‹ Journal de l'expédition d'EgypteChapitre 140 sur 171 · NEGOCIATIONS · texte numérisé non relu

NEGOCIATIONS

taires dans un appartement d'où l’on pouvait voirie Caire et Boulak ; et, leur montrant de la main cette dernière ville qui brûlait encore, il leur fît assez comprendre, sans avoir besoin d’interprète, que tel serait bientôt l’état de la capitale, si elle ne se soumettait à l’armée française. Il montra ensuite au bey d’ibrahim le traité de paix conclu avec Mourad-Bey et qu'il ne connaissait pas encore. Cet acte produisit l’effet que le général en chef en avait attendu, et l’étonnement de ce bey lui lit présager que, lorsqu’il serait connu, il pourrait contribuera rendre plus traitables les chefs de l’armée turque.

Les envoyés retournèrent immédiatement après dans le Caire ; ils revinrent, le lendemain 30 (20 avril), apporter des conditions plus modérées que celles de la veille.

Les parlementaires, à leur retour le 30 germinal (20 avril), demandèrent une suspension d’armes. Mais, comme on savait que le seul moyen de presser les décisions de Nassif et d’ibrahim était de pousser vigoureusement le siège jusqu’au dernier moment, on ne la leur accorda pas. Ils demandèrent du moins qu'on ne fit pas d’attaque aussi forte que celle du 28 (18 avril), l’évacuation du Caire devant certainement s’effectuer.

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Le général en chef leur fit avoir ensuite une entrevue avec des officiers turcs faits prisonniers à Damiette et dans d’autres parties de l’Egypte. Quand ils furent bien convaincus qu’ils avaientété battus partout, et que nous occupions Lesbé, ce qu’ils paraissaient ignorer auparavant, on les renvoya porter aux deux chefs les articles de la capitulation qu’on voulait leur accorder. On fit, le même soir, une nouvelle attaque, dans laquelle on enleva à l’ennemi plusieurs postes qu’il défendit avec peu de résistance.

Osman, aga du vizir, rapporta le 1er floréal, (21 avril), la capitulation acceptée et signée de Nassif-Pacba, dont voici le texte :

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