I. — Session du Congrès des Sociétés savantes
La section d'agriculture du Congrès des délégués des Sociétés savantes a tenu sa session de I8G7 dans la salle des séances de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, rue Bonaparte, pendant la semaine de Pâques. Ses travaux se sont terminés le 28 avril. Nous avons regretté vivement que les opérations du jury de l'Expoisition universelle, dont nous faisons partie, aient été tellement astreignantes qu'elles nous ont empêché absolument d'assister à des débats qui méritent toute l'attention des agriculteurs. On sait la part que cette section du Congrès de l'Institut des provinces, fondé par i\I. de Caumont, a prise l'année dernière à la préparation de l'enquête agricole officielle, dont les résultats, partiellement connus aujourd'hui, ne sont pas encore publiés. Cette année, la réunion de la rue Bonaparte a fait un pas de plus en essayant de tirer des principaux faits révélés par l'enquête, les conséquences que l'agriculture française serait le plus désifeuse de voir se produire. C'est ainsi que ce Congrès, en prenant pour point de départ une série de rapports présentés par une commission préparatoire composée de ^I.M. d'Ancîelarre, Léonce de Lavergne, de Larcy, Rivet, Jules Brame, d'Esterno, de Lalonde du Thil, Loucher de Careil, Cornudet, de Meaux et de Fournès, a étudié des projets de remaniement des impôts de mutation et d'enregistrement, de réforme ou de suppression des octrois, de classement des chemins ruraux, de crédit et d'enseignement agricoles. Le Congrès a également discuté les questions si graves de la dépopulation des campagnes, de la représentation libre de l'agriculture et des assurances agricoles; il a aussi entendu et discuté d'intéressants mémoires sur la race chevaline, sur le typhus des bêtes à cornes, sur le métissage des races d'animaux, sur les irrigations, sur l'emploi des eaux dégoût des villes, enûn sur l'application de la vapeur aux travaux des champs.
M. le marquis de Fournès a bien voulu nous promettre, pour notre prochain numéro, un compte rendu de tous ces travaux. i\ous avons lu les rapports qui ont été faits et nous pouvons déclarer que les questions soulevées ont été le plus souvent parfaitement résolues. Dans tous les cas, les problèmes ont été profondément fouillés. Aussi l'utilité du Congrès frappe de plus en plus les hommes qui veulent que l'agriculture ait en France la situation et l'influence qu'elle mérite.
IL — L'Exposition universelle.
L'aspect agricole d'une partie de l'Exposition universelle se prononce