DÉBARQUEMENT DE L’ARMÉE ANGLAISE
qu’auprès de l’endroit désigné sons le nom de Camp de César 1 ; sa droite, appuyée sur le bord de la mer, était soutenue par les batiments de son escadre; sa gauche, appuyée sur le lac Madieh, dont l’ennemi avait augmenté l’inondation par la rupture de la digue, était flanquée par sa flottille, qui était entrée, non sans peine, par la bouche de ce lac, placée près du fort d’Aboukir. La position de l’ennemi était assez forte ; des redoutes, construites en partie avec des tonneaux tirés de l’escadre et garnies d’une grosse artillerie de leurs vaisseaux, la rendaient encore plus forte; on estimait sa force à 13.000 hommes2.
Le même jour, la résolution fut prise d’attaquer le lendemain; toutes les dispositions furent arrêtées en vue de la bataille qui allait se livrer et dont le résultat devait décider du sort de l'Egypte.
Pendant toute la nuit, notre petite armée, forte de 9.000 hommes au plus, fut en mouvement; chaque corps prit la position qui lui fut assignée. La division du général Lanusse tenait la gauche le long de la mer; la division Reynier, vers le lac, était à la droite; les divisions Rampon, Damas, Destaing étaient au centre, où se trouvait également la cavalerie, un peu en