AUGES POUR PORCHERIES
reposant par ses Lords sur des plates-longes en fer, et montée sur deux branches de fer BA, BC, qui, reliées on B, forment un appareil mobile sur Taxe en fer B. Cet axe repose sur deux coussinets fixés dans les supports en briques BB (fig. 75). On peut à volonté, au moyen d'une poignée placée en A, abaisser l'appareil ou le relever. Dans la figure 76 il ferme l'auge intérieurement, en permettant ainsi au porcher'' de remplir les auges, à l'abri de la voracité des animaux. Mais s'il est attiré à l'extérieur, il ferme alors l'auge extérieurement et assure aux animaux toute tranquillité pendant leur repas.
Une seule cheville D, fixée au-dessus de l'auge, suffit pour tenir l'appareil en dedans et en dehors ;, car la tôle est percée d'un trou en A, et d'un autre en C, et on la fixe suivant que l'on veut que l'auge soit ou non livrée aux animaux.
Ainsi tout l'appareil consiste en un quart de cylindre de tôle, pou-
rig. 75. — Coupe verticale d'une auge à porcs , ; , , fermée par un volet cjiiadrique.
Fig. 76. — Vue de face d'une ange à poic.^ fermée par un volet cylindrique.
vant décrire un demi-cercle. Cette disposition simple et très-peu coûteuse résiste parfaitement aux efforts que peuvent faire les cochons dans leurs loges ou dans leurs cours, pour se rendre maîtres de l'auge, surtout au moment de leurs repas. L'on concevra aisément que cette tôle ainsi disposée forme une fermeture d'autant plus solide qu'flne surface arrondie ne donne aucune prise aux grouins ni aux pieds des cochons. Une épreuve de deux ans nous a prouvé que ce système était très-bon, et nous n'y avons trouvé aucune espèce d'inconvénient ni de défaut. • Alphonse L.\.vallée.
Segrez (Seine-et-Oise), 12 mars 1867.
On ne saurait trop insister sur la nécessité pour les agriculteurs de se tenir au courant, autant que possible, des nouvelles inventions propres à diminuer leurs frais de fabrication, et pouvant par suite augmenter leurs bénéfices. Beaucoup de distilleries agricoles ont succombé écrasées par de trop lourdes dépenses, tandis que d'autres, situées dans le
même pays ont prospéré. La différence provient simplement de ce que les unes vendaient leurs flegmes et perdaient leurs bénéfices, lorsque les autres s'occupaient de la rectification de leurs alcools. Autrefois quelques distUleries agricoles ne pouvaient arriver à faire les frais d'un rectiÊcateur, alors trop cher, et leur ruine était pour ainsi dire forcée; mais aujourd'hui cet appareil, simplifié par M. Savalle, est d'un prix très-modique. Les distillateurs peuvent tous en faire l'achat et il serait à désirer qu'ils s'occupassent sérieusement d introduire cette réforme dans leurs établissements. Elle leur assurera une augmentation de bénéfices et une simplification de travail avec une dépense beaucoup moindre. L'ouvrier chargé de conduire la colonne à distiller peut en même temps s'occuper de' la rectification ; par suite, pas de maind'œuvre spéciale, toute la dépense consiste dans la consommation du charbon, et les appareils ne consomment pas au delà de 50 kilog. de houille par 100 litres d'alcool fin rectifié.
Voici le décompte des frais de rectification dans les distilleries agricoles, pour deux pièces d'alcool, soit 12 hectol. :
Charbon, 40 à 50 kilog., au maximum, par 100 litres
d'esprit, et pour 12 hectol. d'alcool, 60Û kilog. a 3 fr. 18 fr. Futaille : deux pipes, à 22 fr. l'une 44
62 fr.
Ajoutons, pour le déchet à 2 pour 100, une perte de
24 litres d'alcool brut à 50 fr 12 fr.
Total 74 fr.
Le distillateur agricole ne vend ses flegmes aux rectificateurs qu'en subissant un écart ou une diminution de 10 à 12 fr. par hectolitre audessous du cours de l'esprit fin, et en donnant 100 litres d'alcool à 10 degrés, tandis que le prix coté à la bourse ne s'applique qu'à des alcools à 90 degrés. Il en résulte pour le distillateur agricole, outre l'écart, une perte du dixième de ses flegmes. Si le prix de l'alcool est au cours moyen de 60 fr. l'hectolitre, à 90 degrés, la vente des flegmes entraîne la perte suivante :
1° Écart de 12 fr. par hectolitre, ci 12 fr.
2° Perte de degré, en donnant 100 degrés pour 90, un dixième, soit ^ . 6
Perte- totale par hectolitre 18 fr.
Et pOiUr 2 pièces, par jour, ou 12 hectolitres 216 fr.
En ne rectifiant pas, le distillateur perd 216 fr.; s'il
rectifie, ses frais s'élèvent à 74
d'où il résulte une différence de 142 fr.
Une distillerie agricole produisant 12 hectolitres d'alcool par jour, qui travaille pendant 1 50 jours, et qui vend ses flegmes, se prive d'un bénéfice de 21 ,300 fr. par campagne. Ce chiiïre n'a pas besoin de commentaires, et suffit à démontrer l'utilité, pour les distilleries agricoles, de rectifier leurs produits elles-mêmes. Il n'est certes pas indifférent d'établir les caractères distinctifs des appareils de rectification de M. Savalle, dont la figure TT fait parfaitement comprendre le mécanisme; en voici du reste la légende :
A, chaudière de rectification contenant 7,500 litres. — B, colonne à diaphragmes. — G, condenseur tubulaire à enveloppe en cuivre. — D, réfrigérant. —
E, régulateur de vapeur déjà décrit dans ce recueil. — F, réservoir d'eau froide. — G, générateur de vapeur.
En commençant les opérations, l'appareil est vide et parfaitement propre, contrairement aux autres, qui ont tous les plateaux de leur colonne chargés d'eau sale et d'huiles essentielles. Cette différence, en apparence peu importante, constitue un perfectionnement très-grand ; car pour débarrasser une ancienne colonne de ses impuretés et de l'eau, il faut à chaque opération cinq heures de travail pendant les-
Fig. 7*. — Appareil de rectification n° 1 du système Savalle avec générateur de vapeur.
quelles on emploie, en pure perte, la main-d'œuvre et le charbon ; de plus, par la condensation pendant ces cinq heures, on renvoie dans la chaudière du bas des produits impurs qui gâtent les alcools à rectifier. Le travail s'effectue automatiquement, et il n'est plus nécessaire de s'en rapporter au bon vouloir de l'homme chargé de surveiller les appareils. L'opération est d'une exactitude mathématique, l'appareil étant réglé de telle sorte que la production ne varie pas d'un litre par heure. Cette régularité de production est le point le plus diffi-
cile, mais aussi le plus important à atteindre dans la rectification des alcools. En effet, lorsque Ton considère cette opération , elle consiste à produire trois unités de vapeurs alcooliques, pour les analyser dans un condenseur, de manière à séparer une unité de vapeurs pures, en condensant les deux autres unités qui sont impures. Cette opération est si délicate qu'une irrégularité dans le fonctionnement de l'appareil, une alimentation trop intense de vapeur, par exemple, détermine dans le condenseur une entrée de vapeurs alcooliques supérieure à trois unités ; ce dernier ne peut condenser ce supplément de vapeurs impures, l'analyse est imparfaite et les produits sont immédiatement chargés d'huiles essentielles. Admettons l'inverse, c'est-àdire qu'on laisse l'appareil manquer de vapeur : il en résulte dans le condenseur une admission de vapeur trop minime, de deux unités par exemple; ces deux unitésde vapeur se trouveront condensées, et le travail de l'appareil sera interrompu pour un temps plus ou moins long, pendant lequel le combustible est dépensé en pure perte. Le régulateur est donc indispensable, il économise du combustible et fait produire des alcools parfaits.
(La suite prochainement.) Des Blaxs.
Les Bois à brûler se maintiennent toujours à des prix très-élevés. Les cours sont toujours ceux que nous avons donnés il y a un mois dans notre bulletin pour les bois à brûler dur; mais il y a de la bausse encore sur les bois blancs destinés à la boulangerie. Ces bois se vendent à Paris jusqu'à 120 et 130irancsle décaslère. Les falourdes de pin sont augmentées également; elles ont atteint le taux de 78 et 80 fr. le cent rendues à domicile. A Clamecy, le bois de flot se vend 108 fr. le décastère; à Saini-Florenfin, les cours sont de 110 à 120 fr. le décastère pour les bois à brûler durs et de 80 à 90 fr. pour les bois tendres; le disponible est presque nul sur cette place. Dans l'Ain, à Nantua, on cote 100 et 120 fr. le décastère suivant la qualité. La Revue, des eaux et forêts donne, outre les cours ci-dessus, celui des bois blancs propres à être refendus pour la fabrication des allunieltes ; ces bois valent 16 fr. le stère.
Pour les bois d'œuvre les prix se maintiennent toujours, et il parait que la rareté des charpentes, qu'on a presque cessé de fabriquer depuis deux ans, est sur le point d'arrêter la baisse continue qui pèse depuis si longtemps sur cette matière. Une vente assez importante, faite dans le INIorvan, de bois de bonne dimension, à l'équarrissage de 30 à 40 centimètres en moyenne, a été conclue au prix de 6 fr. 50 le décastère, au sixième, avec 4 pour 100 de fourniture. Les pièces de grandes dimensions valent toujours cher. Voici les prix courants des charpentes sur la place de Paris, au 14 mars ; chêne ordinaire au-dessous de 0"'.30 d'équarrissage, 75 fr. le mètre cube, octroi compris; petit arrimage Û'".31 à 0™.40, 85 fr.; gros arrimage, G"'. 41 à 0"'.56, 110 fr. à 140 fr. — Sapin ordinaire, 53 fr. le mètre cube; poutrelles, 58 fr.; gros bois, 63 fr.; rouge extra, 68 fr.; poutrelles de Norvège, 60 à 66 fr. A Clamecy, le bois en grume est coté 69 fr. le mètre cube.
Le merrain de Bourgogne se vend 715 fr. le millier de 2600 pièces; les lattes de 24 à 36 fr. le mille ; les échalas 25 fr. le mille. A Paris, les lattes de cœur de chêne sont cotées 130 fr. les 100 bottes; les lattes blanches 100 fr.; les lattes fortes pour couverture, cœur de chêne, 160 fr,; les blanches fortes, 136 fr.
Le bois de châtaignier tend de plus en plus à se substituer aux écorces de chêne
dans l'industrie de la tannerie. Nous lisons dans la Halle aux cuirs, qu'à la dernière
foire de Chalon-sur-Saône, d'importantes affaires ont été traitées sur cet article. Cela
■ se comprend en raison de l'élévation croissante du prix des écorces qui sout encore
en hausse aujourd'hui. Ainsi, au commencement de mars, on a vendu de belles écorces de Bourgogne, 180 et même 185 fr. les 104 bottes de l^.TS de long sur l'".l 0 de pourtour; le tan battu, est également demandé et ses cours se sont élevés aussi. Les tans de Normandie sontcotésà Paris, 145à 150 fr. les 1,000 kilogrammes; ceux de Berry, 125 à 145 fr.; ceux du Nivernais, 130 à 140 fr. ; ceux du Gâtinais, 135 à 145 fr.; ceux de Bourgogne, 120 à 130 fr. ' A. Ferlet.
COURRIER DE BELGIQUE
Bruxelles, 15 mars 1S67.
Si nous récapitulons tous les faits relatifs à l'épizootie qui se sont produits en Belgique depuis l'invasion de la maladie jusqu'au 9 mars courant, nous trouvons les résultats suivants :