‹ Journal de mes pas et démarches dans le diocèse de Hartford au sujet de la question de Danielson [microforme]Chapitre 5 sur 5 · Nous paierons nos dus et arrérages à l'église · texte numérisé non relu

Nous paierons nos dus et arrérages à l'église

3.° Nous arréterons tous les procèdés judiciaires qui doivent paraitre en Cour Supérieure en Septembre prochain contre uotre curé actuel, le Rev. M. C. F. Soquet ;

4° Nous arrèterons toute discussion sur la question de Danielson à la prochaine Convention des Canadiens-Français à Willimantic ;

5.° Nous remettrons, à son arrivée, à notre curé Canadien- Français tous les argents que nous avons actuellement en banque.

Danielson Conn., 15 août 1896,

Signé Comité de la paroisse Dr. C. J, Lecrame, Président, Louis T'érreaur, 1 Vice-Président, T. Bernier, 2° Vice-Président, Josern Lavaitée, Secrétaire, Francs Vaupry, Hexey J, Resves, Geo, Barry, Au. Lawserr,

A Sa Grandeur Mgr Tierney, Evèque de Hartford,

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on,

Hartford Hotel, 15 août 1896.

Sa Grandeur Mgr Tierney, Evêque de Hartford.

Monseigneur,

A mon retour ce matin à l'Hotel Hartford, on m'a appris que l'on m'avait téléphoné de l'évêché hier après-midi, quelque temps après mon départ. Je suis bien peiné de m'être alors trouvé absent.

J'arrive de Danielson. Je crois être porteur de bonnes nouvelles. Je serais heureux que vous puissiez me donner audience encore une fois, Dans cet espoir, je me souscris avec le plus protond respect,

De Votre Grandeur, Monseigneur, Le très humble et obéissant serviteur.

J, B. Prourx Ptre.

Hartford Con., Aug. 14th 1896.

Rev. J, B. Proulx

Rev. Dear Sir (5,

Rt Rev. Bishop Tierney is just leaving town and directs me to say that he herewith returns to you unopened the communication

() Traduction.

Révérend et cher Monsieur,

Le Très Révérend Evêque Tierney est sur le point de quitter la ville et me charge de vous dire qu'avec la présente il vous renvoie, sans l'avoir décachetée, la lettre qu'il a reçue de vous aujourd'hui, Après avoir considéré convenablement cette affaire, il a désidé qu'il est tout-à-fait inutile d'avoir aucunes relations officielles avec vous, puisque, comme vous le dites, vous n'êtes autorisé à agir comme le représentant de qui que ce soit, et que vos propositions, quelqu'elles puissent être, sont par conséquent sans poids ni influence pour le réglemement de cette question, Il espère que vous verrez la sagesse de cette décision.

Avec respect votre tout devoué,

Wiuian J. MoGaux, sec,

which he received from you to-day. After giving due consideration to the matter, he has decided that it is entirely useless to have any official relations with you, since as you say you are not authorized to act as the representative of any one, and your propositions whatever they may be are therefore without weight or influence in the settlement of this question. He trusts that you will see the wisdom of this decision.

Respectfully yours, Waicrram J. McGark, Secr.

Hartford Hotel, 16 août 1896.

Rev. William J. MeGark, secrétaire, Evèché d'Hartford.

Monsieur le Secrétaire,

Je n'ai reçu que ce matin, à 9 heures, votre lettre, datée du 14 du courant, dans laquelle vous me dites: “ After giving due con- “ sideration to the matter, he (Rt. Rev. Bishop Tierney) has decided “that it is entirely useless to have any official relations with vou, “ since as jou say you are not authorized to act as the represen- “ tative of any one, and your propositions whateyer they may be “are therefore without weight or influence in the settlement of “ this question ,.

La cause de ce retard est que votre lettre est allée à Danielson, courant après moi, eb que, m'ayant trouvé parti de là, elle a du revenir à l'Hotel Hartford,

Si je me suis d'abord introduit devant Mgr l'évêque de Harttord seulement sous un caractère officieux, c'est que j'ai cru que la chose, se présentant ainsi sous une forme adoucie et gracieuse, serait plus agréable à Sa Grandeur, J'espère qu'on me tiendra compte de ma bonne intention.

Maintenant, je suis heureux de pouvoir vous dire que l'obstacle, que vous signalez, à des relations officielles entre Mgr Tierney et moi, est disparu de la voie, Je me présente cette fois avec une délégation, et, pour me servir de vos expressions “ (1) am authorized to act as

() Traduction, — Je suis autorisé à agir comme le representant de quelqu'un,

et mes propositions maintenant peuvent n'être pas sans poids ni influence dans le réglement de cette question,

the representative of some one, and my propositions now may not be without weight or influence in the settlement of this question. ,

J'ose espérer que Mgr l'évèque de Hartford voudra bien entendre l'exposé de ces propositions, qui me paraissent très propres à amener le meilleur résultat.

Dans tous les cas, veuillez, Monsieur le Secrétaire, asssurer Sa Grandeur de mon respect, de la modération de mes vues, de mes dispositions conciliatrices et du désir que j'ai de lui être utile, à Elle aussi, dans le règlement de cette question. Je me souscris avec beaucoup de considération,

Monsieur le Secrétaire, Votre très devoué serviteur.

J. B. Prouix Ptre.

Hartford Hotel, 16 août 1896.

M. le Dr. Leclaire,

Danielson.

Monsieur,

Par une lettre que je reçois à l'instant de son secrétaire, je vois qu'il est possible que Mgr Tierney exige une délégation plus précise que celle que vous n'avez donnée dans votre lettre du 15 du courant. Pour obvier à tout inconvénient, je vous envoie le modèle d’une nouvelle délégation que vous voudrez bien, si vous le jugez à propos, recopier de votre main, et faire signer par tous ceux qui ont signé la première et dont voici les noms :

Dr. C. J, Lecrame, Président,

Louis J, Térreaur, 1% Vice-Président, T. Bexnier, 2% Vice-Président, Josern LavazLée, Secrétaire,

Francois Vaupry,

Henry J. Reeves,

Geo Barry,

Auc. LamBerr,

Renvoyez-moi le document au plus tôt. Je n'ai pu encore voir l'évêque depuis mon retour de Danielson, il est absent et ne reviendra

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que ce soir. Espérons toujours. Mes saluts aux aimables personnes, dont j'ai fait la connaissance vendredi soir. Au revoir! Avec beaucoup de considération,

Monsieur le docteur, Votre très devoué serviteur.

J. B. Prourx Ptre.

J. B. Proulx (1) Ch. Hon., Curé de St. Lin, having to make authorized propositions on the question of Danielson, asks from his Lordship the Bishop of Hartford the favour of an audience.

Danielson 15 août 1896.

Nous soussignés, membres du Comité de la paroisse de Danielson, avons nommé et nommons, par les présentes, le Rev. J. B. Proulx, Chanoine Honoraire de la Cathédrale de Montréal, curé de St. Lin des Laurentides, Province de Québec, Canada, notre délégué et représentant auprès de Sa Grandeur Mgr Tierney, évêque de Hartford, et autres personnages ecclésiastiques généralement quelconques, pour traiter de la difficulté (et de tout ce qui s'y rattache) qui s'est élevée entre nous et le Seigneur évèque à l'occasion de la nomination du curé de Danielson et pour régler définitivement, pour nous et en notre nom, cette difficulté sur les bases du compromis proposé et signé par nous, le quinzième jour du mois d'août de cette année mil huit cent quatre-vingt seize.

Signé

Dr. J, C. Lecrume, Président, Louis J. Téraeaur, 1% Vice-Président, uso Bernier, 2" Vice-Président, Joseri LaAvaLLéEs, Secrétaire, Hexry J. Reeves, GEo Barry, AuG. Lauverr, Francis Vauvny,

() Traduction. — 3, B, Proulx Ch. Hon., Curé de St, Lin, ayant à faire des

propositions autorisées sur la question de Danielson, demande à Sa Grandeur Mgr

l'Evèque de Hartford la faveur d'une audience,

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Aussi longtemps que les choses seront dans l'état actuel à Danielson, l'évèque de Hartford ne recevra aucune communication de la part des mécontents. Lorsqu'ils se seront soumis, et auront fait acte de bons paroissiens, alors il sera prêt à écouter leurs griefs ou leurs demandes, s'ils croient en avoir à lui exposer. S'ils ne s'étaient montrés aussi impatients, il y aurait longtemps déjà probablement que la question aurait été règlée à leur propre satisfaction, L'évèque n'aura aucune répugnance à tenir compte d'un certain prétendu malentendu, autant que les circonstances le permettront. Muis, sur ce point, pas plus que sur aucun autre, il ne peut ni ne veut faire aucune promesse.

Sur le train, entre Hartford et Putnam, 19 août 1896. Monsieur le Dr C. J, Leclaire, Danielson.

Monsieur,

Voici, en quelques mot, quelles ont été mes démarches auprès de votre évèque au sujet de votre difficulté, et quels sont les résultats auxquels elles ont abouti.

J'ai vu Mgr l'évêque de Hartford âeux fois, et trois fois M. Mc- Gark qui se présentait au nom de son évêque. J'ai écrit à l'évêque deux billets, deux lettres et une lettre au secrétaire M. McGark ; le secrétaire m'a écrit une fois. De ces correspondances vous trouverez copie ci-annexée, Je n'ai qu'à me louer de mes rapports personnels avec ces deux personnages distingués.

Je dois dire que Mgr l'évêque de Hartford tenait h ce que je sache qu'il ne mo recevait pas comme délégué du Comité de la paroisse de Danielson, ni même comme son agent officieux, mais simplement comme un prêtre ami qui se présentait gentiment.

De l'ensemble de nos rapports, il est résulté plusieurs bonnes paroles que j'ai collectionnées et quo j'ai rédigées avec l'entente que M. Mettark les examinerait, afin que je fusse bien certain de leur parfaite exactitude. Je lui montrai en effet ma rédaction, en la lui traduisant en anglais, pendant qu'il lisait lui-même l'original français ; et il la déclara exacte. Vous trouverez cette pièce à la suite de cette lettre.

Pour moi, jamais je ne me serais servi de semblables paroles, si je n'étais décidé à donner, en temps opportun, une satisfaction

légitime aux intérêts en question. Mais je ne suis pas dans la ponséo d'un autre. Il n'y a pas eu de promesse. À vous de voir,

Quoi qu'il en soit, je fais des voeux pour que cette question so règle au plus tot; pour que, en attendant, vous fassiez tous, en autant qu'il en dépendra de vous, vos devoirs religieux, et que la foi de personne ne souffre de cette difficulté aucun détriment grave. Je demeure avec une haute considération,

Monsieur, Votre tout dévoué serviteur.

J. B. Prourx Ptre.

Sur le train, entre Hartford et Putnam, 19 août 1596.

Le Rev. William J. McGark, Evèché de Hartford.

Monsieur,

En quittant Hartford, permettez-moi de venir vous remercier de la manière dont vous m'avez traité personnellement dans les circonstances délicates qui m'amenaient dans ce diocèse, et je vous demande de vouloir bien passer, avec l'expression de ma haute considération, les mêmes remerciements à Mgr l’'évèque de Hartford.

Je transmettrai fidèlement au Comité de la paroisse de Danielson les paroles que, dans nos relations personnelles, vous avez dites au sujet de leur difficulté, espérant qu’elles serviront, un jour ou l'autre, au règlement de cette question.

Je regrette qu'il n'ait pas été possible à Mgr l'évêque de Hartford de faire la moindre petite concession. J'avais trouvé ces paroissiens de Danielson si modérés dans leurs paroles, si respectueux et bienveillants pour la personne de leur évèque, que je ne doute pas que, avec des concessions prudentes, on aurait pu en arriver de suite à un règlement définitif.

Si jamais vous croyez que mes services plus tard peuvent être utiles à la cause du bien, je serai toujours à votre disposition, autant que mc la permettront les circonstances.Je demeure dans les sentiments les plus respectueux,

Monsieur, Votre très devoué serviteur.

J. B. Prourx Ptre.

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