D' LOREAU
Nous continuons l'insertion de la réponse de M. Ville aux articles de M. Rohart, que nous avons publiés dans les tomes I et II du Journal de rAgtieullure. Nos lecteurs ont vu le commencement de cette réponse dans trois articles précédents ' ; nous y joignons encore les notes de M. Rohart.
Depuis le jour oiî' j'ai commencé à ma mettre en communication avec le monde agricole, j'ai pris avec moi-même l'engagement de ne jamais me départir de ces trois préceptes : 1° n'admettre à ne publier que les résultats de mes propres'observationsC"); 2° ne fonder decalculs quesur des analyses faites par moi ou dans mon laboratoire(^°) ; 3° ne considérer un résultttt comme démontré, qu'après l'avoir vérifié trois ou quatre ansde suite, à moins que, dès la première année, il ncfûl conforme àun résultat déjà démontré '.
N'ayant obtenu de bons effets qu'avec la potasse épurée et le nitrate de potasse, je continuerai à recommander l'emploi de ces deux produits, de piéférence à la potasse brute et aux salins de betteraves, parce que, tout compte fait, je ne trouve pas qu'une économie de huit à dix francs par hectare et par an, soit une compensation qui rachète les incertitudes de toute nature qui naissent d'un produit pauvre et impur. Mais, en supposant que la pratique en vînt à substituer la potasse brute à la potasse épurée et au nitrate de potasse, en quoi cela iufir-