Didon. âgée de 13 ans, adjugée au même
3. Breloque, âgée de 8 ans, adjugée à JI. le marquis de Nicolaï (Sartlie) 861 .00
4. Énieraude, âgée de 6 ans, adjugée à M. Savin (Vendée) 1,848.00
5. Ariette, âgée de 3 ans et 10 mois, adjugée à M. Riant (Allier) 588.00
6. Raymondc, âgée de 2 ans et 10 mois, adjugée au même 750.75
6,020.25 Génisses.
1. Bruyère, âgée de 2 ans et 5 mois, adjugée à M. le comte de la Tullaye (Mayenne). 1 ,785.00
2. Léda, âgée de I an et 9 mois, adjugée à M. Boutlon-L'Evesque (Maine-et-Loire).. . 1,060.50
3. Gahrielle, âgée de 16 mois, adjugée à M. le comte do Falloux (Maine-et-Loire)... 955. .50
4. ÉUsahelk, âgée de 15 mois, adjugée à M. le comte d'Andigné (Maine-et-Loire). . . . 1,228.50
5. Cadie, âgée de 12 mois, adjugée à M. le comte de Falloux (Maine-et-Loire) 1,207.50
6. /)i«?ia, âgée de 11 mois, adjugée à M. Lacour-Lebaillif (Yonne) 1,417. .50
7. Électe, âgée de 10 mois, adjugée à M. Riant (Allier) 819.00
8. Dora, âgée de 9 mois, adjugée à M. Taconnet (Vendée) 1,097.25
9. Bellone, âgée de 6 mois, adjugée à M. Burel (Seine-Inférieure) 661.50
10,232.25 Taureaux réformés.
1 . Corbon, âgé de 17 mois, adjugé à M. le comte de Pontavice (lUe-et-Vilaino) 530.25
2. Achard, âgé de 13 mois, adjugé à M. Bernard- Dubost (Allier) 556.. 50
in-!i|Z! 1,086.75 fr. Récapitulation.
9 taureaux 20,280.00 La moyenne d'un taureau est de 2,254.00
6 vaclies 6,620.25 La moyenne d'une vache est de 1,103.37
9 génisses 10,232.25 La moyenne d'une génisse est de 1,136.90
2 taureaux réformés .... 1 ,086.75 La moyenne d'un taureau réformé est de . . 543.38
Total général 38,225.25
Les chiffres qu'on a sous les yeux forment évidemment un document ayant quelque valeur, surtout si on le considère au double point de vue du prix auquel les animaux ont été vendus et du nombre considérable d'acheteurs qui ont assisté à cette vente. Les journaux agricoles de rAna;leterre, et notamment le GarJeners Chronicle, consacrent en ce moment un grand nombre d'articles à l'annonce des ventes d'animaux reproducteurs qui vont aAoir lieu dans le courant de mai et, à ce sujet, ils rappellent les ventes antérieures. Parmi celles-ci, on cite comme une des plus curieuses pendant les vingt dernières années, celle qui eut lieu le 9 mai 1850. Le troupeau appartenait à M. Thomas Bâtes, de Halton-Caille; la vente eut lieu à Kirkleavington, près de Yarm. Il n'y eut pas moins de six familles bovines dispersées; et ces familles possé-
dent depuis lors une généalogie précise et sans obscurité. Elles sont parfaitement connues de tous les éleveurs de l'Angleterre et on les entend citer à tout instant aujourd'hui. On y remarquait la vache shorthorn Young Ducliess appartenant à M. Colling et provenant, par descendance directe, des Duchesses de la fameuse vente de 31. Bâtes, à Ketlon, en 1810. Cette vache avait été achetée alors 50 livres sterling (1,250 fr.). Elle a depuis fourni un produit énorme que le Ganleners' Chronicle porte à 5,000 livres, c'est-à-dire 125,000 fr. La famille est maintenant assez répandue, et dans la prochaine vente de mai, à Preston, le nombre des vaches et taureaux {Grand Duke et Duchess) s'élèvera à 13. La tribu des Roses de Cambridge se rattache directement à la souche de Kirkleaviiigton. Il y a dix descendants de la sixième Cambridge Rose^ appartenant à M. Harvey Combe. Elle a acquis entre les mains de ce dernier et de M. Jonas Wobb un des premiers rangs parmi les short-horns les plus recherchées. A la vente de Babraham, le prix des vaches short-horns Beaulij fut porté très-haut, et parmi celles qui figurent dans le catalogue des prochaines ventes de May-Day, on i-etrouve cinq filles de Beauly Cambridge Rose. On parle également de Louisa, de Rose of Raby, de Cornbind, de Passion-Floicer et de Prima donna comme des origines des plus belles génisses durham qui doivent être prochainement mises en vente. C'est en établissant ainsi des tableaux généalogiques exacts, avec le nom des propriétaires, le nombre et l'origine des produits, que les Anglais sont parvenus à conserver à quelques-unes de leurs belles races bovines leur pureté primitive. Aujourd'hui dans chaque vente on signale les chefs de lignée avec le soin que nous mettons en France à conserver la pureté de nos étalons de l'espèce chevaline.
Nous souhaitons vivement qu'en France nos éleveurs attachent autant de prix que les Anglais à bien indiquer la lignée de leurs animaux. Quelques-uns déjà ont commencé en faisant inscrire leurs produits dans les herdbook. Il faut continuer avec persévérance. Notre opinion étant ainsi bien exprimée à cet égai'd, nous nous empressons d'insérer la lettre suivante de M. Tiersonnier, l'un des grands lauréats du Concours de Poissy.
Paris, 22 avril 1867.
« Mon cher directeur, dans votre dernier compte rendu sur le Concours de Poissy vous faites un vif éloge de mon bœuf prix d'honneur; je vous en remercie cordialement. Seulement, vous dites que ce bœuf était durham-cliarolais, assertion que je vous serai très-reconnaissant de rectifier au plus tôt. Cette erreur est d'autant plus excusable de votre part, que le catalogue du Concours a commencé par l'accréditer, en désignant ce bœuf comme durham croisé.
« Mais j'affirme qu'il était durham, et, en tout cas, sans une goutte de sano- charolais dans les veines, comme l'indiquait, du reste, la parfaite rectitude de ses lignes et la précocité de son développement. Non pas que je veuille nier que le croisement durham-charolais ne soit excellent; loin de là ma pensée. Je veux simplement constater que le durham pur sang lui est encore très-supérieur au point de vue spécial de l'engraissement.
1 Pour ne plus parler de ce qui me concerne, et appuyer mon opinion sur un fait certain, je vous citerai la vache de M. Lacour, qui a remporté le prix d'honneur cette année : elle était bien durham-charolaise; mais, irréprochable dans toutes les parties où le sang durham dominait, elle était défectueuse dans sa croupe et l'attache de la queue, qui rappelait le type charolais. En somme, cette vache était fort belle, mais ne pouvait, ni de près ni de loin, se comparer à l'admirable vache blanche durham pur sang, qui avait également valu le prix d'honneur, l'année dernière, au même habile engraisseur. « Alph, Tiersonnier. »
Nous avions reconnu en visitant le Concours de Poissy la beauté du bœuf de M. ïiersonnier, mais pour l'indication de sa race nous avions été forcé de nous en rapporter au catalogue, où la désignation durham croisé devait nécessairement faire supposer que, malgré la finesse des membres et la rectitude du dos, l'animal avait dans ses veines un sang étranger à celui de durham.
Puisqu'il s'agit de discussion sur le bétail, nous devons achever de vider ici une polémique qui s'y rattache ; nous voulons parler de celle entre nos collaborateurs MM. Jamet et de la Tréhonnais. M. Jamet nous demande de dire ce dernier mot :
« Je viens faire réparation à M. Robiou de la Tréhonnais. J'avais été fort mal renseigné ; mais on ne sait pas ici que se.î ancêtres avaient le droit de porter le nom d'un petit village voisin delà ville de Hédé, arrondissement de Rennes.
« Je ne devais pas, à défaut de renseignements authentiques, retrancher la dernière partie de la signature de M. de la Tréhonnais, quoiqu'il m'eût donné l'e.xemple, car, sauf la lettre initiale, il supprime ordinairement le premier nom de sa famille. Mais cet exemple ne pouvait me constituer un droit.
« E. Jamet. ^
Laquestion.personnelle étant terminée, nous n'aurons plus désormais qu'à profiter des travaux si compétents de nos deux collaborateurs.
Voici maintenant une autre réclamation qui nous paraît justifiée ; elle est d'ailleurs très-intéressante, car elle porte sur la véritable signification qu'il s'agit de donner à l'importation de la race chinoise qu'a faite M. Teyssier des Farges dont voici la lettre :
« Be.'LUlieu, 23 avril 1867.
o Mon cher directeur, dans un compte rendu de l'exposition des animaux reproducteurs de boucherie à Billancourt (numéro du 20 avril, p. 139), M. de la Morvonnais dit à la lin de son article : oc Nous avons remarqué les chinois-mérinos de M. Teyssier des Farges qui, malgré une fertilité exceptionnelle de (/wa/rf agneaux par an, n'ont point obtenu de mention. Bien que ces animaux fussent loin d'être irréprochables sous le rapport des formes, lesquelles valent d'ailleurs autant que celles des trois quarts de nos troupeaux, c'était surtout au point de vue de la rusticité, de la précocité et d'une fécondité sans pareille que je les avais exposés. Mais, décidément, dans les concours, comme au palais, la forme emporte le fond.
« Quoiqu'il en soit, je désire rectifier un fait. Toutes les brebis de sang chinoismérinos exposées ou non ont produit, en un an, chacune cinq agneaux et non quatre, comme le dit, par erreur, M. delà Morvonnais. Dans la huitaine qui a suivi cette exposition, elles ont toutes amené deux agneaux, en total sept agneaux en trois portées, Elles vont parfaitement bien, ainsi que les agneaux, notamment celle qui a été à Billancourt et qui a mis bas au retour sans qu'il paraisse rien de la fatigue du voyage.
« Dans l'article que j'ai publié, numéro du 20 mars, p. 510, afin de faire connaître où j'en étais aux agriculteurs qui iraient à Billancourt et pouvaient s'intéresser à ces résultats, j'avais dit qu'à trente et un mois les brebis auraient fait huit agneaux, présumant, d'après l'état des mères, que la troisième portée serait de trois comme la seconde et non deux comme la première. Mais cette troisième portée ayant été uniformément de deux, c'est sept agneaux au lieu de huit qui ont été obtenus à cet âge. Je tiens à rectifier les chiflres afin qu'il n'y ait aucune équivoque, n'entendant dire que ce qui est delà plus scrupuleuse exactitude.
» Dans deux mois, elles lutteront de nouveau ; je verrai si les portées double et triple alterneront.
« Toujours est-il que je ne sache pas que pareils exemples de rusticité, de précocité et de fécondité se soient produits en France. 'Au moment où la viande est de plus en plus demandée, je persiste à croire que de pareils résultats sont dignes de la plus sérieuse attention, n'en déplaise aux partisans exclusifs du sang anglais, surtout en France, oii nous ne sommes pas des mangeurs de graisse et de suif, Dieu merci.
« Quelques-unes de ces brebis figureront suitées au Champ de Mars (annexe de
Seine-et-Marne) dans la première quinzaine de juin, afin que le public agricole juge si elles sont fatiguées par cette extrême fécondité et si leurs agaeaux sont en bon état.
« Veuillez bien agréer, etc.
« Teyssier des Farges. »
Que M. Teyssier des Farges ne se décourage pas, il a rendu un service en appelant l'attention sur une race ovine d'une fécondité exceptionnelle, et on finira par lui rendre la justice qu'il n'a pas rencontrée à Billancourt où le terrain était mal choisi, puisque là on ne s'occupait que d'animaux gras.
Les expositions et les concours agricoles de la saison qui commence vont être dépourvus en Angleterre de leur principale attraction par les mesures qui, depuis l'invasion du typhus des bêtes à cornes, en restreignent la circulation dans ce pays. La Société royale d'agriculture, la Société agricole deBath et de l'ouest de la Grande-Bretagne, et quelques autres grandes associations agricoles ont récemment envoyé de nombreuses députations au lord-président du Conseil privé, pour le prier d'accorder, en présence de l'amélioration sanitaire annoncée par le rapport officiel, un relâchement des ordres sévères qui ont été donnés. Il s'agissait d'obtenir non pas une permission générale de circulation, mais l'autorisation en faveur de certaines Sociétés de tenir leurs expositions de bêtes à cornes. La tolérance semblait assurée, et chacun y comptait. Mais, à la chambre des communes du Parlement britannique, il a été répondu que le Conseil privé ne pouvait encore assumer sur lui la responsabilité d'une autorisation qui lui paraissait pouvoir compromettre la sûreté générale. ÎM. Acland avait été informé par lord Montagu qu'il existait encore sur la surface de la Grande-Bretagne cinq points où l'on observait des cas de cattle-plague. On a donc conclu au maintien de l'exécution de l'ordre du conseil du 24 mars 1867, interdisant les expositions d'animaux de l'espèce bovine pendant l'été de 1867. Cette restriction, toutefois, ne s'applique qu'aux bêtes à cornes, et les exhibitions des espèces porcine et ovine sont et demeurent toujours autorisées. Voici, d'après \e North-Brilish Agricullurist, l'ordre des concours agricoles qui doivent encore avoir lieu après cette restriction; car un assez grand nombre de circonscriptions qui ne doivent leur renommée qu'à la production des bètes à cornes ont résolu de s'abstenir cette année. L'exhibition de Batli and West of England Society , aura lieu le 11 juin à Salisbury; elle durera trois jours. Pour compenser l'absence du gros bétail, on a résolu de donner une plus grande extension aux sections du matériel agricole et des animaux de basse-cour. En outre, une partie de l'emplacement sera consacrée aux fleurs et aux œuvres d'art. — Quant à la Société royale d'agriculture d'Angleterre^ c'est à Bury-Saint Edmond qu'elle doit se rendre cette année. Le concours ouvrira le 15 juillet et durera trois jours. — Enfin la Société agricole du Yorkshire tiendra son exhibition annuelle à Thirsk les 7, 8 et 9 août prochain. On compte y voir une belle collection de chevaux du Yorkshire.