XXIV. — CURIOSITÉS DU TRÉSOR
des principaux officiers, des aumóniers de quartier, du prédicateur; il y a jusqu'a la collation des comédiens, musiciens. On régle avec la méme attention la bouche des voyages et la dépense de la cire blanche, de la cire jaune et de la chandelle. Toutes les rations de pain, de viande, de poisson, de légumes, de vin sont fixdes.
On fait le menu tous les samedis pour la semaine entiére, et suivant les saisons. On varie . suivant les jours gras ou maigres, le jour des Rois, la semaine sainte, les repas ordinaires et la collation. , |
La somme totale de la table du roi est de 455 livres 11 sols 10 deniers pour les jours gras. La somme'totale du diné du roi, en gras, les jours de chasse, est de 118 1. 18 s. et 6 d., qui est déduite sur le fonds du grand couvert, et le surplus est mis en revenant bón. La somme totale du diné ou soupé du roi, en gras, les jours ou il ny a pas de chasse, est de 161 1. et 10 d. La somme totale du petit couvert du roi, en gras, est de 216 l. et -8 s. Pour un diné ou soupé de 7 couvérts, avec partie de la famille royale, on passe, en gras, 289 l. 16 s. et 5 d.; pour un diné ou soupé
de Y couverts, en gras, pour toute la famille royale, on exige 4941. 17 s. et 1 denier.
Les dépenses du maigre sont prises en considération. De la cette différence de prix pour les services en maigre. Donc la somme totale de la table du roí les jours maigres est de 620 livres et 5 sols; le diné est, lesjours de chasse, de 1211. 4s.et 10 d. et de 163 1.7 s. et 10 d. les jours ou il Wy a pas de chasse. Le petit couvert coúte 224 1.-et 18 s.; un diné ou soupé de 7 couverts, avec partie de la Famille royale, revienta 372 L 8 s.; le diné ou soupé de y couverts, pour toute la famille royale, S'éléve a 7971. 8 s. et 3 d.
La somme totale de la table du Grand-Maítre est de 164 1. 6 s. 5 d.; celle du chambellan est de 1241. et 10 s., les jours gras; on augmente la | dépense les jours de maigre. j
Les jours que le roi ne mange pas, ou plutót est absent, et que les officiers ne fournissent rien, on leur donne 40 1. pour les indemniser des repas manqués.
Les dépenses de toutes les tables de la maison du roi sont comptées sur cette échelle de proportion.
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Xx1Iv. ms CURIOSITÉS DU TRÉSOR 2
111. Un énorme in-f”, coté 6,803, renferme les Dépenses de la Cour de 17144 1790; il y a peu de documents sur la cour de Louis XVI. Voici les notes les plus pcia qu'on puisse y prendre. :
Exercice 1776 : il est ordonné de payer comptant au sieur Randon de Pommery, garde-général des meubles de ma couronne, la somme de 107,488 1. 7 s. et 3 d. pour remise de pareille somme que j'ai accordée a mes tantes Adélaide, Victoire et Sophie et á laquelle montent les droits féodaux et seigneuriaux dús pour raison de Pacquisition du marquisat de Louvois et autres terres et fiefs acquis pour mes dites tantes par contrat passé devant Regnard et son collégue, notaires 4 Paris, le 3 du présent mois, par ledit sieur Randon de Pommery qui leur a passé déclaration ledit jour et devant le méme notaire. Fait a Versailles le 25 février 1776. La vente était faite moyennant 820,000 livres, aux dépens du Trésor, bien entendu.
En avril 1788, ordonnance de payer : au sieur Drouet une somme de 30,000 1. en contrat á 4 Pp. ”/. pour le prix d'une maison vendue par lui
a Mesdames et qui a été jointe au domaine de l'Ermitage.
En 1790, Ordonnance de 300,000 livres en faveur de mesdames Adélaide et Victoire á titre de supplément de traitement pour la présente année 1790. .
En 1790, ordonnance de 300,000 livres qui doivent étre délivrées a madame Adélaide, ma tante, pour la présente. année de la rente de pareille somme que le feu roi, mon aieul, lui a léguée par son testament. Une autre ordonnance de pareille somme et pour le méme motif est «signée pour madame Victoire.-
Le 19 janvier 1783, on signe une ordonnance de 183,700 livres pour dépenses extraordinaires au cháteau de la Muette. Choisi aussi obtient de magnifiques ordonnances pour dépenses extraordinaires; en 1780, c'est 126,955 l. 6 s, et 4 d.; et en 1781, C'est 155,489 l. et 11 sols, *
Le roi ne s'oublie pas au milicu detant d'ordonnances: En 1790il écrit: ordonnance de 432,0001. pour étre délivrée en mes mains pour supplément á mon comptant, pendant la présente année, á raison de 36,000 par mois,