V . • avaient déserté du 4>* corps et* passé à
l'ennemi. Leurs noms seront en exécration tant que le peuple Français formera une nation. - Cette diésertion avait fort augmenté l'inquiétude >âu soldat. Il paraît à peu près constant qu'on a crié sauve qui peut y à la 4^ division du premier coi^ps, le soir de la bataille de Waterloo, à l'attaque du village de La Haye, par le Maréchal Blucher. Ce
18k6.] DE l'eMP£R£UR NAPOLEON. 989'
village n'ia pas été défendu comme il devait Têtre. Il est égalemeut probable que plusieurs officiers porteurs d'ordres ont disparu. Mais si qûdques officiers ont déserté^ pas un seul soldat ne s'est rendu coupable de ce crime. Plusieurs se tuèrent sur le*champ de bataille, où ils étaient restés blesgés,> lorsqu'ils apprirent la déroute de l'armée.
Cinquième observation. — ^^ Dans la journée du 17, Taritoée Française se trouva partagée en trois parties: 69 mille hommes, sous les ordres de r.Empereur, marchèrent sur Bruxelles, par la ^hatiss^ de Charleroi ; 34 mille, sous les ordres du. Maréchal Grouchy, se dirigèrent sur cette capiitale^ par la chaussée de Wavres, à la suite des Pmissiens; 7 ^ ^ mille hommes restèrent sur le champ de bataille de Ligny, savoir: 3 mille hommes de la division Girard, pour porter secours aux blessés, et former dans tous les cas imprévus: une réserve aux Quatre-Bras; 4t k 5 mille hommes, fbrma&t les parcs de reserve, restèrent à Meurus et à Charleroi. Les 34 mille hommes du Maréchal Grouchy, ayant 108 pièces de canon, étaient suffisans pour culbuter l'arrière-garde Prussienne àasM* toutes les positions T^u'elle prendrait, presser la * netraite de l'armée vaincue, et la contenir. C'était un beau résultat de la victoire de Ligny, de pourvoir ainsi opposer 34 mille hommes à ume armée qui avait été de 120 mille hommes* Les 69 mille hommes sous les ordres de l'Empereur, étaient suffisans pour battre l'armée Anglo-holland-
9K> MON siboUR AUPlt£a [[Août
aise de 90 mille hommes. La disprc^oi'tian c[uî existait le 15, etitre les deux masses belligérantes^ qtii étaient alors dans le rapport d'uii à deux, était bien changée ; elle n'était plus que dans le rapport de trois à quatre. Si Tarmée Anglo-hoUand^ aise avait battu les 69 mille hommes qui marchaient contre elle, on eût pu reprocher à Napoléon: d'avoir mal calculé ; mais il est constant, même de Taveu des ennemis, que sans Tarrivée do Gétiéral Blucher, l'armée Anglo-hoUandaise aurait éperdu son champ de bataille entre huit et neuf heures du Bcir. Sans l'arrivée du Maréchal Bhicher à huit heures du soir, avec ses 1«' et 2® corps, la marche sur Bruxelles, sur deux colonnes^ pendaat la journée du 17» avait plusieurs avantages;. X:a gauche poussait et contenait l'armée AngIo4id[« landaise ; la droite sous les ordres du Maréohiil Groucfay, poursuivait et contenait l'armée Prusse- Saxomié ; et le soir, toute l'armée Française defsâlt se trouver réunie sur une ligue de cinq petites lîaueâ, de Mont-Saint-Jean à Wavres, ayant ses avant-postes au bord de la forêt. Mais la faute que fit le Maréchal Grouchy de s'arrêter le 17 à Gembloux, n'ayant fait dans la journée que deux petites lieues, aulieu de continuer judquesvis^^vis Wavres, c'cat-^à-dire d'en faire encore tj^oià, ifet iiggra;vée ' et rendue irréparable par celle i^^cdib fit le lendemaia 18, en perdant dotize heureë^'^t n^arrivant qu'à quatre heures après midi'devârtAt Wavres, au lieu d'y arriver à six heures du malin*
liS16] DE i.'£MPERfiUR l^AFOUlkON.' Qél
" !• Chargé de poursuivre le Maréchal Blucher, Grouchy le permit de vue pendant vingtquatre heures, depuis le 17 à quatre heures après midi jusqu'au 18 à quatre après midi.
*• 2** Le mouvement de la cavalerie sur le plateaU) pendant que l'attaque du Général Bulow «'était pas encore repoussée, fut un accident fâcheiiXi L'intention du . chef était d'ordonner ce mouvement, mais une heure plus tard, et de le &ire soutenir par les seize bataillons d'infanterie de la garde, et 100 pièces de canon.
â^ Les grenadiers à cheval et les dragons de la garde, que commandait le Générai Guyot, s'eagagèrent sans ordre. Ainsi à cinq heures après midi, l'armée se trouva sans avoir une réserve de cavalerie. Si à huit heures et demie cette réserve eût existé, l'orage qui bouleversa le champ de bataille eût. été conjuré, les charges de cavalerie ennemie repoussées, les deux armées eussent couché sur le champ de bataille, malgré l'arrivée successive du Général Bulow et du Maréchal Blu^ cher ; l'avantage eût encore été pour Tarmée Française, car les 34 mille hommes du Maréchal Grouchy, ayant 108 pièces de canon, étaient frais et bivouaquèrent sur le champ de bataille* Les deux armées ennemies se fussent dans la nuit, couv^ertes par ^a forêt de Soignes. L'usage con* «tant, dans toutes les batailles, était que la division dea grenadiers et dragons de la garde ne perdît pae.de vue l'Empereur, et die chargeât qu'en vertu
34S MON silOUK AUPRÈS [Aotlt
d*uh ordre donné verbalement par ce- prince, au général qui la commandait.
Le Maréchal Mortier, qui commandait en chef la garde, quitta ce commandement le 15 à Beaumont, comme les hostilités commençaient ; il ne fut pas remplacé, ce qui eut plusieurs inconTénieds.
Sixième observation. **1*^ Uarmée française manœuvra sur la droite de la Sambre, le 13 et le '14. Elle campa, la nuit du 14 au 15, à une detiaîlieue des avant-postes Prussiens ; et cependant le Maréchal Blucher, n*eut connaissance de lien; et lorsque le 15 dans la matinée, il apprit à soii qfùartier-général de Namur, que l'Empereur entrait à Chàrleroi, Tannée Prusso-Saxônne était encbre cantonnée sur une étendue de pays de trente lieues ; il lui fallait deux jours pour se réunir. Il eût dû, dès le 15 Mai, porter son quartier-général à Fleurus ; concentrer les cantonnemens de soti armée dans un rayon de huit lieues, tenant des avant-gardes sur les débouchés de la Meuse et die la Sambre. Son armée eût pu alors être réunie à Ligny, le 15 à midi, y attendre t'attaque de Tarmée Française, ou dans la soirée du 15, marcher .contre elle pour la jeter dans la Sambre.
"2** Cependant, quoique surpris, le Maréchal Blucher persista dans le projet de réunir son armée sur leà hauteurs de Ligny, derrière Fleuras, bravant la chance d'y être attaqué avant cfue ecfn artnée n'y fût arrivée. Le 16 au matin, il n'avaît encore féuni que deux corps d^armée^ et' déjà
18iC0 D£ l'empereur NAPOLEON. 343
Farinée Française était à Fleurus, Jje 3* corps rejoignit dans la journée ; mais le 4% q.ue commandait le Général Bulow, ne put arriver à la bataille.. I-e Maréchal Blucher eût dû, aussitôt qu'il sut le$. Français à Charleroi, c'est-à-dire, dans la soirée du,.!^^ donner pour point de rassemblement à sou armée, non Fleurus, non Ligny, qui se trouvaient, déjà sious le canon de son ennemi; mais Wavi^çs^ où les Français ne pouvaient arriver que le ly.. . Jl ieût eu de plus toute la journée du 16 e^la,AMitdu 16 au 17> pour opérer le rassemblemea^.tt^tal de $pn armée.
** 3® Après avoir perdu la bataille de ligny, le Q^P^r^l Pru3sieUf au lieu de faire sa retraite sur \J^av,3fÇ?>»SÛt dû l'opérer sur l'armée du Duc de Welliflgtop, soit sur les Quatre-Bras, puisque ce- Iqirci s'y était maintenu, soit sur Waterloo. Toute la retraite du- Maréchal Blucher, dans la matinée du 17. fut à contresens, puisque les deux ai^mées qui n'étaient qu'à 3 mille toises lune de Tautre, pendant la soirée du 16, ayant pour communication un^ belle chaussée ; ce qui les pouvait fair^ considérer comme réunies^ se trouvèrent le soir du 17 éloignées de plus de 10 mille toises, et séparées par des défilés et des chemins impraticables.
^' Le Général Prussien a violé les trois grandes r^glçs de la. guerre : 1" Tenir ses cantonnemens ]irappr9Çhés ; ^ donner pour point de rassembleippnf: . un lien oii ils puissent tous arriver ayant i'^nemi ; 3® opérer sa retraite sur ses renforts.
tOQ-.a 'ét^ swpris dans ses canfboi»i«men»;^ii^eâfe dû) )4.1^ Maiy les concentrer à huit Jic^uied autour de Bruxelles, tenant des avant-gardes sur les dé* boaohés de Flandres. L'armée Française manœuvrait depuis trois jours à pc^ée de ees avants postes ; elle . avait, depuis vingt-quatre J^eres^ commencé les hostilités ; son quartier-générali était depuis douze heuures à Charleroi, que - lé igéairsA Anglais ignorait encore tout à Bruiiielksv ei^t tooa les <:antonnemens de son armée étaient !eAtore.elt pleine sécurité occupant un terrain de ftxaar d6 vingt lieues- . > ^ ^^ ; ,
*^9P Le Prince de Saxe-Weimar, qui disait partie de Tarmée Anglo-HoUandaise^ était^^^lâ^^ à quatre h^eures du soir, en position en avasl de Frasn^, et savait que 1 armée Française était^ 4 Ghs^leFoi* S'il eût envoyé directamefit un .atde« de-eafnp à Bruxelles, il y serait, arrivé à six hetirëri du -soir ; et cependant ce ne fût qu*à orâe heures du^soir que le Duc de Wellington fat instruit que Faroiée Frsmçaise était à Charleroi. Il perdit ainsi cinq heures dans une circonstance et contre un bçmme où la perte d'une seule heuire était d'une grande importance. m. ^ (
; «*3^ L'infanterie, la cavalerie et Tartilierie^rcette a^rniée étaient cantonnées séparément» -de <sgrte <]^ ^infanterie se trouva engagée aui: ^QuatDd^ l^asi êsm» eavalerie ni artillerie^ ce qm liû fit i^^Hver une grande perte^ puisqu'^le fut^ltgée
tmUr\ DE i,*AliraAE^R hapmAûn. 340
de 8è teMîri^s "Célonnies serrées pour faiUft'âtcô aux dbsrges de <^irdssier8, et soas la lâitràillè de ciTiquftutê boaelLefS à'feu. Ces braves étaient ainsi à ]a' b^ocherie, ^M% cavalerie pour les protéger^ et sans artill^ie ^ pour les venger» Comme les trois armes ne peuvent pas se passer un nicttnfèïit' l^ïnè de i'tatitre, alliés doivent toujours être cantonnées et plaleééi de fnamèi»e à pouvoir toujours s'assister ^ ' ^14^'Le général Anglais, quoique surpris, donna pout point de réiuiion à son armée les Quatre* Bfas; depuis â4 heures au pouvoir des Français. îh eippèsait ses troupes à être défaites partiellement et à mesure de leur arrivée ; le danger qu-il leur Msait courir était bien plus considérable encore, pù{squ*il les faisait arriver sans artillerie et sans cavalerie; il livrait son infanterie, morcelée et sans^ Pasin^tance des deux autres armes, k son enneini/ Son point de rassemblement devait être Waterloo ; il aurait eu alors la journée du 16 et fak nuit du 16 au 17, c^ qui étlât SuflSsant pour y réunir toute son armée, infanterie, cavalerie, artil^ lerie. Les Français ne pouvaient y arriver que 1^ 17, et eussent trouvé toute son armée en position. - ** Hmtième observation. 1« Le général Anglais a livré le 18 la bataille de Waterloo. Ce parti était Gditf;raire aux intérêts de sa nation, au plan général de guerre adopta par les alliés, il violait toutes Ie# règles ée la guerre. Il n'était pas de Tintérét dé 1? Angleterre, qui a besoin de tant d*honimes ^u^ recnltor ses armées des Indes, de ses colonies
Siê MON SÉJOUft AVfm» [Aoùi
d'Amérique» et de ses vaatea éta^lûpsiioeps^ 4ë s*expo9er de gaîté de cœur à une lutte> inei|i:trî4ire» qui pouvait lui faire perdre la seule armée qu'elle eût» et lui coûter tout au moins le plus pur de son sang* Le plan de guerre des alliés consistait à agir en mafise et à ne s'engager dans iluc^ne af&ire partielle. Rien n'était plus contraire k leur intérêt et à leur plan que d'expoi^er le succès dç leur cause dans une bataille chanceuse» à peu près à fiH*ce égale^ où toutes les probabilités étaiept contre eux* Si l'armée Anglo-Hollandaise .eut été détruite à Waterloo» qu'eût servi aux alliés ,gç grand nombre d'armées qui se disposaient à f raucbir le Rbin^ les Alpes et les Pyrénées ?
« go Le général Anglais» en prenant la réi^olution d^ recevoir la bataille à Waterloo» ne la fondait que sur la coopération des Prussiens ; mais cette coopération ne pouvait avoir lieu que dans Taprèsr midi ; il restait donc exposé seul dq)uis quatre heures.du matin jusqu'à cinq heures du soir» c'estr à-dire pendant treize heures : une bataille ne dure pas ordinairement plus de six heures; cette coopération était donc illusoire.
^^ Mais» pour compter sur la coopération des Prussiens» il supposait donc que l'armée Française était toute entière vis-à-vis de lui» et si cela ^ait^ il iprétendait donc» pendant treize heures» avec 9Q niille hommes de troupes de diverses natiffu^j .d^^, fendre, son champ de bataille contre une armée de 104« mille Français. Ce calcul était évidemment
19160 DB L*B1KCP£RfiUR MAPO£i»!yN. Wf
fààx yiV^eèt 9e fUt pas tnamtenu trois heiarM) tout aurait été'décicié à huit heures du maticf, «t lès Pi*ès^eus tre seraient arrivés que pour être prisa revers. Dans tuie même journée les deux armées euirient" été détruites. S'il comptait qu'une partie de 1-arinée Française aurait, conformément aux règitts de 4à guerre, suîvr l'armée Prussienne, il devait ^ès*Ioi*s lui être évident qu'il ii'en aurait aucdné dssistarice, et que les Prussiens battus à Li^njr, ^yant perdu 9SkS0 mille hommes sur le cbs^p de bataâle, en ayant eu 20 mille d'épar^ pîlleés, poursuivis par 35 à 40 mille Français vict^rietix, ne se sei'aient pas dégarnis, et se seraient crus à peine suffisans pour se maintenir. Dans ce ctas, 4'arThée Anglo-Hollandaise aurait dû* seule soutenir l'effort de 69 mille Français' pendant toute la journée du 18 ; et il n'est pas d'Anglais qui ne «convienne que le résultat de cette hitte n'étaiti pas douteux, et que leur armée n'était pas constituée de manière à supporter le choc de Tatmée impériale, pendant quatre heures.
^* Pendant toute la nuit du 17 au 18 le temps a été horrible, ce qui a rendu les terres impraticables jusqu'à neuf heures du mâtin. Cette perte de six heures depuis la pointe du jour, a été tout à IWantage de lennemi ; mais son général poU-vdît-il fâÎEe dépendre le sort d'une pareille lutte du temps ^u'îl faisait dans la nuit du 17 au 18 ? I^ Maréchal Grouchy, avec 34 mille hommes, et isopièces de canon, a trouvé le secret, qui parais-
M8 IMfl SEJOUR AtTTBJiS |>Mtt
Mit ioferotiTftble, de n/être dans U joumde du 16, ni sur le champ de bataille de MontrSaintJefni, ni sur Wavres. Mais le Général Anglais .â¥]fiit!*îl rassurants de ce maréchal qu'il se >feurvot6œit d'une si étrange rnsodère ? La conduite du Mare* tthal fôniudû était aussi imprévoyable que si^ sur fia route^ son armée eût èponré un trembleœwt de terre qui Teût engloutie. fiéca|^t\idoi2S>, .sîi le Maréchal Grouchy eût étésur le/ckaAip àù hatatUe de MonUSaiiit J^ean, comme Font ctu la général A<^ glab et le général. Prussien, pendant ttoutiç la. nuit du 17 au 18, et toute la maddnée du«l&î etiqu^e je temps eût permis k l'armée Française ide seimdager en i^taille à quatre heures dai matio, wwt Mpt heures Farmée Anglo-Hdlandaise eût été ecbarpée» éforpillée;. elle eût tout perdu > et. si le temps n'eèt permis à l'armée Française de prendre aon oodre de. bataiUe qu'à dix heures, à une hem!e après»midi, rarmée Anglo--HoUasidais^ eMfiai ses destins; les débris en eussent été rejetés. au-<delà de la forêt, ou dans la direction de Hal; et l'on eût eu tout le temps dans la ^rée, dTaller à k rencontre du Maréchal Blùcher, et de iw .faire éprouver un pareil sort. Si le Maréchale iGrouchy eàt campé devant Wavres, la nuit duit^.ashJLS, l'armée Prussienne n'aût fait aucmi] détaobeieQnt pour sauver l'armée Anglaise, et. téï&4th eûÉ>iété coaipiétement battue par lesi69 raille Froa^aisi qui hii étaient o{^osés«. : / tu.-t
mt€J2 I>£ i.'£MPSRAUa iCAPO&éoN. âi9
^*Sf^ La position de Mont^SaintJean était mol cbot»e. La première condittoo d'un champ de bsteiHe,' est de n'avoir pas de défilés sur ses decrières* Pendant la bataille, le général Anglais ne sat pas tirer parti de sa. nombreuse cavalerie ; il ne jugea pas qu'il devait être et serait attaqué piar sa gaudie ; il crût qu'il le serait par sa droite. Malgré -la diversion opérée en sa faveur par les 30- mille Frusdens du Obérai Bnlow» il eut deux £oi9 opéré sa retraite dansi la journéei si €èla lui eut été possible. ^ Ainsi, par le fait, ô étt^attge bizarrerie des événemens humains! le flta;»vai9 db<»x de son champ de bataille^ qui. rendait toitte retraôte impossible, a été la cause de son i^ccès V.i
f* Neuvième observation. — On demandbra qiie devait donc fiûre le général Anglais après la bataille de Ligny, et le combat des Quatre-Bras ?- ÎM postérité n'aura pas deux opinions: il deraiit traverser, dans là nuit du 17 au 18^ la foi^t de Soigties, sur la chaussée de Charleroij l'armée Prussienne la devait ^al^ment traveirser sur la ohaussée de Wavres; les deux armées se létmir l^ila poiûte du jour, sur Bruxelles; laisser des adsriière-^gardes pour d^endre la forêt; gagttar jqiQ^ueji tjouTB p(xir donner le temps au& PruasÉendy: dispersés par la bataille de Ligny^ dp .s^cmdve/leur arm^> ^e renforcer de qwtorKé régimens Anglais, qui étaient en garuispadans les places fortes de la Belgique^ ou venaient de
350 MON séjouR AUFRis [;Aoftt
débarquer à Ostende, de retour d/Amérique, et laisser manœuvrer TEmpereur des Français comme il aurait voulu. Aurait-il, avec une armée de 100 mille hommes» traversé la forêt de Soignes, pour attaquer au débouché Les deux armées, réunies, fortes de plus de ÎSOO mille hommes et en position? C'était certainement tout ce qui pouvait arriver de plus avantageux aux alliés. Se serait-il contenté de. prendre luimême position? Son inaction ne pouvait pas être longue, puisque 300 mille Russes» Autrichiens, Bavarois, etc. étaient arrivés sur le Rhin; ils seraient dans peu de semaines sur la Marne, ce qui Tobligerait à courir au secours de sa capitale. C'est alors que 1 armée Anglo-Prussienne devait marcher et se joindre aux alliés sous Paris. Elle n'aurait couru aucune chance, n'aurait éprouvé aucune perte, aurait agi conformément aux intérêts de la nation Anglaise, au plan général de guerre adopté par les alliés et aux règles de l'art de la guerre. Du 15 au 18, le Duc de Wellington a constamment manœuvré comme Ta désiré son ennemi ; il n'a rien fait de ce que celui-ci craignait qu'il ùt. L'infanterie Anglaise a été ferme et solide, la cavalerie pouvait mieux faire ; l'armée Anglo-Hollandaise a été deux fois sauvée dans la journée par les Prussiens ; la première' fois avant trois heures, par l'arrivée du Général Bulow, avec 80 mille hommes, et la deuxième fois par l'arrivée du Maréchal Blucher,
D£ L EMPEREUR NAPOIiSON.
avec SI mille hommes. Dans cette journée, 69 mille Français ont battu 120 mille hommes ; la victoire leur a été arrachée entre huit et neuf heures, mais par 150 mille hommes.
Qu'on se figure la contenance du peuple de Londres au moment où il aurait appris la catastrophe de son armée, et que Ton avait prodigué le plus pur de son sang pour soutenir la cause des rois contre celle des peuples, des privilèges contre régalité^ des oligarques contre les libéraux, des principes de la sainte-alliance contre ceux de la souveraineté du peuple ! ! !