leur nuit beaucoup. Nous avons eutd'assez fortes gelées du 15 ao 20 janvier, mais depuis cette époque, la température est aussi douce qu'aux premiers jours de printemps. Les terres, détrempées par la pluie, sont, difficiles à labourer; il y a là cependant de nombreux travaux à faire dans les jardins et dans les champs. Les bêtes à laine se trouvent fort mal de cette humidité trop prolongée ; le piétin sévit dans quelques troupeaux. Mes moutons qui ont souffert de cette maladie sont aujourd'hui parfaitement guéris. J'ai employé plusieurs remèdes; le mélange d'alun calciné et d'acide sulfurique recommandé par Lefour m'a paru le plus simple et le plus efficace. Les bestiaux se vendent ici très-cher; le prix de la viande vient d'augmenter de 10 centimes par kilog. Le consommateur ne profite guère, dans les petites villes, de la suppression de la taxe, parce que la concurrence peut diflicilement s'y établir. Les céréfiles subissent une baisse légère sur tous vos marchés.

Nous terminerons ces notes dans notre prochain numéro, en ajoutant le résumé de la situation météorologique.

J.-A. Barral.

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