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I. — Concours régionaux el Expositions agricoles

L'agriculture a continué pendant cette quinzaiae à être occupée par un grand nombre de solennités officielles, sans compter la grande Exposition universelle. Exposition de bêtes à laines à Billancourt; essais de machines à faucher, à faner et à râteler sur la ferme impériale de Fouilleuse; exposition chevaline sur l'Esplanade des Invalides à Paris; concjurs régionaux à Bordeaux, à Aurillac, à Vannes, à Amiens, à Bourg, à Digne et à Tarbes, sans compter quelques fêles de Comices; voilà certes un bilan suffisant. Il ne restera plus, en fait de concours régionaux, que celui de Caen, qui commencera au moment où ces lignes parviendront au.\ agriculteurs, et celui de Colmar, qui est remis à la lin du mois d'août. ÎNous connaissons dès maintenant la plupart des lauréats de la prime d'honneur dans les derniers concours. Aux noms de IVIM. de Walkenaër (\ube) , de Vibraye (Loir-et-Ciier)-, Sarda et Denille (4ude), Peschaud (Cantal), de Carayon-Latour (Gironde), il faut ajouter les trois suivants : dans le département du Morbihan, M. Bonnemant, pour son domaine de Treulan; — dans l'Ain, .M. Chambaud, pour son domaine du Saix, commune de Peronnas, arrondissement de Baurg; — dans le département de la Somme, M. Triboulet, cultivateur à Assainvilliers, près Mantdidier ; — dans le département des Hautes- Pyrénées, M. Ernest d'Agos pour son domaine dd Fleurence, commune de Bazillac, canton de Rabastens, arrondissement de Tarbes.

Voici, d'après les catalogues imprimés sur les déclarations des exposants, la statistique des concours dont nous n'avoiis pas enooi'e fait connaître les chilïres : ,

Espèce Espèce Espèce Animaux

Coucoars. bovine. ovine. porcine, debisse-coiir. Inslraments. Prodsi'.s.

lèLe?. tête?. tètes. lot^.

Amiens 336 281 57 108 376 rjô

Bourg 675 171 70 95 .520 78

Tarbes 733 305 r>5 93 340 182

Digne 42 '204 13 11 124 80

T. Il de ISÊ". — 5 juin. 15

On remarquera certainement le nombre considérable d'animaux annoncés pour Tarbes. Nous apprenons qu'au Concours régional de Bourg, sur les quatre prix décernés aux taureaux durhams, trois ont été remportés par les animaux de M. le marquis de Voucins, savoir : un premier prix par un taureau vendu l'année dernière à M. Rater; un premier et un second prix par des taureaux qui figureront à la vente de la vacherie des Places^ annoncée pour le 25 Juin. Ces résultats, joints aux succès des années précédentes, indiquent la valeur des reproducteurs qui sortent des étables de M. de Voucins.

Nous insérons dès aujourd'hui les comptes rendus des concours de Carcassonne, de Blois, de ïroyes et de Bordeaux. Nos lecteurs trouveront aussi dans ce numéro des articles relatifs à l'Exposition de la Société hippique française et à l'Exposition ovine de Billancourt.

Naturellement les concours ne peuvent pas avoir lieu sans amener beaucoup de critiques. D'abord, il y a des vainqueurs et des vaincus, quelles que soient les formules de politesse qu'on emploie à l'égard de ceux qui ne remportent pas les premières primes. Il est tout simple qu'après le jury, le public discute le mérite des concurrents : le plus souvent il ratifie ses jugements; mais quelquefois il leur refuse sa sanction. Ensuite, il y a vraiment des réformes à faire, et c'est uniquement de cette partie critique des concours que nous devons nous occuper. Voici, par exemple, ce que nous écrit un visiteur de la solennité de Troyes. Ce qu'il dit de ce concours pourrait s'appliquer à beaucoup d'autres.

« Au concours régional de Troyes, toules les voix étaient unanimes pour blâmer l'état d'engraissement de la plus grande partie des animaux primés. 11 est certain que beaucoup de bêtes exposées auraient mieux figuré à l'étal du boucher que dans UD concours de reproducteurs. Ce qui le prouve du reste, c'est qu'un grand nombre de ces animaux ont été achetés par les boucheries de Paris et de Troyse. Il est vraiment désastreux que le programme, en disant o que les bêtes dans un état d'engraissement exagéré seront mises hors de concours, o induise en erreur les éleveurs qui, n'ayant pas l'habitude de ces concours, acceptent en conscience ce programme et font des frais pour exposer de bons taureaux pouvant faire un service actif de reproduction et d'excellentes vaches laitières dans un état convenablri de viande.... Cela est déplorable, dis-je, car ou ne regarde même poiot ces animaux et les récompenses vont trouver ceux qui sont complètement impropres à la reproduction.

<c II existe un autre vice auquel il serait facile de remédier,' ne fût-ce que pour mettre à couvert la responsabilité des jurys qui, souvent, sont en butte aux reproches jilus ou moins fondés des exposants noa favorisés par des récompenses. — A Poissy, chaijue animal, ou chaque lut d'aniinaus, n'est représenté sur le catalogue, remis aux mains des jurés, que par un numéro. Ne pourrait-il point en être de même pour les concours régionaux? Cela empêcherait au moins de dire que souvent on prime, non la bête, mais le propriétaire de la bête.

« Quant aux jurys chargés de l'attribution de la prime d'honneur, on trouve que l'administration supérieure de l'agriculture y exerce une trop grande iLjUuence.

Voici quelques autres demandes relativement à la formation des jurys des animaux, particulièrement du jury chargé déjuger l:s animaux de l'espèce ovine.

« Les membres du jury ne devraient pas être de la région où a lieu le concours. — Il devrait y avoir, dans chaque jury, au moins un homme connaissant spécialement chacune des races représentées. — Les animaux exposés ne devraient être désignés aux juges autrement que par des numéros, et les noms des éleveurs devraient être tenus secre.s jusqu'à la fin des opérations. — On de\rait tondre à nu, huit jours avant le concours, ou bien sur le concours in^ne. — Les animaux de divers

âges ne devraient pas concourir ensemble. Il devrait y avoir deux sections, l'une pour les animaux nés l'année précédente, l'autre pour ceux plus âgés.

a Dans ces conditions, les appréciations du jury seraient faciles, sérieuses, et à. l'abri des inQuences; le vrai mérite serait seul récompensé el les acheteurs des sujets exposés agiraient avec sécurité. »

Voici une autre critique qui nous arrive ,au sujet du concours de Caroassonne. 11 s'aj;;it à la t'ois el des animaux reproducteurs trop gras et des instruments agricoles trop peu solides. Notre correspondant de Villasavar)'(Aude), M. Dat, nous écrit ce qui suit :

K Nous avons eu notre concours régional. L'enthousiasma n'était pas si grand qu'il y a huit ans. Peu de visiteurs pour l'exposilion agricole, beaucoup pour la fêle et l'illumination qui ont eu lieu le dimanche 12 mai. Les constructeurs gâtent les bonnes macbines à force de perfectionnements. On a l'esprit du nouveau, mais pas du solide ; l'im détruit l'autre, l'expérience manque, l'ouvrier perd son temps, le culliviteur son argeLt.

Il Les animaux reproducteurs sont généralement trop gras et les formes sont d'une appréciation difiicile sous une épaisse couche de matières adipeuses, surtout si les pruduits sont destinés au travail. 11 serait plus utile, je crois, de pousser à la chair, c'est-à-dire à la quantité, avant de perfectionner la qualité. Tous les engraisseurs se plaignent de ne pas être rémunérés: don3 les résultats ne sont pas satisfaisants dans leur industrie, surtout pour ceux qui ne spéculent pas sur les primes et les médailles. 11 serait plus avantageux inconiesiablement de fournir deux auimaux bien en chair et demi-gras qu'un seul poussé à l'extrême limite de l'engraissement. Il n'en est pas du bœuf et du mouton comme du porc et des volailles. Dans les deux premiers la matière adipeuse entre pour une très-faible partie dans l'alimentation de l'homme; elle est même contraire à la santé dans nos climats : nous sommes obligés d'avoir recours aux spiritueux pour la digérer. Au contraire, dans les deux derniers, la graisse sert h la cuisson des aliments.

0 Dans les concours, on doit primer les bandes avant les individus ; et, sur les marchés, l'animal livré directement à la boucherie par le cultivateur. Peut être ainsi éviterait- on bien des abus et des mécompies. ■•

Nous devons aussi donner place aux observations critiques amendes par les expositions, et les essais d'instruments qui se sont succédés à I3illancourt. D'abord, les listes de prix accordés par les jurys n'ont pas été publiées sans quelques erreurs. A qui faut-il en faire remonter la faute'?... Tout ce que nous pouvons dire, c'est que nous faisons tous nos elTorts pour reproduire exactement les documents officiels, et même pour les corriger quand ils sont manifestement erronés, ce qui ariive quelquefois. Quoi qu'il en soit, la liste des prix du compte rendu du concours des races bovines laitières, insérée dans notre dernier numéro (page 316) ne mentionne, dans la race Sebw:tz, qu'un 3" prix accordé à M. Jambon, à Grisfomlle (Bjuches-du Rliône). C'est là une double erreur. M. Jambon est domicilié à Arles-sur-Rliône, et Grisfeuille n'existe pas coinuie adresse; ensuite le même exposant a obtenu un autre 3" prix dans la même race Schwiiz. De ces deux prix l'un s'appliquait à un taureau de quinze mois, et l'autre à une vache de six ans.

Ou nous fait remarquer aussi i[ue le jury de Billancourt, quelquefois prodigue des premiers prii à l'excès et d'autres fois les supprime, comme c'est arrivé pour ce'.te race Si;li\vit/.. Or, si les a;iimia'c étaient peu nombreux, il y eu avait néaaiiuius qui méritaient les premières rcLOmpenses.

Le succès obtenu par les laboureurs anglais , dans les essais de charrues faits à Billancourt, restera une leçon mémorable donnée

à ceux qui ne se préoccupent pas assez de leurs propres affaires. Les laboureurs français ont été battus, surtout parce qu'ils ne s'étaient pas préparés. Ce n'est pas à dire pourtant que les instruments anglais n'aient pas une giande valeur et les constructeurs brilanniqucs un très-grand mérite. Ce côté de la question avait besoin d'être remis en lumière, et nous remercions un de nos correspondants du Finistère, M. Douglas, de l'avoir fait dans la lettre suivante :

« Monsieur le Ri^dacteur,

« Dans voire numéro du 20 mai (page 302), M, de la Morvonnais donne aux battus l'exce lent conseil de ne pas crier comme de vieilles filles; mais de songer à recommencer. Cela n'empêche pas la large mesure d'indulgence qu'on leur doit, et qu'il est à la voix de la sympathie plutôt qu'à celle du trioiiiphe de répondre au vx viciis, c?ir il ne laut pas oublier que dans chaque lutte, ense vel aralro, il y a un qui gagne et un qui perd. Si, dans celle de Billancourt, dont M. Casanova nous fait un rapport, (même numéro, page 306), la médaille avait' été renversée, les <i chaudes larmes, l'absence du rayon de gloire, et les numérations, la perle du crédit, l'entraînement d'autres victimes, et de la famille entière, et d'autres conséquences terribles, etc., etc. » auraient été la part du voisin d'outre-Manche. Saus doute, si la non réussite est due à des circonstances accidentelles, les attelages défectueux, les penchements anglo-maniaques du jury de la commission, — comme pourrait être porté à le croire, après ce rapport, quiconque n'était pas présent, — la déconfiture est bien plus insupportable. J'en sais quelque chose, ayaut été battu à plate couture au seul concours ou j'aie figuré avec ma charrue d'Ecosse, grâce h. une foule de circonstances et de règlements, dont je me suis cru en droit de me plaindre. Mais quand, dans l'amertume de la défai'e, et l'horreur de l'anglomanie, M. Casanova cherche à prévenir ses compatriotes agriculteurs contre un fol enthousiasme qui se traduirait pour eux en mirage troa:])eur; lorsqu'd résume ainsi sa pensée: « celui qui dans nos terres naviguerait avec la charrue anglaise, serait certain de ne pas arriver au port, » en vérité sa logique lui fait défaut. Avec des prémisses fausses, l'on ne peut avoir des conclusions vraies. Si ses détails avaient été exacts, son raisonnemeut aurait été admirable. Mais ne sait-il pas que le territoire des iles Biitanniques présente autant de variétés, pour ne pas dire plus, dans la nature du sol, que n'importe quelle partie de l'Europe : argile, sable, pierres et calcaires? — que dans chaque ferme, on a affaire tour à tour à des champs eu tout état de consistance, depuis les plus compactes et les plus gazonneux, jusqu'aux plus meubles et aux plus émieftés? — l'ius surprenant est il encore qu'un inventeur et connaisseur par conséquent en instruments aratoires, igoore ce fait, que la routine pratique d'un pays si voisin donne un labour de 21 à 22 centimètres de profondeur en moyenne sur 30 à 32 centimètres de largeur.

« Ce que j'avance, c'est que la charrue anglaise est appelée tous les jours et dans des terres de la plus grande diversité, à l'aire un travail au moins aussi profond que les charrues eu France. Mes propres expériences dans ce pays qui datent de vingt et quelques années, viennent à l'appui de mon assertion, qui est du reste facile à vérifier. Si j'ai raison, n'est-il pas un peu prématuré d'entonner la plaintive élégie de l'araire d'outre-Manche et de le condamner à la vie des roses, à l'espace d'un malin? Ne \audrait-il pas mieux chercher l'occasion d'un beau matin quelconque, quand tous les avantages ne seraient pas du côté des Anglaie, pour songer à recommencer et se rendre compte définitivement des mérites relatifs de chaque instrument? On pourrait chanter alors : » Palviam qui mevuil ferai »

« J.-C. Douglas. »

— Les concours de charrue seront du reste repris en variant seulement les attelages, car l'administration de Billancourt a résolu de faire, dans la seconde quinzaine d'août, une exposition de bœufs de travail dans des conditions tout à fait nouvelles, et on ne saurait trop approuver celle décision. Les bœufs devront être envoyés par paires avec leurs harnais (jougs ou colliers) On les essaiera sur les champs d'ex-

CHRONIQUE AGRICOLE (DEUXIÈME QUINZàlNE DE MAI 1867). 397

périencfs, au point de vue du travail, de la force, de l'allure, etc. ; ils seront attelés, comme nous l'avons dit, aux mêmes charrues qui ont déjà concouru avec des chevaux. C'est la première fois qu'a lieu une exposition de ce genre; elle sera certainement très-intéressante à une époque où le travail des bœufs tend à se substituer, dans beaucoup de contrées, dans le Nord notamment,- à celui des chevaux. Les exposants pourront y trouver plus d'un avantage, car leurs bœufs, à la fin d'août, seront vendus facilement i>uur les sucreries de celte région.

— Les concours qui ont lieu en France ne doivent pas nous faire oublier ceux de l'étranger, surtout quand ils ont une inijiortance aussi considérable que ceux de la Société royale d'agriculture d'Angleterre. Il est d'ailleurs utile de publier aujourd'hui le programme des expositions et des concours de cette société, afin d éviter les coïncidences de dates entre les essais et les expériences qu'elle institue et ceux de moissonneuses qui auront lieu en France, probablement sur une ferme impériale, comme se sont faits les essais des faucheuses et faneuses. On sait que le mauvais temps n'a pas permis d'asseoir un jugement définitif relativement à ces derniers appareils, et que toute décision a été naturellement ajournée au moment de la moisson. Or, un grand nombre de concurrents devant évidemment se rendre au meeting de Bury, il est à désirer qu'ils puissent être de retour à temps pour le concours international, car nous ne croyons pascpi'on puisse moissonner autour de Paris dans la première semaine de juillet. (Juoi qu'il en soit, nous traduisons exactement la substance du programme de la solennité anglaise, sans même supprimer l'indication des mesures d'ordre prises par le conseil de la Société.

Les gouverneurs et les membres de la Société qui ont versé leur souscription pour la présente année seront admis dans l'enceinte de l'Exposition et des cliamns d'expérience, pendant le temps où le concours sera ouvert au public. Il leur sera délivré des billets qui seront personnels. Tout commissaire ou membre qui aura cédé son billet d'admission perdra, avec les privilèges du billet cédé, le titre de membre de la Société. La demande de billets de membres doit être adressée : 12, Honnover Square, jusqu'au 9 juillet inclusivement.

Voici la distribution des travaux de l'exposition :

Du mercredi 10 juillet au samedi 13 inclusivement, concours et essais d'appareils agricoles, ouverts au public moyennant 5 shellings (6 fr. 25 cent.) par personne. Les expériences porteront sur les instruments suivants : machines à vapeur fixes et locomobiles ; machines à battre, tarares et trieurs; ébarbeurs d'orge; hache-paille ; écraseurs; concasseurs de tourteaux; moulins à os ; coupe-turneps ; purcsetciôtures de champs.

L)u lundi 15 au vendredi 19 inclusivement, exposition des instruments ayant concouru. Les prix d'entrée sont fixés ainsi qu'il suit : lundi, 15 juillet, 5 shellings (6 fr. 25) par personne; mardi 16 et mercredi 17, 2 shellings (2 fr. 50); jeudi 18 et vendredi 19,1 shelling(l fr. 25). Le 19 juillet une réunion générale des membres delà Société se tiendra dans la salle du concours.

La solennité sera présidée par M. Thomson : les commissaires seront MM. Randall, Bowly et Wells, pour le bétail vivant; le comte Gatheart, Sanday et sir E. G. Kernson pour les ustensiles agricoles; le major général A. Nelson, MM. Barnett, Torr, Druce, Cantrell et le colonel Kingscote pour récouomie agricole; M. King pour les fourrages; et M. Brandreth Gribbs pour l'arrangement général de l'exposition.

La Société royale d'agriculture de l'Angleterre contribue d'ailleurs énergiquement de toute manière à la propagation des progrès de l'agriculture et à l'encouragement des travailleurs en facilitant les premiers

pas aux fermiers qui se livrent à cette pénible carrière. Nous lisons, en effet, dans les comptes rendus de la dernière séance du conseil général de la Société, que ce conseil se propose d'élever à 300 livres (7,500 fr.) la somme qu'il destine aux lécompenses accordées à l'éducation agricole. On a décidé en même temps que les jeunes gens qui se présenteraient aux divers concours- de la Société royale, ne devraient pas avoir moins de 1 8 ans, ni plus de 25 ans ; qu'ils devraient justifier une bonne éducation agricole pratique et qu'ils pourraient concourir sous l'inspection de la commission pour les diverses branches de la science agricole qu'on leur désignerait, làcbimie agricole, la botanique, la géologie, la science vétérinaire, la mécanique appliquée à la culture et l'arpentage. A la suite de ces concours, les lauréats recevraient un certificat qui leur permettrait d'exercer à titre d'employés, dans les exploitations agricoles, la partie dans laquelle ils auraient excellé au concours. C'est en effet, en spécialisant pour ainsi dire les capacités, que la Société royale espère faire accomplir à l'agriculture de réels progrès. M. Rolland, dont le nom est bien connu des amis de l'agriculture, s'est mis à la tête du mouvement, et ainsi qu'il le disait dans la séance dont nous avons le compte lendu sous les yeux, il espère faire de la Société royale, non pas seulement un institut théorique, mais encore un organe de propagation pratique destiné à relier tous les intérêts de l'agriculture en Angleterre.

Dans la même séance, la commission a décidé à l'unanimité que la Société tiendrait son congrès annuel de 1808 à Leicesler. Elle a pris en même temps une résolution qui montre quelle importance nos voisins attachent à l'élevage des beaux sujets de la race chevaline. Le budget des récompenses affectées aux différentes classes de chevaux qui doivent figurer au concours de Bury- Saint- Edmond est augmenté de 350 livres (8,700 fr ). 11 faut remarquer que l'absence des classes du gros bétail, exigée par les réglementa du conseil privé de la reine, permet à la Société de faire cette dépense et d'attirer plus spécialement cette année l'attention publique sur l'espèce chevaline.

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