NOMBRE NOMBRE TOTAL
DES
jig de bètes bovines.
communes .. malades suspectes
infectées'. " abattues, abattues, abatages.
Relevé de 1865 46 20 286 148 434
Anvers 11 6 107 ISO 257
Flandre orientale 4 1 19 51 70
Haiiiaut 1 » 1 1 2
Liège 1 2 17 24 41^
17 9 "ÛT 226 370
Anvers 1 » 4 8 12
Flandre orientale 1 » 6 8 14
Liège 2 2 80 4 84
Limbourg 3 8 ' 331 1073^ 1404
Total général au 9 mars 1867 "Tû" 39" 851 1467 2318
En ajoutant à ces chiffres 249 moutons, victimes de la peste, dont 99 ont été abattus dans la Flandre occidentale, 142 dans la Flandre orientale et 8 dans la province de Liège, on aura le nécrologe complet de l'épizootie en Belgique depuis son apparition jusqu'à ce jour.
Seulement beaucoup de personnes se figurent que, pour représenter.en France la perte éprouvée, il n'y a qu'à multiplier le nombre des animaux perdus par le tiers de la valeur moyenne du bétail. En procédant de cette manière c'est tout au plus si l'on arrive à la moitié'du chiffre réel, car il ne faut pas seulement compter comme perte le tiers de la valeur que le gouvernement ne rembourse pas ; mais il faut surtout tenir note des fumiers, vêtements et ustensiles qui ont dû être brûlés ou enterrés, il faut songer aux engrais perdus et surtout à la difficulté qu'il y a de remplacer les animaux morts puisque nous ne pouvons en recevoir ni de Prusse, ni de Hollande, ni d'Angleterre, et que la France a tout intérêt à hausser ses prix. Ce serait une curieuse chose à faire que de représenter en chiffres réels la perte produite par l'invasion de la maladie.
Les mesures deviennent du reste de plus en plus sévères; car, par arrêté ministériel en date du 12 mars, les cantonniers, gardes cbampêtres attachés aux chemins de grande communication de la province de Liège, en vertu du règlement de la députalioQ permanente du 14 novembre 1866, sont investis du droit de rechercher et de constater dans cette province, par des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve contraire, les infractions à toutes les dispositions prises en exécution de la loi du 7 février 1866, prescrivant des mesures pour combattre l'épizootie.
~- A Anvers, le marché pour froment reste soutenu aux pleins prix antérieurs, et ce grain provoque un bau courant d'affaires pour la consommation. — On a ainsi payé pour froment roux de la Baltique 35 fr. 50 à 36 fr., et pour froment de Roumélie, 31 francs les 100 kilog. Le seigle est bien demandé. Celui de Bourges à 20 fr. 50, celui de Taganrog à 21 fr.
Les orges sont soutenues ; celles du Danube ont valu 23 fr. 25 par 100 kilog.
EUG. BOURSON.
REVUE C0M31ERCIALE (première quinzaine de mars).
Cêi cales et farines. — Pendant celle quinzaine tantôt pluvieuse, tantôt chaude et tantôt froide, les affaires en céréales et en farines se sont faites partout avec quelques difficultés. Ajoutons à cela que les cultivateurs s'occupent avec activité des marsailles et que la plupart ont été retenus chez eux et n'ont pu se rendre aux marchés. Les oflresen blé faites par la commerce ont été assez considérables à Paris et dans les grands centres. Pour les farines, les affaires ont toujours été en se restreignant. Les farines de consommation seules ont subi un mouvement en avant, les boulangers ayant fait plus d'achats qu'à l'ordinaire pendant cette quinzaine, et cela à Paris^ seulement. Dans le tableau suivant, nous donnons les prix moyens des céréales. Le lecteur pourra le consulter, et d'un coup d'œil il verra que la situation présente ne diffère pas Leancoup des situations précédentes.
BLÉ AU QUINTAL
— . - — -, PRIX MOYEN DU QUINTAL
Prix Sur !a quinz. préc. ^^- ^ ■■ i --
Bégions. niojeus. Hausse, Baisse. Seigle. Orge. Avoine.
— fr. fr. fr. fr. fr. fr.
Nord-ouest 33.88 " 0.26 21.81 21.45 21.77
Nord., 33.83 0.44 » 21,20 22.42 20.98
Nord-est 33 11 » 014 22.08 21,50 19.80
Ouest 34.66 » 0.42 21.73 23.73 23 19
Centre 33.11 0.70 » 21.76 21.98 21. ÛT
Est 34.43 1.2.0 ir 21.70 22.09 19.77
Sud-ouest 34.28 0.13 » 20.87 20.88 23.26
Sud 33.78 0.58 » 20.74 20.74 21.75
Sud-est 32.11 0.71 " 20.57 20.63 21.78
Moyennes 33.69 « » 21.38 21.71 21.48
Moyennes de la quinzaine précédente.... 33.35 n n 21.43 21.53 21.58 Sur la 15" i Hausse... 0.34 " » » 0.18 « précédente. \B3.isse..,. » " " 0.05 " 0.10
A Paris les blés de première qualité ont oscillé entre 35 et 35 fr. 84. Ceux de troisième qualité 30 et 31 fr. Les sortes courantes n'ont pas dépassé 32 fr. 80. — Le tout par quintal.
Contrairement à l'état général des quinzaines précédentes, le marché de Londres a présenté, dans le cours des deux semaines qui viennent de s'écouler, une animation notable. Ce n'est pas qu'un mouvement de hausse ou de baisse très-considérable se soit manifesté, mais les affaires se sont faites avec activité. Les importations étrangères de blé étaient fort abondantes. L'orge était assez fortement demandé pour l'exportation, et d'avantageux marchés, dit le Mark-Land express, ont été conclus pour ces céréales. L'orge anglaise présentait décidément des qualités supérieures et on peut dire qu'elle a primé dans le marché.
Alcools, vins et eaux-de-vie. — Les alcools ont baissé depui-s la quinzaine dernière, et les affaires ont été peu nombreuses. Dans le Nord, les disponibles et le courant du mois n'ont pas dépassé 59 fr. 50. Le livrable sur avril atteint 61 et 61 fr. 50. Les .3/6 du Languedoc ont conservé un peu plus de fermeté. Ils ont oscillé entre 85 et 87 fr. l'hectolitre à 86 degrés. A Paris, le 3/6 n'a pas dépassé 72 fr. Le tout par entrepôt.
Dans les pays de vignobles et dans les entrepôts, les affaires en vins ont été sinon nulles, du moins peu actives. Le commerce de détail de Paris a vendu seul un peu plus qu'à l'ordinaire à cause du grand nombre d'étrangers et d'ouvriers qui commencent à aifluer de tous les points du monde.
Les affaires eaux-de-vie à Paris ont subi la même influence que les vins. Les affaires de commerce ont été peu considérables. A Montpellier, les eaux-de-vie du cru se sont payées de 60 à 65 fr. Les eau.x-de-vie d'Armagnac, dans le pays, ont atteint le prix de 60 et 65 fr. ; celles de Cognac ont été payées entre 150 et 300 fr., suivant les qualités.
Huiles et graines oléaginenses.— Les froids de mars n'ont pas nui, en général, à la belle venue des colzas. Sauf dans quelques régions où les boutons sur le point de fleurir ont été atteints, cette culture s annonce bien partout. Cette situation a laissé les huiles de colza hésitant entre la hausse et la baisse, chacun jugeant de
façon différente l'avenir des plants de colza. Le courant du mois et les disponibles ont été pris à 96 fr. Les huiles de lin ont subi une hausse légère et ont atteint les prix de 98 et 100 fr.; prix autour desquels elles tournaient depuis quelque temps sans pouvoir les aborder.
Sucres. — Les sucres n'ont donné lieu à aucune affaire pendant cette quinzaine. Les sucres bruts indigènes, comme les sucres bruts raffinés, sont restés sans changement appréciable de prix. Le dispoiàble pour les premiers a été coté de 27 à 28 fr. Pour les seconds, les bonnes sortes sont restées à 128 fr. 50. Le tout par quintal.
Soies. — Nos correspondants nous annoncent que le commerce séricicole est en baisse. Dans la Drôme, dans l'Ardèche, dans le Rhône, la situation est identique. Dans le Gard, cependant, nous avons à constater une hausse sur toutes les soies grèges, hausse qui n'est pas très-solide et qui pourrait bien se transformer en baisse comme sur les autres places. A l'élranger, les affaires en soies n'ont rien offert d'intéressant pendant cette quinzaine.
Suifs. — Une hausse assez forte a relevé le marché des suifs à Paris. Les affaires ont été actives. Les ventes publiques ont donné l'élan; elles se sont exécutées avec un vif entrain. Les ventes particulières et individuelles ont suivi le mouvement el la hausse a eu lieu partout. Le prix moyen des achats faits à la boucherie a été de 109 fr.
Graines fourragères. — Les ventes des graines fourragères ont été plus faibles pendant cette quinzaine qu'en février. De grands achats avaient été faits par la culture, le mois dernier. Il n'en a pas été de même ce mois-ci et les prix ont baissé avec les affaires.
Laines. — Les arrivages de laines ont manqué au Havre et à Marseille. Les transactions qui se sont conclues l'ont été sur le stock de février. Dans l'intérieur des tories les affaires ont été nulles. Les éleveurs n'ent ont plus en magasin, et jusqu'à la toute prochaine nous n'aurons rien d'intéressant à signaler de ce côté là.
Bestiaux. — Les marchés aux bestiaux ont été généralement bien garnis. A. Poissy et à Sceaux il en a été de même. Mais la hausse n'a pas suivi partout ce mouvement. Dans beaucoup de départements, il y a eu baisse. Sur nos deux grands marchés approvisionneurs Je la capitale, les prix se sont élevés sur les bœufs et les vaches, et sur les moutons et les porcs ils ont baissé. En Belgique, les marchés aux bestiaux ont été mal pourvus. Le typhus contioue à faire ses ravages, elles éleveurs éprouvent de grandes pertes. Le commerce de la boucherie s'en ressent; les prix de la viande sont irès-élevés, mais ils ne compensent pas les désastres qu'éprouvent les producteurs.
Le nombre des bestiaux importés à Londres, dans la quinzaine dernière, ne s'élève pas à moins de 23,000 têtes de bétail, suivant les chiffres du Marklan-Exprcss, ce qui constitue sur l'année 1866, à pareille époque, une notable élévation. Les moutons venaient en petite quantité de l'étranger. Bien que la qualité des sujets amenés fût de beaucoup supérieure à celle qu'on obtenait pendant le caUlepîague, les demandes étaient modérées et même assez lentes. Les affaires se faisaient sans aucun entrain et sur une petite échelle. Il est bon d'ajouter que cet état de choses persistera tant que régneront les mesures sévères qui pèsent sur la circulation du gros bétail, et ces mesures devront régner tant qu'il y aura sur le sol de l'Angleterre un seul bœuf atteint de cattle-plague. Malgré cette mollesse de l'achat et de la vente, les veaux ont maintenu leurs prix fermes; enfin, les agneaux de première qualité se trouvaient en quantité trop faible pour qu'il soit possible d'en parler avec certitude. &EORGKS Barral.
PRIX COURANT DES DENRÉES AGRICOLES (i- Qumz. de mars).