POMMES DE TERRE DE NORVÈGE
MM. Vicomte de Roquefeuil; — Abbé Anquetil; — Comte de Beaurepaire; — Pachot; — Gautier Webre, p. Société d'agricult. (Ardennes) ; — E. Ollitraut; — Ch.Simier: — Mercier; — Dervieu ; — Legrand ; — Fouache-Lesueur; — Coignet; — deKerjégu; — Marie delà Condamine; — Lecornué; — Leroy (de Nantes); — Félix Blaize; — Lhotte (de Vervins) , — Le maréchal Vaillant (par M. l'abbé Moignot) ; — Société d'agriculture de la Lozère ; — de Wassonval ; — Haet (de Metz); — Société d'agriculture de Pontoise ; — A. de Gasparin ; — De Mot frère ; — comte de Fontenay; — comte de Gharnacé; — Frère Marie Hugues;
— Hourier; — Comice agricole d'Orléans ; — Boussetfils; — Paulin Gillon; — Comice agricole de Carpentras; — comte de Laferrière; — Ubbé de Foresta (Société d'agriculture des Basses-Alpes); — Mutel; — D' Ameuille; — Demaizière; — Laurent ; — François Âméye ; — D Nuttier; — vicomte Ch. de Jeans ; — Yves Bélec ; — marquis de Turin; — Tliomassel; — duc de Périgord; — prince Challais- Périgord; — Abel la Prade; — E. Boissier; A. Mouezy ; — Gast; — Dauverné-
— Gustave Hamoir; — vicomte de Pruines; — H. Eschard; — H. Lelouis; — E. de la Barthe; — Danis; — Febvrel; — de la Veyrie; — Faucher; — E. de Villaines; — comte de Grefîulhes; — PaulRruydt; — F. des Garets; — Nobilet; — de Gaulme; — A. Mérilhou ; — Alf. Bonnefuix; — Bezancourt; — Saint-Quentin; — Vigier; — Champigneulle ; — Paszkiéwicz; — Thimont père; — Schattenmann; — Henry Parrot ; — Rieffel, de Grand-Jouan; — H. Mezugou; — Levasseur; — le maire de Cosne; — Noirpoudre de Seravigney; — delà Feuchais; — André (de Metz);
— Belin, de Seine-et-Marne; • — Hapra; — comte Benoist-d'Azy ; — Gallicher- Gohin; — comte de Pazzi; — de Villeneuve; — Paul Dubarry; — Urban; — Marcille; — Mansord; — Ghaubat aîné; — comte de Lambel ; — Bruchard; — Ratez; — E. Mercier ; — F. Caput ; — comte de la Fare ; — Petey ; — Delcourt ;
— Société d'agriculture du Puy ; — Demortier; — Léon Monneret ; — Dubor jeune; — Société d'agriculture du Puy; — François Turlat ; — Rochard; — Ern. Leroy ; — Gorse.
Il sera donné avis, par la \ oie du Journal de l'agricullure, de l'arrivée du chargement ; et avant toute expédition particulière, chacun sera in ■ formé directement f/w prix de revient de l'hectolitre et des lOOkilog.
F. ROHART.
Dans notre dernier numéro nous avons donné (tome II de 1866, page 524), un aperçu de la solennité intéressante qui a eu lieu dans la dernière quinzaine, au Palais de l'Industrie , aux Champs-Elysées. C'est pour la troisième fois que ce Palais abrite, au milieu de décembre, une exposition des produits de basses-cours de nos fermes. En parlant ainsi nous généralisons peut-être un peu, en ce sens que les volailles, les fromages et les beurres ont seuls été appelés. On pourrait certainement convoquer utilement beaucoup d'autres produits ifaits par les ménagères de nos campagnes ou par les industries importantes qui se chargent de préparer les matières alimentaires, ainsi : les conserves, les pruneaux du Midi, la charcuterie, la confiserie, etc., présenteraient un concours qui, à cette époque de l'année, aurait certainement de l'importance et rendrait des services. Déjà, du reste, un charcutier de Paris a été admis à meubler , avec ses produits variés, quelques-unes des tablettes des salles de l'Exposition , qui autrement seraient restées inoccupées. Cette année, en effet, il y a eu moins de volailles que l'an dernier, comme le prouve la statistique que nous avons publiée. Le concours des fromages, en revanche, a été peut-être
plus beau. Quant aux beurres et aux instruments employés dans les exploitations rurales pour préparer soit les beurres, soit les fromages, ils forment une partie nouvelle d'une solennité à laquelle le public parisien commence à s'habituer. Les 18 et 19 décembre, de longues files de voilures ont amené au Palais de l'Industrie une foule de visiteurs de toutes classes. Le 20, tout ce qui n'avait pas été acheté à l'amiable dans les deux jours précédents a été vendu aux enchères \)nbliques. Les ventes se sont, à ce qu'il paraît, très-bien faites. Les exposants ont eu le double avantage de tirer de bons prix de leurs produits, outre que beaucoup ont obtenu des médailles et des primes d'argent. Ce concours a, en effet, le double caractère de constituer une sorte de foire et de faire connaître les meilleurs producteurs.
La palme a été, cette année, parmi les volailles; décernée aux dindons. C'est M. Fleury, éleveur à Gambais (Seine-et-Oise), qui a remporté le prix d'honneur de tout le concours, pour un très-beau lot de quatre dindons. Le jury s'est ainsi débarrassé d'une grande difiiculté. C'étaient, en effet, les poulardes de la Bresse, de La Flèche, de Houdan, de Crèvecœur ou de Normandie qui se disputaient la victoire. Une fois la Bresse l'avait emporté, une autre fois c'avait été Maine-et- Loire; fallait-il passer à une autre race. Les dindons ont mis tous les concurrents d'accord. Sans doute les oies, l'an prochain, seront chargées d'équilibrer les prétentions des nombreux exposants.
Le concours avait été très-bien organisé par M. Porlier, commissairegénéral, qui a une très-grande habitude, comme on le sait, de ces sortes de solennités. Le jury chargé d'apprécier les volailles grasses était ainsi composé :
MM. le comte Le Hon (Léopold), député au Corps législatif {.\in), président'; Boitel, inspecteur général de l'agriculture; Dubost, propriétaire-agriculteur, à Bourg (Ain); Petit, propriétaire-agriculteur, à Louhans (Saône et-Loire) ; Simier, propriétaire-agriculteur, à la Suze (Sarthe) ; Beurnier, maire de Gambais (Seineet-Oise) ; Jambon, propriétaire-agriculteur à Bourg (Ain) ; Reynal, professeur à l'Ecole impériale vétérinaire d'Alfort ; Griard, approvisionneur en volailles, à Paris ; Mayer-Pàté, marchand de comestibles, à Paris ; Wagner, marchand de comestibles, à Lyon (Rhône); Foulon, propriétaire-agriculteur, à Dreux (Eure-et-Loir).
Les prix pour les volailles ont été décernés dans l'ordre suivant :
i" catégorie. Race de la Bresse. — indivision. Variété de l'arrondissement de Bourg (Ain). — 1" section. Chapons. \" prix : Médaille d'or, M. Blanc, à Bény (Ain); 2% médaille d'argent, M. Gliambard (Alexandre), à Villemotier (Ain); 3% médaille de bronze, M. Gergondet, à Treffort (Ain); 4", médaille de bronze, ^L Jugnon, à Bény (Ain); b% médaille de bronze, M. Girod, à Attignat (Ain); 6% médaille de bronze, M. Poucet, ù Bény (Ain); T, médaille de bronze, M. Perret, à Villemotier (Ain); mentions honorables, M. Guichardon, à Bény (Ain); M. Guillermin, à Villemotier (.Ain); M. Bouveyron, à Treffort (.Ain). — 2' section. Poulardes. 1" prix : médaille d'or, M. Poncet ; 2% médaille d'argent, M. Ghévat, à Bény (Ain); 5" médaille de bronze, M. Jugnon; 4% médaille de bronze, M. Guichardon; 5% médaDle de bronze, M. Gergondet; 6% médaille de bronze, M. Favier, à Villemotier (.Ain;; 7% médaille de bronze, M. Morand, à Bény (.Ain); mentions honorables, M.Ghambard (Alexandre); M. Blanc; Mme Robin, à Attignat (Ain); M. Sève, à Bény (Ain). — 2' division. Variété de Louhans (Saône-et-Loire). — i" section. Chapons. 1" prix : médaille d'or, M. Puget,
à Frontenaud (Saône-etrLoire) ; 2% médaille d'argent, M. Prabel, à Frontenàud , 3', médaille de bronze, Mme Pilhrd, au Miroir (Saône-et-Loire); rnention honorable, Mme Villancher, au Miroir. — 2' section. Poulardes. \" prix : médaille d'or, Mme Villancher ; 2', médaille d'argent, M. Prabel; 3% médaille de bronze; M. Dompmartin, au Miroir (Saône-et-Loire).
2"^ catégorie. — Race de la Flèche. 1" section. Chapons. l"prix : médaille d'or, M. Foulard (Pierre) fils, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); médaille d'argent, M. Gorbin père^ à Villaines-sous-MaJicorne (Sarthe); 3% médaille de bronze, "M. Foulard (Auguste), à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe). — 2" section. Poulardes, l" prix : médaille d'or, M. Desjardins (Auguste) père, à Villainessous-Malicorne (Sarthe); 2% médaille d'argent, M. Foulard (Auguste); 3% médaille de bronze, M. Gorbin fils, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); 4' médaille de bronze, M. Foulard (Joseph) père, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); 5', médaille de bronze, M. Moreau, au Bailleul (Sarthe); 6% médaille de bronze, M. Lusson (René),* à Villaines-sous-Malicorne (Sarlhe) ; 7', médaille de bronze, M. Leroy père, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); 8% médaille de «bronze, M. Desjardins (Baptiste) père, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); 9', médaille de bronze, Mme Drouault, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); 10", médaille de bronze, Mme Aillerot, à la Flèche (Sarthe); mentions honorables: M. Gorbin père, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); M. Buvron, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); M. Goubard, à Villaines-sous-Malicorne (Sarthe); M. Leroy (Gharles), îi Villaines-sous-Malicorne (Sarthe).
3' catégorie. Race de Iloudan. l" prix : médaille d'or, M. Anceaume, à Gambais (Seine-et-Oise) ; 2*, médaille d'argent, M. Fleury, à Gambais (Seine-et- Oise); 3% médaille de bronze. M. Penelle, à Mitinville (Seine-et-Oise); 4% médaille de bronze, M. Savary, à Gros-Rouvres (Seine-et-Oise); mentions honorables : M. Pisson, à Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir); M. Fremineau, à Gambais (Seine-et-Oise).
4" catégorie. Race de Crèvecœur. 1" prix : médaille d'or, M. (P.) Foulard fils; 2", médaille d'argent, M. Gorbin père; 3% médaiUe de bronze, M. (A.) Foulard.
b' catégorie. Races normandes, l"' prix : médaille d'or, M. Leblanc (Jean- ■Baptiste), à Saint-Amand (Manche); 2«, médaille d'argent, M. Yvon, au Bény- Bocage (Calvados); 3% médaille de bronze, M. Leblanc (Olivier), à Saint-Amand (Manche); mention honorable : M. Hubert, à Mont-Bertrand (Galvados).
6' catégorie. Races diverses non classées ci-dessus. 1" prix : médaille d'or, Mmî Gréard, à Vert (Eure-et-Loir); 2", médaille d'argent, M. Gaubert, à Saint- Georges-sur-Eure (Eure-et-Loir); 3% médaille de bronze, M. Gilleron , à Epône (Seine-et-Oise) ; 4", médaille de bronze, M. Deschamps, à Behoust (Seine-et- Oise); 5% médaille de bronze, Mme Aillerot; 6", médaille de bronze, M. Fleury; mentions honorables : M. Raveneau, à Grécy-Gouvé (Eure-et-Loir); M. Savary.
7' catégorie. Dindons. — l" section. Mâles. 1" prix , médaille d'or , M. Fleury, à Gambais (Seine-et-Oise); 2% médaille d'argent, M. Bertot, à Prunay-le-Temple (Seine-et-Oise); 3% médaille de bronze, M. Gilleron; 4% médaille de bronze, M. Pisson; 5% médaille de bronze, M. BoullanJ, à Magnanville (Seineet-Oise); 6% médaille de bronze, M. Anceaume. Mentions honorables. M. Blondeau, à Boutigny (Eure-et-Loir) ; M. Lemerle, à la Ghevrolière (Loire-Inférieure); M. Savary. — 2' section. Femelles, l" prix, médaille d'or, Mme la comtesse de Belbeuf, à Belbeuf (Seine-Inférieure); 2% médaille d'argent, M. Fleury; 3% médaille de bronze, M. Boulland ; 4% médaille de bronze, M. Bertot; 5% M. Gilleron. Mentions honorables. M. Savary; M. Barbé, à Septeuil (Seine-et-Oise); M. Labouilhe, à ViUefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne).
8° catégorie. Canards. — l" division. Animaux pour la broche, l" prix, médaille d'or, Mme Lefroid, avenue de la Motte-Piquet, n" 57 (Paris) ; 2«, médaille d'argent, M. Vauquelin, à Mesnil-sous-Jumiéges (Seine-Inférieure); 3% médaille de bronze, M. Fleury ; 4% médaille de bronze, Mme Manceau, à Chartres
(Eure-et-Loir) ; 5°, médaille de bronze, M. Daries, k Auch (Gers) ; 6% médaille de bronze, M. Dauny. a Veigné (Indre-et-Loire) Mentions honorables. Mme Hulin, à Mesnil-sous- Jumiéges (Seine -Inférieure); Mme Lefroid; M. Beauvais, à Avrolles (Yonne) ; M. Vauquelin; Mme Manceau. — 2' division. Animaux utilisés pour la production des foies gras. — 1" prix, médaille d'or, Mme de Remusat, à Laffite (Haute-Garonne) ; 2% médaille d'argent, M. Labouilhe ; 3% médaUle de bronze, Mme la comtesse de Preissac, à Verdun-sur- Garonne (Tarn-et-Garonne). Mentions honorables. Mme Gantier, à Gazères (Haute-Garonne) ; M. Daries.
9' catégorie. Oies. — 1" division. Animaux pour la broche. 1" prix, M. le baron Leguay, à Valframbert (Orne); 2% médaille d'argent, M. de Monts, à Bellegarde (Gers) ; 3', médaille de bronze, Mme Prempain et son fils, à Almenèches (Orne) ; 4% médaille de bronze, M. Labouillie ; 5°, médaille de bronze, M. Jouin, à Sablé (Sarthe); 6% médaille de bronze, M. Drouet, à Saulces-Monclin (Ardennes); 7% médaille de bronze, M. Daries; 8% médaille de bronze, M. Guedon, à Sablé (Sarthe); 9% médaille de bronze, M. Pichon, à Sablé (Sarthe); 10% médaille de bronze, M. Bernard fils, à Bourdelles (Gironde). Mentions honorables. M. le baron Leguay; M. de Monts; M. Beauvais ; M. Daries. — 2"= division. Animaux utilisés pour la production des foies gras. 2' prix, médaille d'argent, Mme la comtesse de Preissac.
\0' catégorie. Pigeons 2" prix, médaille d'argent, M. Gilleron ; 3% médaille de bronze, M. Savary. Mentions honorables. M. Gilleron; M. Frémineau.
Il' catégorie. Pintades et autres oiseaux de basse-cour. 2' prix, médaille d'argent, M. Penelle; 3% médaille de bronze, Mme Vergé. Mention honorable, M. Penelle.
Prix d'honneur. — Médaille d'or, grand module, M. Fleury, pour le dindon ayant remporté le 1" prix des mâles de la T catégorie.
Le Jury chargé d'apprécier les fromages, les beurres et les instruments pour la fabrication de ces produits était ainsi composé :
MM. Ghambaliant, inspecteur général de l'agriculture, président, H. de Rath^ président de l'Association agricole de la Province Rhénane, membre du Conseil royal d'agriculture de Prusse ; Warhaneck, fabricant à Strassniz (Moravie) et à Vienne (Autriche) ; Dirk Rudolph Gevers Deijnoot, secrétaire de la société agricole de Hollande ; Dilloz (Edouard), député au Corps législatif (Jura) ; Girod (de l'Ain), député au Corps législatif (Ain) ; Maissiat (Jacques), membres du Conseil général de l'Ain; DoUez, inspecteur général des halles et marchés; Rebours-Guizelin, fabricant de conserves alimentaires, à Paris; Ziélinski, directeur de la vacherie impériale de Gorbon (Calvados) ; Bousson, propriétaire agriculteur, près Poligny (Jura) ; Haran, maire de Bernay, près Rozoy (Seine-et-Marne); E. Briand, propriétaire agriculteur, à Pontchardon (Orne) ; Mayrand, propriétaire agriculteur, à Laguiole (Aveyron) ; Morière, inspecteur de l'Association normande (Calvados).
Ce jury a dû nécessairement se diviser en plusieurs sections; car, par exemple^ on comptait plus de 700 à 800 fromages,' et le tout a dû être dégusté en deux jours. La victoire a été remportée par le fromage de Gruyère. D'une manière générale on peut, dire que les fromages français ont été jugés supérieurs à ceux de provenance étrangère.
Les prix ont été décernés dans l'ordre suivant. Cette liste étendue montre suffisamment la variété et l'importance du concours.
Exposants étrangers. — Gouda. Médaille d'or, M. P.-J. Van Tueninbrœk , k Amsterdam (Hollande); médaille d'argent, M. Wernink» k Gouda (Hollande); médaille de bronze, M. P.-J. Van Tueninbrœk. —Edam. Médaille
d'or, M. Vander Chys, k Delft (Hollande); médaille d'argent, M. Bultman,à Haarlemmermeer (Nord -Hollande); médaille de bronze, M. P.-J. Van Tueninbrcnk; mention très-honorable, M. Vander Chys. — Hollande divers. Médaille d'argent, M. P.-J. Van Tueninbroek. — teù/e. Médaille d'argent, M. Jean Van der Meiden, à Loosduinen (Hollande); médaille de bronze, M. P.-J. Van Tueninbrœk. — Gruyères. Médaille d'or, M. Schnetzer, à Kempten (Bavière); médailles d'argent, M. Ecquey, à Fiibourg (Suisse), M. Martin, à Verrières (Suisse); médailles de bronze, M. Gerber, à Thoun (Suisse), M. Olsen, à Vilygaad (Danemark). — Façon gruyère. Médaille de bronze, M. Engel, h Ulm (VVurtemberg). — Italiens secs. Médaille d'or, M. Ferrari, à Parme, et à Paris, rue Halévy, 4; médaille d'argent et mention honorable, MM. Guscetti et Cie, à Milan (Italie). — Italiens gras. Médaille d'or, M. Ferrari; médaille d'argent et mention honorable, MM. Guscetti et Gie. — Chèvres, brebis. Médaille d'argent, M. le comte Serenji, à Luhatschowitz (Moravie). — Hervé. Médaille d'or et mentions honorables, M. Dessouroux, à Gharneux (Belgique). — Limbourg. Médaille d'argent, AI. Von Kriès, à Frankwitz (Prusse); mention honorable, M. Rœdler, à Lindenberg (Bavière). -^ Z)ù'«?-5. Médaille d'or, MM. Clark et fils, à Bristol (Angle terre); médaille d'argent, M. Sehmiid, à Wehr (Bade); médaille de bronze, Mme Nielsen, à SoUerot CDanemark). — Prix d'honneur. Une médaille d'or, grand module, pour sa double qualité de fabricant et de négociant.
Exposants français producteurs, — 1" division. Fromages depdle grasse. Brie. 1" pri.x, médaille d'or, M. Maurice, à Trilbardon (Seine-et-Ma'rne); 2«, médaille d'argent, M. Gibert, à Jouarre (Seine-et-Marne); médaille d'argent, M. Ghatelin, à Bouillaney (Oise); 3% médaille de bronze, M. Thomas, à Bautheil (Seine-et- Marne); 4% médaille de bronze, M. Réaume, à Saint-Soupplets (Seine-et-Marne); 5", médaille de bronze, M. Foiret, à Aulnoy (Seine-et-Marne) ; 6% médaille de bronze, M. Bailleux (Adrien), à la Maison-du-Val (Meuse) ; mentions honorables, MM. Thomas, Remeuf, à Signy-Signets (Seine-et-Marne). — Coulommiers. l"prix, médaille d'or, M. Drevault, à Guérard (Seine et Marne); rappel de médaille d'argent, M. Decauville, à Coulommiers (Seine-et-Marne); 2', ex aequo, médaille d'argent, M. Magnon, à Saint-Augustin (Seine-et-Marne) ; M. Dessert, à Saint-Augustin (Seine-et-Marne); 3% médaille de bronze, M. Bailleux (Adrien); 4°, médaille de bronze, M. Aupoix, à Pommeuse (Seine-et-Marne); b' médaille de bronze, M. Pinçon (Victor), à Mouroux (Seine-et-Marne) ; 6% médaille de bronze, M. Laniesse (Germain), à Saint-Germain (Seine-et-Marne); mentions honorables, M. Penet, à Sancy (Seine-et-Marne); M. Duval, à Mouroux (Seineet-Marne) ; mention très-honorable à l'ensemble de la catégorie dans laquelle presque tous les produits exposés ont été remarquables. — Façon de Brie. 1" prix, médaille d'or, M. Delaville-Leroux , à Monts (Indre-et-Loire); 2% médaille d'argent, M. Amblard, à Vaudoy (Seine-et-Marne); 3", médaille de bronze, M. Gibert, à Viapres-le-Grand (Aube); 4% médaille de bronze, M. Sassinot, à Bautheuil (Seine-et-Marne) ; mention honorable, M. Fontaine, à Bieuxy (Aisne). — Camemberts. Rappel de médaille d'or, M. Gauthier (Léon), à Camembert (Orne) ; l" prix, médaille d'or, Mme veuve Lebret, à Mézidon (Calvados) ; 2% médaille d'argent, M. Paynel (Jacques-Philippe), à Grand-Champ (Calvados); 3% médaille de bronze, M. Morice, à Lessard-le-Chêne (Calvados) ; 4% médaille de bronze, M. Julien, à Ponlchardon (Orne) ; mentions honorables, M. Serey, à Bretteville-sur-Dives (Calvados); M. Paynel (Cyrille), au Mesnil-Mauger (Calvados); M. Sauvey, à Coupesarte (Calvados); M. Paynel (Victor), à Champosoult (Orne). ~ Boudons et Malakoffs raffinés, l" prix, médaille d'or, M. Lesecq, à Neufchàtel (Seine-Inférieure); 2', médaille d'argent, M. Fleury, à Gournay-en- Bray (Seine-Inférieure); 3% médaille de bronze, MM. Merpaut etLamy, k Gournay-en-Bray (Seine-Inférieure); 4% médaille de bronze, M. Goust, à Bully (Seine- (Inférieure); mention honorable, MM. Merpaut et Lamy précités. — Rollots. 1" prix, médaille d'argent, M. Saudriller, au Frétoy (Oise) ; 2% médaille de bronze.
COiNCOURS DE VOLAILLES GRASSES, DE FROMAGES ET DE BEURRES. 73
M. Tauton, à Remaugies (Somme). — Macquelines et Compiègne. i" prix, médaille d'argent, M. Réghem, à Fourdrain (Aisne); 2% médaille de bronze, M. Fortin, à Blicourt (Oise). — Marollcs, Livarot et Pont-l'Evêque. 1" prix, médaille d'argent, M. Martinière, à Saint-Étienne (Calvados); 2% médaille de bronze, M. Laffilay- Baudoin, au Mesnil-Durand (Calvados). — Langreset Vosges. 1" prix, médaille d'argent, M. Ory, à Plainfaing (Vosges); 2% médaille de bronze, M. Didier-Laurent, à Gerbamont (Vosges). — Fromages divers de pâte grasse. 1" prix , médaille d'argent, M. Fontaine, à Bieuxy (Aisne); 2% médaille de bronze, M. Bachelet,au Portdu-Salut (Mayenne) ; 3% médaille de bronze, M. Tisserant-Bontemps, à Ménil-la- Horgne (Meu.se) ; 4', médaille de bronze, Mme veuve Noury, à Vdliers (Loir-et-Cber); mentions honorables, M. Heurlier, à Thury-en-Valois (Oise); M. Richet, à Soignyen-l'Angle (Marne).
2' division. Fromages de pâte sèche. — Roquefort. Rappel de médaille d'or : M. Massol (Pierre), à Roquefort (Aveyron); 1" prix : médaille d'or, M. Goupiac, à Roquefort (Caves-Réunies) ; 2% médaille d'argent, M. Tessié-Solier, à Roquefort (Aveyron); 3"", médaille de bronze, M. Vernhet père, à Roquefort (Aveyron); 4% médaille de bronze, M. Nouguier.à Montagnol (Aveyron). — Façons Roquefort, Gex, Septmoncel. l"prix : médaille d'or, M. Goutier, à Ghampfrenier (Ain); 2% médaille d'argent, M. Bec, à Corrençon (Isère); 3% médaille de bronze, MM. Julliard et Breyton, à Ghâtillon-de-Michaille (Ain) ; k", médaille de bronze, M. Grosfilley, à Ghezery (Ain); mentions honorables, M. Ravix, à Villard-de-Lans (Isère); M. Bret, à Échallon (Ain). — Cantal et Laguiole. Rappel de 1" prix : M. Baduel d'Oustrac, à Laguiole (Aveyron) ; rappel de 2' prix : M. Collet (Laurent), à Sainte- Geneviève (Aveyron); 3'' prix, médaille de bronze, M. Majonenc, à Aurillac (Gantai). — Géromé ou Gèrardmer. 2' prix : médaille d'argent, M. Robert, à Remiremont (Vosges); 3°, médaille de bronze, M. Aubert, à Vagny (Vosges) ; 4% médaille de bronze, M. Claudel, à Basse-sur-le-Rupt (Vosges). — Façon d'Edam ou Hollande. 1" prix : médaille d'or, M. Laurent-Nivière,à Montluel (Ain); 2% médaille de bronze, M. RicharJ (Antoine), à Pierrefort (Cantal); 3% médaille de bronze, S. A. Mme la princesse Baciocchi, à Korn-er-Huuet (Morbihan). — Chèvres et brebis. l"prix : médaille d'argent, M. Grandroques, à Enguialès (Aveyron); 2', médaille de bronze, M. Brunier, à Ecully (Rhône); mention bonorablel M. Jorigné- Thibault, à Poitiers (Vienne), — Fromages non compris dans les catégories ci-dessus. 2' prix : médaille de bronze, M. Roux, à Chambon (Puy-de-Dôme); 3% médaille de bronze, M. Tisserand-Bontemps; mention honorable, M. le comte de Seilhac, à Seilhac (Corrèze).
3' division. Fromages de pâte cuite. — Gruyères. 1" prix ; médaille d'or , M. Julliard, à Brénod (Ain); 2% médaille d'argent, M. Massonet, à Ghampdor (Ain); 2"=, médaille d'argent, M. Robin, à Hauteville (Ain) ; 3% médaille de bronze, M. Faucompré, à Besançon (Doubs); 4% médaille de bronze, M. Pariaux, à Jougne (Doubs) ; mentions honorables, M. Poucet, à Marlignat (Ain) ; M. Darnet (Edouard) , à Arbent (Ain). — Façons Gruyère. l"prix : médaille d'or, M. Lecomte (Emile), à Villeblevin (Yonne); 2» rappel de médaille d'argent, M. Bonnemant, à Pluneret (Morbihan); 3% rappel de médaille de bronze, M. le marquis de Mornay, à Montchevreuil (Oise); mentions honorables, M. Lecomte; M. Bailleux (Adrien).
4= division. Fromages frais et crème. — Neuf cha'lel frais. Pas de prix. — Fromages à la crème de toutes sortes. — 1" prix : médaille d'argent, M. Bertot, à Prunay-le-Temple (Seine-et-Oise)'; 2% médaille de bronze, M. Gaubert, à Saint- Georges (Eure-et-Loir); mention honorable, M. Alépée, rue du Bac, n" 93, à Paris. ■
5' division. Fromages divers. 1" prix: médaille d'argent, M. Martin de Lignac, à Saint-Su!pice-le-Guérétois (Creuse); 2% médaille de bronze, M. Raveneau, à Crécy-Couvé (Eure-et-Loir); 3', médaille de bronze, Mme veuve Goupil, à Saint- Michel-en-l'Herm (Vendée); mention honorable, M. Miclion, à Marseille (Bouche.sdu-Rhône) .
Exposants français commerçants. — Médailles d'argent, M, Alépée; M. Paquotte, rue Montmartre, n° 163, à Paris; médailles de bronze, M. Moreau, rue Saint-Lazare, n° 106, à Paris; M. Mercier, halle aux beurres, nos ]09 et 111; M. Hubert, rue Sainte-Anne, n° 73, à Paris; M. David, rue Neuve-des-Gapucines, à Paris ; M. Laniesse, rue Notre-Dame-des-Victoires, n° 16, à Paris.
Prix d'honneur des exposants français. — Médaille d'or, grand module, M. Julliard, pour son fromage de Gruyère ayant remporté le premier prix.
Pour la première fois a été annexé au concours des volailles grasses un concours de beurres. Pourquoi ce concours n'était-il pas international comme celui des fromae;es ? Les beurres français n'ont ri^n à redouter de la comparaison avec les beurres étrangers. Ainsi, par exemple, le voisinage de quelques beurres envoyés de Belgique à l'exposition, mais mis bors concours, ne leur nuisait en rien. Notre commerce de beurre avec l'étranger est, en effet, beaucoup plus considérable que celui des fromages. Ainsi, en 1805, nous avons exporté pour plus de 5G millions de francs de beurres, et seulement pour 5 millions de francs de fromages. Il y a plus, c'est que nous avons importé dans la même année une quantité de fromages d'une valeur presque triple de notre exportation (pour à peu près 13 millions de francs); tandis que notre importation en beurres étrangers n'a pas atteint 7 millions de francs. Nos beurres sont donc hautement estimés chez nos voisins, particulièrement en Angleterre, qui en a absorbé, en 1865, plus de 15 millions de kilogrammes, ayant une valeur de 41 millions de francs. Ce commerce d'un des principaux produits de nos étables, prend chaque année une plus grande importance. Depuis cinq ans, il a doublé, et ce fait explique l'élévation notable du prix de cette denrée, la production nationale n'ayant pas suivi, à beaucoup près, l'accroissement des débouchés.
Le concours qui vient d'avoir lieu a démontré que ce ne sont pas seulement les beurres de Normandie et de Bretagne qui, aujourd'hui, méritent une honorable réputation. On a vu apparaître beaucoup de beurres qui n'avaient encore aucune renommée sur le marché de Paris, et qui pourtant pouvaient parfaitement supporter la concurrence avec les meilleurs. Ainsi, des beurres de la Moselle, des Ardenues, de l'Oise, de l'Aisne, du Doubs, de la Creuse, de l'Aveyron, du Nord, de l'Isère, étaient vraiment excellents.
Les prix ont été décernés de la manière suivante :
Exposants français producteurs. — Beurres frais. — Gournay. Médaille d'or, MM. Merpaut et Lamy, à Gournay-en-Bray (Seine-Inférienre); médaille d'argent, M. Rasset fils, à Montérollier (Seine-Inférieure) ; médaille de bronze, M. Chevallier, à la Bonneville (Eure); mention honorable, M. Mauger, à Saussay-la- Vache (Eure). — Isignij et divers. Médaille d'or, M. Morice, à Lessard-le-Ghêne (Calvados); médaille d'argent, M. Énault, à Blay (Calvados); médailles de'bronze, M. Binet fils (Xavier), à la Cambe (Calvados) ; M. Moulin (Charles), à Gréville (Manche); mentions honorables, M. Le Bourgeois, à Tréauville (Manche); M. Fiquot, à Gréville (Manche) ; mention très-honorable à la Société d'agriculture de Cherbourg. — Bretagne. Médaille d'argent, MM. le baron de Wolbock et Le Pan de Ligny, à Guichen (lUe-et- Vilaine); médailles de bronze, madame
Bellancourt, à Pleine-Fougères (Ille-et- Vilaine); Son Altesse madame la princesse Baciocchi, à Korn-er-Houet (Morbihan); mention honorable, M. James, à Uzek (Côtes- du -Nord). — Beurres en livres dits de ferme. Médaille d'argent, M. Berlin, à Pont-sur- Yonne (Yonne); médailles de bronze, M. Grimardias, à Nouan-le-Fuselier (Loir-et-Cher); M. Gaubert, à Saint-Georges-sur- Eure (Eure-et-Loir); mention honorable, M. Perret, à Villemotier (Ain). — Divers non dénommés. Médaille d'or, Mme Langlois, à Coulmer (Orne); médaille d'argent, M. Reghem, à Fourdrain (Aisne): médailles de bronze, M. Dissantes- Lavillate, à -Guéret (Creuse); M. Collet (Laurent), à Sainte-Geneviève (Aveyron) ; mentions honorables, M. Faucompré, à Besançon (Doubs); M. Robert, k Maizeroy (Moselle); M. Desfontaînes, à Bonnelles (Seine-et-Oise). — Beurres fondus. Médaille de bronze, Mme Prempain et fils; mention honorable, M. Tabouret, à Viriat (Ain). — Beurres demi-sel et salés. Normaîidie. Médaille d'argent, MM. le baron Wolbock et Le Pan de Ligny; médailles de bronze, MM. Merpaut et Lamy, à Gournay-en-Bray (Seine-Inférieure); M. Binet fils (Xavier), à la Cambe (Calvados); mentions honorables, M. Drouet; M. Bailleux (Adrien), h la Maison-Duval, écart de la commune de Noyers (Meuse). — Divers. Médaille d'argent, M. Meurant, à Catillon (Nord); médailles de bronze, M. Brisson, à Briord (Loire-Inférieure); M. Baduel-Dousirac, à Laguiole (Aveyron); mentions honorables, M. Chevallier, à la Bonneville (Eure); M. Collet (Laurent), déjà nommé; M. Choullet, à Sousville (Isère).
Exposants commerçants. — Beurres frais. Médailles de bronze, M. Alépée; M. Paquotte; mentions honorables, M. RufTel, boulevard d'Argenson, n° 18, à Neuilly (Seine); M. Deborge, à Villevorde (Belgique). — Beurres demi-sel et sjlés. Médaille d'argent, M. Enos, à Carentan (Manche); médailles de bronze, MM. Mahieu frères, à Cherbourg (Manche) ; M. Paris, à Isigny (Calvados) ; mention honorable, M. de Gildenfeldt (Henri), k Holendied, duché de Schleswig (Union du Nord).
Une exposition d'appareils de laiterie et d'instruments pour la fabrication du beurre formait le complément naturel du concours des beurres ou des fromages. Une collection très-variée de barattes des modèles les plus divers attirait surtout l'attention. On a suivi avec intérêt les expériences de barattage faites par le jury.
Dans les expériences qu'i 1 entreprend d'ordiftaire, à l'occasion des expositions de ces sortes d'instruments, le jury s'attacbe trop en général à la mesure du temps employé pour agglomérer le beurre ; or, quelques minutes de plus ou de moins, pourvu qu'il n'y ait pas d'exagération, n'importent pas autant que de bien extraire toute la matière butyreuse contenue dans la crème de lait. Il y a des barattes qui, agissant trèsrapidement, ne donnent que les deux tiers ou les trois quarts du beurre qu'on pourrait obtenir. Il importe aussi beaucoup que les appareils soient d'un nettoyage rapide et facile. La grande propreté est certainement une des conditions essentielles de la bonté d'un produit aussi délicat que le beurre. Le prix de cette denrée arrive, en effet, du simple au double, en raison des soins qui ont été apportés à sa préparation. Si les beurres français sont renommés en Europe, et même dans le nouveau monde, notamment au Brésil, l'honneur en revient donc à la propreté de nos ménagères. Les prix ont été décernés dans l'ordre suivant :
Médaille d'or, M. Fouju, k Trie! (Seine-et-Oise), baratte; médaille d'argent
grand module, M. de Linières, à Clermont-Gallerande (Sarthe), baratte; médaille d'argent, M. Ganneron, quai de Billy, n° 56 (Paris), baratte; médaille de bronze, M. Carré, à Étampes (Seine-et-Oise), baratte; médaille de bronze, M. Rémont- Garnot, à Melun (Seine-et-Marne), appareils de laiterie.
Nous allons maintenant passer à la description de la plupart de ces appareils.
La baratte Fouju est connue des agriculteurs depuis 1855; elle a fait son apparition à la première exposition universelle ■ de Paris% Elle est regardée comme l'une des meilleures .barattes; un grand
Fig. 2. — Baratte Foiijii.
• Caupo de la baratle de Liiiicrc=.
nombre de prix remportés dans les concours agricoles en rendent témoignage. Celle que nous représentons (fig 2) est le modèle simple à bras, pouvant fabriquer, en 12 à 15 minutes, dans de bonnes conditions de température, environ 4 à G kilog. d'excellent beurre. Son prix est de 50 à 80 fr. L'inventeur en construit sur des dimensions considérables pour les grandes exploitations; elles peuvent être mises en mouvement par la courroie d'un moteur quelconque et valent 250 fr. Leur principe est basé sur la forme polyédrique, qui divise énergiquement et sépare les molécules butyreuses du lait. On conçoit qu'en effet il résulte du mouvement rotalif imprimé à l'instrument des cbocs réitérés du liquidepour passer d'une face à l'autre du polyèdre, très-favorables à la séparation du lait et du beurre. Un arrêt placé à l'intérieur vient en outre aider à la réunion des molécules séparées. Un oriûce facile à ouvrir et à fermer, sert à l'introduction de la crème ou du lait et un robinet placé à l'opposé ren ! facile l'extraction du lait de beurre restant après l'opération.
La baratte de M. de Linières (ûg. 3 et 4) ,qui a remporté le deuxième prix auConcours se compose d'un tonneau conique placé verticalement et
dans lequel se meuvent des battes D (fig. 3) mobiles sur une tige horizontale E. Cette tige est fixée sur un arbre vertical se terminant à sa partie supérieure par un pignon B (fig. 4) mis en mouvement par un engrenage conique monté sur un arbre horizontal se terminant à un bout par une manivelle et à l'autre bout par un volant pouvant recevoir une seconde manivelle, lorsqu'on veut mettre deux enfants remplaçant un homme à la manivelle fixe. Quand il s'agit de retirer le beurre on enlève le couvercle, on retire la cale A assemblée à queue d'hironde qui maintient l'arbre des battes. On retire alors cet arbre etpar consé-
Fig. 4. — Baralte de M. de Linières.
quent l'appareil intérieur, ce qui permet d'amener à soi le tonneau formant le corps de. la baratte. Les battes D entraînées par le mouvement rotatif, et mobiles d'ailleurs surla tigeE, frappentleliquide avec énergie, et la force centrifuge, obligeant les molécules à se rapprocher et s'éloigner alternativement du centre de rotation, opère une division et un battage dont le résultat est un excellent beurre produit en 15 minutes. Le prix de l'instrument est de 60 fr.
La baratte atmosphérique (fig- 5) exposée par M. Ganneron est basée
sur un principe nouveau, emprunté, si nous ne nous trompons, à un inventeur anglais. Elle se compose d'un cylindre en métal, mais qui pourrait également se faire en bois. On verse le lait dans ce cylindre, et on introduit alors une sorte de piston percé de trous (lig. 6), dont la tige verticale qui d'épasse le couvercle, et que tient l'opérateur, est composé d'un tube creux dont l'orifice inférieur est sous le piston. L'autre bout que l'on tient dans la main est fermé par un bouchon en bois (fig. 7), portant à la partie qui entre dans le tube une soupape en caoutchouc, qui s'ouvre de haut en bas, ainsi que le montre la figure 7. Lorsqu'on remonte le piston plongé dans le liquide, le vide se fait dans le tube et l'air y rentre immédiatement par la soupape ; mais lorsqu'on le fait redescendre vivement, le liquide
Fig. 7. — Bouchon à soupape de la baratte atmosphérique.
Fig, 5. — Baratte atmoshéririuf' il? .M. Ganneron dans son baiu-marie.
Fig. 6. — Coupe de la baratte atmosphérique.
Fig. 8. — Barattomètre.
comprime l'air qui ferme xa soupape et qui, ne pouvant s'échapper, est forcé de passer par l'orifice inférieur. Sa force élastique le fait alors se précipiter par les trous du piston à travers le liquide qu'il frappe e\ divise très-énergiquement. Nous avons assisté à une expérience où le beurre a été fait en 4 minutes et demie. Lorsque la température l'exige, on plonge l'appareil daus un bain-marie pour le maintenir à 18 ou 20°, qui est la température la plus favorable pour l'opération du barattage du lait. Un petit instrument nommé barationiètre (ce n'est pas autre chose qu'un thermomètre spécial), que nous avons représenté par la figure 8, indique immédiatement s'il faut j-efroidir ou réchauffer le lait.- Lorsque le thermomètre marque le point repéré par une flèche, c'est que le liquide est dans la baratte à la température convenable; s'il s'élève davantage, il faut rafraîchir en mettant de l'eau froide dans le bainmarie ; s'il descend au contraire au-dessous de la flèche, il faut ajouter de l'eau chaude pour élever la température du lait. Cet instrument est
d'un prix très-modique : il se fait de plusieurs dimensions, pour fonctionner à main ou à l'aide d'un moteur.
Pour retirer le beurre, on fait écouler le petit-lait, on introduit de l'eau fraîche dans la baraite, et on lave convenablement; on peut alors enlever le beurre, en relevant le piston qui l'amène avec lui. Le prix du modèle dessiné est de 16 fr. : il porte le n° 2 comme capacité, et peut battre 8 litres de lait ou 4 de crème; les modèles inférieurs et supérieurs valent 10 et 20 fr.
I^ baratte de M. Carré est montée sur un bâti en fer; elle se «om-
Fig. â. — Baratte de M. Carré.
Fig. 10. — Batte rie la baratte Carré.
pose comme celle de M. de Linières, d'un bac ou tonneau conique vertical (fig. 9) fermé par un couvercle maintenu par des loquets à clavettes. Une manivelle met en mouvement un engrenage qui leconduità son tour à un pignon sur l'ai'bre duquel est monté un volant. L'un des bras de ce volant porte l'articulation du manche de la batte, qui est ainsi animée d'un double mouvement : oscillatoire et de haut en bas. Le trou du couvercle destiné à laisser passer la tige de la batte est forcément un peu grand pour ne pas gêner le mouvement oscillatoire. Afin de parer à cet inconvénient, et, pour ne pas laisser sauter le liquide à chaque mouvement de haut en bas, ou enfile sur la tige verticale une sébille en bois retournée, dont la partie la plus évasée vient s'appuyer sur le couvercle, et suit les mouvements de la tige tout en fermant
80 CONCOURS DE VOLAir.t.ES GKASSE3, DE KHOMAGES ET DE BEURRES.
suffisamment le trou dans lequel elle se meut. La batte (fig. 10) se compose d'un disque en bois percé de trous et fixé à l'extrémité inférieure de la lif^o qui s'alladie au volant. On coneoit que des deux mouvements ci-dessus décrits, et do la forme mémo du disque qui frappe le lait, il résulte une division rapide et un excellent battage Nous croyons que si certains détails n'avaient pas été négligés par l'exposant, cette baratte eût obtenu un meilleur classement dans l'ordre des récompenses. Le modèle que M. Guignet a dessiné porte le n° (t de grandeur : son prix est de 75 fr.; il peut battre environ 12 à 1.5 Kilog. de beurre en 15 ou 20 minutes. M. Carré on construit de plus petits pour 35 fr.
La presse à beurre représentée par la figure 13, est un petit appareil fort simple, qui supprime le pressage à. la main. Il sépare parfaite-
l'ig. II. — Moulin à iiulvériscr le sel inventé par M. Dumesiiil-Liilicnnier.
Fig. 12. — Couiieilu moulin à pulvériser le sel.
niont le petit lait du beurre sortant de le baratte. C'est un cylindio on lôlo entaminé dans lequel descend un piston mû par une vis à main. Des trous placés à la j)artie inféiieure laissent échapper le liquide qui ost forcé de s'écouler par la pression. L'instrument peut se poser sur un baquet qui, tout en supportant l'appareil, reçoit le liquide qui liouvo encore des emplois. Cet iusirumont est bien plus evpéditif et moins fatigant que. la pression manuelle, et oITre une garantie de propreté très-favorable à la bonne qualité du beurre. Il coûte 50 francs, chez M. Ganneron, son constructeur.
Les figures 11 et 12 représentent un moulin à pulvériser le sel, inventé par M. Dumesnil-Lahennier, de Créey (Seine-et-Marne). Ce petit moulin est composé en matières hydrauliques et très-dures. Il peut rendre de grands services dans la fabrication des fromages, pour égruger le sel qu'on y destine. Il se compose de doux petites meules s'oiuboîlant l'une dans l'autre, en laissant entre elles un espace plus ou moins faible, qu'on règle à l'aide d'une vis V qui permet de soulever à volonté la meule M. Celle-ci est mise en mouvement au moyen d'un bouton n qu'on tient à la main et qui est soudé à la meule >L La meule fixe M'
CONCOURS dp: vor>Aii,r.i:s grassks, de fromages et de beurres, 81
contient dans son intérieur un tiroir en tôle dans lequel tombe le si;l cgrngé par une œillère (|iii la traverse verticalement. Grâce à cette disposition, il sullil de verser le sel dans la trémie, de faire tourner la meule M et de retirer de temps en temps le sel pulvérisé en vidant le tiroir. Un chapeau (ionique recouvre la vis de réglage V pour éviter que le sel ne s'iniroduise dans ses (ilets et n'en gène les mouvements. Le prix de ce moulin à sel est de lA francs.
Tel a été le concours de décembre 18ti(i. Il a mis une fois déplus en
Fig. 13. — ['rcssc à beurre construite par M. Gaïuieron.
évidence la richesse croissante de nos basses-cours et l'habileté des femmes (|iii y président à la production. Il y a là uiu; source féconde de bien-être, d'autant plus digne d'être appréciée que l'industrie bcurrièie et l'industrie fromagère resteront toujours répandues dans les campagnes pour y apporter d'autant plus de prospérité (pie les populations urbaines se nourriront mieux. La vente des œufs, il y a vingt ans, laissait le poulailler en perte; mais depuis que le prix en a plus (|ue doublé, la basse-cour est devenue llorissante. '
J. A. lÎAIIIIAL.
QUELQIJES MOTS SUR L\ rÊGIlE ET LES POISSONS.
" Si j'étais roi, disait le pâtre de la légende, je garderais mes moutons à cheval!...» Si j'avais le bonheur d'être campagnard, me dis-je souvenl,
je voudrais avoir de l'eau dans mon voisinage, et beaucoup de poisson dedans ! C'est qu'en effet, je regarde la pêche, — et beaucoup de personnes avec moi, — comme un plaisir d'abord el, d'autre part, comme une ressource au milieu des champs. Je prise fort la truite et ses divers congénères, j'aimerais à en avoir beaucoup très-près dé moi; je n'y craindrais pas même le saumon, je n'y dédaignerais point la robuste carpe, le classique brochet, et je voudrais que le tout fût facilement accompagné, sur ma modeste table, d'un rutilant buisson d'écrevisses. Voilà l'eau douce. S'il s'agissait de l'eau salée... oh ! ce serait bien autre chose!... Ici je suis obligé de confesser mon admiration pour la mer.
Si j'avais l'honneur, répété-je, d'habiter la campagne, je ferais en sorte d'avoir à ma proximité quelque petit morceau d'un Océan quelconque !... C'est que la pêche, là, est facile et productive. Les merlans, les lieus, les turbots, les vieilles, les bars aux écailtes argentées, les dorades aux flancs rosés et mille et mille autres viennent réjouir le pêcheur en s'engoufTrant dans sa filoehe, puis, le soir, le réconfortent, lui et ses amis, de leur chair appétissante ! Oh! la mer! La mer doit un jour nourrir la terre! Nous développerons cette théorie quelque jour ici, et nous prouverons que cet aphorisme est une vérité. En attendant nous ne ferons pas un plus long préambule. Ce qui nous charme doit charmer beaucoup d'autres personnes. Si elles ne pèchent pas, c'est que, la plupart du temps, elles ne saventpas, et, n'osant avouer leur ignorance, restent dans l'impénilence finale. Nous leur apprendrons à pêcher. En même temps nous leur ferons connaître les mœurs des habitants des eaux ; il y a là beaucoup à apprendre, encore beaucoup à deviner, mais chaque jour apporte un contingentde découvertes, maintenant que l'éveil est donné, et que l'homme a résolu d'entr'ouvrir la porte de ce monde où ses organes ne lui permettent de péné'rer que par subterfuge.
Encore un mot. La sagesse des nauons dit : Pour faire un civet prenez un lièvre Ceci a l'air d'une phrase digne de M. de la Palisse, mais en creusant plus loin que la surface, on ne tarde point à être émerveillé du sens profond de cet axiome. Prenez un lièvre! Hé! sans doute! car il pourrait se faire que vous prissiez par mégarde... un chat je suppose, et le civet ne s'en trouverait pas moins fait! Nous, cependant, qui sommes aussi sages que les nations, nous dirons à 1 homme des cliamps : Pour prendre du poisson, ayez d'abord du poisson. — C'est juste ! Mais il n'y en a plus dans nos eaux! — Fort bien, alors faites-en! Et nous apprendrons à nos lecteurs à en faire beaucoup et sans frais. De sorte que, la première époque de repeuplement passée, ils pourront pêcher à leur aise, dans l'époque heureuse et féconde du dépeuplement^ ou de la récolte. 0 forlunatos nimium!... Ce qui veut dire, cher lecteur, quand pourrai-je comme vous habiter aux champs! Je finis. Ceci ne sera point un cours, encore moins un traité ex professa; ce seront de simples causeries. Nous n'adopterons donc, si vous le voulez bien, aucun plan; parlant aujourd'hui de ceci, demain de cela et après demain d'autre chose. Fiez-vous.à votre serviteur, cependant, pour que tous ces riens déta-
elles fassent un tout qui s'enchaîne, et qui, maintenu par une déduction invisible, ne vous amène à l'inconnu qu'appuyés sur le connu. Et maintenant, en route pour le pays de Sapiencel
Les poissons fort nombreux en genres, si nous considérons à la fois ceux d'eau douce et ceux d'eau salée, renferment cependant un certain nombre limité d'espèces sur lesquelles se porte principalement le goût de la plupart des hommes. Ces poissons deviennent recherchés; non qu'ils soient rares dans la propre acception du mot, mais suivant une proportion variable, parce que le chiffre de la demande est toujours plus élevé que celui de la production. Parmi les espèces recherchées dans l'eau douce, nous pouvons citer tous les Salmonidés, comprenant : le saumon commun et bécard, les truites communes et saumonnées, les ombres ordinaires et chevaliers et, depuis quelques années, les fera et les saumons du Danube en Heusch, acclimatés dans un assez grand nombre de lacs et de cours d'eau de nos montagnes. Parmi les poissons de mer recherchés par le commerce, citons en premier lieu les turbots et barbues, la sole, les rougets grondins, le mulet, le bar, le maquereau, le merlan et quelques poissons de passage connus seulement dans les ports de mer où l'on s'en régale, mais qui ne paraissent pas avoir assez de régularité dans leur apparition pour qu'on se hasarde à les expédier aux populations de l'intérieur, lesquelles par conséquent n'ont pas encore fait connaissance avec eux. Nous laissons de côté pour le moment les espèces que nous appellerions volontiers la Manne de la mer et qui nourrissent les peuples ; nous voulons parler de la morue, du hareng, de la sardine et des différentes variétés d'aloses et de dupées en général, qui, dans les diverses parties du monde, remplissent le même but que ceux-ci pour les Européens. Ce ne seront pas, de longtemps, ces espèces que l'homme devra chercher à cultiver, quoique l'avenir réserve là beaucoup à faire, et qu'une immense abondance doive fatalement naître pour le peuple qui découvrira le moyen d'asservir à sa puissance la production d'une si monstrueuse masse de matière alimentaire. Nous négligerons un instant ces grandes questions, pour ne nous occuper que des travaux faits en vue de la pisciculture des espèces recherchées. Dansée cadre étroit les recherches ne manquent pas encore à faire, et l'imprévu trouvera bien assez de place pour nous frapper les yeux à chaque instant. N'omettons pas de citer, à la suite des espèces recherchées, les crustacés marins et fluviatiles, ainsi que les mollusques sur lesquels portent en ce moment, et depuis quelques années, des expériences du plus haut intérêt. Parmi les premiers nous citerons le homard, les langoustes, le crabe, le maia, parmi les seconds la seule écrevisse, et au nombre des espèces utiles, l'huître, le roi de tous; à la suite, la moule, le peigne, l'haliotide, etc., etc. Le champ est encore là si vaste que le penseur est toujours tenté de reculer, découragé lorsqu'il mesure du regard l'étendue des efforts à faire. Sans doute la bonne volonté , l'entrain , un esprit spécial, des études appropriées sont nécessaires pourentreprendre
les efforts dont nous parlons; mais — mettant de côté par l'imagination tous les obstacles que se suscitent trop souvent la jalousie ou la malignité entre voisins, la lenteur de certaines administrations et quelquefois, disons-le bien bas, leur peu de propension; — mais, disons-nous: Ce qui nous rassure sur l'avenir réservé à ces transformations de la nature, c'est la nécessité elle-même, c'est la faim! La faim, non brutale, mais déguisée sous le nom civilisé des besoins qui poussent de plus en plus les populations denses des pays européens à demander à la mer le supplément indispensable de nourriture animale que la terre sera impuissante à leur fournir.
[La suite prochainement.) H. de La Blanchèke.
COURRIER DE BELGIQUE
Quoique les progrès de l'épizootie ne soient plus aussi effrayants qu'ils l'avaient été en Hollande depuis le 18 novembre dernier, le fléau continue cependant à étendre ses ravages en mullipliani le nombre de ses victimes ; il y a eu pour la dernière semaine un accroissement de 439 cas, et il est à craindre que ce ne soit pas le dernier. L'abattage préventif n'est plus appliqué qu'à titre exceptionnel dans les provinces d'Utreclit at de Sud-Hollande ; on ne continue à en user avec une ferme persévérance que dans la Hollande septentrionale , et non sans succès puisque le nombre des malades nouveaux y a notablement diminué, tandis que dans les deux autres provinces il s'y est accru dans une forte proportion. L'administration communale d'Anvers a fait publier l'avis suivant :
c< Toute importation ou tout transit de bestiaux atteints de maladies contagieuses sera sévèrement réprimé conformément aux lois sur la matière. A cet effet, tous les animaux; avant leur embarquement, seront visités par les deux vétérinaires du gouvernement désignés à cet eflet. Les frais de visite seront à la charge des expéditeurs qui sont tenus de prévenir les médecins-vétérinaires ainsi que la police de chaque transport de bétail. «
Les cours des blés ont été assez fermes sur nos marchés pendant cette semaine. Cependant les apports ont été plus nombreux que d'habitude. A Anvers, le marché reste, par continuation, très-ferme pour tous les grains et la demande continue bonne.
On a prétendu que le renchérissement des prix de la viande qui s'est produit dans ces derniers temps, est la conséquence des mesures provoquées par l'épizootie. Le Moniteur publie, dans la partie non-officielle, un article d'où il résulte que ce renchérissement est dû, avant tout, au déficit des récoltes et à la hausse des mercuriales, qui en a été la conséquence forcée ; ce sont les céréales et les farineux qui jouent le rôle prépondérant dans l'alimentation publique et dont le prix par cela même règle le cours des autres denrées.
Sauf en ce qui concerne les porcs, à l'égard desquels aucune mesure douanière n'a été prise en 1865, les différences constatées entre les résultats définitifs dufinitifs du mouvement commercial des quatre derniers mois de 1865 et ceux des quatre mois correspondants des années 1864 et 1863, sont fort peu importants, puispue en 1365, comparé à 1863, il n'y a qu'un excédant d'exportation de 51 1 têtes pour les bêtes bovines et un déficit de 582 têtes pour l'importation des moutons. — Pendant les dix premiers mois de 1866, comparés aux mêmes mois de 1865 et de 1864, la consommation belge a disposé : 1° Poxr les bêles bovines, de 314 têtes de moins qu'en 1865 et de 9,642 têtes de plus qu'en 1864. 1°Pourles bêles ovines, de 10,927 têtes de plus qu'en 1865 et de 28,235 têtes de plus qu'en 1864. 3° Pour les porcs, de 84,865 têtes de plus qu'en 1865, et de 119,477 tètes de plus qu'en 1854.
C'est avec le plus grand plaisir que nous voyons annoncer dans le Journal officiel du 27 décsmbre l'ouverture de conférences publiques sur l'éducation et l'hç'giène des animaux domestiques. Ces conférences seront données, sous la direction et la surveillance des commissions provinciales d'agriculture, par les méeecins vétérinai-
COURRIER DE BELGIQUE, 85
res désignés à cet effet. Voici le programme des matières qui seront traitées dans ces conférences : importance de la continuation des animaux dans l'appréciation de leurs aptitudes ; — étude de l'âge des grands mammifères domestiques ; — maniements de boucherie; — estimation pu poids des animaux de bouche.iie; — caractères des vaches lairières ; — Loi sur les vices rédhibitoires ; — élevage ; — Influence des reproducteurs sur les caractàres de leurs descendants : hérédité, constance, atavisnie; — méthode d'amélioration des animaux domestiques ; — Appropriation des races aux circonstances locales et valeur comparée de la sélection et du croisment, — - les races précoces; — conditions favoraples à leur entretien; — choix et hygiène des reprodécteurs; — Caractères de la gestation; — soins à donner aux femelles, avant, pendant et après la parturition; soins immédiats à donner aux nouveaux-nés ; — alimentation; — ration d'entretien et de production; — influence delà nourriture sur le développement des animaux et de leurs produits ainsi que sur l'amélioration des races, la valeur des engrais et la culture ; — étude des aliments : valeur nutritive, préparation, distribution, hygiène des jeunes animaux ; — l'air atmosphérique dans ses rapports physiologiques avec les animaux ;
— continuation et aménagement des habitations ; — ventilation ; — désinfection ;
— précautions à prendre en temps d'épizootie; — pansages; — bons et mauvais traitements; — leur influence sur l'état de santé et la valeur des animaux.
Gomme on le voit, ce programme est habilement conçu. Il embrasse toute une série d'étnpes indispensables aux Jleveurs, et nous avons lieu de nous éionner que l'enseignement agricole ne soit pas en France établi sur d'aussi larges bases.
Eugène Bourson.