‹ Journal de la vie privée et des conversations de l'Empereur Napoléon à Saint HélèneChapitre 42 sur 43 · D£ LEMPEREUR NAPOLEON. 30S · texte numérisé non relu

D£ LEMPEREUR NAPOLEON. 30S

milieu d'une population hostile, à présent je ne cramais que rentrer dans la famille. Bientôt je revis tous nous compagnons de Longwood, et les ei^Jprassant, je ne pouvais me défendre, d'une doubureuse reflexion. Nous nous retrouvions tous ; mais celui pour lequel nous avions couru sur le roc fatal, celui là seul y était demeuré; et je me rappelais qu'il nous l'avait dit ainsi, et tant d'autres choses encore I...

J'épris de tous ces témoins oculaires, les détails et la circonstance des mauvais traitemens qui, depuis moi, avaient toujours été croissant, et je vis que les temps que j'avais connus n'avaient point été encore les momens les plus malheureux.

Je lus ses dernières volontés ; j'y trouvai mon

nom trois et quatre fois de sa propre main !

Quelles émotions en moi !••• Assurément je n'en avais pas besojn pour ma récompense. Depuis loi^-temps je la portais au-dedans de moi. Mais que les ressouvenirs pourtant m'étaient chers et doux !.««• Combien ils m'étaient bien plus prjécieux que des millions! Et toutefois il y joignait de grosses sommes sur ceux de siens qui lui tiennent de plus près et lui furent les plus chers. S'ils les acquittent jamais, tant mieux ; cela les intéressé désormais bien plus que moi. Je me serais corn;plu du reste à ne me considérer, en quelque façon, que comme un dépositaire. J'ai tn^me voulu prendre les devant, mais il a fallu ui'arréter j mes moyens ne me permettaient guères de faire ces

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