‹ Journal de mon troisième voyage d'exploration dans l'empire ChinoisChapitre 17 sur 44 · CHAPITRE XXVIL DU 1er AU 29 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIL DU 1er AU 29 SEPTEMBRE

Encore à Tsitou. — Guérison partielle et rechutes sans fin. — Prise d'insectes rares et nouveaux. — Curieux effet de la fièvre. — Une autre salamahdre intéressante (Cynnps chinensis). — Préparatifs de départ pouf le Fokién.

le septembre 1873. Tsitou. Beau temps. Thermomètre — 25° (à 7h. matin) et 33° (à 3 h. soir).

Je suis étonné d'observer qu'ici, à douze degrés de distance, le passage des mêmes oiseaux commence en même temps qu’à Pekin, car c’est aussi à la fin d'août que nous voyons là les Butalis et-les Phyllopneuste nommés plus haut.

Pour utiliser le temps, j’envoie mes deux hommes passer une semaine parmi les collines boisées de Mi-Ouan, où, s'ils le veulent bien, ils peuvent encore me faire de bonnes collections.

2 septembre 1873. Tsitou. Beau temps, Thermomètre — 99° (à7 h. matin) et 35° (à 4h. seir|.

M. Rouget est aussi malade, et il croit avoirh fièvre intermittente.

Aujourd’hui je recois le compte rendu annuel de Ja société zoologique de Londres, dont j'oubliais ‘ que je suis membre correspondant; mais point de letires pour moi!

3 septembre. Beau temps, avec fort veni de nord. Thermomètre — 30° {à 7 h. matin).

k septembre 1873. Tsitou. Très-beau temps, avet fort vent du nord tout le jour; bonne journée, assez fraîche.

Aujourd’hui, pour la première fois, je ne me sens plus trace de fièvre ni de maux de tête, et je regarde ma maladie comme finie. Mais elle m'a affaibli el maigri au point que je perds sans cesse mes jarrttières, qui glissent sur les mollets.

5 septembre 1873. Tsitou. Très-beau temps.

La campagne est très-belle, et quoiqu'il ne pleuve guère depuis quelque temps, les grandes rosées suppléent au manque de pluie, et les riz vont très-bien.

Pour essayer mes forces, j'ai fait dans cette après-midi une promenade que je pourrai payer cher, car il m'a semblé respirer des émanations méphitiques..…. |

6 septembre 1873. Tsitou. Très-beau temps.

Mes jeunes gens reviennent de Mi-Guan, Leurs

Caplures consistent en plusieurs Sciurus Mac-clellandi; un grand Fer-à-cheval, et une douzaine de larves de mon petit Triton orientalis. Ils n’ont aucun oiseau, et ils prétendent que les Pomatorhins, etc., ne sont plus au pays. Dans le petit nombre de leurs insectes se trouve une nouvelle espèce de Scarabée rhinocéros, et deux Cétonides à formes allongées.

7 septembre 1873. Tsitou. Très -beau temps, chaud et mi-orageux au soir.

Pas de nouveauté, si ce n’est que nous prenons le Phyllopneuste borealis et le Motacilla boarula.

8 septembre 1873. Tsitou. Beau temps ; la nuit a été chaude, avec le ciel très-pur, comme cela a lieu depuis longtemps.

Je suis repris d’une forte fièvre : patience! Condamné à garder la maison, je tâche d'utiliser pour mon but les forces relatives de mes domestiques. J'envoie donc aujourd'hui le Ouang et un homme du pays pour aller prendre la hauteur baromélrique sur le Aun-fong-shan, et pour chercher les salamandres des montagnes du sud-ouest. Je pense que ces voyageurs seront absents pendant huit ou dix jours.

9 septembre 1873. Tsitou. Très-beau temps.

J'ai passé une bien mauvaise nuit; mais je me trouve mieux ce matin, depuis que les sueurs ont succédé à la brûlante sécheresse. Malheureuse-

ment, mon domestique Lu se dit aussi malade de nouveau ! | °

Mais, dans cette après-midi, un fort accès de fièvre me reprend, précédé cette fois par une demiheure de frissons et de grincements de dents, sans aucune sensation de froid. Ge sont donc des fièvres paludéennes qui se sont déclarées chez moi; et, d’après l’expérience des personnes du pays, si elles deviennent franchement. intermittentes, je pourrai m'en défaire plus ou moins vite. Dans le cas contraire, elles pourraient devenir dangereuses pour la vie !…

10 septembre 1873. Tsitou. Très-beau temps, avet recul de nord affaibli; menace d'orage.

Cette nuit a été pour moi moins pénible que h précédente; la matinée est passable, mais jè suis pris dans l'après-midi de fièvre et d’une oppression de cœur insupportable. Cet accès cesse un peu avant minuit, et il n’a pas été précédé de sueurs; mais la fièvre a été dévorante, et à la phase des chaleurs sèches ont succédé des sueurs exagérées.

Nos confrères, M. Anot et M. Lefèvre, arrivent ce soir de Foutcheou, pour faire avec nous la retraite annuelle. Nous la commencerons demain, et, bien que malade, je vais essayer de la faire avec ces fervents missionnaires. Car, si je ne profitais pas de cette bonne occasion, je ne sais pas quand et où je pourrais vaquer à nos exercices spirituels de règle. — Je continuerai à ctayounex dans mon

cahier mes notes quotidiennes, dans les moments libres de la journée.

11 septembre 1873. Tsilou. Ciel nuageux, avec vent irrégulier; mais au soir un grand vent balaye le ciel, qui redevient serein.

Je me sens un peu mieux ce matin; le soir je n'ai guère plus que de l'agitation; la fièvre est faible et les souffrances sont modérées. C’est un mieux qui, cette fois encore, coïncide avec l’apparition de boutons autour de la bouche et du nez,

Mon Lu, qui est allé chasser aux insectes, me rapporte un beau Lucane, à très-longues cornes ou | mandibules, et deux exemplaires d’une magnifique et nouvelle espèce de lamellicorne, de la famille de Euchirides. Cette heureuse capture me rappelle ce que m'avait dit à Paris le comte de Mniszech, en 1871, c'est-à-dire, que quelque espèce d'Euchirus ou de Propomacrus devait certainement vivre dans la Chine méridionale : voilà sa prévision réalisée! Ce coléoptère remarquable, dont, paraît-il, les représentants fossiles abondent dans les terrains tertiaires d'Europe, et le Trictenotoma, appartiennent à deux groupes d'insectes anciens qui n'avaient pas encore été signalés dans ce grand empire.

12 septembre 1873. Tsitou. Très-beau temps:

atmosphère d’une pureté cristalline. La fraîcheur de la nuit passée et le grand vent qui recommence

à souffler au matin, annonceraient qu’un gros orage à éclaté non loin d'ici.

Cette nuit n’a pas été trop bonne pour moi, à cause surtout des trop grandes sueurs fiévreuses ct du froid de la nuit, qui les rend plus dangereuses; mais, ce matin, je me sens plus à mon aise. Le lit et le costume chinois sont fort incommodes pour ces sortes de maladies : on n'use ni de draps ni de linge! Aussi, c’est toute une affaire quand la maladie vous fait suer trop abondamment, comme.c'est mon cas; on ne sait comment faire pour ne pas se refroidir et pour faire sécher ses couvertures et ses vêtements. Comme ce qui remplace ici les matelas et ce qui compose notre pauvre lit a été tout trempé et pénétré de sueurs morbides, j'ai pris donc le parti, pour éviter un mal pire, de passer mes nuits et une partie du jour couché sur le plancher nu de ma chambre.

M. Anot, qui a la charité de venir me trouver chez moi, me conseille de changer de climat au plus tôt : cela est plus facile à dire qu’à exécuter! Il ajoute que, dans la première année qu'il est venu à Tsitou, lui aussi il a eu à peu près le même mal que moi, pendant trois mois; dans cet intervalle, il a recu deux fois l’extrême-onciion et il a été sur le point de mourir... M. Rouget aussi en a souffert pendant six mois entiers. L'expérience du pays est que ces fièvres ne tuent pas au début, elles se prolongent plus ou moins longtemps sous la forme de fièvres intermittentes, et quand le malade ne parvient pas à se débarrasser de celles-

EN CHINE. 237 ci, il en meurt généralement vers la lroisième année.

13 septembre 1873. Tsitou. Nuit et matinée sereines; mais le grand vent qui survient couvre le ciel de nuages pour le reste du jour.

Ma fièvre s’est calmée et je me sens mieux, mais point guéri! Mon domestique Lu, qui paraît aussi débarrassé de la fièvre, m'apporte encore deux Euchirides à longs bras.

14 septembre 1873. Tsitou. Il commence à tomber une bonne pluie, pour durer une demi-journée.

Comme hier, je me trouve sans forte fièvre aujourd'hui et avec un peu d’appétit; j'ai dormi avec moins de révasseries délirantes et de pénible oppression : guérirai-je ici même? Plaise à Dieu!

L'un des curieux effets les plus ordinaires de mon état fiévreux consisle en ce que la première pensée venue adhère tenacement à mon esprit pendant des heures, pendant des nuits entières : communément, c’est une idée abstraite que je rumine involontairement, sans qu’il me soit possible de jamais parvenir à la solution que je poursuis. Et cela me cause une fatigue de tête indicible, un vrai tourment! Parfois (chose étrange pour moi qui n'ai jamais aimé l’art de la versification) c'est une envie irrésistible de rimer qui me survient, et je n’en finis pas avec mes longues tirades de vers, que je fabrique sans les exprimer par la parole. Quand le calme arrive, je me mets à regretter de

n'avoir pas pu écrire toutes les belles choses, tous les beaux raisonnements qui ont passé par ma tête!

15 septembre 1873. Tsitou. Temps lourd et chaud. . Orage lointain au soir.

Mon mieux se maintient, et je puis vaquer moins difficilement aux exercices de notre retraite. ‘+ Les larves des tritons, que j’élève dans ma chambre depuis dix jours, sur des Chara et d’autres plantes aquatiques trempées dans l’eau, ont perdu leurs branchies, et elles ont revêtu les couleurs et les formes du Triton orientalis.

16 septembre 1873. Tsitou. Beau temps; soirée orageuse, |

Même bulletin sanitaire qu hier : Deo gratias! D’après mon jeune entomothère pékinois, il n'ya plus d’autres insectes au pays que quelques Luca nes altardés et quelques Euchirides qu'il a apportés aujourd’hui; il les a ramassés par terre, morts ou moribonds, sous des chênes à feuilles étroites : ces coléoptères auront été tués par la pluie. Ils paraissent n'être pas rares au pays. et en temps convenable on aurait pu en faire une bonne provision.

17 septembre 1873. Tsitou. Petite pluie au matin, beau temps vers le soir.

. J'ai de nouveau un petit accès de fièvre ce ma-

lin : décidémen\, il me faudra aukker ce gays au

EN CHINE. 239 plus tôt... Du reste, les chaleurs ayant commencé à diminuer sensiblément, le moment était venu de repartir, indépendamment de la maladie. Mais, aurai-je la force de me remettre à courir par monts et par vaux? Car, ce n’est que sur mes jambes que je pourrai voyager parmi les grandes montagnes. Nous le verrons : la volonté fait des miracles. *

Mon domestique Lu continue, soir et matin, à faire ses petites promenades aux environs, et il m'annonce que les Sylvains de passage abondent maintenant dans les bois.

Je commence à trouver que les deux hommes que j'ai envoyés à la recherche des Salamandres restent bien longtemps absents : c’est le onzième jour!

18 septembre 1873. Tsitou. Petite pluie au matin,

Encore de la fièvre. Mes chasseurs rentrent au logis cette après-midi : ils n'ont pas perdu leur temps. Ils ont apporté un petit Sorex, semblable à ceux que j'ai eus ici, un Zosterops simplex, deux Pratincola ferrea, deux Rana temporaria, trois Polypedates inconnues, et enfin seize Salamandres, de celles que je désirais. Ces Tritons, gros comme deux ou trois fois le doigt, et longs de seize à vingt centimètres, sont bruns en dessus, avec une infinité de taches noires poiniillées. Le dessous est jauneorange et pointillé aussi; mais parfois les points granulaires noirs sont plus gros, parfois ils manquent entièrement.

On n'a pas pu avoir la grenouille épineuse ; mais

on a appris que cette espèce croît jusqu’à douze onces de pcids, et que c’est’ le mâle seul qui a la poitrine garnie d'épines.

19 septembre 1873. Tsitou. Ciel très-chargé de brouillards et de nuages. Le thermomètre marque 30°.

Ma santé ne va ni micux ni plus mal jetiens . bon tant que puis; mais je sens qu'il faut la santt pour avoir du courage, et qu’une excitation artifcielle n’a pas de durée.

Notre retraite étant terminée, je me hasarde à sortir aux alentours du collége. Il n'y a plus d'Eurichide, et nous n'en ramassons que des débris sous les vieux chênes à feuilles étroites. Le Phyllopneuste borealis est abondant sur les arbres, mais son congénère aux pattes blanches (Phil. tenellipes) doit être rare et avoir fini son passage : c'est sans doute une espèce plus méridionale.

Mon Pékinois Ouang me raconte que c'est jeudi dernier qu'ils ont fait l'ascension du Xun-fongshan. 11 y soufflait un grand vent; le thermomètre y a marqué 16°, et le baromètre est descendu à 607"m, D'après ces données, nous n’aurions que 1880 mètres pour l'altitude de ce fameux pic, que son isolement fait paraître plus élevé qu'il n’est, et

ce serait là le point le plus élevé de tout le Kiangsi?

20 septembre 1873. Tsitou. Beau temps; soirée orageusc.

EN GHINE. 241

À 6 h. matin, le thermomèlre de ma chambre

marque 25°. Un peu de fièvre encore; vue trouble, démarche chancelante.

21 septembre 1873. Tsitou. Beau temps au matin, quoique le ciel soit mi-couvert; soirée orageuse et atmosphère lourde.

Aujourd’hui encore je suis pris d'un accès de fièvre qui dure depuis midi jusqu’à huit heures du soir ; cette fois aussi l’accès a commencé par une heure de frissons et de claquement de dents, sans sensation de froid. Il n’y pas à dire, c’est ici un bien mauvais climat pour moi, et il faut que je me hâte de me transporter ailleurs. J'ai lieu d’espérer que l'air des pays élevés me sera salutaire; comme c’est là que l’intérêl de ma mission de naturaliste réclame aussi ma présence, je me résous à aller aux montagnes d'Ouang-mao-tsaé, d’où je pourrai passer, s’il y a lieu, à Koatén, dans le Fokién : c'est à six journées de marche d'ici.

22 septembre 1873. Tsitou. Beau temps. Ciel serein au matin, couvert au soir.

Malgré deux doses de quinine que j'ai avalées te matin, je suis repris de ma mauvaise fièvre, et e passe une très-désagréable journée, en proie à an petit délire continuel, à une oppression el à an malaise universel bien pénibles.

23 septembre 1873, Tsitou, Beau temps: au soit, VOYAGE EN CHINE, 1 — Ÿ\

petite pluie sans orage. A trois heures du soir, le thermomètre marque trente-quatre degrés.

Après une nouvelle nuit douloureuse, ma fièvre cesse peu à peu ce’matin, et je me sens à mon aise le reste du jour. J'ai raison de penser que c’est la double dose de quinine qui a tant exaspéré mon accès d'hier.

24 septembre 1873. Pluie tout le jour. Le thermomètre descend à vingt-trois degrés, le baromètre étant à sept cent cinquante-trois millimètres.

Peu de fièvre aujourd’hui. Mes jeunes gens ont

pêché dans la soirée, et parmi les petits poissons qu'ils ont pris, je trouve une nouvelle espèce de Gobius qui, paraît-il, abonde dans nos ruisseaux, où on le voit sautiller sur l'eau et ramper sur la vase, comme un reptile. Je suis étonné de retrouver ce genre marin à deux cent cinquante lieues de distance de la mer (en comptant les détoursde nos cours d’eau), et à peu près à deux cents mètres au-dessus de son niveau.

25 septembre 1873. Tsitou. Journée couverte et un peu pluvieuse.

Les fièvres sont revenues à mon Pékinois Ouang, tandis qu’elles m'épargnent aujourd’hui. Mais ma vue reste trouble et vacillante.

25 septembre 1873. Tsitou. Ciel couvert. Thermomètre: vingt-cinq degrés au matin.

Je me trouve sans fièvre depuis deux ours ef je

crois volontiers que je touche enfin au terme de ma maladie. Aussi profité-je de ce relâche pour me préparer à partir lundi prochain pour les montagnes limitrophes. Je ne pourrais jamais me bien guérir ici, et le changement d'air m'est indispensable.

27 septembre 1873. Tsitou. Nuageux, air pesant.

Pas de nouveauté. Nous continuons nos préparatifs de voyage, et bien que le moindre mouvement me fasse ruisseler de sueur, j'emploie ma journée à encaisser tous les objets que j'ai dans l'alcool, de manière à pouvoir les expédier au Muséum par la première occasion, sans rien réserver pour moi-même, pas même une salamandre.

28-29 septembre 1873. Tsitou. Assez beau temps hier ; ciel couvert aujourd’hui.

J'ai déjà observé que, dans le Kiangsi plus encore que dans les autres provinces, nous autres Européens, nous irouvons de la difficulté pour engager des travailleurs à notre service. D'un côté, les païens sont généralement mal disposés à notre : égard et refusent d'ordinaire de nous aider; de de l’autre, les journaliers et les porteurs chrétiens, qui sont rares, se prévalent du besoin qu'on a d'eux pour exiger des salaires exorbitants. Cette fois-ci encore, ce n’est qu’au bout de nombreuses recherches et de pourparlers sans fin qu’on est parvenu à louer quatre hommes pour porter notre bagage indispensable jusqu'à Ouang-mao -tsaé;

24h JOURNAL DE VOYAGE.

pour parcourir ces cent quatre-vingts /: de distance, chacun des porteurs touchera onze cents sapèkes, c'est-à-dire deux ou trois fois plus que ce que l'on donne dans d’autres parties de la Chine. J'ai essayé aussi, vu mon état maladif et ma grande faiblesse, de trouver une chaise à porteur pour moi, afin de n'avoir à marcher moi-même que dans les montées et les passages impraticables pour le Xiao-tse; mais ces hommes, après avoir promis hier de venir, pour une somme très-respectable, me font dire ce soir que l’un d’eux s'est fait mal au pied! Force m'est donc de partir à pied; car tout étant préparé pour nous mettre en route demain matin, hommes et bagages,je nc puis pas remettre mon voyage. Nous tâcherons de marcher à petites journées.

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