‹ Journal de l'agricultureChapitre 518 sur 527 · REVUE COMMERCIALE · texte numérisé non relu

REVUE COMMERCIALE

Les affaires en vins ont été bonnes. A Paris le grand nombre d'étrangers qui se succèdent chaque jour augmentent la consommation quotidienne de la ville, d'une façon tout à fait extraordinaire. A Bercy, à l'Entrepôt, les affaires ont été nombreuses et les prix maintenus à des taux comparativement élevés. Les pays de production ont été plus calmes. La floraison des vignes inquiète le vigneron; cependant les vignes se sont bien comportées jusqu'à cejour et la récolte sera abondante dans tous les pays s'il ne survient pas de désastres d'ici le mois de septembre.

Les eaux-de-vie ont été l'objet d'un mouvement moins prononcé. Cependant à Paris, dans ce moment, la consommation est grande. La population flottante attirée par l'Exposition est la cause d'affaires nombreuses qui se sont conclues et qui sont inusitées à cette époque-ci de l'année.

Sucres.— hes sucres bruts indigènes sont toujours calmes. Le stock est grand et le mouvement commercial est resté presque nul, ce qui n'encourage pas les détenteurs à conserver leurs prix élevés. Le type n" 12 n'a pas dépassé 58 fr., et le livrable sur la prochaine campagne est resté à 57 fr. Les sucres raffinés ont eu une meilleure destmée. Ils ne sont pas descendus au-delà de 125 l'r. pour les 100 kilog.

Soies et cocons. — Les éducations se font bien dans nos départements du centre et du midi, bien que les oscillations successives et très-marquées de la température n'aient pas aidé les éleveurs. Les marchés sont restés peu animés. En Italie les demandes ont été nombreuses, mais elles n'ont pas encore trouvé de détenteurs prêts à livrer des soies nouvelles.

Huiles et graines oléagineuses. — Les huiles de colza ont oscillé entre 87 et 89 fr. La demande a été forte et c'est elle qui en partie, avec les craintes que l'on a pour la récolle prochaine, a été cause de la hausse. Les huiles de lin sont restées à 101 fr. Le stock est faible et la rareté de la marchandise a maintenu l'élévation des prix.

Suifs. — Les suifs de boucherie se sont vendus avec une hausse de 1 fr. pendant cette quinzaine et à 104 fr. pour le mois prochain ; ils sont montés à 105 fr. pour les deux mois suivants. La chandelle dans Paris s'est vendue 12 3 fr., l'acide stéarique 170 fr. Le tout par quintal.

Laines. — Les laines en suint valent de 1 fr, 80 à 1 fr. 90 le kilog. Les laines d'agneaux ont été achetées aux prix de 2 fr. à 2 fr. 50. Les affaires n'ont pas encore été très-importantes ; mais la tonte va donner des marchandises en plus grande quantité.

Bestiaux. — La vente des bestiaux a été très-active à Poissy et à Sceaux. La consommation de Paris a augmenté dans une mesure excessive, et les achats quotidiens faits aux bouchers sont très-nombreux. Sur les marchés départementaux les transactions se sont traînées péniblement sans oft'rir rien de caractéristique.

Le marché du bétail de Londres semble reprendre une certaine énergie depuis que de meilleures nouvelles arrivent sur l'état sanitaire du pays. A Londres le total des importations a été de 20,000 dans le cours de la quinzaine qui vient de s'écouler.

A Glascow le marché n'a présenté aucun caractère particulier.

A Birmingham l'apport a été faible, mais les sujets apportés étaient tous de qualité première. La vente a été sans animation. Il en est de même à Dumfries, à York, à Norwich, à Newgate, à Garlisle, etc., qui se ressentent de l'état actuel des choses. Georges Barral.

PRIX COURANT DES DENRÉES AGRICOLES (i- quinz. de juin).

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