MOTIFS
pour lesquels j'ai consenti à essayer d'être utile dans le règlement de la que-
stion de Danielson.
1.0 Pour aider, sur leur demande, des amis que j'ai à Danielson, à sortir d'une position pénible. Mais, qu'il soit bien compris, je veux agir avec le plus grand respect pour Mgr l'évêque d'Hartford. C'est pourquoi, avant de me présenter devant lui, je n'ai voulu ni aller à Danielson, ni recevoir de personne aucune délégation officielle ; je n'ai vu, su sujet de cette démarche, ni dans le Connecticut, ni dans aucun autre État, aucun prètre, aucun laïque: je voudrais, si c'était possible, que tout so réglût sans bruit, dans le calme et le silence.
2.” Pour arrêter un recours à Rome. Ce sont là grandes dépenses pour les gens, occasions de beaucoup de médisances et calomnies, et pour l'évêque, quand bien même il gagnerait sa cause, toujours un grand trouble, quelquefois un amoindrissement d'autorité.
3. Pour arrêter un procès qui est actuellement pendant devant les cours. Le plus mauvais arrangement vaut mieux que le meilleur procès.
4° Pour empècher qu’il ne soit question de cette difficulté à ln Convention de Willemantic, au commendement de septembre prochain. N'y at-il pas danger que le mécontentement, par ces discussions publiques et leur reproduction dans les journaux, se communique à d'autres endroits du Connecticut, et même à d'autres Etats voisins. Dans les brousailles le feu est facile à allumer, mais difficile à éteindre,
5° Pour prévenir bien des scandales. Quand, par occasion, on croit étre en position de le faire, c'est une oeuvre de charité que de tenter des démarches à cot offet,
6. Pour, par là, avec son bon vouloir, être de quelqu'utilité à l'administration diocésaine.
Objection. — Il faut sauver le prestige de l'autorité. Sans aucun doute. Mais il peut y avoir plusieurs moyens de donner satisfaction aux paroissiens de Danielson, au point où les choses en sort rendues, tout en sauvegardant les droits et l'autorité de l'évêque: c'est ce qu'une discussion calme et sincère amenerait au grand jour.
13 août 1896.
J. B. Prouix Ptre,
|A Monseigneur,
Après discussion avec le Rev. M. J. B. Proulx que nous nommons par les présentes notre délégué officiel, et désirant un compromis honorable avec Votre Grandeur, nous venons Lui faire les propositions suivantes que nous La prions de bien vouloir accepter :
1. Avec une promesse de Votre Grandeur de nous donner d'aujourd'hui à six mois un prêtre curé Canadien-Français, ou la division de la paroisse avec un curé Canadien-Français à notre tête, promesse formelle donnée à notre susdit délégué, le Rev. M. J. B. Proulx, nous ferons une soumission complète ;