‹ Journal de l'agricultureChapitre 4 sur 527 · MM · texte numérisé non relu

MM

André, correspondant de la Société impériale et centrale d'agricullure de France à Metz (Moselle) ; — Arnaud (Élienne), à Surgères (Charente-Inférieure); — Aymar-Bression, maire de Colombes, président de la Société de secours mutuels, directeur de l'académie nationale agricole et manufacturière.

Bailleau-Lesueur, agriculteur à Illiers (Eure-et-Loir); — Barrai (J.-A.), membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France ; -^ Barrai (Georges) à Paris; — ]3arral (Jacques), chimiste, à Londres; — Barrai (Louis), propriétaire agriculteur, à Frontignan (Hérault); — Baudemoulin, propriétaire, à Paris; — Baudoin (Jules), à Ghâtillon-sur-Seine (Côte-d'Or); — Béhague (de), membre de

la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Dampierre (Loiret) ;

Belbèze, propriétaire, à Boudou (Tarn-et-Garonue); — Beliu, fabricant de sucre à Saint-Martin-au-Laërt (Pas-de-Calais); — Bella, directeur de l'École impériale d'agriculture de Grignon, membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Benoist d'Azy (le vicomte), à Saint-Benin d'Azy (Nièvre); — Bernon (le baron J. de), agriculteur, à Albon (Drôme) ; — Bertrand aîné (des Balances), propriétaire-viticulteur, à Béziers, membre de la Société centrale d'agriculture de l'Hérault ; — Besnard, à Villers-Cotterets (Aisne) ; — Bignon, correspoudant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur, à The-

6 ADX AGRICULTEURS.

neuille (Allier) ; — Blnger, agriculteur, à Bainville-aux-Miroirs (Meurthe), viceprésident de la Société d'agriculture de Nancy; — Bigorgne, agriculteur au Château de Marigny (Aisne); — Billy, propriétaire, à Spincourt (Meuse); — Blanc, directeur du Courrier de la Moselle, à Metz (Moselle); — Bompain (Albert), négociant, à Dunkerque (Nord); — Bouchotle (Emile) père, à Metz (Moselle); — Bouchotte (Emilien) fils, secrétaire de l'Académie impériale de Metz (Moselle) ; — Bove, ancien élève de Grignon, agriculteur, à Parvilliez (Somme); — Bruguière (Louis) fils, agriculteur à Bonrepos, près Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) ; — Buat (du), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture d.e France, agriculteur, à la Subrardière (Mayenne).

Garlier, vétérinaire, à Saint-Martin-de-Hinx (Landes) ; — Casanova, propriétaire au château de Montilfaut (Cher); — Cassaignes aîné, propriétaire, à Gavaudun (Lot-et-Garonne) ; — Cayeux, négociant, à Abbeville (Somme) ; — Cazalis (F.), directeur du Messager agricole du Midi, à Montpellier; — Cochard (Achille), à Metz (Moselle) ; — Condamine (Paul Marie de la), agriculteur, membre de la Société a'agriculteur de la Haute-Garonne ; — Coral (le comte de), conseiller à la Cour des comptes, propriétaire agriculteur, membre de la Société d'agriculture de la Vienne ;

— Couédic (le comte du), député, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur au Lézardeau (Fmistère).

Dailly, membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France ; — Daly (César), directeur de la Revue de V architeclure et des travaux publics, \i Paris ;

— Damourette (E.), ancien élève de Grignon, vice-secrétaire delà Société d'agriculture de Châteauroux (Indre); — Dampierre (le marquis de), membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Decauville (A.), agriculteur, à Evrysur-Seine (Seine-et-Oise); — Decauville (Paul), agriculteur-distillateur, à Petit- Bourg (Seine-et-Oise) : — Delagrave (Ch.), libraire-éditeur, à Paris ; — Delbrûck (Jules), propriétaire-agriculteur, àLangoiran (Gironde); — Dickson, manufacturier, à Dunkerque (Nord) ; — Didiez, avocat, à Valenciennes (Nord) ; — Doniol (Henry), correspondant de l'Institut et de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; — Durand (L.), agriculteur, chef de bataillon, officier de la Légion d'honneur, à Meizeray (Moselle; — Durand de Lançon, à Bois-Dabert (Cher).

Esternô (d'), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur à la Vesvre (Saône-et-Loire).

Faure, agriculteur à Coudessan (Gironde) ; — Fiévet (Constant), maire et agriculteur, à Masny (Nord); — Fleury -Lacoste, agriculteur, à Cruet (Savoie); — Forel, k Menton (Alpes-Maritimes); — Fougeron (Léonce), ancien élève de Grignon, au haras de Breilly (Somme); — Fourcaut, maire et membre du conseil d'arrondissement de Verrières (Vienne); — Fournès (le marquis de), agriculteur à Vaussieux (Calvados) ; — Fruchier (Ch.), secrétaire général de la Société d'agriculture des Basses-Alpes.

Gailly (Gustave), président du tribunal de commerce de Charleville (Ârdennes);

— Galbert (comte de), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à la Buisse (Isère); — Gareau, membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Gasparin (le comte Agénor de), à Valleyres, canton de Vaud (Suisse) ; — Gasparin (Paul de), ancien député, ancien ingénieur des ponts et chaussées, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Orange (Vaucluse); — Gast (J.), à Saverne (Bas-Rhin); — Gautier, docteur en droit, attaché à la maison Ch. Delagrave et Cie ; — Giot, agriculteur, à Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne); — Godin , agriculteur, à Châtillon-sur- Seine (Côte-d'Or); — Gomart (Ch ), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Saint-Quentin (Aisne); — Gomiecourt (de), membre de plusieurs Sociétés d'agriculture, à Toulouse (Haute-Garonne); — Granday, à la Boussée-d'Availles (Vienne); — Greffulhe (le comte Henri de), propriétaire-agriculteur, au château de Boudron (Seine-et-Marne) ; — Grollier, secrétaire delà Chambre consultative d'agriculture, à Alençon (Orne); — Gueyraud, agriculteur, à Pontoise (Basses-Alpes); — Guizard, ancien préfet, président de la Société d'agriculture de l'Aveyron; — Guyot (D' Jules), viticulteur, à Paris; Gy (Jules, de Kermavic), agriculteur au Palud-de-Carnac (Morbihan).

Hamoir (Gustave), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur, à Saultain (Nord); — Hamot, agriculteur, à Gharmont

(Seine-et-Oise); — Hary (Charles), agriculteur, à Oisy-le-Verger (Pas-de-Calais);

— Heylandt-Sitter, constructeur-mécanicien, à Colmar (Haut- Rhin;,; — Humbert (Florian), propriétaire à Longeville (Moselle).

Imbert (d'), ancien préfet, à Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne).

Jaille (Alexandre), fabricant d'engrais, à Agen (Lot-et-Garonne) ; — Javal (Léopold), député au Corps législatif, propriétaire-agriculteur, à Vauluisant (Côted'Or) et à Ares (Gironde) ; — Jamet, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture, à Rennes (Ille-el- Vilaine) ; — Joleaud (Auguste), ancien officier de cavalerie; — Jobard (Louis), président du Comice agricole de Gray (Haute-Saône); — Jourdier (Auguste), ancien fermier.

Kergorlay (Hervé de), membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Kerjégu (Louis de), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur, à Châteauneuf-du-Faou (Fiuistère) ; — Kiéner (Jean) jeune, manufacturier agronome à Giinsbach (Haut-Rhin).

Labiche (Eugène), à Sauvigny (Loir-et-Cher); — Lacour-Lebaillif, agriculteur, à Saint-Fargeau (Yonne); — Lagarrigue (Antoine), agriculteur, à Toulouse (Haute- Garonne); — Lahure (Ch.), imprimeur, à Paris; — Lamarle, ancien capitaine du génie, à Sailly-Saillisel (Somme); — Lavallée (Alphonse), agriculteur à Segré (Seine-et-Oise); — Léonce de Lavergne, membre de l'Institut et de la Société impériale et centrale d'agriculture de France ; — Laurens, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, président de la Société d'agriculture de l'Ariége; — Lefèvre (Jean), régisseur de la bergerie impériale dts Ghambois, près Ghamplitte (Haute-Saône) ; — Le Roy (Ernest), élève diplômé de Grignon, agriculteur, à Ardissart (Nord) ; — Lesdain (Jules de), àDunkerque (Nord);

— Leusse (de), agriculteur, à Reischoffen (Bas-Rhin) ; — Lhotte, président du Comice agricole de Rocroi (Ardennes) ; — Ligier, propriétaire, à Saint-Arnault (Seineet-Oise); — Liron d'Airoles(J. de), propriétaire, à Nantes (Loire-Inférieure); — Louvel (docteur), médecin de la Maison impériale de la Légion d'honneur de Saint-Denis.

Magdeleine, ancien libraire, à Paris ; — Mares (Henri), correspondant de Flnstitut et de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, membre du Conseil général de l'Hérault; — Martegoute (A.-J.), ancien professeur d'économie rurale, vice-président de la Société d'agriculture de la Haute-Garonne, membre

correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France;

Masson (Victor) et fils, libraiies-éditeurs à Paris, fondateurs du Journal de la ferme et des Maisons de campagne; — Mauduit (Léon), à la Châtre (Indre) ; — Mauguin, notaire à Rully (Saône-et-Loire); — Meixmoron-Dombasle (Ch. de), con-

(H.), agriculteur, aSeillac (Loir-et-Cher); — Montlaur (le comte A. de), agriculteur à Diziers (Loir-et-Cher); — Montlaur (le marquis de), membre du Conseil général de l'Allier, éleveur, àLyonne; — Morin (Théagène), cultivateur, à Lourouer-les-Bois (Indre); — Mornay (le marquis de), membre du conseil général de l'Oise, président de la Société hippique française, vice-président de la Société d'agriculture de Beauvais ; — Mraile, agriculteur, a la Subrardière, par Cuillé (Mayenne); Millier (Adam), agriculteur dans la Bavière rhénane; — Mu trécy- Maréchal, int^énieur en chef des ponts et chaussées, président du Comice agricole de Vierzon (Cher).

Narbonne, capitaine de frégate en retraite, à Bize (Aude) ; — Noël, fabricant d'instruments aratoires, à Nancy (Meurthe).

Pelte, vice-président du Comice agricole de Metz (Moselle;; — Perrot (E.)

maire de Saint-Laurent (Cher), ancien directeur de l'Indépendance belge ; Pesier

(Edmond), chimiste à Valenciennes (Nord); — Pierre (Isidore), professeur à la Faculté des sciences de Caen, correspondant de l'Institut et de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Pinet, constructeur mécanicien, à Abilly (Indre-et-Loire); — Pollet (Alfred), négociant en grains à Pont-Lévéque, (Oise); ■ — Pommeret, vétérinaire, à Lille (Nord); — Pontavice (le comte du), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France , agriculteur au château des Renardières (Ille-et-Vilaine) ; — Proyart, agriculteur à Hendecourtlès-Cagnicourt (Pas-de-Calais); — Prudhomme, imprimeur- libraire à Grenoble (Isère) ; -»• Pruneau, agriculteur à la vacherie des Bruneaux, par Bléneau (Yonne).

Rabain (Léon), directeur du CuUivaleur Agmais, à Agen (Lot-et-Garonne) ; —

Rohart, chimiste-manufacturier, vice-consul de France en Norvège ; — Romazzolti, agriculteur, à Saint-Apollinaire (Haut- Rhin); — Bottée, médecin de l'hospice à Glermont (Oise).

Saint-Aignan (le comte de), propriétaire au château de Saint-Aignan (Sarthe) ;

— Saint- Marsault (le comte de), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur au château du Roullet (Charente-Inférieure); — Saint-Trivier (le vicomte de), au château du Thil (Rhône) ; — Sarcus (le baron de), président de la Société d'agriculture de Mayenne ; — Savalle (Désiré), ingénieur civil à Pans ; — Seillan, maire de Mirande, secrétaire de la Société d'agriculture (Gers); — Simon (Louis), propriétaire à Melz (Moselle) ; — Suzainnecourt (le comte de), directeur-fondateur de la colonie agricole et pénitentiaire de Nancy (Meurthe).

Teyssier des Farges, propriétaire et agriculteur dans Seine-et-Marne; — Thenard (baron), membre de la section d'économie rurale de l'Académie des sciences, propriétaire-agriculteur à. Talmay (Côte-d'Or) ; — Thiac, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, membre du Conseil général de la Charente; — Tillancourt(de), député au Corps législatif, président du Comice agricole de Château-Thierry, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, ancien membre du bureau du Congrès central d'agriculture ; — Tour du Pin Chambly (le comte de la), président du Comice agricole de Laon (Aisûe).

Vandercolme, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur à Dunkerque (Nord) ; — Villeroy (Félix), associé étranger de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, agriculteur au Rittershof, (Bavière rhénane) ; — Valin (Pierre), agriculteur à l'Arbresle (Rhône) ; — Vogué (le marquis de), membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France;

— Vrigneaud, vice-président du Comice de Légé et membre du Conseil général de la Loire-Inférieure.

La liste des fondateurs reste ouverte; nous n'avions pas encore inscrit dans les listes partielles déjà publiées les noms de MM. Faure, Forel, Paul-Marie de La Condamine, Antoine Lagarrigue, Ligier, comte de Montlaur. Pour devenir fondateur, il faut souscrire une part de 100 fr.; tous les fondateurs sont de droit collaborateurs du Journal. La première assemblée générale des fondateurs, qui a eu lieu le 29 novembre dernier,aélu pourmerabres du conseil du Journalde r agriculture , MM. Bella, Gareau, Paul de Gasparin , comte Hervé de Kergorlay, Léonce de Lavergne.

Nous allons maintenant donner la liste de nos autres collaborateurs ou correspondants; elle compte maintenant 246 noms; il est bien entendu que nous n'avons inscrit sur cette liste que les agriculteurs qui ont bien voulu nous le demander par écrit ou tout au moins verbalement :

Abela (Eduardo), directeur de la Reforma agricola, h Jaen (Espagne) ; — Achard (le D' Félix), à Saint-Marcellin (Isère); — Alamartine, à Saint-Martin-d'Estréaux

(Loire); Allier (Ed.), directeur de la ferme-école de Berthaud (Hautes-Alpes);

Allou, bâtonnier de l'Ordre des avocats près la Cour impériale de Paris ; —

André, ancien collaborateur du Journal delà ferme et des maisons de campagne;

Arnould (Arthur), président de la Société d'agriculture et membre du Conseil

général d'Alger; — ksher, privai docent en droit, à Heidelberg ; — Availles (Ch. à'), président du Comice agricole de Saint-Maixent (Deux-Sèvres).

Bardy (Henry), pharmacien de 1" classe, à Saint-Dié (Vosges); —Barrault (B.), fermier-cultivateur, à l'ile-Savary (Indre); — Bataillard (J.), propriétaire-agriculteur, à Ghampagney (Doubs); — Baudrimont, professeur de chimie à la Faculté des sciences de Bordeaux (Gironde); — Bellussière (A. de), à Périgueux (Dordogne); — Bellié (Adolphe), à Cervières (Hautes- Alpes) ; — Besnou, inspecteur de l'Association normande, à Cherbourg (Manche); — Bourdanchon (H.), agriculleur, à Cungy (Indre) ; — Bianabe, avocat, propriétaire au Cournan d'Armagnac (Landes); Blanclière (de la), ancien élève de l'École impériale forestière, ancien collaborateur du Journal de la Ferme el des Maisons de campagne; — Boisteaux, agriculteur, à Gorges (Loire-Inférieure); — Boncenne (E.) fils, à Fontenay-le-Cpmte (Ventile); ~ Bonne (Ch.), avoué, docteur en droit, à Bar-le-Duc (Meuse); ~ Bordas

(Sylvain), à Saiut-Front (Dordogne); — Borély de la Sapie, maire de Blidah (Algérie); — Bossin, propriétaire, à Hanneucourt (Seine-et-Oise) ; — Bouille (comte Charles de), agriculteur-éleveur, au château de Villars (Nièvre); — Bouscasse (D.) père, propriétaire, à la Rochelle (Charente-Iuférieure); ~ Bouscasse (E.) fils, directeur de la ferme-école de Puilboreau (Giiarente-Iaférieure); — Boulestin (Xavier), ancien élève de l'Ecole des ponts et chaussées, à Sainte-Aulaye (Dordogne) ; — Boussingault, membre de la section d'économie rurale de l'Académie des" sciences et de la Société impénale et centrale d'agricollure de France; — Boutrais, à Vendôme (Loir-et-Cher); — Branthomme, avocat, membre de la chambre consultative du département d'Alger, à Blidah (Algérie) ; — Brassard, ancien notaire, à Saint- Pol (Pas-de-Calais); — Breuil (Th. du), conseiller général, président du Comice agricole de Langeau (Haute -Marne); — Bronsvicli, à Mirecourt (Vosges); — Barnsby, directeur du Jardin des plantes de Tours; — Baur, professeur à l'École d'application de Metz (Moselle) ; — Baudouin, président du Comice d'Amancey (Doubs); — Bertrand (A.), à Villers-devant-le-Thour (Ardennes); — Blondel (Armand), propriétaire-agriculteur, au château de Vaux (Sarthe); — Bobierre, directeur de l'École supérieure des sciences et des lettres de Nantes, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Bodin, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Rennes (Ille-et- Vilaine);

— Bonjean, pharmacien, à Chambéry (Savoie), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Bonnemaison (Charles), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Jonzac (Cliarente- Inférieure) ; — Boucoiran, à Nîmes (Gard); — Bourson (Eugène), à Bruxelles; — Briot (C), président du Comice agricole de Quimper (Finistère); — Brives(de), président de la Société d'agriculture du Puy.

Canut (Bazile), à Palma (Iles Baléares); — Cappon (P.), président honoraire de la Société d'agriculture et vice-président de la Chambre consultative d'agriculture d'Hazebrouck (Nord) ; — Carette (Henri) , agriculteur à Nogeut (Aisne) ; — Carrier, propriétaire à Pierrevert (Basses-Alpes) ; — Celles (Eugène), cultivateur à Réquista (Aveyron); — Champion fils, agriculteur à la Chaumière, près Soissons (Aisne); — Ghabot-Karlen, propriétaire à Thun, canton de Berne (Suisse); — Ghauveau, doyen de la Faculté de droit de Toulouse, ancien collaborateur du Journal de la France et des Maisons de campagne; — Chariot, agriculteur à Nazelles (Indre-et-Loire); — Cagny (L.), médecin-vétérinaire à Senlis (Oise); — César Daly, directeur de la Revue de V archilcclure ; — Champvans (G. de), agriculteur au château de Nancelles (Saône-et-Loire); — Châlons d'Argé, à Paris ; — Cerfbeer agriculteur à Oberviller (Meurthe); — Corbeiller (Le), fermier à Cungy (Indre); — Gharnacé (Guy de), ancien collaborateur du Journal de la ferme el des maisons de campagne; — Chemery, propriétaire-agriculteur et maire, à Moiremont (Marne);

— Clavé (J.), directeur du service forestier à Chantilly (Oise); — Coral (de), conseiller à la Cour des comptes, membre de la Société d'agriculture de la Vienne; — Cugno, à Hugaut (Gers); — Courtois (Jules), juge au tribunal civil, vice-président de la Société d'horticulture à Chartres; — Crapon, vice-président de la Société d'agriculture de Vienne (Isère).

Danelle-Bernardin, président du Comice de Wassy (Hau te -Marne) ; •— Darru (Albert), professeur d'agriculture à l'École normale, et membre de la Société d'agriculture à Alger; — Dartein (Félix de), vice-président de la Société d'agriculture de Strasbourg; — Daubin (A.), éleveur à Magnac-Laval (Mayenne); — Dauté, à Paris; — Delalo, secrétaire du Comice agricole de Salers (Cantal); — Delatte, secrétaire delamairiedeRufîec (Charente);^ Deleuil, à Aix (Buuches-du-Rliône;

— Délions (Isidore), agriculteur à Brannay (Yonne); — Dupont-Delporte, membre du Conseil général de l'Yonne, ancien président du jury d'examen de la fermeécole de rOrme-du-Pont ; — Destremx (L.), agriculteur à Alais (Gard); — Desvignes , agriculteur à Lachapelle (Saône-et-Loire); — Douglas, au château du Boucliez (Morbihan); — Douguedroit, agriculteur à Rhumarpons (Finistère);

— Douville de Franssu, agriculteur à Fransu (Somme); — Dubosq, à Château- Thierry (Aisne) ; — Duchesne-Thoureau, à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or); — Duguet, pharmacien, à La Châtre (Indre) ; — Dutasta, à Bordeaux (Gironde) ; — Duval (Jules), directeur de V Économiste français, à Paris,

Emion, avocat à la Cour impériale de Paris ; — Esquiros, agriculteur à Toulouse (Haute-Garonne); — E4ancelin, président du Comice de Dieppe (Seine-Inférieure).

Fabre, agriculteur à Garpentras (Vaucluse) ; — Fauvelle , à Beaumanoir-Remy (Oise); — Félizet, vétérinaire à Elbeuf (Seine- Inférieure) ; — France (Henri de), directeur de la ferme-école de Mandoul (Tarn); — Friès (Ch.), rédacteur agricole du Moniteur universel; — Forgemol, docteur en médecine à Tournan (Seine-et- Marne); — Foucaud (Ludovic de), conseiller général des Gôtes-du-Nord, président du Comice agricole de Moncontour; — Fouilliade, propriétaire-agriculteur, à la Rivière (Lot): — Fourot, à Évaux (Creuse); — Ferlet, à Paris.

Gallois, président du Gomiee agricole de Thionville (Moselle) ; — Garin, à Nantua (Ain); — H. Gérardin, secrétaire de la Société d'agriculture de Limoges (Haute- Vienne); — Gérôme, à Vesoul (Haute- Saône); — Gilles, agriculteur, à Flamanville (Meurthe) ; — Gindre (Jules), ingénieur civil des mines, à Itxasson (Basses- Pyrénées) ; — Girardin doyen de la Faculté des sciences de Lille (Nord); — Gobin, ancien élève de Grand-Jouan, professeur à Grignon; — Gossin, professeur d'agriculture, à Beauvais (Oise), correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France ; — Michel G reff, membre correspondant du Comice agricole de Metz (Moselle) ; — Gros, le jeune, à Régusse (Var); — Gorse, avocat et agriculteur, à Tulle (Gorrèze); — Guérin-Meneville, membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France; — Ernest Guignet, ancien élève et répétiteur de l'École polytechnique, à Guy (Haute-Marne); — Guillaumin, à Meuves (Eureet-Loir) ; — Guimps (de), président de la Société d'agriculture de la Suisse romande, à Iverdun, canton de Vaud (Suisse) ; — Guiguet, dessinateur de machines agricoles et instruments, à Paris.

Hardy, directeur du Jardin d'acclimation du Hamma (Algérie) ; — Hecquetd'Orval, propriétaire-agriculteur, à Port-le-Grand (Somme) ; — Heddebault, président du Comice agricole de Lille (Nord); — Henry (d'), propriétaire-agriculteur, à Grandville (Haute-Saône); — Hertel, à Quimperlé (Finistère); — Hidalgo Tablada (José de), directeur de la Espana agricola; — Hubert (A.), maire de Feins (Loiret); — Huette, à Nantes (Loire-Inférieure); — Hunet (Théophile), vice-président du Comice agricole de Valenciennes (Nord). Icard, à Draguignan (Var).

Jacques, à Domjulien (Vosges); — Jacquinet de Presle, à Saint-Martial (Dordogne); — Jean (Ferdinand), ancien collaborateur du /owrnai de la Ferme et des Maisons de campagne ; — Jollivet, fermier à Gungy (Indre).

Koechlin (Ivan), agriculteur à l'Ile-Saint-Martin (Vosges); — Koltz, garde général des eaux et forêts, à Mersch (Grand-Duché de Luxembourg).

Ladrey, professeur à la Faculté des sciences de Dijon (Côte-d'Or) ; — Lafont, ancien collaborateur du Journal de la Ferme et des Maisons de campagne ; — Lambertye (le comte Léonce de), propriétaire à Ghaltrait (Marne); — Lapasse (le vicomte de), propriétaire au château de Lussac (Lot-et-Garonne), ancien collaborateur du Journal de la Ferme et des Maisons de campagne; — Laplante, chef de bureau à la mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales); — Larclause (de), directeur de la ferme-école de Monts (Vienne) ; — Lassale, propriétaire-agriculteur, à Saint-Julien-aux-Bois (Gorrèze) ; — Latache (Adrien), membre du conseil général de la Haute-Marne, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture; — Latronche, au Goder (Dordogne); — Laupies, à Rousson (Gard); — Laval (Edmond), propriétaire, à La Française (Tarn-et-Garonne); — Laveyrie (L. de), président du Comice agricole d'Argentat (Gorrèze) ; — Laubignat (A.), membre de la Société d'agriculture de l'Allier; — Lefas, président du Comice agricole de Liffré, membre du conseil général d'Ille-et- Vilaine; — Legros (H.), agriculteur au château de la Barre (Indre); — Lemaistre-Ghabert, président de la Société des sciences, agriculture et arts du (Bas-Rhin) ; — Lemoussu, ingénieur-régisseur du domaine de Coubert (Seine-et-Marne); — Lentilhac (de), directeur de la ferme-école de Lavallade (Dordogne); — Leplay (H.), ingénieur civil, inventeur de distilleries agricoles, à Paris; — Leyrisson (A. -P.), cultivateur, à Tridon (Lot-et-Garonne); — Lodieu (de Plouvain), auteur d'un traité sur les vaches laitières, à Palais-Plaisance; — Lutrand (F.), chimiste, secrétaire de la Société centrale d'agriculture de l'Hérault (Montpellier).

Malapert (P.), professeur suppléant à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers (Vienne) ; — Malapuli, correspondant de l'Académie des sciences, recteur de l'Académie de Rennes (lUe-et- Vilaine); — Mangou (L,), agriculteur, à Terre-Neuve (Deux-Sèvres); — Marcel-Marre, agriculteur, à Buis-les-

Baronnies (Drôme) ; — Mariani, directeur de laGazzetla délie Campagne ; — Marques (A.) propriétaire, secrétaireda Comice agricole d'Aix, administrateur delafleuue agricole et forestière de Provence; — Mathelin (de), agriculteur, à Messancy (Belgique) ;

— Mauduyt, à Poitiers (Vienne); — Méheust (P,) fermier à Kergonan (Finistère);

— Mène (Gh.) chimiste, à Paris; — Michon (0.), à Ghampagne-sur-Vinjeanne (Gôted'Or);Modat, propriétaire, à Gorneilla-de-la-Rivière (Pyrénées-Orientales); — Moly (de), agriculteur, à Toulouse (Haute-Garonne); — Monseignat,à Rodez(Aveyron); — Monthiers, secrétaire du Comice agricole de Provins (Seine-et-Marne); — Morière, professeur d'histoire naturelle à la Faculté des sciences de Caen ; — Morvounais (de la), propriétaire agriculteur dans l'Ille-et- Vilaine ; — ^ Moureau de Chicot, agric'ulteur, au Barrail (Lot-et-Garonne); — Millier (l'abbé), à Ichtratzheim (Bas-Rhin);

— Mute I, percepteur et agriculteur, à Beaumont-du-Gâtinais (Seine-et-Marne). Nebout fils, propriétaire agriculteur, à Gouet (Allier); — Nicklès, professeur

de chimie à la Faculté des sciences de Nancy; — Noël (Eug.), ancien collaborateur du Journal de la Ferme et des Maisons de campagne, à Rouen (Seine-Inférieure).

Odartde Parigny (le vicomte), au Bouchet (Maine-et-Loire); — Ounous (Léo d'), propriétaire, à Sabarat (Ariége).

Paganon, président de la Société d'agriculture de Grenoble; — Parant, vétérinaire, gérant de l'association contre la mortalité du bétail deFaulquemont (Moselle);

— Parseval-Grandmaison (de), président du comité d'agriculture de l'Académie de Mâcon; — Pascal (Joseph), à Privas (Ardèche); — Paszkiéwicz (L.), propriétaire au château de Mazières (Cher) ; — Pasquay (Louis), agriculteur, à Wasselonne (Bas- Rhin); — De Penne, peintre d'animaux à Paris; — Petil-Lafitte, correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Bordeaux ; — Perrault de Jotemps (le comte), au château de la Serrée (Saône-et-Loire) ;—Perrey (Alexis), professeur de physique ^à la Faculté des sciences de Dijon (Gôte-d'Or) ; — Petetin (Anseme), conseiller d'État, agriculteur dans l'Isère; — Peyrat (A. du), directeur aela ferme-école de Beyrie (Landes) ; — Piffard (D''), àBrignolles(Var); — Piileux (H.), propriétaire agriculteur, à Drocourt (Seine-et-Oise); — Pons-Tande, agriculteur, à Mirepoix (Ariége) ; — Eugène Pouillet, avocat à la cour impériale de Paris; — Pouriau, sous -directeur de l'école impériale d'agriculture de Grignon (Seine-el-Oise) ; — Praingy (de), agriculteur, à Praingy (Allier); — Pujol fils, à Prades (Pyrénées-Orientales).

Rebaudingo, à Châtillon-sur-Loire (Loiret); — Réjaunier, président du Comice de Thisy, agriculteur, à Cublize par Amplepuis (Rhône); — Rey (Victor), président de la Société d'agriculture d'Autun, membre du Conseil général de Saône-et-Loire;

— Ribard, agriculteur à La Cauvinière (Calvados) ; — Richard (Michel) , à Paris ;

— Richard de Jouvance (J.), ingénieur civil, secrétaire archiviste du Comice agricole départemental de Seine-et-Oise, secrétaire du Comité pour l'Exposition universelle de 1867; — Rieffel (.Iules), directeur de l'École impériale d'agriculture de Grand-Jouan ; — Riocreux, peintre de fleurs, à Paris; — Roche (Aug.), propriétaire , membre correspondant de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, à Saillans (Drôme); — Roche(Gh.), ancien élève de Grand-Jouan, à Aigueperse (Haute- Vienne); — Romieu (Mme Marie-Sincère), à Milan (Italie) ; — Roquefeuil (le vicomte E. de), à Kergrech par Tréguier (Côtes-du-Nord); — Rottier, secrétaire du comice de Noyant (Maine-et-Loire); — Roussel fils, à Moissac (Tarnet-Garonue); — Rouyer, peintre de plantes et d'animaux, à Paris.

Sacc (docteur), à Neufchâtel (Saisse) ; — Saintoin-Leroy, administrateur-trésorier du Comice de l'arrondissement d'Orléans (Loiret) ; — Salomé, médecin-vétérinaire, secrétaire de la Société d'agriculture de Bailleul, correspondant du Comice agricole de Lille (Nord) ; — Sauvage, directeur de l'école pratique d'irrigation du Lézardeau, près Quimperlé (Finistère) ; — Schattenmann, correspondant de l'Institut et de la Société impériale et centrale d'agriculture de France ; — Seigneuret, ancien élève de l'Ecole polytechnique, président du Comice agricole de Lesparre (Gironde); — Serph, secrétaire de Ja Société d'agriculture des Deux-Sèvres, memi)redu Conseil général de la Vienne; — Jules Serret, avocat, membre de l'Académie des sciences de Bordeaux et de la Société de statistique de Paris, à Agen (Lot-et- Garonne) ; — Simon, secrétaire de la mairie de Mauriac (Gantai) ; — Sirot (F.), secrétaire de la Société d'agriculture de Joigny (Yonne).

Tassin, pharmacien à l'hospice de Soissons (Aisne) ; — Terrel des Chênes, aux Chênes, par Romanèche (Saône-et-Loire) ; — Thiriat (X.), naturaliste, au syndicat

de Saint-Amé (Vosges); — Thonron (le baron de), président du Comice de Saint- Junien (Haute-Vienne) ; — TiUoy, à la Ghapelle-Servon (Marne) ; — Tochon (P.), à la Motte-Servolex (Savoie); — Tounissoux (l'abbé), à Vincennes (Seine); — Touzac, instituteur à Dieupentale (Tarn-et-Garonne) ; — Tyssandier-d'Escous, président du Comice agricole de Salers, membre du Conseil général du Cantal ; — Tourette, propriétaire à Galant (Tarn-et-Garonne) ; — Tréhonnais (Robiou de la), ancien directeur de la Revue wjricok de C Angleterre, à Londres ; — Trimond (de), auteur de la Fortune par la culture progressive, à Paris.

Vacca, professeur à Metz (Moselle) ; — Veissière (docteur), à Chavantoii (Dordogne) ; — Vidal, institu'eur à Montbel (Ariége) ; — Villain (Henri), ingénieur civil à Paris ; — Villiers de l'Isle-Adam, (de) à Sargé (Sarthe) ; — Vincent, k Bourg (Ain); — Vincent, chef de division à la prélecture de la Lozère ; — Vilard, agentvoyer chef en retraite à Valognes, (Manche).

Les noms de MM. Gusman Serph, Louis Mangou, Chemery, D'Henry, comte Ch. de Bouille, H. de Larclause, de Matlielin, Touzac, Vacca, qui sont à leur place alphabétique dans la liste précédente, n'ayaient pas encore paru dans les listes antérieurement publiées.

Le nombre total de tous nos collaborateurs est donc actuellement de 'lOT. Jamais, en si peu de temps, aucun recueil n'a trouvé un pareil Concours parmi les agriculteurs de toutes les parties de la France et de l'étranger. Nous continuons à faire appel à tous ceux qui voudront bien venir à nous. Nous espérons que maintenant toute incertitude a disparu des esprits, et que tous comprendront qu'il s'agit bien ici de la fondation d'un recueil appartenante l'agriculture elle-même, et non pas à une librairie ; beaucoup de librairies de Paris et des départements nous aident, d'abord celle de M. Delagrave qui la première est venue à nous et administre le journal; et ensuite celle de MM. Victor Masson et fils qui a fait avec ce recueil la fusion du Journal de la ferme et des maisons de campagne ; mais aucune ne peut dominer ou renverser la direction ou la rédaction du Journal de l'AgricuUure.

Cette bienveillance et cette sympatliie, en même temps que la confiance qui nous est montrée, nous imposent de nouveaux devoirs. Nous veillerons avec plus de soin que jamais à ce que tous les intérêts de l'agriculture soient impartialement défendus. Nous nous efforcerons de faire qu'aucune question ne soit négligée. Déjà nos premiers abonnés ont pu voir que nous n'avons reculé devant aucun sacrifice pour introduire dans notre recueil toutes les améliorations possibles. Nous avons fait faire de bonnes planches coloriées ; nous faisons exécuter par les meilleurs artistes graveurs les figures intercalées dans le texte. Pour que nos lecteurs soient toujours tenus au courant des moindres modifications qui peuvent se présenter dans les cours des denrées agricoles, et afin de porter rapidement à leur connaissance tous les faits nouveaux ayant quelque caractère d'urgence, nous avons créé le Bullelin hebdomadaire , que nos abonnés recevront tous les dimanches; nous avons aifisi triplé notre périodicité, sans rien changer au caractère profondément étudié de nos numéros ordinaires. Aux chroniques de l'Algérie, dues à M. M. Jules Duval; de l'Italie et de l'Espagne, dues à M. Dutasta; au courrier de Belgique, rédigé par M. Bourson, viendront maintenant s'ajouter les chroniques agricoles anglaises si intéressantes de

M. de la Tréhonnais^ notre très-ancien collaborateur^ bien connu des agriculteurs français; puis les chroniques de l'Allemagne du nord, dues à M. Koltz, qui compléteront les articles remarquables que ne nous envoient jamais trop souvent M>I. Félix Villeroy et Adam Millier sur l'Allemagne du centre et du midi. Nous publierons aussi toutes les expériences entreprises dans les nombreux laboratoires de l'Europe sur la chimie agricole. On sait d'ailleurs que nulle part on ne lit autant de nouvelles météorologiques ou sur l'état des récoltes. La viticulture, la sériciculture, l'industrie sucrière, les eaux et forêts, les distilleries, en un mot toutes les branches directes ou indirectes de l'agriculture, ont pour organes des écrivains autorisés dont la collaboration active n'a plus besoin d'être recommandée à l'attention des agriculteurs. Aller en avant, toujours améliorer, sera notre constante préoccupation. Nous accueillerons avec bonheur les conseils qui nous seront donnés, lorsqu'il nous arrivera de nous tromper ou de méconnaître quelque intérêt respectable. C'est avec vous tous, agriculteurs, que nous voulons collaborer; au service de A'Otre cause, nous avons mis toute notre énergie et toutes les connaissances que nous avons pu acquérir.

J. A. B.VRRA.L.

L'enquête agricole. — Nombreuses brochures publiées à son sujet. — L'enquête dans h dépari emenl des Basset-Pyrénces, par M. Sers. — Réponses laites par le. Comice agricole de Lille. — Vœux de la commission du Comice agricole de Dieppe. — Réponses du Comice et de la Chambre d'agriculture de rarrondissement d'Apt. — Dires de MM. Duchevalard et de Quirielle, président et secréxaire de la Société d'agriculture de Montbrison. — Mon dire dans l'enquête agricole , fiiv M. le marquis de Dampierre. — Venqu^le agricole et les propriétaires fonciers, par M. de Léobardy. — Ohserralioits à propos de l'enquête en Alsace, par M. Flaxland. — Lettre de M. de Praingy sur l'importance de la question de la législation relative au commerce des céréales avec l'étranger. — Décoration de la Légion d'honneur décernée à M. Mas pour services rendus à l'agriculture.—Le typhus de l'espèce bovine en Angleterre, en Hollande, en Belgique, en Allemagne, en Suisse. — Lettre de M. Champonnois sur le régulateur de vapeur automatique de M. Savalle pour les distilleries. — Progrès Ae l'industrie sucrière. — Viticulture. — Nouveau rapport de M. le docteur Jules Guyot. — Lettre de M. le conitç de Bouille sur le concours de boucherie de Nevers. — Réclamations à propos des frais de l'Exposition de 1867. —Nécrologie agricole : MM. Prom et Read.

Les faits agricoles de la quinzaine ne sont pas nombreux. A cette époque de l'année, l'agriculture se recueille en quelque sorte. Beaucoup d'agriculteurs se donnent entièrement à leur inventaire, font leur bilan, récapitulent leurs pertes ou leurs gains. Cette fois, comme l'an dernier déjà, la balance n'est pas brillante; seulement on paraît avoir plus d'espoir pour l'avenir. L'enquête est comme une ancre de salut à laquelle on se rattache. C'est par les faits qui y sont relatifs que nous commencerons cette chronique.

C'est bien justement que l'enquête continuera à occuper longtemps

encore les esprits. On désire connaître l'ensemble des dispositions et les conclusions de la Commission supérieure. On compte trouver dans l'ensemble des documents, en même temps que la description des souffrances de l'agriculture, les moyens d'y remédier pour l'avenir. En attendant, l'attention des agriculteurs se porte anxieuse sur toutes les publications qui parlent de ce grand fait caractéristique de l'année 1867. Nous avons reçu un grand nombre de ces publications, les agriculteurs et les Sociétés d'agriculture ayant déjà répondu à l'appel que nous leur avons fait à cet égard. Successivement nous en reproduirons les titres avec une courte analyse.

1° L'enquête agricole dans le département des Basses- Pyrénées en 1860, par M. Louis Sers, président du Comice agricole de Pau, secrétaire de la société d'agriculture des Basses-Pyrénées. — Une brochure de 94 pages, in-8.

Cette brochure est extrêmement intéressante. M. Sers parle d'après l'ensemble de tous les documents que l'enquête a fournis dans les Basses-Pyrénées ; il le dit lui-même en ces termes :

« Présidée par l'honorable M. Larrabure, député de Pau, l'enquête a été conduite avec une impartialité et une liberté complète. Nous en remercions notre honorable représentant. Nous n'attendions pas moins de l'élévation de ses sentiments et de son dévouement au pays. Comme membre de la commission d'enquête, j'ai assisté k tous ces débats. J'ai eu, de l'obligeance de notre président, la communication des questionnaires présentés par les hommes les plus intelligents parmi nos agriculteurs. C'est à cette source que j'ai puisé. »

Quoique rédigée sous la responsabilité personnelle de M. Sers, cette brochure représente bien réellement l'expression de l'opinion des agri- <'ulteurs des Basses-Pyrénées; d'ailleurs les votes des Comices, des associations agricoles où les dispositions d'un grand nombre d'agriculteurs sont cités textuellement. La législation des céréales en favorisant l'exportation du maïs, a été favorable au département des Basses- Pyrénées qui, sous ce rapport, est satisfait; mais ce déparlement demande un grand nombre de modifications^ notamment dans la législation fiscale, et surtout en ce qui concerne l'impôt sur les vins. « 11 faudrait, dit M. Sers, dégrever le vin du pauvre ». « L'agriculture, dit-il ailleurs, a besoin d'hommes intelligents, de bras et de capitaux. » Ailleurs encore il dit : « Que l'on réduise les travaux des grandes villes en répartissant les ouvriers sur tout le territoire et qu'on les ramène graduellement aux champs, sinon la décadenceet la ruine de l'agriculture, arrivent à grands pas. » Ces lignes indiquent suffisamment l'esprit qui règne dans cet excellent travail.

2' Enquête sur la situation et les besoins de V agriculture. — Eéponses faites par le Comice agricole de Lille. — Une brochure de 68 pages, extraite des archives du Comice.

Le Comice agricole de Lille est un des plus importants de France; les réponses faites au questionnaire de l'enquête par une telle assemblée ont donc une grande valeur. Nous citerons deux ou trois des conclusions prises sous la présidence de M. Heddebault :

La suppression de l'échelle mobile est encore trop récente pour qu'on puisse bien juger les résultats de la nouvelle législation ; il n'y a pas lieu de douter que, «ous ce régime nouveau, nos rapports avec l'Étranger prendront un essor rapide et que ces rapports corrigeront les écarts extrêmes du prix des céréales.

2° Les acquits-à-caution ont été d'un grand secours à nos meuniers : avec la prime qu'ils ont reçue, ils ont pu exporter leurs produits en Angleterre et en Belgique à un prix aussi élevé que celui établi dans ces deux pays. L'agriculture du Nord a le plus grand intérêt au maintien des acquits-à-caution et à leur application aussi libérale que possible.

3° Les satisfactions que demande l'agriculture sont : la création d'un ministère spécial de l'agriculture ; l'institution d'un code de la propriété rurale ; la nomination des membres des chambres consultatives de l'agriculture par les agriculteurs; l'allégement des droits de mutation et d'enregistrement; la léparlition plus juste et plus équitable de l'impôt, par l'exonération des charges de la propriété foncière ou immobilière et l'imposition des valeurs mobilières ; la répartition plus juste et plus équitable des revenus publics, en donnant une plus large part aux améliorations rurales.

4° La cause de l'infériorité de l'agriculture, c'est que directement ou indirectement elle est beaucoup plus atteinte par les charges publiques que les autres industries, quoiqu'elle ait à supporter plus de chances aléatoires.

Le Comice de Lille termine en disant que la seule manière certaine d'améliorer les conditions de l'agriculture consiste à la mettre en état de plaider elle-même librement sa cause.

3° Comice agricole de l'arrondissement de Dieppe. — Vœux de la Commission nommée pour répondre au questionnaire officiel sur la situation et les besoins de l'agriculture. — Une brochure de 16 pages, à Dieppe, chez Dulevoye, imprimeur.

Dans la discussion approfondie à laquelle elle s'est livrée pour étudier ses réponses au questionnaire de l'enquête, la Commission du Comice de Dieppe ne s'est trouvée partagée d'avis que relativement à la question des céréales, La majorité croit nécessaire qu'un droit fixe de 1 fr. 25 par quintal métrique de blé étranger soit perçu sur tout navire français à son entrée dans nos ports, et à plus forte raison sur tout navire n'appartenant pas à notre pavillon; il luiparaît juste qu'un droit fixe de 5 pour 1 00 soit établi sur tous les produits agricoles venant de l'étranger, c'est-à-dire presque toujours de pays où les conditions de la production agricole et culturale sont meilleures que les nôtres. Elle voit dans ces mesures le moyen d'atténuer le danger de la concurrence faite par les grains exotiques à nos grains indigènes en temps ordinaire. '< Si les dispositions législatives de 1861 sont maintenues sans modifications, dit-elle, nous envisagerons avec tristesse l'avenir de la culture en France. »

La Commission du Comice de Dieppe a été unanime sur tous les autres points. Elle a signalé surtout parmi les causes des souffrances de l'agriculture : l'augmentation des salaires dans les campagnes, le développement de la richesse mobilière, le progrès de l'industrie;, l'accroissement du luxe et l'absorption des bras par suite des iS:men£es travaux exécutés à Paris et dans les grandes villes depuis quinze ans, qui ont amené la dépopulation des communes rurales. La Commission

fait remarquer qu'elle signale seulement des faits. Ces trois grandes choses : agriculture, commerce, industrie, doivent du reste demeurer intimement unies et liées dans son programme. Enfin elle demande que les octrois soient supprimés en ce qui concerne du moins les produits agricoles de première nécessité. Elle demande en outre plusieurs autres réformes de la plus haute importance, mais qui sortent du pur domaine de l'économie rurale.

4° Réponses faites par le Comice agricole et par la Chambre coiisuUalive d'agriculture de rarrondissement d'Apt {Y&ucÀuse). — (Extrait du Bulletin du Comice).

Dans ce travail très-bien fait ainsi que dans le questionnaire luimême, ainsi encore que dans les travaux du n)ême genre , les choses les plus diverses se trouvent enchevêtrées : statistique, agriculture proprement dite, économie rurale, etc. C'est à la fois le défaut et peut-être l'avantage de l'enquête de tout embrasser, mais de tout mêler. Il en résulte qu'il est difficile de dégager immédiatement les choses importantes qui se trouvent partout mêlées à des détails purement locaux. Voici quelques-unes des conclusions du Comice d'Apt :

Réorganisation sérieuse de la représentation agricole ; création de canaux d'irrigation dans le Midi, où l'on manque de fourrages; diminution des droits de mutation, de succession et d'enregistrement; diminution progressive des droits d'octroi sur les vins; révision de la législation en matière d'impôts indirects sur les vins. ■ — Établir sur les blés étrangers, à leur entrée en France, un droit assez élevé pour que leur concurrence ne soit pas ruineuse à leur agriculture. — Propager l'enseignement agricole et le rendre obligatoire dans les collèges et écoles ; ramener les capitaux vers le sol qu'ils ont abandonné pour se porter sur les valeurs industrielles exemptes d'impôts et donnant des revenus beaucoup plus élevés.

A côté des dépositions votées par les associations agricoles se placent les dépositions particulières qui ont des valeurs évidemment proportionnelles à l'autorité des personnes qui les ont faites. En voici deux qui nous arrivent du département de la Loire, et toutes deux de l'arfondissement de Montbrison.

5" — Dire exposé par M. Duchevalard, président de la Société d'agriculture de Monthrison dans l'enquête agricole. — Une brochure de 37 pages.

6° — Déposition présentée à la Commission de l' enquête agricole dans l'arrondissement de Montbrison, par M. de Quirielle, secrétaire de la Société d'agriculture de Montbrison. — Une brochure de 17 pages.

La première de ces brochures s'occupe davantage des intérêts généraux; la seconde un peu plus de l'arrondissement de Montbrison. M'. Duchevalard constate que les cultivateurs ont besoin d'une compensation financière effective immédiate de^'excès des charges qui jusqu'à présent ont pesé sur eux. Il faut, dit-il, prévenir l'achèvement de leur ruine. M. de Quirielle signale à l'attention du gouvernement l'étude d'un droit fiscal modéré sur le commerce des céréales, et celle de la réforme des droits de succession, d'enregistrement et d'octroi. Le perfectionnement des voies de communication, et particulièrement du réseau vicinal, lui paraît ensuite la mesure la plus urgente.

70 — j/oji cUre clans VcnguHe agricole, par M. le marquis de Dampierre, membre de la Société centrale d'agriculture. — Une brochure de 24 pages.

Notre émiaent collègue, après avoir dit que les causes immédiates de l'état actuel de souffrance de l'agricidture et de ses légitimes inquiétudes pour l'avenir sont : le renchérissement de la main-d'œuvre ; la dépopulation des campagnes au profit des villes ; l'insuffisance des ouvriers agricoles ; le mauvais état des chemins ruraux en certaines contrées; l'absence d'instruction agricole; le besoin qu'aurait l'agriculture d'établissements de crédit, veut remonter à la cause de ces causes. Pour lui, une réforme de nos mœurs, qui les rendrait plus favorables au développement de l'agriculture, une meilleure constitution de la propriété foncière ; enfin la mise sur le pied d'égalité de l'agriculture et des autres industries nationales lui semblent les questions principales sur lesquelles il faut s'appesantir.

8° L'enquête agricole et les propriétaires fonciers. — Réponse à M. le vicomte de Falioux, par M. Paul de Léobardy, ancien élève de l'Ecole polytechnique, membre de la Société d'économie politique et de la Société d'agriculture de la Creuse, suivie d'une lettre à l'auteur, par M. le baron du Jouvenel, député.

Dans la lettre de M. Jouvenel, qui termine cette brochure, on trouve cette phrase : « Oui, mon cher ami, comme vous l'avez dit fort spirituellement, l'agriculture est un peu une malade imaginaire à laquelle le gouvernement a voulu faire 161 auscultations. Qu'en résultera- t-il ? Beaucoup de rapports, beaucoup de discours, beaucoup de remèdes contradictoires, si bien qu'on n'en appliquera aucun, et que l'agriculture suivra néanmoins sa marche ascensionnelle dans les voies du progrès. Quand elle aura réalisé le vœu du bon roi Henri, elle n'aura pas encore fini, elle devra chercher et trouver des truffes pour la célèbre poule au pot. »

Toute la brochure de M. Léobardy, très-bien faite d'ailleurs, est en quelque sorte le contre-pied de celle M. de Falioux, dont nous avons rendu compte. M. de Léobardy, toutefois, insiste pour qu'il soit fait de grands travaux dans les campagnes, surtout au point de vue du perfectionnement de la vicinalité.

^"Quelques observations à propos de l' enquête agricole en Alsace, par M. J.-F. Flaxland, membre du Comice agricole de Ribeauvillé (Haut-Rhin). — Une brochure de 35 pages.

M. Flaxlar;d examine diverses questions relatives au crédit agricole, aux irrigations, aux animaux domestiques, à l'étendue 'des exploitations rurales, aux débouchés et aux vignobles, et il conclut en disant que ces questions lui semblent, en dehors des réformes législatives' réclamées par la propriété, constituer les points principaux sur lesquels il était peut-être utile d'appeler àla.fois l'attention du cultivateur et la sollicitude du gouvernement.

Nous nous arrêterons là pour aujourd'hui dans l'analyse des documents que nous avons reçus touchant l'enquête; nous continuerons l'examen de celles que nous avons entre les mains ou qui nous parvien-

drons dans notre prochaine chronique. Néanmoins, avant de passer à un autre sujet, nous devons mettre sous les yeux de nos lecteurs la lettre suivante d'un de nos correspondants de l'Allier, M. de Praingy:

Praingy, le 26 décembre 1866.

« Monsieur le Directeur,

« Je lis dans le dernier numéro du Journal.de l'Agriculture (tome II de 1866, page 516) : « Dès maintenant on peut constater que la question qui originairement a été la cause de l'enquête, celle de l'influence de la législation sur l'accroissement du prix du blé, a beaucoup perdu de son importance en raison de l'élévation des cause.s produites par une seule maucaise récolte. » Loin de partager cette opinion, je trouve dans l'élévation actuelle des cours une cause de plus de demander la révision de la loi de 1861. Permettez-moi, Monsieur, de donner dans votre journal l'explication de ma pensée.

« Que mes lecteurs se placent, pour me comprendre, en dehors d& tout point da vue personnel. Quel a été le but des auteurs de la législation et quel est, je le dis avec franchise, le vœu de tous les hommes sérieusement préoccupés des intérêts populaires, qu'ils soient producteurs, consommateurs, ou tous les deux à la ois? c'est de prévenir en tout temps son excès de hausse et de baisse. La loi a-t-elle arrêté la baisse dans ces dernières années? Arrête-t-elle aujourd'hui une hausse qui n'a pas dit son dernier mot? Là est toute la question. Et, qu'on veuille bien le remarquer, il ne s'agit pas d'accuser ni d'excuser la loi de la baisse ou de la hausse, ainsi que chacun s'est évertué à le faire, suivant son sentiment propre, jusqu'à présent. Je ne dis pas : la loi a amené la baisse en 1863, 1864, 1865, et la hausse en 1866. Je dis : la loi n'a pas empêché la baisse et n'empêche pas la hausse. Le fait m'est acquis (en terme de barreau) ; il est incontestable, donc la loi a manqué son but. Et qu'on ne vienne pas me répondre qu'on a vu des baisses plus prononcées que celles de 1865. Au prix actuel des salaires et de l'existence, avec l'avilissement des monnaies d'or et d'argent, je prétends que le prix du blé en 1865 a été plus bas qu'il Ta jamais été depuis plus d'un siècle. On a parlé, pour justifier cette baisse extrême de l'abondance des récoltes, comme on parle aujourd'hui de leur pénurie pour justifier la hausse.

« Mais en vérité, si la loi n'a point su corriger par son mécanisme les caprices des saisons, à quoi a-t-elle servi? quel est son bénéfice? qu'y a-t-on gagné? Que si, au lieu de prendre une mesure aussi radicale que celle de la suppression complète des douanes, on eut demandé au moins aux blés étrangers la représentation de l'impôt supporté par les blés indigènes, ainsi que vous l'aviez démandé vous, monsieur, et M. Lavergne, nos marchés n'auraient pas été encombrés immédiatement, j'en ai la conviction profonde, par les produits du dehors, comme ils l'ont été; les cours ne seraient pas tombés aussi bas, les cultivateurs moins découragés eussent fait des réserves que nous trouverions aujourd'hui, et assurément la hausse actuelle serait moins prononcée, après les belles récolte de 1863 et 1864. Qu'est-il arrivé dans ces derniers temps? On a vécu au jour le jour ; on se sentait incapable de lutter contre une production obtenue à si peu de frais; on a veudu la récolte aussitôt qu'elle a été battue ; la menace des importations étrangères paralysait toutes les tranactionss et leur abondance déjouait tous les calculs. La ré-colte très-médiocre de 1865 n'avait amené aucUne améliorationn dans les cours, et cette amélioration devenait de plus en plus problématique. Il a fallu une détrese générale pour modifier la situation. Qu'a-t-on vu alors ? Les spéculateurs nous revendre à haut prix ce que nous avions vendu à bon prix; tout le bénéfice passer dans leur mains, et l'approvisionnement du pays rester à leur nom. A l'heure où j'écris, une grande partie de nos greniers est vide, fait bien rare au 26 décembre ! Si les bruits qui circulent dans l'air prenaient quelque consistance, si des circonstances quelconques arrêtaient les arrivages du dehors nous resterions sans ressources intérieures et exposés à des dangers qu'on n'ose calculer.

« Voilà la réalité, monsieur; voilà pourquoi je persiste plus que jamais dans la demande d'un droit fixe de 1^.50 ou 2 fr. par quintal, représentant l'impôt payé au fisc par nos blés, droit que vous-même avez toujours demandé, avant comme après la loi de 1861. Car, si j'ai déploré les baisses précédentes, je ne déplore pas moins amèrement la hausse actuelle, et je suis tout aussi disposé à la combattre maintenant que j'étais autrefois disposé à combattre la baisse; aucun excès ne doit avoir sa place de notre temps. Sincèrement pénétré des sentiments d'égalité et d'équité, je ne veux'blesser aucun droit, aucun intérêt. Poiut de hausse ni de baisse exagérées, c'est donc rester fidèle à mon principe q'ie de combattre une loi qui laisse prévaloir la hausse après avoir été impuissante à empêcher la baisse. Je désirerais que cette satisfaction du moment donnée aux intérêts du sol ne fît point perdre de vue l'intérêt de l'avenir. Or, l'intérêt de l'avenir, c'est que la France puisse se suffire à elle-même dans tous les temps et parer à toutes les éventualités. C'est là une opinion qu'aucune théorie ne parviendra jamais à déraciner dans mon esprit. — Veuillez agréer, etc. « L. de Praingy. »

Comme notre correspondant, nous croyons que la prospérité nationale n'a pas d'appui solide si l'agriculture souffre ; mais toule la question est de savoir si une législation réglant le coùimerce avec l'Étranger peut assurer l'avenir. Sur ce point, il y aura doutd et discussion longtemps encore.

II. — Décorations pour services rendus à V agriculture . Le Moniteur du 30 décembre nous apprend que, par décret en date du 19 décembre 18G6, rendu sur la proposition du Ministre de l'aeiriculture, du commerce et des travaux publics, M. Mas, président de la Société d'horticulture du département de l'Ain, a été nommé chevalier de la Légion d'honneur. Cette récompense est justement méritée. M. Mas a rendu de grands services à l'arboriculture fruitière. Nous avons visité son très-beau jardin situé à Bourg, et nous avons vu avec quel soin non-seulement il cultive les meilleures variétés, mais encore il les propage dans le pays. Son ouvrage le Verger, publié à la librairie A^ictor Masson et fils, embrasse toutes les espèces fruitières. I! constituera un monument d'autant plus précieux que M. Mas n'écrit rien sans l'avoir vérifié sur le terrain.

m. — Typhus de l'espèce bovine.

L'histoire des maladies épizootiques, aussi bien qu'épidémiques, présente un double caractère particulier à la période de décroissance : c'est la diminution de la mortalité qu'accompagne constamment une amélioration des symptômes. Il y a quelques semaines, le caUle-plague n'avait fait, sur toute la surface de la Grande-Bretagne, que 3 victimes pendant une période de sept jours. Depuis lors une certaine recrudescence a effrayé le public agricole. Nous ne consentons pas à nous laisser prendre de panique. Ce n'est pas seulement l'examen de cette décroissance radicale, mais encore la lecture des rapports pathologiques émanés des vétérinaires anglais, qui nous avait permis de croire à la fin de l'épizootie et de l'annoncer avec conviction. La maladie offret-elle actuellement la gravité des premiers jours? N'y a-t-il pas un incontestable amendement des symptômes? Voilà la question.

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