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Capitaine d'artillerie dont il est question, page

2. Lieutenant d’artillerie, plus tard aide de camp de Kleber.

3. « Le 18 matin (8 décembre), un peu de vent nous tira d’affaire. Nous fîmes quelques lieues et nous ne pûmes plus continuer. Nous étions àpeuprès vis-à-vis Wardan. Nous étions très mal placés dans un endroit où les bords du Nil étaient très élevés, près d'un village; on pouvait venir nous assaillir, sans beaucoup craindre. Notre escorte, d’ailleurs, était composée de quelques soldats grecs qu'on ne pouvait tenir en faction. » ( Sole de Doguereau.)

i. « Nous restâmes à la même position. Les habitants du village vinrent près de nous; ils nous parlaient beaucoup des contributions qu’on exigeait d'eux.» ( Sote de Doguereau.)

fîmes très peu de chemin ; nos provisions étaient épuisées ; nous ne comptions pas rester si longtemps en route; nous fîmes très maigre chair.

Le 21 (11 décembre), nous arrivâmes très tard à Boulak, encore fallut-il forcer le ras de la djerme à mettre à terre une partie de ses matelots pour tirer la barque ; nous avions mauvais vent ; nous restâmes la nuit sur le Nil.

Le 22 (12 décembre), matin, j’arrivai à la maison. Mon frère était allé à Suez avec le général Bon, qui était parti quelques jours avant pour s’en emparer L

On était beaucoup occupé de déménagement; le général Dommartin avait obtenu une autre maison près du général en chef. Nous étions très éloignés des casernes et enfoncés dans la ville, dans celle que nous occupions ; et la révolte précédente, les menaces que faisaient encore les Turcs avaient engagé le général Dommartin à chercher à se rapprocher de la place Esbekieh, où grand nombre de Français étaient réunis. La maison du général Caffarelli avait été pillée et une partie de ceux qui s’y trouvaient avaient été

1. Le général Bon était parti du Caire le 2 décembre, pour aller occuper Suez : Doguereau cadet fut désigné pour l’accompagner.

RETOUR AU CAIRE

égorgés. Un tel exemple était capable de faire prendre des précautions.

A cette époque un certain nombre de personnes s’associèrent pour former une maison de réunion où l’on pût passer la soirée ; celle d’Eyoub- Bey, réunie à plusieurs jardins, fut disposée à cet effet, le citoyen Dargeavel en fut directeur1 2. On jouait le soir ; on pouvait se promener dans un jardin fort bien entretenu ; il y avait aussi une bibliothèque; toutes les décades, il y avait des feux d’artilîces. Dans le commencement, cette institution atteignit son but ; les réunions étaient bien composées et fort agréables; cela ne dura pas longtemps; l’insolence et l’avidité du directeur en firent un tripot. Bonaparte, qui n’ignorait pas qu’on s’ennuyait à la mort et que tous les esprits étaient sans cesse occupés de la France, désirait beaucoup que les officiers, dont grand nombre voulaient donner leur démission, trouvassentquelques moyens de récréation -. 11 encou-

1. Cet établissement, appelé le Tivoli , fut inauguré le 30 novembre. Ce fut là que Bonaparte connut la femme du lieutenant de chasseur Fourès (Voir Expédition d'Egypte , t. II, p. 382 à 383).

2. Ce découragement se manifestait à tous les degrés de la hiérarchie. Plusieurs généraux en donnaient l'exemple. Sous l’influence de sa passion pour Mme Visconti, Berthier lui-même sollicita l’autorisation de revenir en France, en invoquant le mauvais état de sa santé. Bonaparte lui accorda cette autorisation, le 25 janvier 1799: mais au dernier moment, Berthier se décida à rester en Égypte, ne voulant pas quitter l’armée à l’ouverture dè la campagne de Syrie.

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ragea ceux qui formèrent des établissements de café, des auberges; il voulait faire construire une salle de spectacle1; on fît des souscriptions et l’on commença les travaux.

L Villoteau, membre de la Commission des sciences et arts, fut chargé de l’organisation de concerts et de spectacles.

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