XXIV. — CURIOSITÉS DU TRÉSOR
IV. Un chétif volume in=40, coté 10,418, est intitulé : Recueil de piéces originales comptables, ordonnancées par le trésorier général de la Liste civile aux années 1791 et 1792. On ne remarque que ces lignes qui rappellent la passion du roi : «Quittance de J. B. Berthier, de la liste civile de la Maison du roi pour somme de 2,600 livres 6 sols, savoir 2,447 pour 273 journées de 3 graveurs pour la carte des chasses á raison de g 1. parjour, et 143 1, 6 s. pour autres dépenses relatives á la gravure pendant le quartier de janvier 1791, suivant ordre de S. M., du 7 janvier 1792. Paris, 15 mars 1792.
V. Encore un in-folio, coté 6,795; la premiére partie contient les dépenses pour les sciences, les lettres et les arts depuis 1714 jusqu'en 1791 et ne donne que des détails insignifiants sur le régne de Louis XVI; la seconde partie embrasse les affaires ecclésiastiques pendant le méme laps de temps; il ny a qu'uné piéce relative au roi, mais elle prouve comment il entendait la réforme des priviléges. Voici la teneur de cette feuille : Etat des sommes que le roi veut et ordonne ¿tre payées aux différentes maisons religieuses et
communautés, dénommées au présent état pour leur tenir lieu des droits d'entrée sur le vin de leur consommation pendant Pannée 1788 , comme il suit: somme totale contenue au présent état : 106,152 livres 18 sols, pour tenir - lieu pendant l'année 1788 des droits d'entrée sur les vins de leur consommation, desquelles sommes il était précédemment tenu compte á chacune desdites maisons sur la caisse des fermes générales unies, mais que j'ai retranchées de Pétat de la dite Caisse et reportées sur mon trésor royal á compter de la précédente année 1789. Fait á Paris, le 31 janvier 1790.
VI. La parcimonie des dépenses 'particuliéres du roi est tout a fait inconnue; il n'en est pas de méme des prodigalités, des dépenses énormes du trésor. Presque tous ces états appartiennent depuis longtemps á P'histoire et doivent étre rappelés pour achever le portrait du roi. *
. Le Compte rendu de Necker, publié en 1781, porte á 25,700,000 livres les dépenses totales de - toutes les parties de la maison domestique du roi, de la reine, de M”* fille du roi, de M”* Elisabeth, de Mesdames tantes du roi, compris les bá-